Publication (en ligne) – BUCEMA. Bulletin du Centre médiéval d’Auxerre (30.1, 2026)

Le Bucema, Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre, est une revue scientifique à comité de lecture consacrée aux études sur le Moyen Âge.

Fidèle au principe de diffusion de la recherche en train de se faire et librement accessible, le Bucema met l’accent sur l’interdisciplinarité -sciences humaines et sociales, sciences de la nature et mathématiques. Il cherche à publier des contributions proposant des nouvelles méthodes, faisant état d’expériences dans le domaine des humanités numériques et des nouvelles technologies, s’interrogeant sur les implications épistémologiques et conceptuelles des recherches sur le Moyen Âge. Il accueille aussi des études et des synthèses de fond dans les domaines de l’archéologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art, tout en se faisant l’écho de l’actualité de la recherche la plus récente.

En plus d’articles inédits, il publie des entretiens, des essais bibliographiques, des points de vue, des notices sur des découvertes importantes, des communications sur des chantiers en cours (archéologiques, historiques, archivistiques, iconographiques…), des synthèses des dernières rencontres scientifiques, des résumés de thèses et de dissertations, ainsi que l’annonce de nouveaux programmes de recherche et de rencontres à venir.

Le Bucema fait paraître également des numéros hors série et deux collections relatives à des programmes de recherche :  « CBMA  – Chartae Burgundiae Medii Aevi » et « Histoire de l’art et Anthropologie ».

Tourné vers la communauté scientifique internationale, le Bucema accepte des contributions dans différentes langues : allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais.

Recherche active

Point de vue

Dissertatio

Source : BUCEMA

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Appel à contribution – Making Courtly Communities: Households, Objects, Practices, and Administrative Sources in the Late Middle Ages

IMC Leeds 2027
5-8 July 2027


The concept of community has become central to medieval studies, yet late medieval courts are still predominantly studied through institutional structures, political elites, or individual actors. This session proposes a different perspective by approaching the court not as a static institution but as a dynamic social formation, continuously produced, negotiated, and transformed through everyday practices, material culture, administrative routines, and interpersonal relationships.

Rather than treating the household merely as an administrative or economic unit, the session explores how courtly communities were constituted through the daily organisation of court life. Household accounts, inventories, ordinances, correspondence, registers, and other administrative records are particularly valuable because they document the routine practices through which communities were organised, maintained, and reshaped. These sources reveal not only institutional structures but also the interactions between people, objects, spaces, and everyday activities that sustained the functioning of medieval courts.

The session welcomes contributions from different geographical regions and disciplinary perspectives. Comparative approaches are particularly encouraged, as are papers exploring innovative methodologies—including Digital Humanities approaches—to investigate complex administrative sources and reconstruct courtly communities.

Possible questions include:

– How were courtly communities constituted, negotiated, and transformed through everyday practices?
– Which actors beyond rulers and high-ranking elites contributed to the making of courtly communities?
– How did household organisation structure social relationships, hierarchies, and forms of cooperation?
– What role did material culture, food, objects, and spaces play in creating and maintaining courtly communities?
– What can household accounts, inventories, ordinances, correspondence, and other administrative records reveal about everyday interactions at court?
– How can Digital Humanities methods contribute to reconstructing courtly communities from complex historical sources?
– How did mobility, travel, and seasonal movement shape communities at late medieval courts?
– Which similarities and differences emerge when comparing courtly communities across late medieval Europe?

The session aims to bring together scholars working on medieval courts, household history, material culture, administrative records, food history, and Digital Medieval Studies to discuss new approaches to understanding how courtly communities were formed, organised, and experienced across late medieval Europe.

Kontakt : barbara.denicolo@hotmail.com

Source : H-Soz-Kult

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Séminaire – Histoire sociale de la Chrétienté latine (Xe-XIIIe siècles), 2026-2027

Florian MAZEL
Mercredi de 15h00 à 17h00, Sorbonne, salle Perroy, galerie Dumas, escalier R, 2e étage

Semestre 1

16 septembre : Masterants : Méthodologie générale

23 septembre : Masterants : Méthodologie générale

30 septembre : Masterants : Questions de sources et d’historiographie

7 octobre : Masterants : Patrick Boucheron (Collège de France) : présentation du cours « Lieux de pouvoir – 2 »

14 octobre : Hélène Débax (Université Toulouse – Jean Jaurès) : Le cartulaire des Trencavel (Languedoc, XIe-XIIIe siècle), Paris, CTHS, 2025

21 octobre, 15h-18h, salle des Actes (séance mutualisée avec le séminaire de Cécile Caby, Sorbonne Université) : Franck Mercier (Université Rennes 2) et Martine Ostorero (Université de Lausanne), Combattre l’invention du sabbat. Le ‘De synagoga demonum’ d’Humbert de Costa (vers 1470), le premier traité contre la chasse aux sorcières ?, Florence, SISMEL, 2026.

