Appel à contribution – Peintures antiques et médiévales : approches techniques comparées

Depuis plusieurs décennies, l’approche matérielle a renouvelé l’étude des peintures murales. Le développement des analyses physico-chimiques, de l’archéométrie, de la toïchographologie et de l’archéographie éclaire la matérialité sous un jour nouveau et renouvèle l’histoire des techniques picturales, depuis la provenance des matériaux utilisés, que soit pour les mortiers ou les couches picturales, jusqu’à leur mise en œuvre sur les murs. Pour nourrir les réflexions collectives et réinterroger nos pratiques en s’affranchissant des poncifs historiographiques, il semble pertinent de comparer les approches développées parallèlement par les antiquisants et les médiévistes, les historiens de l’art et les archéologues sur les techniques.

Dans l’historiographie, les peintures médiévales ont parfois pâti d’un jugement esthétique et technique péjoratif, fondé sur une image idéalisée de la fresque antique, idéal absolu à l’aune de laquelle elle était décrite. La “fresque” médiévale serait ainsi l’imparfaite héritière de son illustre prédécesseur antique en raison d’une prétendue décadence de la maitrise technique. Largement inspiré de la lecture évolutionniste de l’art, ce jugement sévère s’explique par l’application à la période médiévale d’une lecture trop littérale des traités antiques, sans comparaison critique entre les principes décrits dans les textes et la réalité du travail observé sur les peintures antiques. Ce faisant, ce postulat occulte les choix techniques liés à une recherche esthétique, aux matériaux disponibles, ou encore à l’organisation du chantier. L’étude matérielle des peintures antiques apporte une vision plus nuancée de l’idéal artistique antique. De fait, l’importance accordée à la maitrise technique, véritable critère d’appréciation d’une œuvre, résulte de la redéfinition du concept d’art et d’artiste à partir de la Renaissance : un artiste se reconnaît à son style mais aussi à sa maitrise technique. L’étude des peintures qu’elles soient antiques ou médiévales est donc héritière de l’histoire de l’histoire de l’art. Toutes deux sont observées à la lumière des préoccupations modernes et de la terminologie forgée depuis le XVIe sans considération de leur pertinence ou non pour des périodes antérieures. Depuis plusieurs décennies, l’approche matérielle a renouvelé l’étude des peintures murales. Le développement des analyses physico-chimiques, de l’archéométrie, de la toïchographologie et de l’archéographie éclaire la matérialité sous un jour nouveau et renouvèle l’histoire des techniques picturales, depuis la provenance des matériaux utilisés, que soit pour les mortiers ou les couches picturales, jusqu’à leur mise en œuvre sur les murs. Il soulève également des questions sémantiques. Les débats sur le terme “fresque” utilisé pour les œuvres monumentales du Moyen Âge en France, en sont un exemple : rend-t-on la volonté de peindre à frais, même si certaines étapes sont posées à sec ? S’appuie-t-on sur la description faite dans les traités antiques ou raisonnons-nous à partir de la réalité chimique selon laquelle le voile de carbonatation d’une fresque doit nécessairement couvrir l’ensemble des couches picturales de l’œuvre ? Un consensus semble se dessiner autour de la terminologie “technique mixte issue de la fresque”, qui rend explicitement la combinaison volontaire d’étapes posées à frais et d’autres à sec, effective pendant la période romane et pour certains ensembles italianisants plus tardifs.

Ces questionnements sémantiques peuvent s’étendre à la production antique. La question de la technique utilisée pour l’application des pigments a fait l’objet de débats anciens, notamment pour la peinture romaine. Si un consensus semblait s’être finalement dessiné au sein de la communauté archéologie pour reconnaître que la fresque était la principale technique utilisée, la multiplication des analyses archéométriques montre que les solutions sont multiples, justifiant pleinement le terme de « technique mixte ».

Pour nourrir les réflexions collectives et réinterroger nos pratiques en s’affranchissant des poncifs historiographiques, il semble pertinent de comparer les approches développées parallèlement par les antiquisants et les médiévistes, les historiens de l’art et les archéologues sur les techniques, les matériaux et leur mise en œuvre. Parmi elles, une place particulière sera accordée à l’expérimentation, qui s’impose progressivement comme une méthode scientifique à part entière pour tester des hypothèses, mieux comprendre les traces à la surface des œuvres et, de manière plus générale, mieux appréhender la matérialité des productions. Au-delà de ces aspects méthodologiques, cette journée permettra d’observer et de mieux discuter la continuité technique, de repérer les temps de mutation pour réfléchir à leurs causes (matériaux disponibles, gestion du chantier, choix formels ou esthétiques). Sont attendus des réflexions méthodologiques, des dossiers comparatifs ou des cas d’études, s’intégrant au sein des trois axes suivants :

