Journée du RMBLF – Dies Namurcensis. Rencontre du RMBLF et du VWM

À travers cette journée de visite organisée à Namur, le RMBLF souhaite renforcer les liens qui l’unissent à son homologue flamand, le Vlaamse Werkgroep Mediëvistiek.

Trop souvent, les médiévistes francophones connaissent mal les travaux menés de l’autre côté de la frontière linguistique, alors que les recherches conduites en France, par exemple, n’ont plus aucun secret pour eux. L’inverse est tout aussi vrai, avec une relative méconnaissance de la recherche francophone par les collègues flamands. Avec la disparition de certains programmes de recherche fédéraux, comme les PAI qui faisaient collaborer les universités francophones et flamandes, le fossé entre les deux traditions historiographiques s’est encore quelque peu accentué ces dernières années.

Le 13 mars, il s’agira d’apprendre à mieux nous connaître, à l’occasion d’une journée de rencontre organisée à Namur.

9h30 (L22) — Accueil

10h00 (L22) — Keynote : Lisa Demets (Universiteit Antwerpen) – Responses to rape. Seksueel geweld en morele verwonding in de laatmiddeleeuwse Nederlanden

11h00 — Visite du TreM.a – Musée des Arts anciens du Namurois ou des Archives de l’État à Namur

13h00 (L34) — Repas

14h30 (L31 et L32) — Actualités de la recherche en Flandre (poster session)

16h00 — Verre de l’amitié

Présentation de posters :

Les présentations de posters seront réalisées par :

  • Sara Huts (KULeuven)
  • Noah Gaens (KULeuven)
  • Lisa Fenucci (KULeuven)
  • Vincent Vanhamme (KULeuven)
  • Robin Waeytens (UGent)
  • Febe Thonissen (UAntwerpen)
  • William Torbeyns (VUB-KULeuven)
  • Rhea Mertes (VUB-UGent)

Informations pratiques :

Vendredi 13 mars 2026

Accueil :
Université de Namur,
Local L22
61, rue de Bruxelles
5000 Namur

Formulaire d’inscription : ici

Affiche au format PDF : ici

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Publication – Lothaire de Segni, « Les Quatre sens des noces et autres textes sur le mariage », éd. Olivier Hanne

Les Quatre sens des noces est le dernier traité écrit par le théologien romain Lothaire de Segni avant son élection pontificale sous le nom d’Innocent III en 1198. Dans ce texte original, le cardinal compare les cérémonies du mariage entre l’homme et la femme à trois autres unions symboliques : celles entre Dieu et l’âme ; entre le Christ et l’Église ; et, enfin, entre le Fils de Dieu et sa nature humaine. Il envisage le mariage sous un jour positif ainsi que la sexualité, contrairement aux œuvres monastiques souvent sévères sur ce thème. Toutefois, ce n’est pas tant l’image du couple humain qui intéresse le théologien qu’une définition de l’Église et une méditation sur l’Incarnation. Lothaire commente en outre le Psaume 44, offrant un exemple abouti d’exégèse biblique selon les méthodes du XIIe siècle.

Le volume présente et traduit six autres sources sur le même sujet :
– Les lectures de la Vierge inspirées du traité sur le mariage.
– Un extrait sur la vie maritale tiré de son son premier livre, Misère de la condition humaine.
– La figure du baiser à la messe.
– Une lettre d’Innocent III sur le mariage des infidèles.
– Un sermon d’Innocent III sur les quatres noces.
– Une satire contre le mariage écrite dans l’entourage du pape.

Olivier Hanne est professeur des facultés catholiques (ICES) et membre associé du Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (Poitiers). Spécialiste d’Innocent III, il en a édité et traduit de nombreuses sources, dont Les Mystères des messes (Presses universitaires Rhin & Danube) et Misère de la condition humaine (Les Belles Lettres).

Lothaire de Segni, Les Quatre sens des noces et autres textes sur le mariage, éd. Olivier Hanne, Huningue, Presses universitaires du Rhin et du Danube, 2025 ; 1 vol., 284 p. (Sources historiques, 2). ISBN : 978-2-488305-14-3. Prix : € 26,00.

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Appel à contribution – Conquête et créativité : les dynamiques de l’innovation en contexte de conquête dans les mondes normands médiévaux (Xe-XIIIe s.)

