Comment les genres littéraires émergent-ils ? À partir de quand un corpus contient-il suffisamment de textes pour que ses lecteurs éprouvent le besoin de les trier et de les regrouper par affinités ? Lorsqu’une littérature s’élabore de manière expérimentale, par coups d’essai et coups de sonde, sans le poids d’un apparat théorique ou d’une tradition antérieure, d’où viennent les lignes de force qui vont rassembler et distinguer les œuvres entre elles ? Les premières décennies de la littérature narrative d’expression française au Moyen Âge – des origines jusqu’à l’émergence de la prose littéraire autour de 1200 – constituent un laboratoire générique où auteurs et lecteurs construisent ensemble un paysage poétique aux potentialités multiples, tantôt fixe, tantôt fuyant. Patrick Moran propose ici, à travers l’examen de cette période décisive, d’étudier les mécanismes qui gouvernent notre pulsion catégorisante.
Patrick Moran, Le marché céleste. Essai sur l’émergence des genres littéraires narratifs au Moyen Âge, Genève, Droz, 2026 ; 1 vol., 304 p. (Publications Romanes et Françaises, 285). ISBN : 978-2-600-06729-4. Prix : € 49,00.
Publié dansPublications|Commentaires fermés sur Publication – Patrick Moran, « Le marché céleste. Essai sur l’émergence des genres littéraires narratifs au Moyen Âge »
Moins célèbre que le pont d’Avignon, le pont lyonnais sur le Rhône possède pourtant une histoire d’une richesse exceptionnelle : seul passage du fleuve jusqu’au XVIIIe siècle, il fut démoli en 1953 après plus de 700 ans d’existence.
Aujourd’hui, il apparaît nécessaire de reconsidérer à nouveaux frais les premiers travaux historiques de Marie-Claude et Georges Guigue (1886) et la synthèse archéologique de Joelle Burnouf (1991) sur cette question. S’appuyant sur un corpus archivistique foisonnant — délibérations capitulaires, registres comptables, vestiges archéologiques —, l’auteur reconstitue ici son histoire depuis sa fondation au XIIe siècle jusqu’à la Renaissance.
Plus qu’un simple ouvrage utilitaire, ce pont fut un enjeu de pouvoir entre le chapitre cathédral, l’archevêque et les bourgeois de la ville, un pôle religieux, un axe marchand stratégique et un point de défense militaire. Entité juridique autonome dotée de droits féodaux, de terres et d’une trésorerie prospère, il fut encore un chantier permanent animé par maçons, charpentiers et manœuvres. À travers ce monument oublié, c’est une tranche entière de la vie sociale, économique et politique de Lyon médiéval qui se révèle au lecteur.
Informations pratiques :
Jean-Benoît Krumenacker, Au défi du Rhône. Construction, exploitation et usages d’un pont à Lyon, XIIe-XVIe siècle, Lyon, CIHAM-Editions, 2026 ; 1 vol., 324 p. (Collection Mondes médiévaux, 17). ISBN : 978-2-9585-8096-4. Prix : € 30,00.
Publié dansPublications|Commentaires fermés sur Publication – Jean-Benoît Krumenacker, « Au défi du Rhône. Construction, exploitation et usages d’un pont à Lyon, XIIe-XVIe siècle »
Durante la Edad Media, las complejas intersecciones entre el poder, la doctrina y la tecnología dieron forma a la experiencia visual. Las preguntas sobre quién veía las imágenes, cómo se veían y qué se podía mostrar son, por lo tanto, inseparables de las estructuras de visión orquestadas por las autoridades políticas y eclesiásticas. Los estudios de varios investigadores han disipado la idea de una «Edad Media antivisual».
Investigaciones recientes sobre la metafísica de la luz, las teorías medievales de la cognición, las estructuras narrativas, el color y la visión encarnada, entre otros temas, han demostrado la importancia de las condiciones de visión y la subjetividad para la función y la recepción de las imágenes medievales. Se han examinado las configuraciones históricas y culturalmente específicas que regían el ver, el ser visto y la representación visual, es decir, las fuerzas sociales, tecnológicas e institucionales que organizaban los regímenes de la visión. Al hacerlo, los nuevos estudios también han renovado la atención prestada a los escritos de Guillermo de Ockham, Roger Bacon, Pedro de Limoges y otros, en contextos más amplios como la recepción del saber antiguo, la ciencia óptica y la historia de las controversias eucarísticas.
El coloquio dedicado a los «regímenes de visualidad» del arte medieval tiene como objetivo avanzar en la comprensión de las diversas formas en que la atención del espectador hacia las obras medievales construía significado. Con ese fin, se examinarán los protocolos de observación incorporados en la ekphrasis y otros textos, se explorará las nociones de tiempo y progresión que se materializan a través de los movimientos del espectador, la representación ritual y los cambios de perspectiva y se prestará atención a las señales internas para la observación adecuada de las obras de arte. Además, se considerará cómo las condiciones físicas cambiantes de la visión, como las progresiones de luz (natural y artificial), el pasar las páginas, la manipulación y las circunstancias corporales del envejecimiento, la educación y la salud, contribuyeron a comprender el significado de las obras de arte medieval, generando lo que podría denominarse un «programa de visión» para los fieles.