Les communications (20 min de temps de présentation + 10 min de questions) pourront être spécialisées sur l’une des deux périodes, ou bien mettre en comparaison les deux. Sont attendues autant les études individuelles que des présentations méthodologiques (protocoles d’investigations) ou des questionnements ouverts. Un résumé d’une page maximum précisant l’institution de rattachement, accompagné d’une courte biographie sont à envoyer à claire.boisseau@cnrs.fr, amaelle.marzais@univ-lyon2.fr et mathilde.carrive@univ-poitiers.fr avant le 01 octobre 2026.

Informations pratiques :

Organisation :
Claire Boisseau (CR CNRS Centre André-Chastel)
Mathilde Carrive (Mcf Poitiers, Herma)
Amaëlle Marzais (Mcf Lyon 2, ArAr)

INHA, salle Vasari – 2 rue Vivienne
Paris, France (75)

Source : Calenda

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Publication – Hugh Feiss, « Tabernacle, Table, Ark, and Text. Richard of Saint Victor on the Interpretation of Scripture »

Richard of Saint Victor (d. 1173) is widely recognized for his commentaries on the spiritual senses of Scripture and for his theological contributions to Trinitarian doctrine, the Christian life, and contemplation. This study highlights two additional and often overlooked dimensions of his thought: his sustained reflections on the art of biblical interpretation, both literal and spiritual, and his detailed interpretations of the Mosaic Tabernacle in the desert and its contents. It presents improved Latin texts, together with English translations, of Richard’s Literal Explanation of the Tabernacle and his Allegories on the same subject. The result is a fresh appreciation of Richard’s interest in the literal meaning of the Old Testament’s sacred architecture, and of his theory and practice of biblical interpretation.

Hugh Bernard Feiss, OSB, serves as managing editor and contributor for Brepols’ ten-volume Victorine Texts in Translation series. He co-edited and contributed to the two-volume Benedictine Reader (Liturgical Press) and has written on, as well as translated, works by Peter of Celle and other medieval Benedictines. His studies took him to the Catholic University of America (STL, PhL), Sant’Anselmo in Rome (STD), and the University of Iowa (MA). He later taught for thirty years at Mount Angel Seminary.

Table des matières :

Introduction
The Scope of This Work
Victorine Biblical Interpretation: Literal and Spiritual
Tabernacle: Revelations and Concealment
The Tabernacle in Its Biblical Setting
Origen on the Tabernacle

Chapter One. Richard of Saint Victor, Explanation of the Literal Meaning of the Tabernacle
Introduction
Text
Translation
Commentary
Conclusions and Questions

Chapter Two. Richard of Saint Victor, Allegoriae tabernaculi foederis
Introduction
Text
Translation
Allegoriae and De archa Moysis
Why did Richard Write the Allegories? For Whom?
Allegories on the Tabernacle and Explanation of the Literal Meaning of the Tabernacle

Chapter Three. The Tabernacle, Ark, Table and Menorah in the Liber exceptionum, The Menorah in Sermones centum 81, The Table in Sermones centum 95
Introduction
Liber exceptionum 2.3.2, 9, 11
Comparison of the Meanings of the Ark in the Allegories and Liber exceptionum 2.3.9.
Sermones centum 81: On the Feast of St. Gregory
Sermones centum 95: On the Table of Proposition from the Book of Exodus in Praise of Sacred Scripture
Conclusion

Chapter Four. The Table of the Scriptures
Allegories, lines 258-337: The Table
Liber exceptionum: Prologues to the Second Part
Richard’s Theology of Scriptural Interpretation
Conclusion

Chapter Five. Into the Promised Land: The Ark of the Covenant in De Extermianatione mali et promotione boni
Introduction: Res gestae
De exterminatione mali et promotione boni
Commentary
  
Summary & Conclusions

Works Cited

Indices
The Scriptures
Ancient & Medieval Authors
Modern Authors

Informations pratiques :

Hugh Feiss, Tabernacle, Table, Ark, and Text. Richard of Saint Victor on the Interpretation of Scripture, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 234 p. (Studia Traditionis Theologiae, 67). ISBN : 978-2-503-62378-8. Prix : € 65,00.