4 novembre : Mouvement communal et réforme de l’Eglise – Thématiques : Lieux, Communication : Nicolas Ruffini-Ronzani (Université de Namur) et Marie-Emeline Sterlin (LaMOP), France du Nord – L’atelier documentaire à suivre (17h-19h) est en accès restreint.

18 novembre : Arnaud Fossier (Université de Bourgogne), La réputation au village. Enquête sur des procès d’Eglise (XIIIe siècle), Paris, PUF, 2026.

25 novembre : Mouvement communal et réforme de l’Eglise – Thématiques : Lieux, Communication : Maxime Fulconis (Université de Grenoble), Italie centrale. L’atelier documentaire (17h-19h) est en accès restreint.

2 décembre, 15h-18h : Laurent Feller (Université Paris 1), Anne-Laure Bonhoure (Université Paris1), Vincent Corriol (Université du Mans), Une histoire économique et sociale de la France, Paris, Passés/Composés, 2026.

9 décembre : Mouvement communal et réforme de l’Eglise : Piroska Nagy (Université du Québec à Montréal),La Pataria milanaise, une histoire incorporée : les corps au cœur de

l’Église. L’atelier documentaire (17h-19h) est en accès restreint.

16 décembre, 15h-19h : Masterants : Exposés des M2

Semestre 2

27 janvier, 15h-19h : Masterants : Exposés des M2

3 février : Mouvement communal et réforme de l’Eglise – Thématiques : Lieux, Communication : Giovanni Zigiotto (Ecole française de Rome), Marseille. L’atelier documentaire (17h-19h) est en accès restreint.

10 février : Hélène Noizet (Université Paris 8), Parcelles d’histoire. Paris au Moyen Âge, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 2026.

24 février, 15h-18h, salle des Actes (séance mutualisée avec le séminaire de Cécile Caby) : Olivier Matteoni (Université Paris 1) Le Triptyque de la Vierge en gloire de Jean Hey. Sacralité et politique dans la maison ducale de Bourbon à la fin du Moyen Âge, Saint- Pourçain, Bleu autour/Harmonia Mundi, 2026 ; avec Etienne Anheim (EHESS)

3 mars : Mouvement communal et réforme de l’Eglise – Thématiques : Lieux, Communication : Hugo Vidon (LaMOP), Italie du Nord. L’atelier documentaire (17h-19h) est en accès restreint.

10 mars : Christophe Grellard, Est-il permis de se tromper ? Penser la tolérance au Moyen Âge ?, Paris, Editions de la Sorbonne, 2026.

17 mars : Etienne Anheim, Pétrarque, portrait de famille, Paris, Editions de Minuit, 2026.

24 mars, 15h-18h : Masterants : Visite au département des manuscrits de la BnF, avec Charlotte Denoël.

31 mars : Fiona J. Griffiths (Stanford University) et Emilie Kurdziel (Université de Poitiers), Clerics’ Wives and Women in the Medieval Latin West, 800-1200, Cambridge, Cambridge

University Press, 2027.7 avril : Mouvement communal et réforme de l’Eglise – Steffen Patzold (Tübingen Universität), Allemagne : la question des ministériaux épiscopaux. L’atelier documentaire (17h-19h) est en accès restreint.

21 avril, 15h-19h : Masterants : Exposés des M1

28 avril, 15h-19h : Masterants : Exposés des M1

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Exposition – De Jérusalem à la Meuse. Itinéraire de la croix-reliquaire de Brogne

Une nouvelle expo-dossier à découvrir

La cathédrale Saint-Aubain de Namur est fermée depuis plusieurs mois et le restera encore un certain temps. Le Musée est tout de même accessible pour cette saison 2026 et propose une exposition-dossier consacrée à une pièce exceptionnelle : la croix-reliquaire de la Vraie Croix provenant de l’ancienne abbaye de Brogne (Saint-Gérard).