Reconociendo que la visión no era ni pasiva ni neutral durante la Edad Media, sino un elemento activo en la construcción del significado de las obras de arte, este coloquio se propone examinar las coordenadas culturales y los intereses ideológicos del arte medieval, incluidos los procedimientos de conocimiento, las prácticas de devoción y el ejercicio del poder articulado a través de regímenes visuales deliberados.
Programme :
Viernes, 2 octubre (Aguilar de Campoo. Fundación Sta. Mª la Real)
09.00 h.: Recepción de asistentes
09.30 h.: Presentación del Coloquio. Gerardo Boto Varela / Alejandro García Avilés
Presidencia de sesión: Alejandro García Avilés (Universidad de Murcia)
09.45 h.: Víctor I. Stoichita – Université de Fribourg (Suiza): Soñar con los ojos abiertos. San Pedro sonámbulo
10.30 h.: Debate
10.45 h.: Pausa-café
11.15 h.: Antonia MartínezRuipérez – Universität Basel (Suiza): Ver lo inaccesible en el siglo XII
12.00 h.: Comunicación
12.20 h.: Debate
Sesión de tarde Presidencia de sesión: Gerardo Boto Varela (Universitat de Girona)
16.00 h.: Ravinder Binning – Universität Wien (Austria): The Aesthetics of Obscurity in Middle Byzantine Art
16.45 h.: Martin Schwarz – Universität Basel (Suiza): Geometry Distorted. Late Gothic Desing and the Limits of Vision
17.30 h.: Comunicación
17.50 h.: Debate
Sábado, 3 de octubre (Baltanás. Museo del Cerrato)
08.15 h.: Desplazamiento en autobús (a cargo de la organización)
Presidencia de sesión: Marc Sureda Jubany (Fundació Institut Amatller d’Art Hispànic)
10.00 h.: Francisco Prado-Vilar – Universidad de Santiago de Compostela (España): Figura, Ymago, simulacro: sobre los límites del parecido
10.45 h.: Jorge Tomás García – Universidad Autónoma de Madrid (España): La visión sonora. Ante los panegíricos latinos entre la Antigüedad y la Edad Media
11.30 h.: Debate
12.00 h.: Visita. Museo del Cerrato (sala de arte sacro) y barrio de bodegas históricas
14.00 h.: Comida
16.30 h.: Visita a la iglesia de Santa Columba de Villamediana
18.00 h.: Visita al monasterio de Santa Cruz de la Zarza
Domingo, 4 de octubre (Aguilar de Campoo. Fundación Sta. Mª la Real)
Presidencia de sesión: Fernando Gutiérrez Baños (Universidad de Valladolid)
09.30 h.: Elina Gertsman – Case Western Reserve University (USA): Seeing in the Dark
10.15 h.: Comunicación
10.35 h.: Debate
10.55 h.: Descanso
11.15 h.: Thomas Dale – University of Wisconsin-Madison (USA): The Pala d’Oro of San Marco. Dante and the multi-sensory perception of the Heavenly Paradise
12.00 h.: Debate
12.30 h.: Conclusiones: Vincent Debiais – École des Hautes Études en Sciences Sociales/CNRS (París)
13.00 h.: Clausura y entrega de certificados a los asistentes
Dans le cadre de la conservation-restauration de deux tapisseries aux armes d’Adrien de Croÿ-Roeulx, datées des années 1530 et conservées à TAMAT (Musée de la Tapisserie et des Arts Textiles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Tournai), une journée d’étude internationale est organisée afin d’interroger ces œuvres et les problématiques qu’elles soulèvent.
Ces deux tapisseries armoriées, dominées par une composition héraldique monumentale associant armes, collier de la Toison d’or et figure du dragon, offrent un observatoire privilégié des formes de représentation nobiliaire dans les anciens Pays-Bas du XVIe siècle. Elles mettent notamment en jeu des questions liées à la culture chevaleresque, aux usages cérémoniels de la tapisserie, aux stratégies de visibilité aristocratique et aux formes emblématiques du pouvoir. Leur conservation-restauration en cours constitue également une occasion de renouveler l’étude des dimensions matérielles, techniques et visuelles de ce type de production.
Prenant appui sur ces œuvres conservées à TAMAT, la journée entend explorer plus largement la tapisserie comme support de représentation aristocratique, à la croisée de la culture matérielle, des pratiques cérémonielles ainsi que des langages héraldiques et symboliques.
Si les tapisseries d’Adrien de Croÿ-Roeulx constituent le point d’ancrage de cette rencontre, celle-ci est ouverte à des contributions portant sur des objets comparables, des corpus connexes ou des problématiques susceptibles d’éclairer, par comparaison ou contextualisation, les questions soulevées par ces œuvres.
S’inscrivant au croisement de l’histoire de l’art, de l’histoire sociale et politique, de l’héraldique, des études sur la culture visuelle et de la conservation-restauration, cette rencontre entend encourager le dialogue entre spécialistes autour de travaux en cours et de nouvelles pistes d’enquête. Elle souhaite également ouvrir des perspectives comparatives et transversales permettant de mieux comprendre les circulations des modèles, des objets, des artistes et des formes visuelles au sein des anciens Pays-Bas et des espaces curiaux européens.