Source : Brepols

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Publication – Frances Courtney Kneupper, « Prophecy and the Battle for Spiritual Authority, 1360–1400. Outsiders, Women, and Reformers »

The end of the fourteenth century was a time of upheaval and contested authority among the traditional institutions of medieval Europe. In response to these conditions, a number of people began to claim their own authority, as prophets speaking the word of God. They came from outside of the clerical elite and were mostly women and reformers. This book examines the battle over authority which ensued. Prophetic women and other non-elites successfully used prophecy to exert influence and to enter the corridors of power, while educated male clerics insinuated that prophecy was the product of demonic influence and therefore a hazard to the public. Surprisingly, a third faction also emerged—an international network of clerical men who wrote in support of female prophecy. This volume traces the arguments made by these three groups, the clashes that erupted, and the long-term impacts of this battle on ideas of spiritual authority.

Frances Courtney Kneupper has spent her scholarly career focused on the voices of the marginalized in late medieval Europe. In particular, she has studied the way that spirituality, especially heresy and prophecy, have been used to express critiques of the status quo. She has published widely on prophecy and prophetic women in the Middle Ages, addressing the topics of prophecy, gender, and authority.

Table des matières :

Introduction
Part 1. The Prelude
1:Prophetic Models: Birgitta the Bride and Johannes the Astonishing
2:Advocating for New Prophets—Establishing Rules for Prophecy
3:The Outbreak of Schism and the First Skirmish over Prophecy (1378–80)
Part 2. An Outpouring of Prophecy
4:Mystical Love Prophets
5:Female Prophets Breaking Gender Conventions
6:Outsiders and Reformers
Part 3. “Beware False Prophets” – Responses and Defenses
7:Theologians, Prophecy, and Demons
8:“God is silent in his anger”
9:Uncertainty, Skepticism, Schism, and Antichrist
10:Confounding the Wise
Conclusion

Frances Courtney Kneupper, Prophecy and the Battle for Spiritual Authority, 1360–1400. Outsiders, Women, and Reformers, Oxford, Oxford University Press ; 1 vol., 304 p. ISBN : 978-0-19894-035-7. Prix : GBP 99,00.

Source : Oxford University Press

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Colloque – Thomas d’Aquin, la paix comme acte

Colloque organisé par l’Unité de Recherche CONFLUENCE : Sciences et Humanités (EA1598), la Faculté de théologie et la Faculté de philosophie de l’UCLy.

Dans une actualité mondiale marquée par les guerres et les conflits, la paix pourrait n’apparaître que sous le mode d’une extrême fragilité : fragilité de l’aspiration des peuples et des individus à une vie meilleure, mais toujours repoussée vers un avenir incertain ; fragilité des équilibres présents souvent faits de compromis précaires et peu satisfaisants.


Face aux désarrois contemporains, l’objet de ce colloque est d’interroger la conception que Thomas d’Aquin a élaborée de la paix, mais aussi d’examiner le rôle et la fonction qu’il lui donne dans sa pensée théologique, éthique et politique.


À travers une mise en situation historique et l’étude de ses sources bibliques, patristiques et philosophiques, on cherchera les outils propres que Thomas fournit pour penser la ratio pacis, unissant profondément paix de l’âme et paix des peuples, qu’il conçoit l’une et l’autre non comme un simple état, mais comme un « acte » de la charité.


On retracera la postérité de cette compréhension de la paix et on en cherchera la possible fécondité, réflexive et pratique, pour notre temps.

Jeudi 3 décembre

Conférence inaugurale

18h30  : Passif ou pacificateur ? Le chrétien face à la construction de la paix
par Jacques-Benoît RAUSCHER (UCLy, Société thomiste)
UCLy, campus Carnot, amphi Delbrêl K102

Vendredi 4 décembre

Accueil à 9h – UCLy, campus Carnot, amphi Jean-Paul II
par Camille DE BELLOY (UCLy, doyen de la Faculté de philosophie Président de la Société Thomiste)

Ouverture à 9h15 par Grégory woimbée, recteur de l’UCLy

MATINÉE 9h30-12h30
Présidence : Elie AYROULET (UCLy)

9h30 : Tranquillitas ordinis : la paix augustinienne est-elle un état passif ou hors de portée de l’agir humain ?
Pauline RATES (ENS Lyon, IHRIM)

10h15 : Faire la paix : le discours « chimérique » de Bernard de Clairvaux
Philippe NOUZILLE (Pontificio Ateneo Sant’Anselmo, Roma)

11h : Pause

Présidence : Marta BORGO (Commission Léonine, Société Thomiste)

11h30 : La paix en tant que fruit de l’Esprit et en tant qu’action dans les commentaires bibliques de saint Thomas
Anton TEN KLOOSTER (Tilburg University)

