Appel à contribution – Réécritures et représentations du Moyen Âge arabe dans la littérature française, du Moyen Âge au XVIIIe siècle

Ce colloque international et interdisciplinaire se tiendra à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (Tunis-Tunisie) les 15 et 16 avril 2027. Il est organisé par l’équipe de recherche sur le Moyen Âge et le XVIe siècle du laboratoire de recherche « Analyse Textuelle, Traduction, Communication » (ATTC, LR18ES12).

Argumentaire

L’équipe de recherche sur le Moyen Âge et le XVIe siècle du laboratoire « Analyse Textuelle, Traduction, Communication » (ATTC, LR18ES12) organise les 15 et 16 avril 2027 un colloque autour des réécritures et représentations du Moyen Âge arabe dans la littérature française, du Moyen Âge au XVIIIe siècle, après avoir tenu un colloque sur les « Dérives guerrières au Moyen Âge et au XVIe siècle[1] » les 1er et 2 décembre 2023 à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de l’Université de la Manouba. S’inscrivant dans une perspective interdisciplinaire et internationale, ces manifestations scientifiques se rattachent aux deux axes principaux de l’équipe de recherche : « Les rapports entre Orient et Occident dans la littérature du Moyen Âge et de la Renaissance : de l’Histoire au mythe » et « les résurgences du Moyen Âge et de la Renaissance dans littérature moderne et contemporaine[2] ». 

Il s’agira d’interroger la construction et l’évolution d’une image multiple du « Moyen Âge arabe[3] » – qui reste à définir et à délimiter – dans les textes littéraires français allant de leur époque médiévale de référence jusqu’au XVIIIe siècle4. Seront observés et analysés les enjeux esthétiques, idéologiques, sociopolitiques, civilisationnels et scientifiques des diverses représentations de cette époque riche, étendue et mouvementée. Le croisement des approches littéraires, linguistiques, artistiques et historiques permettra de constituer un panorama représentatif des relations qui ont pu unir le monde arabe et la France. L’histoire littéraire française et l’étude des transferts de savoirs amènent à appréhender la manière dont les différents domaines du Moyen Âge arabe – société, art de gouverner, sciences ou littérature – ont été repris en France et plus largement en Europe au fil du temps, au gré des exigences culturelles, de la curiosité intellectuelle ou de la quête d’exotisme. Une réflexion sera également menée sur la valorisation et la promotion d’un corpus littéraire français peu exploré et la constitution, par l’inscription de la recherche dans les humanités numériques, d’une base de données textuelle hybride mettant en lumière la richesse des échanges et des transmissions entre Moyen Âge français et Moyen Âge arabe. 

Axes scientifiques

(proposés à titre indicatif) 

Axe 1 – L’approche diachronique 

Chaque représentation est le produit d’une époque, d’une volonté politique, d’une injonction sociale ou d’une quête intellectuelle. Au Moyen Âge, la culture arabe suscite des postures ambivalentes souvent dominées par le désir de dénoncer l’autre, ennemi infidèle, davantage que par la volonté de le connaître, en dépit du rôle majeur des traductions arabes dans la transmission de l’héritage antique[4]. Renouant directement avec les sources gréco-latines, la Renaissance encourage néanmoins la connaissance de la langue arabe et amorce la constitution des fonds orientaux de la Bibliothèque royale[5]. Au XVIIe siècle, l’imaginaire du Moyen Âge arabe et de l’Orient est réinvesti par la culture mondaine sous le signe du dépaysement et de la galanterie. Au tournant du siècle, ce passage est illustré notamment par deux œuvres majeures : d’une part, la Bibliothèque orientale de Barthélemy d’Herbelot (1697), qui servira « pendant plus de deux siècles d’encyclopédie de l’Islam[6] » ; d’autre part, la traduction des Mille et une nuits par Antoine Galland[7] à partir de 1704, qui adapte l’exotisme oriental aux exigences du goût galant. Ces deux publications préfigurent la transformation de cet imaginaire en un objet de savoir et d’étude privilégié pour les orientalistes du XVIIIe siècle.