Ce colloque doit conclure le programme Pax normanna[1] (resp. Pierre Bauduin, Université de Caen-Normandie/CRAHAM, et Annick Peters-Custot, Université de Nantes/CRHIA) inscrit parmi les programmes de recherche structurants 2022-2026 de l’École française de Rome. Il fait donc suite aux précédentes rencontres scientifiques du programme : le colloque de Cerisy (octobre 2022) sur « la Pacification », les journées d’études consacrées aux « premières générations de la conquête » tenues à Oxford (octobre 2023) sur « Partir » et à Ariano Irpino (octobre 2024) sur « S’établir », enfin les journées d’études de Cosenza-San Marco Argentino (octobre 2025) sur « Gouverner la pluralité ».

Après avoir considéré les modalités et raisons multiples et croisées des mouvements de départ et des conditions d’implantation des conquérants au sein des « Mondes normands médiévaux », ainsi que les modes de gouvernement de la « pluralité augmentée » créée par ces installations sur la longue durée, les journées d’études accueillies à l’École française de Rome veulent considérer ce qui est une réalité variable, mais constante des mouvements de conquête et de construction politique dans les mondes normands médiévaux : l’innovation dans tous les champs de l’activité sociale, politique, économique, religieuse, culturelle, linguistique, en contexte de conquête et de post-conquête.

            La créativité n’est pas un monopole des situations de conquête, ni même de déplacement ou de migration. Les phénomènes migratoires en eux-mêmes ne conditionnent pas forcément l’émergence d’un terreau fertile pour le développement d’idées ou de comportements novateurs, même s’ils créent des conditions favorables par la mise en contact de sociétés diverses : la rencontre, la confrontation d’expériences et de sociétés diverses n’impliquent pas la circulation de connaissances, laquelle dépend largement d’une capacité à recevoir la nouveauté, en particulier dans des sociétés médiévales où le progrès et l’innovation ne sont pas considérés comme des valeurs positives ni comme des stimulations intellectuelles ou socio-politiques. En revanche, les dynamiques impliquant une mobilité collective, une conquête, une implantation à long terme et une construction politique (ou une tentative de construction politique) mettent en œuvre, à des degrés divers mais de manière récurrente, des logiques d’adaptation. Ces dynamiques procèdent d’une confrontation entre ce que les conquérants connaissent et ce qu’ils découvrent, en termes d’ordonnancement socio-politique, d’organisation économique, de vie religieuse, d’usages, de coutumes, de normes, etc. En particulier, les contributions qui ont été présentées lors des précédentes journées d’études, sur le gouvernement de la pluralité (2025), ont montré la capacité des populations locales comme des nouveaux gouvernants à créer des modalités nouvelles de gouvernement qui devaient affronter la multiplicité des traditions, des usages et des défis dans des contextes guerriers ou fragiles.

Ainsi, les conquêtes qui engendrent des constructions politiques sont des situations qui non seulement stimulent l’innovation, mais la rendent pratiquement nécessaire. Les situations nées de processus de conquêtes, même lents, sont instables ; les « conquérants » sont en situation minoritaire et souvent se déchirent entre eux en même temps qu’ils avancent dans la dynamique guerrière et d’insertion ; les révoltes et contestations ne sont pas rares, et il y a souvent urgence à identifier les moyens de créer le consensus a minima auprès des élites autochtones ; enfin le gouvernement implique de fonder rapidement les modalités de mobilisation des ressources et des individus susceptibles de concourir à la stabilisation et à la pérennisation de la (ou des) nouvelle(s) construction(s) politique(s) émergente(s).

Les déploiements historiographiques ont perçu ces réalités selon deux lectures : l’une envisageait l’innovation comme une expression d’un «mythe normand, et l’autre, plus récente et encore en cours, sous l’angle d’une combinaison d’héritages La première approche relève d’une historiographie traditionnelle qui a longtemps associé les conquêtes normandes aux innovations politiques, administratives, sociales et culturelles connues par les pays concernés. Ces changements, subis ou acceptés, ont alimenté un « mythe normand » connoté de plusieurs manières – positives ou négatives (« Norman Yoke ») – et ont durablement influencé les analyses historiques dans chacun des espaces concernés depuis le XVIIe siècle. Dans le cas des Normands de Sicile, la lecture oscille entre celle de l’Italie risorgimentale, qui a creusé le mythe de « l’échec », inéluctable et écrit d’avance, des Hauteville, et une vision résolument moderne de l’Etat sicilien.