12h15 : Discussion avec les intervenants de la matinée

12h30 : Pause déjeuner


Après-midi 14h15-18h30
Présidence : Marc MILLAIS (Commission Léonine, Société Thomiste)

14h15 : La paix comme objectif fondamental de l’office royal chez Thomas d’Aquin et ses premiers disciples

Vincent MARTIN (Université de Rouen Normandie)

15h : N’y a-t-il de paix qu’entre amis ? Thomas d’Aquin et Aristote
Charles EHRET (Lyon 3)

15h45 : Pause

Présidence : Tobias HOFFMANN (Sorbonne Université, Société Thomiste)

16h15 : La paix dans la tradition aristotélicienne médiévale : fin en soi ou moyen en vue d’une fin plus haute ?
Lidia LANZA (Centro de Filosofia da Universidade de Lisboa)

17h : Discussion avec les intervenants de l’après-midi

17h30 : Présentation d’ouvrages de doctrines médiévales par des membres de la Commission Léonine et/ou de la Société thomiste

Samedi 5 décembre

Accueil, café à 9h15 – Couvent du Saint-Nom-de-Jésus

MATINÉE 9h15-12h30
Présidence : Iacopo COSTA (Commission Léonine, CNRS-président de la section 37)

9h30 : Bienheureux les pacifiques : exégèse thomasienne d’une béatitude évangélique
Luc-Thomas SOMME (Université de Fribourg, Suisse)

10h15 : « À l’exemple du bienheureux père François, l’esprit haletant, je cherchais cette paix. »
Itinéraires bonaventuriens vers la paix

Matthieu BERNARD (UCLy)

11h : Pause

11h30 : Discussion avec les intervenants de la matinée et conclusions

Informations pratiques :

Du jeudi 03 décembre 2026 à 18h30 au samedi 05 décembre 2026 à 12h00 Lieu de l’évènement

UCLy et Couvent du Saint-Nom-de-Jésus – 69000 Lyon

Tarif : gratuit

Inscription obligatoire

Lieux :

  • 3 et 4 décembre : UCLy, 23 place Carnot, 69002 Lyon
  • 5 décembre : Couvent du Saint-Nom-de-Jésus, 93 Rue Tête d’Or, 69006 Lyon

Source : Université catholique de Lyon

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Offre d’emploi – Lecturer, University of Hull – Department of History

Closes: 21st September 2026

We are committed to equality, diversity and inclusion, creating a community where colleagues feel respected and valued. We aim to reflect the diversity of our students and communities, and to strengthen our university through collaboration and diverse perspectives, across all roles at the University.

The advertised post arises from the successful award of a Leverhulme Major Research Fellowship. The successful applicant will contribute to the delivery of our existing team-taught modules across the History programme, which also shares modules with the joint BA in History and Politics. In addition, they will contribute to the delivery of the area’s taught Masters programme, and undertake the supervision of undergraduate and taught postgraduate independent projects as required.

This post has a substantive focus on research, and the successful applicant will produce research to an international standard, evidenced through publication, collaborative projects, and by applications for funding to support research and enhance impact.

The successful applicant will contribute to the delivery of our existing team-taught modules across the History programme, which also shares modules with the joint BA in History and Politics. In addition, they will contribute to the delivery of the area’s taught Masters programme, and undertake the supervision of undergraduate and taught postgraduate independent projects as required.

This post has a substantive focus on research, and the successful applicant will produce research to an international standard, evidenced through publication, collaborative projects, and by applications for funding to support research and enhance impact.

The role holder will be expected to contribute to recruitment activity, to provide pastoral support to undergraduate students, and to make contributions to the administration of the unit, as determined by the Head of School.

The full job description can be viewed here.

When applying, please submit a CV and Covering Letter.

For any informal queries, please contact Colin Veach at C.Veach@hull.ac.uk

Source : Jobs.ac.uk

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Séminaire – Atelier de traduction de textes scientifiques latins. Textes naturalistes du Moyen Âge, 2026-2027 : les pierres « animales »

L’Atelier de traduction de textes scientifiques latins reprend cette année 2026-2027 à l’IRHT à partir du mercredi 30 septembre. Vous êtes très cordialement invités à y participer ou à diffuser l’information auprès de vos collègues ou étudiants

Textes naturalistes du Moyen Âge, 2026-2027 : les pierres « animales 

Cette année, il est organisé en collaboration avec Jean-Charles Coulon (IRHT), ce qui permettra de mettre en valeur les parallèles entre les sources arabes et les textes latins.

Le séminaire se concentrera sur les « pierres animales » et leurs propriétés, dans l’Antiquité gréco-latine et dans le Moyen Âge arabe, latin et français. 