AXES THÉMATIQUES
Les propositions pourront s’inscrire dans l’un ou plusieurs des axes suivants :
Produire, circuler, déployer : la tapisserie comme objet mobile
Cet axe invite à envisager la tapisserie comme un objet matériel et mobile, inscrit dans des logiques de production, de circulation et d’usage. Les communications pourront porter sur les centres de tissage, les ateliers, les matériaux, les techniques de fabrication ou les modalités de commande et d’acquisition. Une attention particulière pourra être accordée aux circulations des modèles, des artisans et des œuvres dans les anciens Pays-Bas, ainsi qu’à leur présence dans les espaces résidentiels, cérémoniels, liturgiques ou militaires.
Noblesse, réseaux et stratégies de représentation
Cet axe propose d’envisager les tapisseries dans le cadre des stratégies sociales et politiques de leur commanditaire et de son entourage. Les propositions pourront explorer les réseaux aristocratiques, les pratiques de mécénat, les dynamiques familiales et les modes de représentation du pouvoir dans le contexte des Pays-Bas habsbourgeois. Une attention particulière pourra être portée aux liens entre culture chevaleresque, affirmation lignagère, mémoire dynastique et emploi des textiles de prestige.
Héraldique, emblématique et langages visuels du pouvoir
Cet axe porte sur les dispositifs héraldiques et iconographiques présents dans les tapisseries : armoiries, devises, emblèmes, figures animales ou motifs symboliques. Les communications pourront interroger leur rôle dans la construction des identités aristocratiques et dans les pratiques de communication politique et cérémonielle. Une attention particulière sera accordée aux méthodes et aux enjeux de l’interprétation iconographique, ainsi qu’aux relations entre tapisseries, panneaux héraldiques, manuscrits, enluminures et autres supports visuels contemporains.
MODALITÉS DE SOUMISSION
Les propositions de communication (env. 300 mots), accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, sont à envoyer avant le 8 juillet 2026 à l’adresse suivante : AS.Laruelle@uliege.be
Les notifications d’acceptation seront envoyées en septembre 2026.
INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu : Tournai (avec possibilité de participation à distance).
Langues : français et anglais.
Durée des communications : 25 minutes, suivies d’une discussion.
Cette journée s’inscrit dans un projet d’étude et de conservation-restauration engagé par TAMAT, avec le soutien du Fonds Baillet Latour. Elle pourra constituer le point de départ d’une publication
Publié dansAppel à contributions|Commentaires fermés sur Appel à contribution – Tapisserie, pouvoir et représentation dans les anciens Pays-Bas au XVIe siècle Autour des tapisseries aux armes d’Adrien de Croÿ-Roeulx
King’s College London is home to the world’s largest Department of Digital Humanities, located within the Faculty of Arts & Humanities. We are internationally recognised for our interdisciplinary research and teaching at the intersection of the humanities and computational methods. The successful candidate will join the Computational Humanities research group, a vibrant and collaborative team dedicated to advancing data-driven approaches to historical, linguistic, and cultural research. This post is part of the 5-year project Computational Corpus Annotation for Quantitative Analysis of Latin Lexical Semantics (COALA), successfully evaluated by the ERC as a Consolidator Grant and funded by UKRI, led by Dr Barbara McGillivray.
About the role:
We are seeking a Postdoctoral Research Associate in Latin Linguistics to co-lead the curated stream of the COALA project.
This role is an exciting opportunity to contribute to a pioneering project at the intersection of natural language processing, historical linguistics, and computational humanities.
The postholder will co-lead the curated stream of the project, which involves designing a large corpus of Latin texts, curating it (correction of pre-processed data and corpus metadata), curation of Latin sense inventories from lexicographic sources, validating and correcting automatic word sense annotations, coordinating a team of annotators working on sense annotation, and conducting case studies on Latin lexical semantics. You will work closely with computational linguists to integrate linguistic insights into computational models and help build open-source tools and resources that will support future research in historical semantics and NLP.
You will be responsible to the Principal Investigator and will collaborate with a team of postdoctoral researchers and external advisors across linguistics, NLP, and classical studies.
This is a full-time post (35 hours per week) based in London at the KCL Strand Campus, and you will be offered a fixed-term contract until 31st January 2030
Research staff at King’s are entitled to at least 10 days per year (pro-rata) for professional development. This entitlement, from the Concordat to Support the Career Development of Researchers, applies to Postdocs, Research Assistants, Research and Teaching Technicians, Teaching Fellows and AEP equivalent up to and including grade 7. Visit the Centre for Research Staff Development for more information.
About you:
To be successful in this role, we are looking for candidates to have the following skills and experience:
Essential criteria
PhD awarded in Latin Linguistics, Historical Linguistics, Digital Humanities or a closely related field or PhD near completion in Latin Linguistics, Historical Linguistics, Digital Humanities, or a closely related field*
Experience working with Latin corpora and/or dictionaries
Excellent proficiency in written Latin
Strong publication record comparable with career stage
Ability to work collaboratively in interdisciplinary teams
Excellent written and verbal communication skills
Desirable criteria
Knowledge of Medieval Latin or Neo-Latin
Familiarity with corpus annotation standards and tools
Familiarity with computational semantics methods
* Please note that this is a PhD level role but candidates who have submitted their thesis and are awaiting award of their PhDs will be considered. Should the successful candidate be awaiting the award of their PhD, the appointment will be made at Grade 5, spinal point 30 with the title of Research Assistant until confirmation of the award of the PhD has been received. Upon confirmation of the award of the PhD, the job title will become Research Associate and the salary will increase to Grade 6, spine point 31.