            D’un autre côté, dans l’historiographie même la plus récente, l’émergence de modes de gouvernement et d’insertion des conquérants dans le paysage socio-politique, économique, religieux et culturel qu’ils investissaient a été le plus souvent considérée sous l’angle de l’adaptation et surtout de la combinaison des héritages : héritages franc et scandinave dans le cas de la Normandie à compter de la fin du IXe siècle ; héritages anglo-saxon et normand dans le cas de l’Angleterre et du duché de Normandie après 1066 ; héritages byzantin, islamique et lombard dans le cas du royaume Hauteville de Sicile (et ses antécédents) à partir des années 1040 ; héritages « francs » et orientaux dans le cas de la principauté d’Antioche. S’il est admis que les « hommes du nord » ont manifesté, au cours de leurs mobilités du haut Moyen Âge, une particulière propension et une facilité visiblement peu ordinaire à s’intégrer dans les différents substrats locaux où ils s’inséraient, l’analyse de leurs réussites en ce domaine (mais aussi de leurs échecs) ne peut être conduite uniquement en termes d’héritages à mobiliser. Cette vision a plusieurs inconvénients :

  • Elle essentialise les éléments constitutifs et l’identité des terrains d’insertion (Sicile « islamique », Calabre « byzantine », Angleterre « saxonne…) ;
  • Elle oriente le regard et les enquêtes vers des appartenances figées ou vers l’identification rigide de la nature des constructions politiques issues d’une conquête (le royaume de Sicile, un royaume « féodal », « byzantin », « oriental » ?) ;
  • Elle ne comprend la construction politique issue d’une combinaison entre conquérants et « soumis » que dans des termes de domination (qu’il conviendrait d’interroger) des premiers sur les seconds ; et de captation d’archétypes  politiques (la monarchie anglo-saxonne, l’empire islamique, le modèle byzantin, la monarchie féodale, etc.) ;
  • Elle sur-politise l’ensemble des enjeux relatifs à l’insertion des nouveaux arrivés dans le terrain de leur installation ; enfin, elle délégitimise l’idée que les sociétés issues de la combinaison entre les « conquérants » (toujours minoritaires et dont on sait que, pour cette raison, ils devaient très rapidement ne plus être identifiés à des « conquérants ») et les populations autochtones aient pu ensemble (et avec d’autres, en particulier des protagonistes extérieurs) créer du nouveau en fonction du contexte événementiel, du cadre géopolitique et des conditions régionales.

C’est donc en gardant à l’esprit ces pesanteurs historiographiques, les questionnements qu’elles posent et les acquis des recherches récentes permettant de s’en dégager qu’il convient aujourd’hui de revisiter cette inventivité – le terme prête lui-même à discussion – issue d’une situation de conquête.

            Le programme Pax Normanna ne pouvait s’achever sans envisager l’innovation et la créativité comme des éléments clefs d’analyse et de compréhension des logiques de conquête et de construction politique afférentes. Ces notions, aujourd’hui connotées positivement et ici employées dans un contexte médiéval, devront elle-même être discutées : elles seront comprises non comme porteuses d’un jugement de valeur mais comme la capacité des nouveaux venus à élaborer une véritable ingénierie de gouvernement combinant, dans des proportions variables, des traditions anciennes et des pratiques nouvelles ; la limite entre ces deux éléments étant parfois difficile à établir. Le colloque conclusif du programme demandera donc aux contributeurs et contributrices d’étudier les logiques d’insertion individuelle mais surtout collective issues d’une dynamique de mobilité et de conquête, sous l’angle de l’expérimentation (infructueuse ou réussie), c’est-à-dire du choix, parmi de multiples possibilités, de solutions qui ne dépendent pas de la pure réplication d’« héritages ».  Cela revient à considérer l’aptitude à combiner avec pragmatisme les traditions et à associer de matière novatrice des idées ou des pratiques anciennement éprouvées à des créations permises par la situation de conquête.

            Cette enquête dans les mondes normands médiévaux à l’aune de leur créativité – celle de tous les protagonistes et non seulement celle des conquérants eux-mêmes – portera sur l’ensemble des champs de l’activité. Elle interrogera donc, forcément :