Sous ce qualificatif on comprend : 

–       les gastrolithes, pierres qu’on trouve dans les gésiers ou estomacs animaux (ex. : chélidoine, alectoire et autres « grits » des gésiers), 

–       celles provenant d’une déjection animale (ex. : lyncurium), 

–       les pierres trouvées dans d’autres parties des corps animaux (ex. : chélonite, brione, hyène, crapaudine/borax/bezoar, nisus, dracontide, léporine),

–       celles qui coexistent avec les animaux (ex. : aethite, pierre du cerf, yris), 

–       celles qui tirent leur nom d’un animal (ex. : ophite ou namaphite, caccine, élaphite, hiéracite). 

Le séminaire réunit des chercheurs et des étudiants de master et de doctorat autour de textes scientifiques médiévaux latins, qu’ils traduisent et dont ils étudient ensemble les sources et les textes parallèles, en latin ou dans d’autres langues anciennes. 

Comme les années précédentes dans l’Atelier de traduction de textes scientifiques médiévaux, le début de la séance sera souvent consacré à l’intervention d’un des participants, ou d’un invité spécialiste, pour présenter un texte, ou approfondir un motif trouvé dans une des sources exploitées. 

La connaissance de l’arabe n’est pas un pré-requis, celle d’une des trois langues (grec, latin ou arabe) suffit.

Séances : 2 fois par mois à partir de fin septembre, le mercredi à 14 heures, salle 2.001, IRHT, Campus Condorcet, Bâtiment de recherche Nord. Le séminaire peut être suivi à distance en visioconférence. S’adresser à isabelle.draelants@irht.cnrs.fr

Cf. https://ateliervdb.hypotheses.org/2050 : calendrier et annonces.

Le séminaire pourra être validé dans le cadre de différents masters, mais est ouvert à tous.

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Appel à contribution – Les pierres au Moyen Âge : entre croyances et savoirs

Omniprésente dans la vie des hommes et des femmes du Moyen Âge, la pierre (naturelle ou précieuse) constitue un objet d’étude particulièrement intéressant. Elle édifie et structure les lieux de culte, incarne la permanence du sacré dans la pierre taillée des cathédrales et se glisse dans les reliquaires, les objets liturgiques, les parures aristocratiques. Bien au-delà de la matérialité, elle condense un savoir pluriel à la croisée de la théologie, de la médecine, de la magie ou de la philosophie naturelle. Deux grandes traditions textuelles l’attestent : d’une part, les lapidaires, des traités savants répertoriant les vertus médicinales et magiques des gemmes, dont le De Lapidibus de Marbode de Rennes constitue le modèle canonique, d’autre part, les encyclopédies naturelles, telles que le Liber subtilitatum d’Hildegarde de Bingen ou encore le De mineralibus d’Albert le Grand, qui abordent la minéralogie dans le cadre d’une philosophie de la nature héritière d’Aristote et de ses commentateurs, notamment Avicenne.

Les vertus attribuées aux pierres (thérapeutiques, apotropaïques, astrales) procèdent par similitude entre le visible et l’invisible, entre le terrestre et le céleste. La pierre précieuse nourrit également une exégèse biblique intense : les douze gemmes du pectoral d’Aaron (Exode) etcelles de la Jérusalem céleste (Apocalypse) sont glosées dans les lapidaires chrétiens comme autant de figures des apôtres, des vertus ou de la perfection divine (Gontero-Lauze, 2006).

Les recherches récentes en histoire de l’art, en archéologie et en archéométrie invitent toutefois à confronter ces discours à la matérialité des objets qu’il s’agisse de gemmes ou de pierres ordinaires. Des analyses minéralogiques menées sur plusieurs trésors d’orfèvrerie religieuse médiévale ont ainsi révélé que certaines œuvres prestigieuses associaient pierres précieuses et imitations, soulignant l’écart possible entre les propriétés idéales attribuées aux gemmes et leur usage concret. L’étude des objets met également en évidence l’importance du réemploi : de nombreuses intailles antiques ont été réintégrées dans des reliquaires, des croix ou des manuscrits précieux, conférant à ces pierres une valeur liée autant à leur ancienneté et à leur symbolique qu’à leur nature matérielle. Mais la pierre structure aussi les espaces du quotidien et son agencement participe aussi à la construction du sens, comme en témoignent certaines reliures carolingiennes dont la disposition évoque la croix ou la Jérusalem céleste. Enfin, des textes techniques, tels que le Trésorier de philosophie naturele des pierres précieuses de Jean d’Outremeuse, révèlent l’existence de savoir-faires consacrés à la fabrication de pierres artificielles, ouvrant ainsi la réflexion sur les dimensions artisanales, économiques et symboliques de la pierre, précieuse ou non, au Moyen Âge.