La vie d’Alexandre le Grand est longuement relatée dans les chroniques universelles françaises qui lui accordent une place majeure dans le cadre de l’histoire de l’Antiquité. Sa biographie est notamment incorporée à la Chronique dite de Baudouin d’Avesnes, composée par un écrivain anonyme entre 1278 et 1281, et à la Fleur des histoires, écrite par Jean Mansel, fonctionnaire à la cour de Bourgogne, dans les années 1440, puis remaniée et amplifiée par le même auteur dans les années 1460. Provenant du nord de la France, très lus par les lecteurs nobles de la fin du Moyen Âge, ces ouvrages constituent un corpus unifié inédit et restent un champ presque vierge pour la recherche. En insistant sur le rôle du roi macédonien dans la translatio imperii et studii, ils définissent une vision de l’histoire en marche vers le salut ; en mettant en valeur la figure d’Alexandre, ils transmettent aussi des modèles de comportement personnels et offrent un début d’individualisation du personnage.
Le présent ouvrage comprend une étude de la tradition manuscrite de ces textes, une recherche sur leurs auteurs, leurs mécènes et leurs lecteurs ainsi qu’une analyse des stratégies de réécriture élaborées pour recomposer le portrait d’Alexandre et intégrer sa vie dans une histoire universelle. Nous retraçons l’histoire de la transmission manuscrite de nos chroniques, depuis les premiers possesseurs et destinataires jusqu’aux lecteurs de la fin du xve siècle et du début du xvie siècle. Sont étudiés ensuite le projet historiographique des deux auteurs et le rôle qu’y joue le récit de la vie d’Alexandre. Des Historiae adversus paganos d’Orose au Speculum historiale de Vincent de Beauvais, nos écrivains s’approprient l’héritage des histoires universelles latines et font entrer l’empire d’Alexandre dans le schéma préétabli des quatre royaumes du livre de Daniel, en l’investissant de la mission de transférer l’empire de l’Orient à l’Occident. Nous menons enfin une analyse approfondie du récit de la vie du souverain macédonien et de ses finalités, afin de comprendre comment ses réécritures contribuent au projet politico-didactique des chroniques et quelle image du héros elles cherchent à construire.
Le volume propose également une édition des prologues des chroniques et des trois récits de la vie d’Alexandre.
Elena Koroleva est maître de conférences en langue et littérature françaises médiévales à l’Université Littoral Côte d’Opale (UR 4030 HLLI). Ses travaux portent sur la réception de l’Antiquité et l’historiographie de la fin du Moyen Âge et, plus récemment, sur la littérature didactique des XIIIe-XVe siècles.
Table des matières :
Introduction
Première partie : Les manuscrits des chroniques universelles et leurs lecteurs
Chapitre 1 : La tradition manuscrite Chapitre 2 : Les commanditaires et les possesseurs
Deuxième partie : La vision de l’histoire
Chapitre 1 : Le discours des auteurs sur leur écriture de l’histoire Chapitre 2 : Alexandre et son empire dans le cadre spatio-temporel de la chronique universelle
Troisième partie : Alexandre le Grand au cœur du projet didactico-politique des chroniques universelles
Chapitre 1 : Les enfances d’Alexandre et le rôle de l’héritage gréco-égyptien Chapitre 2 : L’éducation et l’exemplarité politique d’Alexandre Chapitre 3 : Instrument de Dieu, victime de Fortune
Édition des prologues et des récits de la vie d’Alexandre
Bibliographie Annexes
Informations pratiques :
Elena Koroleva, Alexandre le Grand et l’histoire de la Macédoine dans les chroniques universelles du nord de la France (XIIIe-XVe siècle), Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 576 p. (Alexander redivivus, 16). ISBN : 978-2-503-62206-4. Prix : € 125,00.
Publié dansPublications|Commentaires fermés sur Publication – Elena Koroleva, « Alexandre le Grand et l’histoire de la Macédoine dans les chroniques universelles du nord de la France (XIIIe-XVe siècle) »
Alors que les analyses matérielles des manuscrits médiévaux normands et anglais ont mis en évidence des changements de matériaux utilisés pour les enluminures autour du XIe siècle, aucune étude historique ne permet aujourd’hui d’expliquer ces transformations. Ce projet vise à aborder la question du commerce et de l’approvisionnement en matières colorantes entre le Xe et la première moitié du XIIIe siècle en Europe occidentale à partir des sources textuelles (documentations fiscales, notariales, recettes et traités théoriques) et constitue la première étape d’une recherche collective et interdisciplinaire qui a vocation à se développer dans les prochaines années.
L’espace anglo-normand sera comparé à un autre espace d’Europe occidentale (Italie du Nord ou Catalogne, en discussion avec la personne recrutée) afin de permettre d’approfondir les hypothèses concernant les réseaux de commercialisation et les éventuelles perturbations de certaines routes ou de certaines sources d’approvisionnement.