  • Les innovations normatives, juridiques et coutumières ;
  • La créativité gouvernementale, qu’elle soit de l’ordre des institutions, des organisations administratives, fiscales, de la collecte des informations, mais aussi des modes de représentation, des rituels et cérémonies, des attributs des souverains ;
  • Les innovations militaires, qu’il s’agisse du recrutement des hommes (on pense aux mercenaires) ; à la définition de leur service ; aux besoins logistiques ; aux fortifications ; à la poliorcétique ;
  • Les nouveautés dans l’organisation socio-politique, la délégation de l’autorité publique, l’organisation des élites, les relations avec les médiations politiques (monastères, clergés, églises) ;
  • Les innovations dans l’ordre de la parole socio-politique : usages de l’écrit, des formes diplomatiques des documents, des langues, des alphabets éventuellement ;
  • Les innovations économiques, dans l’ordre des infrastructures (ports, monnaies, fiscalité, foires et marchés), dans la faveur à tel ou tel groupe de commerçants (les Amalfitains dans le royaume de Sicile par exemple), dans l’implication de l’autorité publique en général…

Ce bref inventaire n’épuise ni les champs d’enquête ni les enjeux du thème structurant ce dernier colloque Pax Normanna.

Les interventions (d’une durée de 30 mn maximum) seront présentées en français, italien ou anglais. Les propositions, accompagnées d’un argumentaire, seront transmises au plus tard le 30 avril 2026 à l’un des organisateurs :

pierre.bauduin@unicaen.fr

annick.peterscustot@univ-nantes.fr


[1] Sur ce programme de recherche, voir : https://mnm.hypotheses.org/5368 et https://www.efrome.it/p/pax-normanna

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Prix – Association et prix Martin Aurell

Accès : ici

L’association Martin Aurell a été créée pour honorer la mémoire du Pr Martin Aurell subitement disparu le 08/02/2025, et pour promouvoir la recherche en civilisation médiévale. Elle délivrera un prix de thèse annuel et/ou une bourse de thèse.

Pour nous suivre: asso-martin-aurell.fr

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  • Apportant votre soutien en diffusant l’information
  • En faisant un don

Source : Association Martin Aurell

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Appel à contribution – Into the Void. Reconstructing the Medieval Past through Absence

Barcelona
May 13t h · 15t h 2026

Open until
February 14 2026
arditcongress2026@gmail.com

At the end of the 11th century, Guilhem de Peitieu inaugurated troubadour lyric poetry with a verse of dreit nein, that is, a composition about absolutely nothing, pushing the boundaries of language under the sign of paradox, enigma, and emptiness. In this way, the first troubadour echoed a problem that obsessed
medieval theology: the creatio ex nihilo described in the first verse of Genesis. Surely, the most famous
example of this controversy is the treatise De substantia nihili et tenebrarum, in which the Carolingian cleric Fredegisus of Tours (9th century) defended the existence of Nothingness as an ontological entity from which God had created the world. In illuminated bibles, this primordial emptiness could be represented, as in the Kaisheim Bible (c. 1275), as an unpainted, empty, and perfect medallion that stands out amidst the folio’s decorative profusion and inevitably draws the reader’s attention. This absence, paradoxically, is full of meaning, for it exists between silence and word, between emptiness and substance, between aniconism and figuration.

Absence, therefore, is not a fatality. Today, historians, philologists, and archaeologists have found in
absence a valuable element for studying and understanding the Middle Ages. Far from being an obstacle
or impediment to research, absence has boosted our knowledge of the material culture, visual and textual discourses, mentalities, social organization, and documentary production of this period. Besides, absence is not a neutral concept, since it can be the result of chance or deliberate intent. Thus, gaps intentionally left in manuscripts and works of art reveal the artistic sensibility of their creators, while the destruction of documents in medieval archives betrays a subtle construction of a particular narrative.

On the other hand, the groups that are absent, rendered invisible, or marginalized in official sources allow us to delve into the deep inequalities of medieval society, its prejudices, and its identities. Likewise, the omission of certain genres, themes, or languages in the great songbooks and literary manuscripts offers a new perspective on the textual transmission of medieval literature, which is never a neutral process nor detached from hegemonic ideologies. In this sense, the presence of « vestiges » or traccie in known texts has led some scholars to reconstruct lost or poorly preserved literary traditions, a process not without risks and controversies. Finally, absence is a problem that also affects the contemporary world, since medieval heritage is continually threatened by processes of destruction and manipulation driven by political, economic, or identity-related motives. Ultimately, absence serves to create new meanings, new clues, and new ways of understanding the past and the present.

The organizers of the VII ARDIT International Congress welcome submissions of papers related to the
uses, effects, and meanings of absence in the Middle Ages. Participants are encouraged to submit
proposals on Medieval History, Art History, Archaeology, Philology, and Philosophy. Proposals may
relate to the following thematic areas: see File

Proposals must be submitted by February 14, 2026, in Word format, to the following address: arditcongress2026@gmail.com. All proposals will be reviewed by the scientific committee, and presenters will be notified by the end of February 2026 whether their proposal has been accepted.