Un chef d’œuvre artistique et un témoin des croisades

L’exposition invite à (re)découvrir les qualités artistiques de la croix-reliquaire de Brogne, chef-d’œuvre réalisé à Namur au début du 16e siècle. Elle retrace aussi le parcours surprenant de la relique qu’elle contient : son histoire remonte au 12e siècle, à l’époque des croisades et de Manassès, chevalier et seigneur de Hierges. Vous pourrez y voir les manuscrits qui nous ont révélé cette histoire.

Un nouveau Trésor classé à Namur ?

Convaincu de l’intérêt historique et artistique majeur de la croix-reliquaire de Brogne, le Musée vient de proposer son classement comme Trésor de la Fédération Wallonie-Bruxelles. L’exposition accompagne donc la procédure en cours. Aura-t-on bientôt un nouveau « Trésor » classé avec la croix-reliquaire de Brogne ? La réponse officielle est attendue pour cette année !

La protection des biens culturels les plus importants et les plus significatifs situés en Fédération Wallonie-Bruxelles est rendue possible grâce à leur classement comme « trésors de la Fédération Wallonie-Bruxelles » et à leur inscription comme « biens d’intérêt patrimonial ». À ce jour, 264 biens culturels mobiliers sont protégés par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Reflet de la valeur de sa collection, le Trésor de la cathédrale et Musée diocésain de Namur ne compte pas moins de six objets classés comme « trésor » ainsi qu’un bien inscrit comme « bien d’intérêt patrimonial ».

Infos pratiques

L’expo est accessible :

  • Le jeudi de 14h à 17h, du 9 juillet au 5 novembre inclus
  • Le 1er dimanche du mois, du 5 juillet jusqu’au 1 novembre inclus

Possibilité d’ouverture sur demande, pour les groupes (réservation nécessaire min. 15 jours à l’avance)

Entrée : 3 € / 2 €

Accès visiteurs : suivre le fléchage depuis le parvis de la cathédrale St-Aubain (Place Saint-Aubain – 5000 Namur)

Attention : le Trésor de la cathédrale et Musée diocésain de Namur est accessible aux horaires mentionnés, mais la cathédrale elle-même reste fermée jusqu’à nouvel ordre.

Contacts :

musee.diocesain@diocesedenamur.be

+ 32 498 71 03 16

www.musee-diocesain.be

Facebook et Instagram : musee.diocesain.namur

Source : Musée diocésain de Namur

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Publication – Le Moyen Âge, t. 131 (2025/3-4)

Fondée en 1888 par trois érudits français et belges (A. Marignan, G. Platon et M. Wilmotte), la revue Le Moyen Âge ne se voulait, à l’origine, qu’un bulletin d’informations et de recensions critiques destiné aux médiévistes de langue française. Progressivement, la revue s’est entourée de collaborateurs réguliers et d’érudits renommés qui lui permirent d’étendre le champ de ses activités. Désormais, elle allait se consacrer, d’une part, à l’histoire proprement dite et aux sciences auxiliaires, d’autre part, à l’histoire littéraire et à la philologie du Moyen Âge. C’est là un caractère original que n’offre que peu de revues consacrées aux études médiévales. La revue Le Moyen Âge est publiée avec le concours du CNRS.

Accès : ici

Table des matières :

Frédérique Lachaud – Louis VII vu par les historiens anglais du XIIe siècle

Christophe Chaguinian – Les fabliaux et leur public : le cas des confréries de métier

Thomas Brunner – La culture juridique des échevins et des échevinages des grandes villes francophones de Flandre et d’Artois avant 1300

Bertrand Schnerb – Un frère de Philippe le Bon : Guy, bâtard de Bourgogne

Jean-Yves Tilliette – En noir et blanc. Les ordres monastiques sous le regard de quelques satiristes latins du XIIe siècle

Audrey Duchatel – Autour de la bulle du pape Urbain IV (6 juillet 1263). Réflexion sur un serment et sur le rôle de Marguerite de Provence dans la famille capétienne

Bibliographie

Christiane De Craecker-Dussart – Les tremblements de terre en Europe au Moyen Âge et à la Renaissance. Vaste étude et catalogue critique

Dietrich Lohrmann – Du nouveau sur les moulins et l’énergie au Moyen Âge

Anne-Marie Turcan-Verkerk – Plus de trente ans après le Repertorium der Artes dictandi des Mittelalters : trois décennies de travaux sur le dictamen et l’ars dictandi

Comptes rendus : liste accessible ici

Source : Cairn

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Appel à contribution – Gérer et administrer les forêts en France. Sources juridiques, législateurs et administrateurs forestiers du Moyen Âge au XVIIIe siècle