L’objectif premier sera d’établir un recensement des sources disponibles pour une période qui se trouve en amont de la documentation généralement exploitée pour le commerce des matériaux d’écriture et de peinture au Moyen Âge. Certaines de ces sources pourront être repérées en partant des catalogues de bibliothèques et de la bibliographie existante. Les trois espaces considérés l’ont été également en raison de la disponibilité de nombreuses sources éditées, ce qui facilitera le travail de repérage. Cependant, des déplacements en archives sont à prévoir afin de permettre une recherche approfondie et une consultation de documents non édités ou numérisés sur place. La mise en ligne de cette documentation constitue l’un des objectifs majeurs du projet : il s’agira d’utiliser une plateforme pérenne, telle que Nakala.
Le second objectif sera d’analyser cette documentation et de la mettre en série. Les études concernant le commerce, les circulations de produits, l’extraction minière ou les évolutions environnementales et climatiques du Moyen Âge central sont en plein essor : ce projet de recherche pourra s’appuyer sur une bibliographie fournie et particulièrement dynamique, qu’il s’agira de confronter aux observations faites dans le cadre des analyses physico-chimiques.
Partant de ce renouveau des études économiques et environnementales, la contextualisation et l’analyse de la documentation pratique permettra de consolider ou réfuter certaines hypothèses qui ont pu être avancées pour expliquer les changements de matériaux utilisés dans l’enluminure anglo-normande. Il s’agira en particulier de réfléchir à la présence dans la documentation pratique de certains matériaux, à la chronologie de leur apparition ou au contraire de leur disparition des documents liés à leur circulation. Cette documentation pratique lue en lien avec la bibliographie pourra également permettre de réfléchir aux difficultés d’approvisionnements liés aux conflits, et à l’impact possible de la conquête de l’Angleterre par Guillaume en 1066 sur le moyen terme. La comparaison de l’espace anglo-normand avec la Catalogne ou l’Italie du Nord permettra de réfléchir à d’éventuelles différences de matériaux entre ces aires géographiques et de tester certaines hypothèses sur les réseaux méditerranéens d’approvisionnements pour certains pigments.
La mise en série des sources disponibles permettra d’éclairer les pratiques qui pouvaient être communément partagées et transmises par les enlumineurs en fonction des périodes et des aires géographiques comparées. En replaçant toujours les recettes dans leur contexte de transmission manuscrite – où et quand le manuscrit comprenant cette recette a-t-il été produit et conservé –, on espère préciser des traditions techniques, évaluer leurs évolutions sur les trois siècles et éventuellement leurs différences en fonction des aires géographiques.
Enfin, ce projet vise à développer la réflexion épistémologique sur le travail interdisciplinaire dans le cadre du patrimoine, en particulier l’histoire de la circulation des matériaux patrimoniaux. Une réflexion épistémologique sera menée de concert avec l’encadrement interdisciplinaire de ce projet de recherche, afin de réfléchir aux angles morts et aux possibilités de la mise en résonance de ces différents types de documentation dans le cas de la circulation des matériaux. Bien que ce projet s’appuie principalement sur des sources textuelles, il ne s’agit en aucun cas d’affirmer la prééminence des textes sur les analyses matérielles qui peuvent être faites des objets patrimoniaux, mais au contraire de réfléchir tout au long du projet à la manière dont des analyses réalisées sur l’un ou l’autre des corpus documentaire permettent d’éclairer l’autre, d’affiner des hypothèses ou d’en créer de nouvelles, permettant à moyen terme un va-et-vient méthodologique entre les domaines d’étude.
Missions :
Etat des lieux des sources disponibles sur la circulation des couleurs entre le Xe et la première moitié du XIIIe siècle (format de mise en ligne à discuter : billet sur Menestrel.fr, Nakala…)
Ecriture d’un article scientifique sur la base de la mise en série de ces sources et en dialogue avec les résultats des analyses physico-chimiques des travaux antérieurs.
Organisation conjointe d’une journée d’étude au printemps autour de la circulation des matériaux dans les périodes anciennes, couplée à un évènement grand public (modalités à discuter)
Qualification et compétences :
La personne recrutée devra avoir soutenu une thèse de doctorat en histoire ou histoire de l’art médiéval au plus tard au moment de la prise de poste.
La maitrise du français, ou à défaut, de l’anglais, est indispensable. La lecture de l’italien ou de l’espagnol, est un atout.
Une connaissance des sources d’au moins une des trois aires géographiques concernées par le projet (espace anglo-normand, Italie du Nord ou Catalogne) est requise
La personne recrutée devra être en mesure de travailler dans un contexte interdisciplinaire.
Pierre Chastang, UVSQ, Paris-Saclay, laboratoire ISP
Laboratoire d’accueil : la personne recrutée sera rattachée au laboratoire Dynamiques Patrimoniales et Culturelles (DYPAC) de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
Durée : 12 mois
Date de début de contrat souhaitée : octobre ou novembre 2026
Type de contrat : CDD financé par la Fondation des Sciences du Patrimoine
Salaire net mensuel : environ 2400 euros net
Environnement de travail :
Bureau dans les locaux du laboratoire DYPAC.