Axe 2 – Les transferts culturels entre quatre pôles : la France, l’Espagne musulmane, le Maghreb et l’Orient 

Al-Andalus et plus généralement l’ « Occident musulman[8] » ont constitué une véritable plaque tournante à partir de laquelle les savoirs arabes ont pu translater vers le castillan et le latin. En témoigne la trajectoire du Kitâb al-mi’râj (Livre de l’Échelle) au XIIIe s. : traduit d’abord de l’arabe vers le castillan à la cour d’Alphonse X le Sage par le médecin juif Abraham Alfaquín (dit Abraham de Tolède), il est ensuite transposé en latin et en français par le notaire et copiste italien Bonaventure de Sienne. Le rôle des « passeurs[9] » est ainsi fondamental dans la genèse d’une image et d’un imaginaire associés au monde arabe dans sa pluralité géographique, ethnique et confessionnelle. Dès lors, la circulation des savoirs entre les différents pôles – français et européen, espagnol, maghrébin et oriental – s’observe dans les processus de réception, d’adaptation et de réécriture des textes littéraires, religieux, philosophiques et scientifiques11  suscitant des questionnements sur la circulation des langues[10], des genres, des motifs et des idées[11]. Une telle perspective conduit à identifier les corpus sources et à mettre au jour les dynamiques idéologiques et culturelles sous-jacentes à chaque réappropriation.

Axe 3 – Les représentations du Moyen Âge arabe 

La désignation et la délimitation des territoires et des frontières de l’espace arabe – entre géographie vécue et cartographie fantasmée – permettent d’examiner le regard porté par les auteurs de la rive nord de la Méditerranée. Entre valorisation et dépréciation[12], les hommes qui peuplent cet espace incarnent autant de figures de l’altérité : tantôt objets de critique servant l’exaltation de soi, tantôt objets de curiosité invitant à la découverte de l’autre. Cette dialectique informe un large éventail de genres littéraires (chansons de geste, romans, contes, récits de voyage, pièces de théâtre, etc.). Les propositions pourront analyser les formes de cette perception – qu’elle relève de l’exploration érudite ou de la reprise de stéréotypes – au niveau de l’onomastique, des topographies, des descriptions, des portraits, etc. Les études de cas privilégiant une approche comparatiste, confrontant la littérature française et son intertexte arabe connu ou supposé[13], seront particulièrement appréciées. 

Modalités de soumission 

Les propositions de communication, d’environ 500 mots, assorties d’un titre et d’une courte notice bio-bibliographique, seront à envoyer par courriel au plus tard le 20 décembre 2026 aux adresses suivantes : Jouda.Sellami@flah.uma.tn et attc.manouba@yahoo.com  

Le colloque se tiendra les 15 et 16 avril 2027 à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (Tunis).

Après évaluation des propositions, les notifications d’acceptation seront communiquées avant le 15 janvier 2027.

Responsables du colloque

Jouda SELLAMI (Université de la Manouba, LR 18ES12) et Samir MARZOUKI (Université de la Manouba, LR 18ES12). 

Source : Calenda

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Journée d’étude – Journée d’étude internationale consacrée aux fragments orfévrés mosans de Pétermonostora

Programme : ici

À l’occasion de l’exposition Pétermonostora – Un trésor mosan dans le sol hongrois, les Musées royaux d’Art et d’Histoire organisent une journée d’étude internationale réunissant chercheurs et spécialistes de l’orfèvrerie mosane, de l’archéologie et de l’histoire médiévale.

Les MRAH ont l’honneur d’héberger pendant six mois, à l’occasion de cette exposition, les deux grandes plaques émaillées mosanes retrouvées lors des fouilles du complexe monastique de Pétermonostora (Hongrie), une fondation privée détruite lors du raid mongol qui accompagna l’invasion de la Hongrie en 1241-1242.

Présentés au public dans la « salle aux trésors », au milieu d’œuvres mosanes emblématiques, ces fragments émaillés retrouvent tout leur sens. En complément de cette exposition, la journée d’étude sera consacrée à cette découverte exceptionnelle. Elle sera l’occasion de préciser la place de ces émaux au sein de l’orfèvrerie mosane, de présenter un ensemble de découvertes inédites ainsi que de nombreuses données matérielles recueillies lors des examens en laboratoire. Cette approche monographique des émaux de Pétermonostora permettra également aux chercheurs de réévaluer la question des relations entre la région mosane et l’Europe centrale durant la période médiévale.