Structure of the proposals

Name and surname
Academic affiliation
Contact information (email, phone)
Brief presentation of the researcher (50-75 words)
Title of the communication
Abstract of the proposal (150-200 words)
*This abstract should include a specific description of the topic to be addressed and should clearly explain how it relates to the theme of the conference.
Keywords (maximum 5)
Mode

All presentations will be held in person at the University of Barcelona. They will last 20 minutes.
Online presentations will not be accepted.

Languages
English, Catalan, Spanish, French, Italian.

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Conférence – Emmanuel Joly, « Le jubé comme médiateur visuel dans la peinture : autour de L’Apparition de la Vierge à saint Dominique dans une église (Utrecht, Catharijneconvent) »

Jeudi 29 janvier 2026
14h00-16h00
salle Ladrière – Collège Mercier
Place Cardinal Mercier, 14

Séminaire mensuel du GEMCA
Emmanuel Joly
Le jubé comme médiateur visuel dans la peinture : autour de L’Apparition de la Vierge à saint Dominique dans une église (Utrecht, Catharijneconvent)

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Publication – « Le temps recouvré. Mémoire et oubli au Moyen Âge », éd. Julie Bévant, Clarisse Reynard, Quentin Savary

Ouvrage accessible au format PDF : ici

Mémoire et oubli jouent un rôle crucial dans la formation de l’identité tant individuelle que collective, au sein de l’Occident médiéval. Ce volume rassemble des études explorant ces notions dans des contextes variés — philosophiques, littéraires, historiques et administratifs — et met en lumière les recherches les plus récentes sur les dynamiques de la mémoire, de l’oubli et de leurs résurgences au Moyen Âge.

Quelles traces sont dignes d’être conservées et transmises ? Quelles expériences, au contraire, doivent être oubliées — parfois pour mieux vivre, parfois pour se reconstruire ? Dans quelle mesure la mémoire et l’oubli relèvent-ils d’un choix conscient, ou au contraire, d’un processus involontaire ? Existe-t-il une dimension éthique dans ces actes de remémoration ou d’effacement ?

L’ouvrage accorde une attention particulière à la manière dont la mémoire participe à la définition des identités individuelles et collectives. Les contributions de la première partie analysent les multiples facettes de la mémoire et de son pendant indissociable, l’oubli, chez les maîtres ès arts, les poètes, et dans les monastères. La seconde partie, dévolue à la mémoire administrative et politique, présente les enjeux étatiques de la gestion de données qui, d’une génération à l’autre, façonnent l’identité des villes ou des dynasties.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Le temps recouvré. Mémoire et oubli au Moyen Âge, éd. Julie Bévant, Clarisse Reynard, Quentin Savary, Neuchâtel, Alphil Éditions, 2025 ; 1 vol., 240 p. (Politique et échanges culturels, 669). ISBN : 978-2-88930-733-3. Prix : CHF 39,00.

Source : Alphil

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Offre d’emploi – Research Degree Opportunity: « Research-Creation in the early Middle Ages: the example of Hibernicus Exul »

Research Degree Opportunity

Project Summary

One fully funded project on the study of “Research-Creation in the early Middle Ages: the example of Hibernicus Exul” is available. This Joint PhD project will be primarily based at the University of Melbourne with a minimum 12-month stay at the University of Toronto.

Applications will close once a suitable candidate is identified, and interested students are encouraged to submit as early as possible.

Degrees Available for this project

Doctor of Philosophy (PhD)

Available Scholarships

The successful applicant will receive a scholarship package which includes a tuition fee waiver, living allowance, health insurance, and relocation support.

Project Details

The pivotal role played by Irish scholars in preserving and transmitting ancient learning during the early Middle Ages is well known even beyond the academy, thanks to popularising works such as ‘How the Irish Saved Civilization’. Yet, a great deal of work remains to be done on individual Irish figures working in continental Europe during the eighth to tenth centuries in order to establish the Irish contribution more rigorously. The shadowy figure known as ‘Hibernicus Exul’ (‘the Irish exile’) provides an ideal test-case for this work: the author of thirty-eight Latin poems, on scholarly, political, and comic topics, his works appear in a single manuscript, Vatican Reg. Lat. 2078. This is an important and influential poetic anthology from the heart of the Carolingian Renaissance, a period of intense cultural and intellectual activity in eighth- and ninth-century Europe during which the literature and learning of the ancient Graeco-Roman world was rediscovered. Concerted efforts were made to standardise and widen access to educational systems, with significant consequences for the intellectual history of Western Europe.