Intégration dans la vie scientifique de DYPAC et du CRC (participation aux séminaires)
Pas de nécessité d’être en région parisienne en permanence, mais réunions ou séminaires en présentiel réguliers.
Possibilités de financement sur la base de réponses à des appels à projet pour des séjours en archives (DYPAC, Graduate School Humanités Sciences du patrimoine)
Modalités de candidature et calendrier
Avant le 27 juin : dossier écrit
CV détaillé (par exemple CV analytique) indiquant le parcours de formation, les publications, les expériences de recherche et d’enseignement
Les candidats devront présenter leur parcours ainsi qu’une expérience personnelle de recherche qui pourrait être utile à la mise en œuvre du projet COULEURS. L’entretien peut s’appuyer sur un diaporama (sans obligation) et pourra être réalisé en français ou en anglais.
La présentation ne devra pas dépasser 10 min et sera suivie de 15 min d’entretien avec les membres du jury.
Le jury sera composé d’Anne Michelin, Marie Radepont et Catherine Rideau-Kikuchi.
Pour toute demande d’information : catherine.kikuchi@uvsq.fr
Indications bibliographiques
Mark Clarke, The Crafte of Lymmyng and the Maner of Steynyng. Middle English Recipes for Painters, Oxford, Oxford University Press, 2016.
Claude Coupry, « Les pigments utilisés pour l’enluminure à Fécamp aux XIe et XIIe siècles », inManuscrits et enluminures dans le monde normand, Xe-XVe siècles, Colloque de Cerisy-la-Salle, octobre 1995, Caen, Presses Universitaires de Caen, 2005, p. 6979.
Richard Gameson, Andrew Beeby, Flavia Fiorillo, Catherine Emma Nicholson, Paola Ricciardi, Suzanne Reynolds, Mila Crippa, Anna Mazzinghi et Lucia Pereira-Prado, The pigments of British medieval illuminators: a scientific and cultural study, London, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Archetype Publications, 2023.
Ce projet s’inscrit dans la continuité de certains travaux des porteurs :
Laurianne Robinet, Sylvie Heu-Thao, Lucie Arberet, Anne Michelin, Oulfa Belhadj, Marie Radepont et Stéphane Lecouteux, « Practices of the Mont Saint-Michel scriptorium in the use of parchment for manuscripts in the 11th century », Journal of Cultural Heritage, 67, 2024, p. 452460.
Étienne Anheim, Catherine Rideau-Kikuchi et Lise Saussus, « Des choses et des mots : écarts sémantiques, problèmes méthodologiques », Technè. La science au service de l’histoire de l’art et de la préservation des biens culturels, 57, 2024, p. 49.
Nicolas Ruffini-Ronzani, François Bougard, Pierre Chastang, Oulfa Belhadj, Gaëlle Denion, Sylvie Heu-Thao, Laurianne Robinet et Véronique Rouchon, « Encre, parchemin et papier à Chartres à la fin du XIVe siècle. Les matériaux de l’écrit au prisme des sciences expérimentales », Bibliothèque de l’École des chartes, 175, 2020, p. 183214.
Publié dansOffre d'emploi|Commentaires fermés sur Offre d’emploi – Post-doctorat : projet COULEURS
Le septième colloque international consacré à la variation linguistique dans la Romania (DIA VII) aura lieu en juin 2027 à Nancy ; il sera dédié à la thématique suivante : Faut-il dé-/re-construire la linguistique variationnelle ?
Dates : 14-15 juin 2027, suivis, le 16 juin 2027, d’un atelier ALT-COEF Lieu : ATILF (CNRS/Université de Lorraine), Nancy
Organisateurs : Éva Buchi (ATILF), Julie Glikman (ATILF), Johannes Kabatek (Universität Zürich) et Harald Völker (Universität Zürich)
Comité scientifique : Myriam Bergeron-Maguire (CLESTHIA/Université Sorbonne Nouvelle), Cristina Bleorţu (Universitatea Ștefan cel Mare, Suceava), Bert Cornillie (Katholieke Universiteit Leuven), Andreas Dufter (Ludwig-Maximilians-Universität München), Steven N. Dworkin (University of Michigan), Yan Greub (Université de Genève), Silke Jansen (Friedrich-Alexander-Universität, Erlangen), Sabine Lehmann (MoDyCo-CNRS/Université Paris Nanterre), Araceli López Serena (Universidad de Sevilla), Ana Maria Martins (Universidade de Lisboa), Nicolas Mazziotta (Université de Liège), Claudia Elena Menéndez Fernández (Universidad de Oviedo), Maria del Carmen Parafita Couto (Universidade de Santiago de Compostela/Universiteit Leiden), Cecilia Mihaela Popescu (Universitatea din Craiova/Institutul de Lingvistică al Academiei Române « Iorgu Iordan – Al. Rosetti »), Stefan Schneider (Universität Graz), Rosanna Sornicola (Università degli Studi di Napoli Federico II), Biagio Ursi (Laboratoire Ligérien de Linguistique/Université d’Orléans), Thomas Verjans (CLLE-CNRS/Université Toulouse – Jean Jaurès), Paul Videsott (Université Liedia de Bulsan, Bolzano) et Nikola Vuletić (Sveučilište u Zadru, Zadar)
Comité d’organisation local : Sylvie Bazin-Tacchella, Christophe Benzitoun, Bérengère Bouard, Éva Buchi, Hugo Carbonnelle, Julie Glikman, Laurent Gobert, Anissa Hamza-Jamann, Veronika Lux-Pogodalla, Carlos Meléndez Quero, Grégory Miras, Gilles Toubiana, Stéphanie Véchambre et Beatrice Maria Vispi
Conférencières invitées : Silke Jansen (Friedrich-Alexander-Universität, Erlangen) et Araceli López Serena (Universidad de Sevilla)
Le colloque DIA VII hébergera une table ronde intitulée « Inspirations romanes et non romanes en linguistique variationnelle ».