La journée d’étude portera non seulement sur le site de Pétermonostora, mais également sur l’abbaye de Saint-Trond (Limbourg belge). Une attention toute particulière sera accordée à cette dernière institution, car les CT scans industriels menés par Aumovio Hungary Ltd ont révélé, sous la surface émaillée, des inscriptions semblant indiquer que l’œuvre aurait pu lui être originellement destinée.

La journée réunira plusieurs spécialistes internationaux et permettra ainsi de croiser les approches historiques, archéologiques et scientifiques autour de ces œuvres exceptionnelles.

Informations pratiques :

Musée Art & Histoire (Bruxelles)
Vendredi 20 novembre 2026 09:00 – 17:00

Tarifs : 30 € tarif plein · 15 € tarif réduit (étudiants) · gratuit pour les étudiants dans le cadre d’un cours universitaire
Le repas de midi est compris dans le prix d’inscription.

Source : Musée Art & Histoire

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Publication – « A(s) Memória(s) na Europa urbana Medieval | Memory in medieval urban Europe », éd. Amélia Aguia Andrade, Gonçalo Melo da Silva

Memory in Medieval Urban Europe is the latest study published by the Institute of Medieval Studies (IEM, NOVA FCSH). Coordinated by Amélia Aguiar Andrade (NOVA FCSH and IEM) and Gonçalo Melo da Silva (NOVA FCSH and IEM), this book is available on RUN – Repository of NOVA University Lisbon (http://hdl.handle.net/10362/206847). The volume brings together contributions by 22 scholars, most of which focus on the Mediterranean. It is organised into five sections, whose titles are self-explanatory: Powers, Producers and Spaces of Memory; Written Memory: Text and Image; The Memory of Towns: Managing, Preserving and Destroying; Memory in Stone: Buildings, Funerary Monuments and Epigraphy; and Urban Memory through the Eyes of Those at the Margins: Women, the Elderly and the Defeated.

A(s) Memória(s) na Europa urbana Medieval | Memory in medieval urban Europe, éd. Amélia Aguia Andrade, Gonçalo Melo da Silva, Lisbonne, Instituto de Estudos Medievais, 2026 ; 1 vol., DOI : https://doi.org/10.54499/UID/00749/2025

Source : Universidade Nova de Lisboa

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Publication – Stefano Gasparri, Sauro Gelichi, « Early Medieval Venice. The Islands of Refuge, 500-1000 »

Among the many myths surrounding Venice’s origins is the legend that it was founded by refugees fleeing to the lagoon to escape barbarians. Early Medieval Venice draws on written sources and archaeological evidence to deconstruct the myths and provide a thorough history of the birth of one of the world’s most famous cities.

During the sixth to eighth centuries, the Venetian duchy developed slowly from Byzantine military structures and fought to assert its autonomy against the powers of the Lombard kingdom and Carolingian empire on the Italian mainland, as well as the threat from the Slavs and the Saracens in the east. A political community slowly formed, which, during the ninth and tenth centuries, laid the foundations for the extraordinary commercial growth of the Venetian duchy. In this latter period, the city of Venice was born in Rialto, winning out over many other centres in the lagoon, including Metamauco, Equilo, Torcello, and Cittanova.

An important part of this account is the material face of the new city of Venice: the houses, churches, and the Doge’s Palace, in a city made almost entirely of wood and grappling with problems such as water supply. Although new, Venice sought to build its identity by establishing a relationship with antiquity, both through its links with Byzantium as the heir to Rome and through spolia, thereby recycling materials from older structures into new ones.

Introduction
Part I
1:The Byzantine Connection
2:History and Myth: The Identity of a New Community
3:Lombards to Carolingians
4:Commerce and War
5:Venice on the Eve of the Year 1000
Part II
6:On Shifting Sands: The Lagoon in the Roman Period
7:After Antiquity
8:History of an Archipelago, History of a City: Olivolo, Rialto, Venice
9:The Venetians and their Enemies: Defending the Lagoon
10:Roman, Byzantine, or Other? Archaeology and the Identity of the First Venetians
11:Conclusions: Another Venice
Bibliograpjy
Index

Informations pratiques :

Stefano Gasparri, Sauro Gelichi, Early Medieval Venice. The Islands of Refuge, 500-1000, Oxford, Oxford University Press, 2026 ; 1 vol., 288 p. ISBN : 9780198998181. Prix : GBP 34,99.