The recruited PhD student will write the first monograph-length study of ‘Hibernicus Exul’, setting his work in the context of the manuscript, addressing the controversial question of his possible identification with the better- known Carolingian scholar Dúngal, and demonstrate how the poet exemplifies the nature of medieval Irish literature, which simultaneously aims to educate and to entertain, and can in many ways be seen as a predecessor of today’s Research-Creation.

The successfully chosen student will work with Principal Supervisor, Sarah Corrigan, School of Historical and Philosophical Studies, University of Melbourne, and External Co-Supervisor, Cillian O’Hogan, Centre for Medieval Studies, University of Toronto.

Please note the additional requirements listed below when submitting your Expressions of Interest.

Additional requirements

  • Statement of research interest [max. 1000 words]
  • MA in a related field, or equivalent, to be completed by the programme start date.
  • Evidence of at least six semesters of Latin, or equivalent, with grades of B+ or higher, or equivalent

Anticipated project start date

August 31, 2027

Submit your expression of interest here: https://forms.your.unimelb.edu.au/wf2epQL

View complete details here: https://findanexpert.unimelb.edu.au/opportunity/1657-research-creation-in-the-early-middle-ages–the-example-of-hibernicus-exul.

Source : The University of Melbourne

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Conférence – Gabrielle Verlyck, « Saints d’outre-Manche. Diffusion et réception liturgiques des saints anglais en Flandre (Xe-XIe siècle) »

Séminaire de recherche organisé par l’IHA (K. Wallenwein) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle).

Gabrielle Verlyck (univ. Lille), Saints d’outre-Manche. Diffusion et réception liturgiques des saints anglais en Flandre (Xe-XIe siècle)

Présidence : François Dolbeau (École pratique des hautes études)

Inscription
Le séminaire se déroulera sous un format hybride. Pour participer à l’événement, en ligne ou sur place, veuillez vous inscrire auprès de Kirsten Wallenwein au plus tard la veille du séminaire.
Pour une participation en ligne, merci de vous inscrire ici : Zoom

L’IHA et l’École pratique des hautes études organisent en commun un séminaire d’histoire médiévale où des doctorantes et doctorants en thèse bien avancée, mais aussi de jeunes postdocs viennent présenter leurs recherches en voie d’achèvement ou un dossier de leur thèse. La prestation, toujours en langue française, dure environ 50 minutes. Le séminaire a lieu tous les deux mois, un mercredi matin de 10h à 12h.

Crédit image : Auteur inconnu, Cours de philosophie à Paris, Grandes chroniques de France, fin XIVe s., Castres, bibliothèque municipale, ms. 3, f. 277r. Wikimedia Commons.

Source : Institut historique allemand

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Colloque – Conserver et gérer la documentation archéologique. VIe table ronde du Réseau interprofessionnel des gestionnaires de mobilier archéologique

Les gestionnaires de mobilier, qui assurent la bonne conservation et la valorisation des vestiges mis au jour lors d’une opération archéologique, sont très souvent chargés également de la documentation associée. Ils doivent ainsi assurer la conservation de cette documentation, sa gestion et sa mise à disposition pour les chercheurs. 

La gestion de cette documentation, multiforme par sa typologie et les supports utilisés, nécessite des compétences et des infrastructures spécifiques. Nous aborderons cette thématique selon des perspectives variées : la documentation en elle-même, la documentation en tant que complément indispensable à la compréhension du mobilier, seul vestige matériel de l’opération archéologique.

Cette table-ronde mettra en lumière différentes expériences, en développant le contexte dans lequel elles ont eu lieu, les modalités d’approche, les compétences convoquées, les problèmes rencontrés pour leur mise en œuvre et les solutions apportées, ainsi que les réticences et questionnements qu’elles ont pu susciter.