Dans le contexte de la préparation de son colloque quadriennal qui aura lieu en 2028 sur l’administration forestière à l’occasion du bicentenaire du Code forestier de 1827, le Groupe d’Histoire des Forêts Françaises, souhaite se pencher lors de sa journée d’étude annuelle sur le legs législatif, réglementaire et administratif élaboré et institué en France jusqu’à la Révolution française. Ce legs est souvent perçu comme un tout uniforme, organisé et centralisé au XVIIIe siècle en France. En suscitant des approches démultipliées sur les textes fondateurs, leurs sources juridiques, leurs auteurs et leurs connaissances sylvicoles, et enfin les personnes qui les ont appliqués au sein d’institutions centrales et locales, ce paysage juridique et administratif devrait ressortir étonnamment plus complexe, à l’image des nombreux faciès des forêts françaises et de l’histoire institutionnelle du pays.

Trois textes majeurs légitiment l’instauration de l’administration forestière française, son personnel, son fonctionnement, ses objectifs, son action et ses actes sur les forêts : l’ordonnance de Brunoy du 29 mai 1346 qui stabilise et organise une administration des forêts dans le royaume de France ; presque cinq siècles plus tard, le Code forestier de 1827 ; entre les deux textes se dresse, tel un Janus moderne, l’ordonnance forestière de Colbert de 1669. Celle-ci est héritage et perfectionnement de la législation et de la réglementation forestière royale française de la fin du Moyen Âge et de l’Ancien Régime ; sous la Restauration monarchique de Charles X, elle est assise et terreau d’une législation et d’une administration forestières renouvelées par le droit de propriété consacré à la Révolution française et par l’avancée et la diffusion des sciences botaniques en France et à l’étranger.

Dans le contexte de la préparation de son colloque quadriennal qui aura lieu en 2028 sur l’administration forestière à l’occasion du bicentenaire du Code forestier de 1827, le Groupe d’Histoire des Forêts Françaises, souhaite se pencher lors de sa journée d’étude annuelle de janvier 2027 sur le legs législatif, réglementaire et administratif élaboré et institué en France jusqu’à la Révolution française. Ce legs est souvent perçu comme un tout uniforme, organisé et centralisé au XVIIIe siècle en France. En suscitant des approches démultipliées sur les textes fondateurs, leurs sources juridiques, leurs auteurs et leurs connaissances sylvicoles, et enfin les personnes qui les ont appliqués au sein d’institutions centrales et locales, ce paysage juridique et administratif devrait ressortir étonnamment plus complexe, à l’image des nombreux faciès des forêts françaises et de l’histoire institutionnelle du pays.

Les textes tout d’abord. Le legs de l’Ancien Régime paraît tenir tout entier comme cristallisé dans l’ordonnance de 1669, un authentique code synthétisant et articulant les grands édits royaux antérieurs sur la matière forestière, unificateur et centralisateur, s’imposant fermement aux particuliers – en majorité des seigneurs laïcs –, et aux communautés ecclésiastiques, urbaines et villageoises du royaume au motif de l’intérêt public que revêtent les forêts, orienté vers une production en faveur des usines à feu ou des arsenaux maritimes, restrictif voire prohibitif des droits d’usages communs et individuels. Exhumer la genèse de chacun de ces actes royaux (motivations factuelles et contextuelles, sources textuelles, expériences de gestion, réflexions, processus et cadre institutionnel de rédaction et de validation, etc.) en éclairant leur filiation, leur objet, l’élargissement progressif du ressort de leur application à proportion de l’affermissement ou non du pouvoir royal, et leurs apports respectifs, en soulignant en creux au besoin écarts et silence par rapport à un projet initial, paraît aussi utile que leur contenu propre pour comprendre leur réception et leur application. L’ordonnance royale est-elle le fruit lointain d’une gestion seigneuriale locale réussie[1] ?