Ces objets textuels et matériels, essentiellement produits et transmis dans des milieux cléricaux et aristocratiques, soulèvent des questions méthodologiques importantes : que peut-on réellement inférer sur les pratiques effectives, au-delà des savoirs prescrits ? Dans quelle mesure les traités savants constituent-ils un savoir autonome, distinct de l’exégèse et de la magie ? Ces journées d’étude invitent à interroger la pierre dans toutes ses dimensions matérielles, symboliques, textuelles et rituelles, en privilégiant une approche interdisciplinaire qui croise littérature, histoire de l’art, philosophie naturelle, archéologie et anthropologie religieuse.

Axes thématiques

1. Espaces : De l’architecture des cathédrales aux pierres d’autel, des dalles funéraires aux objets liturgiques incrustés de gemmes, les contributions pourront interroger la manière dont la pierre qualifie et hiérarchise l’espace religieux et profane dans la spiritualité médiévale.

2. Savoirs : La pierre fait l’objet d’un double investissement textuel : d’une part par la tradition lapidaire et des encyclopédies qui constituent un corpus scientifique à part entière et dont les propositions pourront interroger la transmission, la classification et les tensions entre savoir médical, magie et exégèse biblique; d’autre part dans les textes narratifs et poétiques (romans, chansons de geste, hagiographies, etc.) où les mêmes pierres induisent des valeurs symboliques, spirituelles et sociales.

3. Pratiques : Entre croyances et savoirs codifiés, les pierres s’inscrivent dans des gestes, des rituels et des usages matériels. Études archéologiques des lieux et objets de dévotion, usages thérapeutiques documentés dans les traités médicaux, ornementation courtoise et joaillerie symbolique sont autant de pistes à explorer.

Modalités de soumission

Pour ces journées d’études, les JCM vous proposent d’explorer un ou plusieurs aspects des croyances et savoirs autour des pierres au Moyen Âge et de venir confronter vos recherches à d’autres, dans une perspective interdisciplinaire. Les présentations dureront une vingtaine de minutes et un support PowerPoint bilingue (langue de présentation + autre langue parmi le français et l’anglais) vous sera demandé.

Nous invitons tous·tes les jeunes chercheur·ses médiévistes à nous faire parvenir leur proposition de contribution de maximum une page, accompagnée de renseignements pratiques (titre du dernier diplôme obtenu, institution de rattachement, domaine de recherche) en format Word, d’ici au 6 novembre 2026 à l’adresse suivante : jcm.unine@gmail.com.

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Appel à contribution – Making Accounts Count – A PhD Workshop on Churches, Sources and Methods in the Late Middle Ages

What can medieval accounts tell us – and how do we actually work with them?

Late medieval accounts offer fascinating insights into the economy and the social and material worlds of medieval institutions. At the same time, working with them raises very practical questions: How do we approach large bodies of handwritten material? How do we turn entries on a page into data and historical knowledge? Which methods and digital tools are useful – and how can highly local sources be connected to broader debates in medieval studies?

Making Accounts Count is a two-day workshop bringing together PhD researchers working with accounts, accounting practices and related sources from the late Middle Ages. A particular focus lies on churches, monasteries and other ecclesiastical institutions, but contributions from neighbouring fields and institutional contexts are warmly welcome. A dedicated peer work session will offer the opportunity to take a closer look at sources, tools, datasets and methodological challenges together in small groups.

– The project: What are you researching, and what are your sources and questions?
– The process: How do you work with your material? Which methods and tools do you use, and what challenges do you encounter?
– The bigger picture: Where does your project sit within existing scholarship, and where do you see possibilities for comparison?

Work in progress is explicitly welcome, and we invite PhD researchers at all stages – from first encounters with the sources to nearly completed projects. Contributions from different disciplines and geographical areas are warmly welcome, including history, art history, archaeology, historical linguistics, codicology and digital humanities.

Bring your sources. Bring your methods, Bring your questions.

Presentations of approximately 15 minutes, held in English will be followed by extended discussions with fellow PhD researchers and invited senior scholars. Rather than simply presenting research, the workshop is intended as a space to exchange ideas, methods and experiences, discuss problems, and discover connections between projects, disciplines and regional research traditions.

Participation is free of charge. The organisers will provide financial support towards travel and accommodation costs for invited participants.

To apply, please send an abstract of approximately 300 words, together with a short biography, briefly outlining your doctoral project, sources and methods, as well as questions or challenges you would like to bring to the workshop to ckropp@roots.uni-kiel.de by Sunday 22nd November 2026.