Jeudi 19 mars

9h -10h : Accueil des participants

10h – 10h30 : Ouverture et discours d’accueil

10h30 – 12h : Session 1 : Produire, structurer et reconstituer la documentation de fouille

  • 10h30 – 11h : Archéologie en temps réel. Gestion simultanée de la fouille, de la post-fouille et de la documentation archéologique aux Prés-de-Vidy (Lausanne, Suisse), Hélène Labit-Tlili (Archeodunum SA)
  • 11h – 11h30 : Inventaire de la documentation archéologique. Faire face aux besoins immédiats en s’inscrivant dans une démarche de long terme, Silvia Païn (Seine et Yvelines Archéologie)
  • 11h30 – 12h : Le traitement des archives de fouille du site archéologique de Vendeuil-Caply : du tri au traitement cartographique des données, Cyril Gaultier (service archéologique de la Communauté de communes Oise-Picarde), Sandra Legrand-Dumortier, Marion Dessaint (musée archéologique de l’Oise) et Valérie Kozlowski (musée de La Cour d’Or, Eurométropole de Metz)

12h – 14h : Pause déjeuner libre

14h – 15h30 Session 2 : Documenter, numériser et faire évoluer les outils de gestion

  • 14h – 14h30 : Documentation scientifique en contexte : la mémoire des fouilles au cœur des collections, Elena Rossoni-Notter, Olivier Notter et Abdelkader Moussous (musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco)
  • 14h30 – 15h : La numérisation de la documentation archéologique au SRA Île-de-France : quoi, quand, comment, pour qui ?, Cynthia Domenech-Jaulneau (SRA Île-de-France et UMR 8215 Trajectoires)
  • 15h – 15h30 : De FileMaker Pro à Ishtar : évolution de la gestion de la documentation archéologique du Bureau de l’Archéologie Départementale de la Seine-Saint-Denis, Cristina Gonçalves-Buissart et Pauline Susini-Collin (Département de la Seine-Saint-Denis-bureau du Patrimoine archéologique / UMR 7041 ArScAN) et Valérie-Emma Leroux (société Iggdrasil)

15h30-16h : Pause – Session Posters 1

16h -17h : Session 3 : Héritages documentaires et collaborations territoriales

  • 16h – 16h30 : La documentation archéologique, le cas d’Autun. 20 ans de collaboration entre le musée Rolin et le service archéologique municipal, Claudine Poirrier-Massard (direction des Musées et du Patrimoine de la ville d’Autun) et Angélique Tisserand (Service archéologique de la Ville d’Autun)
  • 16h30 – 17h : Collections préhistoriques du musée du Mas-d’Azil : lacunes de documentation ancienne sur les objets et leur restauration, Emeline Grisoni (Conservation Musée Patrimoine Archéologie de l’Ariège) et Caroline Moreau (association Materia Viva)

17h ->18h : Visite libre possible du Musée

En parallèle : 17h – 19h (max) : Assemblées générales de l’association A-RIGMA

Vendredi 20 mars

8h30- 9h : Accueil des participants

9h-10h30 : Session 4 : La documentation archéologique au cœur des chantiers des collections

  • 9h – 9h30 : Retour d’expérience sur le chantier de récolement et d’inventaire de la documentation archéologique préalable au chantier des collections, Gwenola Robert (SRA Guadeloupe) et Christine Riquier (société Inexsitu)
  • 9h30 – 10h : La gestion du mobilier et de la documentation archéologiques au Centre de conservation et d’études de la région Centre-Val de Loire, Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) : un enrichissement réciproque, Pascale Araujo (SRA Centre-Val de Loire) ; Marie-Pierre Chambon et Pascal Pautrat (INRAP Centre-Île-de-France)
  • 10h – 10h30 : La contribution de la collecte documentaire au chantier des collections archéologiques du Centre de conservation et d’études de Maine-et-Loire (49), Reynald Lucas et Mickaël Montaudon (pôle Archéologie, département du Maine-et-Loire)

10h30-11h : Pause – Session Posters 2

11h-12h : Session 5 : Comprendre les collections à travers la documentation archéologique

  • 11h – 11h30 : Documentation ancienne de Rezé (44) : esquisse d’une mémoire double, Camille Chouvenc (service de Recherche archéologique de Nantes Métropole)
  • 11h30 – 12h : Six années de collaboration archiviste-responsable des biens archéologiques au SRA Hauts-de-France : vers une meilleure compréhension des ensembles issus des fouilles anciennes, Géraldine Faupin et Laetitia Maggio (SRA Hauts-de-France)

12h – 14h : Pause déjeuner libre

14h-15h30 : Session 6 : Fonds complexes et atypiques, “cold cases” archéologiques