Se focaliser sur les actes du roi de France, qu’ils concernent le domaine seigneurial du souverain, ou s’étendent sur les forêts de tiers dans le royaume, est oublier que des pans entiers du territoire national actuel ne sont que peu à peu intégrés au royaume de France, que certains le seront après la publication de l’ordonnance de 1669 (Franche-Comté, Alsace, Lorraine, places fortes du Nord et évêchés de l’Est de la France, etc.), voire bien après, passé l’intermède de la Révolution et de l’Empire, au Second Empire pour la Savoie. Quel(s) texte(s) régissaient les forêts de ces principautés, quelles institutions les administraient ? Comment y ont été reçues la législation, la réglementation et l’administration royales forestières françaises lors de leur intégration au royaume ? Quelles influences, quelles inflexions voire quels apports et quelles complémentarités ces réglementations et législations ont-elles apportés à leur tour à la législation royale, à ses modes de gestion, à son administration. Que subsiste-t-il d’elles localement à la fin du XVIIIe siècle ? À l’inverse, quelles sont les conséquences de l’introduction du régime français sur le couvert, le peuplement et le produit forestier ainsi que sur les usages au bois d’œuvre et de feu dans ces provinces ?

On ne peut non plus faire l’impasse sur les nombreuses autres sources et niveaux de droit, y compris en matière forestière, qui coexistent partout en France jusqu’à la Révolution et sur la part de liberté ou d’autonomie de gestion et de réglementation des détenteurs et des usagers des divers types de forêts : Quelles empreintes laissent le droit romain et les lois barbares en matière forestière ? Quelle part prend la forêt dans les articles des coutumes orales puis écrites locales, dans les franchises seigneuriales, dans les statuts communaux ? Quels sont les objets traités et les objectifs ? Avec quels moyens d’application et de coercition ? Quels sont les cas exorbitants nécessitant de rédiger des actes spécifiques d’administration et de gestion forestières, ponctuels ou durables ? Comment ces sources juridiques s’articulent-elles localement entre elles, et avec une législation et une réglementation souveraines ?

Les législateurs et administrateurs ensuite. De façon générale, il importe d’interroger les acteurs ou auteurs du droit pour en estimer en partie le sens et la portée. Si tant est qu’on puisse les connaître aussi dans le domaine forestier, la question revêt ici un caractère singulier en raison de l’objet traité qui nécessite un minimum de connaissance théorique et de pratique sylvicole. A-t-on affaire à des juristes ou des économistes détachés de l’objet de leur réflexions, soucieux néanmoins de garder un équilibre de plus en plus précaire entre les usages multiples en forêt, l’utilisation de plus en plus massive de la matière première ligneuse et la permanence voire la survie des forêts, ce qu’on dénomme couramment l’aménagement forestier, terme qui tire son origine du « mesnagement » des ressources forestières ? Détiennent-ils ou gèrent-ils eux-mêmes des forêts ? sont-ils des officiers royaux ou seigneuriaux, des gruyers, ou sont-ils issus d’une lignée de tels hommes, ou d’arpenteurs forestiers, de gardes forestiers, de jardiniers ? Quelle est leur formation et leur connaissance botanique ? quand celle-ci est-elle mise à profit dans l’élaboration des textes juridiques et réglementaires ?

Certes, le XVIIIe siècle voit émerger une véritable science botanique et forestière, préparée et abondée par les explorations ultramarines depuis plusieurs siècles, et avec elle, des arboretum, des plantations expérimentales, l’introduction et l’acclimatation de nouvelles espèces, etc. Quels ont été les échanges, voire les convergences entre savants (membres de la section de botanique de l’Académie des Sciences, ou les administrateurs et enseignants du Jardin des plantes médicinales du roi à Paris [actuel Muséum national d’histoire naturelle] etc.), les législateurs et les détenteurs de forêts, ainsi d’ailleurs qu’avec les gestionnaires ou administrateurs forestiers ?

Des figures singulières émergent à partir du XVIIe siècle, marquant de leur pratique et de leurs connaissances à la fois la gestion ou la restauration de forêts et l’adaptation de la réglementation en vigueur au sein de l’administration forestière française. Parmi les commissaires réformateurs des XVIIe et XVIIIe siècles se détache bien sûr la personnalité éminente de Louis de Froidour, un – sinon le principal – artisan de l’ordonnance de 1669 dont l’apport à la sylviculture est largement reconnu. Le grand maître des Eaux et Forêts Maclot est aussi cité par les historiens des forêts et des salines de Franche-Comté pour sa réforme de 1727 et l’adaptation de l’ordonnance de 1669 au jardinage des forêts résineuses comtoises. Qu’en est-il des premiers maîtres des Eaux et Forêts chargés de visiter et réformer les forêts du roi de France dès la fin du XIIIe siècle ? Et des artisans de toutes les œuvres successives de réformation des forêts, qui ont pour dénominateurs communs l’obligation de visiter les forêts, évaluer leur état, rencontrer la population, vérifier leurs usages en droit et en pratique, trouver les remèdes aux dégâts et abus constatés, améliorer le peuplement et le revenu forestiers ? Qu’en est-il de l’appropriation des forêts dans les colonies françaises ?