Source : H-Soz-Kult

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Publication – « Lehen, Pfand und Amt. Neue Blickwinkel auf das Lehnswesen in Nord- und Mitteleuropa (12.–15. Jahrhundert) », éd. Oliver Auge, Frederic Zangel

Das Lehnswesen galt lange Zeit als zentrales Ordnungssystem, das das gesamte Mittelalter durchzog. Das daraus abgeleitete wissenschaftliche Modell – zugespitzt in der sogenannten Lehnspyramide – diente selbst dann noch zur Erklärung von Ereignissen, Strukturen und Prozessen, wenn belastbare Quellenbelege fehlten. Mit dem Erscheinen von Susan Reynolds’ Werk zu Fiefs and Vassals im Jahr 1994 wurde diese Meistererzählung grundsätzlich in Frage gestellt. Die seitdem bezogenen Positionen reichen vom Festhalten am Althergebrachten über zahlreiche Vorschläge zu Modifizierung bis hin zur grundsätzlichen Infragestellung der Existenz des Lehnswesens. Diese ebenso vielfältige wie produktive Debatte findet im vorliegenden Sammelband ihre Fortsetzung – mit einem besonderen Fokus auf das spätmittelalterliche Nord- und Mitteleuropa sowie auf die Verflechtungen des Lehnswesens mit Geld- und Verwaltungswesen.

Table des matières :

  • Abdeckung
  • Titelblatt
  • Copyright-Seite
  • Inhaltsverzeichnis
  • Verzeichnis der Abbildungen und Tabellen
  • Zur Einführung (Oliver Auge und Frederic Zangel)
  • Lehen, Geld und Pfand im Mittelalter. Forschungsergebnisse und offene Fragen (Karl-Heinz Spieß)
  • Sektion I Skandinavien
  • „… wie der Baum, an dem keine Frucht ist“? Quellenkritische Überlegungen zum Lehnswesen im mittelalterlichen Dänemark (Frederic Zangel)
  • Lehnsfrauen in Dänemark im Spätmittelalter und in der Reformationszeit (Grethe Jacobsen)
  • Wahllose Günstlingswirtschaft oder Belohnung mit System? Grundlegende Betrachtungen zum „län“ in Schweden und Finnland im 15. Jahrhundert (Laura Potzuweit)
  • Moderation und Mediatisierung von Herrschaft im mittelalterlichen Königreich Norwegen (Stefan Magnussen)
  • Sektion II Der norddeutsche Raum
  • Lehnswesen zwischen Königsau und Elbe – eine Spurensuche (Oliver Auge)
  • Die Machtprobe aufs Exempel. Lehnswesen und adelige Gefolgschaft in Ostsachsen während des deutschen Thronstreits (1198–1208/1218) (Jan Habermann)
  • Lehen, Pfand und Amt in der Mark Brandenburg im Hoch- und Spätmittelalter. Entwicklung, strukturelle Ähnlichkeiten und Unterschiede (Grischa Vercamer)
  • Die Stadt Stralsund und ihre Bürger als Pfandinhaber und Besitzer von Lehngütern vom 14. bis zum frühen 16. Jahrhundert (Dirk Schleinert)
  • Lehen und Verwaltung im Ordensland Preußen (Jürgen Sarnowsky)
  • Sektion III Das Reich und der Süden
  • Der neue Lohn des Dienstes: Die Pfandpolitik der römisch-deutschen Könige bis zur Mitte des 13. Jahrhunderts (Andreas Büttner)
  • „Milites“ und Geld. Vom Lehns- zum Soldrittertum? Wandlungsprozesse in der Organisation ritterlicher Kriegsdienste im Reich des 12. und 13. Jahrhunderts (Marco Krätschmer)
  • Leihe, Pfand und Geld im Südwesten des Reiches. Die Urkunden der Bischöfe von Basel (12./13. Jahrhundert) (Jürgen Dendorfer)
  • Lehen, Pfand und Lehnswesen? Leiheformen und Kriegsdienste im Hochstift Bamberg im 12. und 13. Jahrhundert (Sebastian Kalla)
  • Zusammenfassung. Lehen, Pfand und Amt. Neue Blickwinkel auf das Lehnswesen in Nord- und Mitteleuropa (12.–15. Jahrhundert) (Thomas Ertl)
  • Verzeichnis der Abkürzungen
  • Orts- und Personenregister

Infromations pratiques :

Lehen, Pfand und Amt. Neue Blickwinkel auf das Lehnswesen in Nord- und Mitteleuropa (12.–15. Jahrhundert), éd. Oliver Auge, Frederic Zangel, Lausanne, peter Lang, 2026 ; 1 vol., XVI–452 p. (Geschichte & Politikwissenschaften). ISBN : 978-3-63194-167-6. Prix € 79,40.