Participants de la table ronde : Peter Auer (Universität Freiburg), Emmanuelle Guerin (DILTEC/Université Sorbonne Nouvelle) et Elton Prifti (Universität des Saarlandes)
Le colloque DIA VII hébergera d’autre part, le 16 juin 2027, un atelier conjoint des groupes de travail « Syntaxe, variations et normes en France et hors de France » et « Changements linguistiques en français » du Réseau thématique ALT-COEF (Analyse Linguistique et Traitement des Corpus Oraux et Écrits du Français) du CNRS sur la norme en français, en France et hors de France, en synchronie et en diachronie, éventuellement en comparaison avec d’autres langues romanes. Des soumissions sont attendues sur cette question, en particulier basées sur des corpus permettant de renouveler son étude.
Responsables de l’atelier ALT-COEF : Anne Abeillé (LLF), Julie Glikman (ATILF), Florence Lefeuvre (CLESTHIA) et Sophie Prévost (Lattice)
Langues de travail : toutes les langues romanes (mais seules les langues romanes) sont les bienvenues pour les présentations orales ; en revanche, les éventuels exempliers et diaporamas devront être rédigés en espagnol, en français ou en italien (et, si possible, dans une langue différente de la langue de présentation).
Argumentaire :
Depuis le premier colloque DIA, qui s’est tenu en 2010 à l’Université de Gand, la linguistique variationnelle romane a bénéficié d’un renouveau épistémologique certain, que ce soit en termes de réflexion sur la place de la variation au sein du système linguistique, sur l’interdépendance entre variation et changement linguistique, sur les finalités empiriques et théoriques de la description diasystémique ou encore sur les méthodes d’accès à la variation à privilégier (cf. Krefeld/Pustka 2010 ; Boutier/Hadermann/Van Acker 2013 ; Sinner 2013 ; Stehl 2013 ; Kragh/Lindschouw 2015 ; Hassler/Stehl 2017 ; Glessgen/Kabatek/Völker 2018 ; Greco/Vecchia/Sornicola 2018 ; Bertin/Gadet/Lehmann/Moreno Kerdreux 2021 ; Kabatek/López Serena 2025 ; López Serena/Del Rey Quesada sous presse). DIA VII prend fond sur ces avancées collectives pour s’interroger sur la nature de la linguistique variationnelle actuelle : quels sont les outils, quelles sont les données, quels sont les paramètres qui la définissent à l’époque de la prévalence des données numériques et de l’avènement des grands modèles de langage (LLM) ?
Cette septième édition du colloque DIA s’inscrit, d’une part, dans la tradition romaniste de la manifestation, qui tire ses racines du groupe δια, fondé dès 1990 par Rika Van Deyck en accord avec Eugenio Coseriu ; d’autre part, elle se propose de dépasser le cadre roman pour s’interroger sur la possibilité d’une fécondation croisée avec les pratiques des linguistes variationnistes spécialistes d’autres langues (cf. Auer/Schmidt 2010 ; Auer 2012 ; 2013 ; 2022 ; Felder 2016). Une des questions centrales du colloque sera ainsi la suivante : dans quelle mesure la tradition romaniste se suffit-elle à elle-même, voire peut-elle constituer un modèle pour d’autres domaines linguistiques ? Et, inversement, dans quelle mesure des approches venues d’ailleurs peuvent-elles enrichir le paradigme roman de la linguistique variationnelle ?
Le colloque DIA VII sera largement ouvert à tout type de soumission se situant dans le périmètre de la linguistique variationnelle romane, de la plus traditionnelle à la plus iconoclaste. Les contributions centrées sur une réflexion théorique ou méthodologique, et en particulier celles qui convoquent une approche développée en dehors de la linguistique romane, de même que celles qui conjuguent les perspectives empirique et théorique, seront particulièrement les bienvenues.
Durée des communications : 20 minutes de présentation + 10 minutes de discussion
Session de posters : 90 minutes
Procédure de soumission :
Les propositions (anonymes) de communications et de posters pour le colloque et les propositions (anonymes) de communications pour l’atelier ALT-COEF (1 page au maximum, exemples et références bibliographiques compris) sont à déposer avant le 29 octobre 2026 sur https://dia7.sciencesconf.org.