Les mêmes questions se posent à l’égard des personnes officiant dans les administrations forestières locales, qu’elles soient royales ou seigneuriales, laïques ou ecclésiastiques. On perçoit les fonctions des cadres et des agents de ces institutions le plus souvent sous l’angle réglementaire et contentieux. De fait, la séparation des pouvoirs administratif, législatif et judiciaire n’existe pas jusqu’à la Révolution. Les maîtrises des Eaux et Forêts dans le royaume de France, équivalents des bailliages et sénéchaussées, administrent les forêts de leur périmètre réglementaire et géographique, enquêtent sur les infractions qu’elles jugent elles-mêmes ou renvoient à un échelon supérieur (Table de marbre établie à Paris puis auprès de chaque Parlement du royaume) non sans conflit avec les autres juridictions seigneuriales et royales. Les grueries seigneuriales et autres institutions souveraines en dehors du royaume de France agissaient de façon similaire. Le métrage des procédures judiciaires qui subsistent dans les fonds d’archives de ces institutions tend à faire penser que l’essentiel de l’activité de ces administrations est pénal ; cette vision est faussée par le fait que la plupart des procédures administratives revêtent un caractère judiciaire jusqu’à la fin de l’Ancien Régime (introduction par une requête, décisions rendues par ordonnance et jugement etc.). Peut-on sonder les connaissances et compétences sylvicoles des gruyers ou maîtres des Eaux et Forêts ou de leur personnel et connaître la portée de celles-ci dans l’exercice quotidien de leurs charges, comme dans l’instauration des aménagements forestiers, ou bien dans l’évaluation des travaux à faire après la destruction de parcelles forestières par incendie, tempête ou infestation ? Se sont-ils approprié les ouvrages scientifiques des botanistes, les premiers guides pratiques de sylviculture que commencent à rédiger certains d’entre eux ?

Telles sont les pistes que le GHFF invite à explorer lors de cette journée sur les sources du droit et de la pratique forestière et sur les personnes qui les ont élaborés et mis en œuvre.

Modalités de soumission et de sélection

Tous les types de contribution (cas d’étude, chronique, étude comparative, synthèse, etc.) dans la limite chronologique (Moyen Âge à la Révolution) et géographique de la France seront pris en compte.

Propositions de communication à envoyer à l’adresse suivante : Patricia Guyard : pguyard@jura.fr,

avant le 30 septembre 2026.

Chaque proposition de communication devra comporter :

  • Un titre explicite et court.
  • Un résumé d’une page de 1 500 à 2 000 signes maximum.
  • 5 mots-clés.
  • Une courte bibliographie de 10 titres maximum.
  • L’affiliation scientifique et les coordonnées de ou des auteurs.
  • L’adresse e-mail du correspondant de la communication.

Les auteurs seront informés de l’avis du Comité scientifique en octobre. Le programme de la journée d’études sera diffusé courant novembre 2026.

Les communications retenues, après évaluation par le Comité scientifique, seront publiées dans le Cahier du GHFF Forêt, Environnement & Société en 2028.

Contact

  • Patricia Guyard : pguyard@jura.fr

Comité d’organisation

  • Marc Galochet, Professeur des universités en Géographie, Université de Valenciennes UPHF, Président du GHFF
  • Patricia Guyard, Conservatrice générale du patrimoine, directrice des Archives départementales du Jura, membre du GHFF

Source : Calenda

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Offre d’emploi – Stipendiary Junior Research Fellowships

Deadline : 15th September 2026

Tenure: 4 years fixed term

Stipend: £32,882 (with a PhD) or £26,745 (without a PhD)

The College invites applications for two stipendiary Junior Research Fellowships in specified areas of the Arts, Humanities and Social Sciences. They will be tenable for four years from normally no later than 1 October 2027 and are not renewable.

A Junior Research Fellowship is intended for a researcher early in their career and, in this case, is restricted to applicants in one or more of the following subject areas:

  • Anthropology
  • Archaeology *
  • Architecture
  • Asian and Middle Eastern Studies
  • English (limited to literature of 1800 to the present day) *
  • Linguistics (theoretical and applied)
  • Modern and Medieval Languages (limited to French and Francophone, German, Italian, or Slavonic) *
  • Theology

The first of the two posts is available to applicants in any of the subject areas listed, while the second is available only to applicants in the asterisked subject areas. There is no need to apply separately for the two posts: all applicants will be considered for the first post and automatically also for the second if they are eligible.