  • 14h – 14h30 : Retour d’expérience : Gérer un arriéré de traitement d’archives et assurer une gestion pérenne, Antigone Imbert (SRA Occitanie)
  • 14h30 – 15h : Les archives de fouilles de l’abbaye de Cluny (1913-2025), la gestion de fonds documentaires archéologiques atypiques, Florian Galletti (musée et abbaye de Cluny – Centre des monuments nationaux, laboratoire ArAr- UMR 5138 CNRS) et Louise Doubremelle (ED 441, laboratoire HiCSA Paris I Panthéon-Sorbonne)
  • 15h – 15h30 : Jusqu’où pousser le chantier des collections de la documentation archéologique d’un « cold-case » ? Intérêt et méthodologie du chantier des collections de la documentation de la fouille de la Cour Napoléon (Grand Louvre) en vue de la valorisation de données non exploitées en post-fouille, Clara Bernard (musée du Louvre, INHA), Bruno Desachy (université de Paris 1, UMR 7041 ArScAn), Cynthia Domenech-Jaulneau (SRA Île-de-France et UMR 8215 Trajectoires), François Giligny (université de Paris 1, UMR 8215 Trajectoires) et Noémie Latte (musée du Louvre)

15h30 – 16h30 : Actualités de l’association A-RIGMA : point sur la publication des actes du RIGMA 5, thématiques des prochaines tables rondes, clôture de la table ronde 2026

16h30 – 18h : Visite libre possible du Musée

Posters présentés :

  • « La documentation archéologique en musée. Le cas du musée d’Archéologie nationale » par Soline Morinnière et Corinne Jouys-Barbelin (musée d’Archéologie nationale)
  • « Un binôme à l’épreuve du chantier des collections de Bourges » par Laurianne Massot et Carine Sergent (service d’archéologie de Bourges Plus)
  • « Fastidieux mais nécessaire : inventer une méthodologie de récolement pour les archives de fouilles au CCE de Lorraine » par Hélène Anton et Aurélie Pascal (SRA Grand Est)
  • « Retour d’expérience sur la documentation archéologique ancienne en Hauts-de-France. Création et déploiement d’une « Fiche Archives » spécifique : enjeux, méthodologie et appropriation » par Géraldine Faupin (SRA Hauts-de-France)
  • « Etiolles : chantier de la documentation d’une fouille programmée depuis plus de 50 ans » par Christine Riquier (société Inexsitu)
  • « Archives de fouille en Alsace : un modèle bien rodé » par Véronique Bodlenner (SRA Grand Est) et Isabelle Lesueur (Archéologie Alsace)
  • « Mutualiser la documentation archéologique entre le Musée archéologique départemental et les Archives départementales de la Haute-Garonne : l’exemple du site de Saint-Bertrand de Comminges » par Josabeth Millereux (musée archéologique départemental de Saint-Bertrand-de-Comminges) et Stéphanie Dumay (Archives départementales de la Haute-Garonne)
  • « Gérer et indexer la documentation scientifique d’un service régional de l’archéologie pour mieux comprendre les données scientifiques de l’archéologie : un exemple au SRA d’Île-de-France » par Cynthia Domenech-Jaulneau et Béatrice Bouet-Langlois (SRA Île-de-France)
  • « Élaboration d’un protocole et d’un plan de gestion de la documentation archéologique en Champagne : créer de l’ordre dans le désordre ! » par Marine Rodé et Marie-Laure Bonte (SRA Grand Est)
  • « La conservation et l’accès à la documentation archéologique au CCEA de Besançon » par Sophie Gizard (SRA Bourgogne-Franche-Comté)
  • « Le fonds Helmer : numérisation d’un fonds d’archéologue » par Véronique Bodlenner (SRA Grand Est)
  • « Ce que « cache » la numérisation de la documentation pour le SIG » par Christine Riquier (société Inexsitu) et Laurence Brissaud (musée de Saint-Romain-en-Gal)
  • « Chantier de l’inventaire au contenant et de la numérisation de la documentation archéologique ancienne » par Claire Jounin (SRA Bourgogne-Franche-Comté)
  • « Le SRA Normandie au cœur des archives : un numéro d’équilibriste » par Sidonie Rican et Anne Ropars (SRA Normandie)
  • « De la collecte au versement des données archéologiques documentaires » par Nathalie Moron (INRAP Pays-de-la-Loire)
  • « Aux sources du patrimoine archéologique, la documentation de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie » par Camille Duclert (Médiathèque du patrimoine et de la photographie)

Musée Dobrée, place Jean V
Nantes, France (44)

19-20 mars 2026

Pour vous inscrire cliquez ici https://my.weezevent.com/6e-table-ronde-du-rigma

L’évènement se tient uniquement sur site mais il fera l’objet d’une captation video et les communications seront disponibles en ligne à l’issue de ces deux jours.

Source : Calenda

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