Source : Peter Lang

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Appel à contribution – Annoncer et mémoriser la mort au Moyen Âge : pratiques scripturaires et culture matérielle

Au Moyen Âge, la mort n’est pas seulement un seuil biologique ou théologique ; elle est le catalyseur d’une immense production écrite et d’une intense activité documentaire. L’irruption du trépas exige à la fois une diffusion de la nouvelle – pour mobiliser les réseaux de prière ou réordonner les structures politiques et sociales – et une fixation mémorielle pérenne, indispensable au salut de l’âme et à la survie de la communauté des vivants.

C’est au prisme de cette double nécessité, oscillant entre l’éphémère de l’annonce et l’éternité du souvenir, que la revue Pecia. Le Livre et l’écritsouhaite consacrer son prochain volume.

Si l’histoire de la mort et des sensibilités religieuses a déjà fait l’objet de travaux majeurs, ce volume se propose d’adopter une perspective résolument centrée sur la culture matérielle de l’écrit. Il s’agira d’interroger la manière dont le livre, le document diplomatique, l’inscription épigraphique ou le support nomade recueillent, formalisent et transmettent le fait funéraire.

Les contributions pourront ainsi explorer les modalités de circulation de l’information (des rouleaux des morts aux brefs d’annonce), les dynamiques codicologiques et paléographiques de l’enregistrement (nécrologes, obituaires, ajouts marginaux dans les livres liturgiques), ainsi que les genres graphiques et textuels dédiés à la mémoire (livres d’heures, testaments, recueils d’épitaphes). Une attention toute particulière sera portée à la matérialité des supports, à la genèse des textes, à l’histoire des bibliothèques et aux pratiques des scriptoria ou des chancelleries.

La revue sollicite des études de cas inédites, des éditions de textes commentées ainsi que des approches méthodologiques transversales (paléographie, diplomatique, codicologie, histoire de l’art) permettant de mettre en lumière la fabrique écrite du souvenir médiéval.

Informations pratiques :

  • Date limite de soumission des propositions : 31 octobre 2026.
  • Format des propositions : un résumé d’environ 300 à 500 mots, accompagné d’une brève notice biographique, à envoyer à : jldeuffic@gmail.com (Jean-Luc Deuffic) = https://pecia.blog.tudchentil.org/
  • Langues acceptées : Français, anglais.
  • Date limite de remise des textes : 30 mai 2027.

Call for Papers | Pecia. Le Livre et l’écrit (29, 2026)

Announcing and Commemorating Death in the Middle Ages: Scriptural Practices and Material Culture

In the Middle Ages, death was not merely a biological or theological threshold; it acted as a catalyst for an immense output of written material and intense documentary activity. The occurrence of death demanded both the dissemination of the news – to mobilize prayer networks or reorder political and social structures – and a lasting codification of memory, which was essential for the salvation of the soul and the continuity of the community of the living.

It is through the lens of this dual necessity, oscillating between the transience of the announcement and the eternity of remembrance, that the journal Pecia. Le Livre et l’écrit wishes to dedicate its upcoming volume.

While the history of death and religious sensibilities has already been the subject of major scholarly works, this volume aims to adopt a perspective resolutely centered on the material culture of the written word. The objective is to examine how books, diplomatic documents, epigraphic inscriptions, and portable media recorded, formalized, and transmitted the reality of death.

Contributions may explore the modalities of information circulation (from mortuary rolls to brief announcements), the codicological and paleographical dynamics of recording death (necrologies, obituaries, marginal additions in liturgical books), as well as the graphic and textual genres dedicated to remembrance (books of hours, wills, collections of epitaphs). Particular attention will be paid to the materiality of the media, the genesis of the texts, the history of libraries, and the practices of scriptoria or chancelleries.

The journal welcomes unpublished case studies, text editions with commentaries, and cross-disciplinary methodological approaches (paleography, diplomatics, codicology, art history) that shed light on the written fabrication of medieval memory.

Practical information:

  • Proposal submission deadline: October 31, 2026.
  • Proposal format: an abstract of approximately 300 to 500 words, accompanied by a brief biographical note, to be sent to: jldeuffic@gmail.com(Jean-Luc Deuffic) = https://pecia.blog.tudchentil.org/
  • Accepted languages: French, English.
  • Final text submission deadline: May 30, 2027.
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