Each Junior Research Fellowship offers an opportunity to carry out novel research in a stimulating academic environment. A successful applicant is expected to be either a postgraduate student, probably in the latter stages of research leading to a PhD degree (or equivalent), or a post-doctoral researcher who has completed their PhD Degree after 1 January 2026.

The stipend for a Junior Research Fellow is currently £32,882 (with a PhD) or £26,745 (without a PhD) and the successful candidate will be afforded the full privileges of a Fellow of the College. Fellows living out of College receive a pensionable living-out allowance of £7,457 (with a PhD) or £3,728 (without a PhD).

Applications must be submitted online via the Christ’s College website via the ‘Apply’ button above by 12 noon on Tuesday 15 September 2026. Reports from two referees must also be received by the same deadline for the application to be eligible. Applicants are responsible for ensuring that their referees submit their references by the deadline. Shortlisted candidates will be asked for copies of written work and may be invited for an interview, expected to be on or around Tuesday 19 January 2027. Further details of the Fellowship competition are provided on the website: https://www.christs.cam.ac.uk/stipendiary-junior-research-fellowships

Any candidate who does not have an automatic right to work in the United Kingdom will be themselves responsible for obtaining the necessary visa (although the College can give informal advice and assistance). The College will itself cover the cost of the visa and the associated healthcare surcharge (for the successful Fellows only).

Christ’s College is an equal opportunities employer.

Source : Jobs.ac.uk

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Appel à contribution – The Biennial Conference of the European Rural History Organisation 2027

Researchers working on any aspect of the history of the countryside are invited to submit panel proposals. A panel should focus on a specific topic and include participants from at least two countries. Panel proposals will be assessed by the Conference Scientific Committee which will accept or refuse them, or suggest modifications.

  • Panels may be organized in a single session or in double sessions.
  • A panel session will last two hours and include four papers; a maximum of five papers is possible.
  • Double panels may not exceed eight papers in total.
  • Panels will be led by a chair. In case the panel includes a discussant, it may not exceed four papers.
  • The presentation of new research and of work in progress is particularly relevant. Long-run perspectives and comparative approaches are particularly welcome.
  • Proposals from all the regions and countries of Europe are invited.

Submission guidelines

A panel proposal may be presented by up to three scholars and should include a title, the full name and affiliation of the organiser(s), a short abstract (up to 500 words) introducing the discussed topic, the area and period it addresses, the approach, as well as the names and affiliations of at least two panel contributors.

The deadline for panel proposals is October 1st, 2026.

Before you begin, please ensure you have the contact information and affiliations for all your co-proponents ready. You will receive an automated confirmation email with a link to review or modify your submission once it is complete.

Submit here.

Scientific Committee

  • Dulce Freire, Professor, University of Coimbra, Portugal
  • Enikő Rüsz-Fogarasi, Professor, Babeș-Bolyai University, Romania
  • Zsuzsanna Varga, Professor, Eötvös Loránd University of Budapest, Hungary
  • Ernst Langthaler, Professor, Johannes Kepler Universität, Austria
  • Aleksander Panjek, Professor, University of Primorska, Slovenia
  • Friederike Scholten, PhD, Freelancer, Germany
  • Gesine Gerhard, Professor, University of the Pacific, United States of America
  • Gérard Beaur, Professor, CNRS/EHESS, Paris, France
  • Karen Sayer, Professor, Leeds Trinity University, United Kingdom
  • Patrick Svensson, Professor, Swedish University of Agricultural Sciences, Sweden
  • Peter Moser, Director, Archives of Rural History, Switzerland
  • Luca Mocarelli, Professor, University of Milano Bicocca, Italy
  • Ewelina Szpak, Associate Professor, Tadeusz Manteuffel Institute of History, Polish Academy of Sciences, Poland
  • Elisa Botella Rodríguez, Professor, University of Salamanca, Spain
  • Volodymyr Kulikov, University College London, United Kingdom

The International Scientific Committee is responsible for the selection of panels and individual papers.

Source : Calenda

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Publication – François Verdier, « Saint-Quiriace de Provins. Histoire du chapitre canonial, XIe-XVe siècle »

Écrit par François Verdier, ancien président de la Société et préfacé par Michel Bur (Académie des inscriptions et belles lettres), cet ouvrage complète le travail de M. Veissière et apporte un éclairage nouveau sur l’un des établissements religieux communautaires les plus puissants de Provins au Moyen Âge. Il permet ainsi de mieux connaître l’organisation institutionnelle de cette collégiale et les hommes qui composaient son chapitre.