Source : Oxford University Press

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Colloque – Des copies aux cartulaires II. La table ronde « Cartulaires » trente-cinq ans après

Plus de trente ans après l’essentielle table ronde internationale « les cartulaires », organisée en 1991, les documents d’archives médiévaux sont placés plus que jamais sur le devant de la scène historiographique. Cette table-ronde elle-même est à l’origine, parmi d’autres initiatives scientifiques, de la dynamique d’histoire des pratiques de l’écrit (« scripturalité ») qui a donné lieu à de nombreuses publications depuis lors. La révolution numérique a elle aussi transformé radicalement l’approche des cartulaires, aussi bien quant à la méthodologie qu’aux modes d’exploitation, de répertoire et de publication de ceux-ci, notamment en bases de données. L’analyse du genre documentaire s’est par ailleurs affinée : le cartulaire était jadis considéré comme un simple recueil de copies de textes, sans plus ; il est aujourd’hui un texte en lui-même. Constituant jadis un genre assez uniforme, il se décline désormais en de nombreuses variantes hybrides, à la croisée de l’enregistrement ou de la gestion économique. Les formes, les fonctions comme les usages des cartulaires ont été découverts au fil des thèses et des projets de recherches financés. La place du cartulaire au sein de l’univers de l’écrit médiéval a été donc précisée, nuancée, redéfinie, aussi bien pour le haut que le bas Moyen Âge, voire l’époque moderne. Ces dernières années, l’ouverture de la réflexion diplomatique appliquée à d’autres cultures de l’écrit du bassin méditerranéen a permis des remises en question sur le plan typologique et historique, dans une approche de diplomatique comparée. C’est dans ce sens que le projet « Cartulaires trente ans après » a été pris en main par l’équipe « DiploMA ». Un nouveau point d’étape s’impose, en effet.  Ce colloque est organisé à l’occasion de la mise au point du répertoire des cartulaires italiens, publié sous la direction de C. Carbonetti et du regretté J.-M. Martin, mais aussi de refonte de la base CartulR française et de la base des cartulaires wallons. C’est donc naturellement à Rome, dans le cadre du projet DiploMA, à la suite du projet Medieval European Cartularies et pour répondre à la table ronde parisienne de 1991, que s’est tenu un premier colloque les 28-31 octobre 2024, suivi par celui-ci, qui complètera le précédent et lancera la publication collective, sous forme d’un « Companion » ou d’un ouvrage similaire, notamment au cours d’ateliers de travail organisés autour de thèmes spécifiques. Les participants à l’édition de 2024 pourront intervenir en ligne.

Mardi 1 décembre

14h

Accueil

Introduction:

Paul Bertrand & Guilhem Dorandeu, Cartulaires – 1991-2024-2026. Le projet

15-17h : Monde italique

Maya Maskarinec: Workshopping the Past? Monastic Cartularies in Medieval Italy as Works-in-Progress.

Cristina Carbonetti & Antonio Olivieri, I cartulari italiani dei secoli XII e XIII: forme a confronto.

17h-18h : Discussions autour du livre

Mercredi 2 décembre

9-11h : Mondes grec, balkanique et slave

Nicolas Tatessian: Cartulaires insérés et autorité du document : les archives monastiques dans la Chronique de Stepannos Orbelian (Syunik’, XIIIe siècle) [en ligne].

Tomasz Walczak: The Cartulary of the Cathedral Vicars of Kraków. An Attempt at Institutional Archivisation.

11h30-12h30 : Monde scandinave

Maria Kallio Hirvonen, Cartularies and Their Function in the Medieval Cathedral Chapter of Turku.

14h00-16h00: Monde ibérique

Leticia Agundez : Cartularies for pontifical diplomas: the emergence of bullaries in the Iberian kingdom [en ligne].

David Peterson, The Earliest Castilian Cartularies.

16h30-17h30 : Discussions autour du livre

Jeudi 3 décembre

9h00-11h : Monde anglo-normand

Anna Adamska: From a Cartulary to a Silva Rerum. The Case of the Cartulary of Eynsham Abbey (Twelfth to Sixteenth Century)

Richard Allen & Benjamin Pohl : « Ceci n’est pas un cartulaire”: The Liber de miraculis sanctorum Savigniacensium as a quasi-cartulary?