Frais d’inscription :
– Tarif ordinaire : 110 € (90 € si inscription avant le 31 janvier 2027) – Tarif réduit doctorants : 80 € (60 € si inscription avant le 31 janvier 2027) – Tarif réduit mastérants : 60 € (50 € si inscription avant le 31 janvier 2027)
Publication :
À l’issue du colloque, un choix de contributions du colloque fera l’objet d’une publication sous forme de recueil d’articles.
Calendrier :
– Date limite pour la remise des résumés : 29 octobre 2026
– Date limite pour la communication de la décision du comité scientifique : 15 décembre 2026
– Date limite pour les inscriptions à frais réduits : 31 janvier 2027
– Date limite pour les inscriptions (avec paiement des frais d’inscription) : 31 avril 2027
– Colloque DIA VII : 14-15 juin 2027
– Atelier du Réseau ALT-COEF : 16 juin 2027
Contact : Pour vos éventuelles questions, veuillez vous adresser à dia7@sciencesconf.org.
Publié dansAppel à contributions|Commentaires fermés sur Appel à contribution – Faut-il dé-/re-construire la linguistique variationnelle ?
The Fryske Akademy and the Department of Anglo-Saxon, Norse and Celtic (ASNC) at the University of Cambridge are offering a one-year postdoctoral fellowship.
The postdoctoral fellow will be expected to further develop and conduct their own research project on relations between Frisia and Britain, Ireland and/or Scandinavia during the early Middle Ages (c. 400–1100), with reference to history, archaeology, literature, language or a combination of disciplinary approaches. They will have the unique opportunity to develop their research in line with the expertise in both institutions, which should result in one form of publication or presentation and a follow-up application. They will enjoy the support of a mentor from each institution. We expect candidates to work independently, but have at least two meetings with both supervisors, one in Leeuwarden and one in Cambridge.
As part of the fellowship, the fellow is asked to organize or participate in at least one academic event at one or both institutions. This could be a (public) lecture or workshop or the like. The fellow is expected to deliver the outcomes as described in an agreed workplan, including the publication/presentation and the follow-up application.
The fellowship will be awarded for one year starting September 2026 and will be based at the Fryske Akademy, where the successful candidate will be employed. The fellowship includes a three-month visiting fellowship at the department of ASNC.
Read this short interview about this fellowship with Prof. Rory Naismith, Professor of Early Medieval English History at the University of Cambridge.
Une série d’ateliers est organisée à l’université Versailles-Saint-Quentin sur les Matérialité(s) du manuscrit et mise en unités de l’écrit médiéval avec le soutien de la Graduate School Humanités – Sciences du Patrimoine de l’Université Paris-Saclay. Le premier Workshop 1 «Dispositifs» aura lieu mardi 23 juin 2026 (9h30-17h) sur le campus Versailles de l’UVSQ.
En 1990 paraissait Mise en page et mise en texte du livre manuscrit, consacré au codex médiéval. Ouvrage de référence d’ambition panoramique, il marquait l’aboutissement d’un intérêt nouveau porté à la matérialité et à la présentation graphique des textes médiévaux à la suite des développements de l’histoire du livre (codicologie quantitative, bibliographie matérielle, …) qui avaient marqué les deux décennies précédentes. Trente-cinq ans après, il n’y a pas eu de nouveaux efforts de synthèse sur cette question alors que les études sur la matérialité des textes et plus largement de l’écrit médiéval se sont énormément développées, tant dans le domaine des études historiques que littéraires, à la faveur notamment de la numérisation rapide et massive du patrimoine écrit.
Ces ateliers souhaitent ainsi réfléchir à une nouvelle synthèse, qui offrira des perspectives renouvelées sur l’objet manuscrit et la matérialité des textes qu’il contient, en croisant les points de vue disciplinaires, souvent très cloisonnés (par type de corpus, par aires linguistiques, par zones géographiques), et en favorisant également le dialogue entre des traditions historiographiques, en partie nationales, concentrées sur leurs propres objets.Ces d’ateliers s’organisent autour de quatre grands thèmes, qui jetteront les bases d’une saisie réflexive des pratiques disciplinaires, hors des typologies et des genres constitués a priori, pour interroger à nouveau frais les différentes unité(s) signifiante(s) de l’écrit médiéval en contexte manuscrit.
· 10h-11h – Jessica Berenbeim (University of Cambridge, Jesus College), Hierarchy of Initials
· 11h15-12h15 – Sylvie Lefèvre (Sorbonne Université), Dispositif et chapitration ou comment faire croire à un lecteur qu’il lit un roman
· 13h15-14h15 – Éléonore Venturelli (Université catholique de Louvain), Ajouter un titre sur un rouleau mortuaire : entre contrainte et espace de liberté (Xe s.-première moitié du XIIIe s.)
· 14h30-15h30 – Uta Kleine (Universität Hamburg), “De l’écrin à l’écran”. Mise en scène et matérialisation des chartes dans les cartulaires illuminés (Fulda, Prüm, Echternach, Trèves)
· 15h45-16h45 – Antoine Boustany (Bibliothèque Sainte Geneviève, Paris), Dispositifs de copie et régimes de publicité : l’exemple de la Postille littérale de Nicolas de Lyre
Informations pratiques :
UVSQ – Campus Versailles 3 avenue Rockefeller, Grande Écurie du Roi 78000 Versailles
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.