Informations pratiques :

François Verdier, Saint-Quiriace de Provins. Histoire du chapitre canonial, XIe-XVe siècle, Provins, Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Provins, 2026 ; 1 vol., 500 p. (Documents et travaux, 25). Prix : € 35,00.

Source : Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Provins

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Publication – Pseudo-Eusebius of Alexandria, « A Late Antique Harrowing of Hell and Its Medieval Reception. Eusebius of Alexandria’s Sermons 15 and 17 (CPG 5524 and 5526) and their Latin Rewritings », éd. Rémi Gounelle, Aidan Conti, Zbigniew Izydorczyk

In 1904, Edward Kennard Rand published a Latin sermon by an unknown author from a single manuscript of the ninth century that recounts the amazement of the devil at the crucifixion of Jesus and the devil’s defeat at the coming of Christ into the underworld, or the Harrowing of Hell. This Sermo de confusione diaboli et inferni added a new dimension to the already complex body of research on the sermons attributed to pseudo-Eusebius of Alexandria and the Gospel of Nicodemus. A century later, new witnesses of the text edited by Rand and an unedited Latin translation of pseudo-Eusebius’ Sermo 17 have begun to shed new light on the interconnectedness of all these materials.

The present book critically edits the newly identified Latin documents and discusses them in relation to their Greek source(s) and to one another. It retraces the paths from the protean forms of pseudo-Eusebius’ Greek sermons 15 and 17 to their Latin translations, to the Sermo de confusione diaboli et inferni, and to the Gospel of Nicodemus. In the process, it highlights the creativity of the copyists and translators of Late Antiquity and the Middle Ages, and demonstrates their profound interest and investment in the story of Christ’s Descent into Hell.

Rémi Gounelle is professor of the history of Christian Antiquity at the Faculty of Protestant Theology, University of Strasbourg.
Aidan Conti is professor in Medieval Latin at the Department for Linguistic, Literary and Aesthetic Studies, University of Bergen.
Zbigniew Izydorczyk is professor of Medieval Literature at the English Department, University of Winnipeg.

Sigla
To the Reader

Introduction (R. Gounelle)

Chapter 1. State of research and new perspectives on Eusebius of Alexandria and the corpus of homilies ascribed to him
1.Did Eusebius of Alexandria really exist? (D. Niquin)
2. The collection of homilies by Pseudo-Eusebius of Alexandria (R. Gounelle)
3. History of research on the Greek manuscript tradition of Sermons 15 and 17 (R. Gounelle)
4. The Greek tradition of the Sermones 15 & 17 (R. Gounelle)
Appendix to chapter 1. Edition of Greek texts of sermons 15 and 17 of Pseudo-Eusebius of Alexandria (R. Gounelle)

Chapter 2. The Latin witnesses
1. The De passione (A. Conti)
2. The Sermo de confusione diaboli (Z. Izydorczyk)
Appendix to chapter 2. Synoptic presentation of the Latin texts of sermo 17

Chapter 3. Relations of the De passione and the Sermo de confusione diaboli with their presumed Greek sources
1. A single translation of Sermo 17 (A. Conti – R. Gounelle –  Z. Izydorczyk)
2. The Latin translation of Sermo 15 A. Conti – R. Gounelle –  Z. Izydorczyk)
3. The origins of the Latin De confusione text (Z. Izydorczyk – R. Gounelle)

Chapter 4 Relationship between De Passione / De Confusione and the Gospel of Nicodemus (R. Gounelle – Z. Izydorczyk)
1. Parallel yet different narratives
2. The relationship between the two versions

General conclusion (R. Gounelle – A. Conti – Z. Izydorczyk)

General stemma

Bibliography
Index of biblical citations
Index of the Latin words discussed in the notes or in the philological commentary

Informations pratiques :

Pseudo-Eusebius of Alexandria, A Late Antique Harrowing of Hell and Its Medieval Reception. Eusebius of Alexandria’s Sermons 15 and 17 (CPG 5524 and 5526) and their Latin Rewritings, éd. Rémi Gounelle, Aidan Conti, Zbigniew Izydorczyk, Turnhout, Brpeols, 2026 ; 1 vol., 551 p. (Instrumenta Patristica et Mediaevalia, 99). ISBN : 978-2-503-61446-5. Prix : € 100,00.

Source : Brepols

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