11h30-12h30 : Monde germanique

Paul Bertrand, Le cartulaire “Falkenstein” et le concept de “locus credibilis”

14h-15h : Monde germanique (suite)

Mark Mersiowsky, The cartularies of the Archive of the Bohemian Crown. A new cartulary from the antiquarian market

15h15-17h15 : Royaume de France

Yingxin Luan, Copies préparées, rouleau-cartulaire et bullaire: la gestion des copies chez les franciscains de Rouen et de Paris au XIIIe siècle.

Pierre Chastang & Lionel Germain, Les « cartulaires urbains » du Midi français : des livres à tout faire (XIIe-XIVe siècle)

17h30-18h30 : Discussions autour du livre

Vendredi 4 décembre

9h-12h : Discussions autour du livre

Informations pratiques :

1-4 décembre 2026, EFRome

Organisateurs : DiploMA (Paul Bertrand, Arianna D’Ottone, Antonella Ghignoli)

Source : DiploMA

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Publication – « The Controversy Surrounding the Talmud. Texts from the Parisian Dossier (1238–1248) », éd. Ulisse Cecini, Óscar de la Cruz Palma, Alexander Fidora, Görge Hasselhoff

In 1238/39, a Jewish convert named Nicholas Donin submitted to Pope Gregory IX a list of 35 articles against the Talmud. The immediate result was the inquisitorial process against the Talmud which took place in 1240 in Paris under King Louis IX, leading to the burning of the Talmud in 1241/42. Although the Talmud went up in flames in Paris, it was not the end of the story, as the Jews approached Gregory’s successor, Pope Innocent IV, to get the ruling against the Talmud revoked.

These events constitute the context of the very first translation into Latin of approximately 2,000 passages from the Babylonian Talmud known as the ‘Extractiones de Talmud’ (ca. 1245), edited in Corpus Christianorum, Continuatio Mediaevalis 291 and 291A. The present volume gathers together critical editions of seven texts which are contained together with the ‘Extractiones’ in the manuscripts that make up the Latin Talmud dossier, namely Latin fragments taken from a book of liturgical hymns called in Hebrew ‘Sefer qerovot’, Nicholas Donin’s thirty-five articles against the Talmud, further Talmudic passages translated by Nicholas Donin, and translations of glosses to the Old Testament written by Rashi. It also includes the depositions of the rabbis during the trial of 1240, Odo of Châteauroux’s letter to Innocent IV, as well as the final condemnation of the Talmud in 1248.

Ulisse Cecini is Ramón y Cajal postdoctoral researcher in the Department of Ancient and Medieval Studies of the Universitat Autònoma de Barcelona. He is co-PI of the research project ‘The Polemic against the Talmud in Latin Europe between 1240 and 1415’, funded by the Spanish Ministry of Science and Innovation (PID2024-155482NB-I00/AEI).

Óscar de la Cruz Palma is Professor of Latin Philology in the Department of Ancient and Medieval Studies of the Universitat Autònoma de Barcelona and member of the research project ‘The Polemic against the Talmud in Latin Europe between 1240 and 1415’ (PID2024-155482NB-I00/AEI).

Alexander Fidora is ICREA Research Professor in the Department of Ancient and Medieval Studies of the Universitat Autònoma de Barcelona. He is co-PI of the research project ‘The Polemic against the Talmud in Latin Europe between 1240 and 1415’ (PID2024-155482NB-I00/AEI).

Görge K. Hasselhoff is Professor of Protestant Theology at the Technical University of Dortmund and member of the research project ‘The Polemic against the Talmud in Latin Europe between 1240 and 1415’ (PID2024-155482NB-I00/AEI).

The Latin Talmud Dossier: An Introduction 1. The Historical Background
2. The Latin Talmud Dossier
3. The Texts of the Dossier
4. The Manuscript Tradition
5. Editorial Criteria and Mise en Page
6. Abbreviations
7. Sigla

Critical Editions

De libro krubot, edited by Görge K. Hasselhoff
De articulis litterarum papae, edited by Piero Capelli
Anthologia de Talmud, edited by Ulisse Cecini and Óscar de la Cruz
De glossis Salomonis Trecensis, edited by Görge K. Hasselhoff
Depositiones magistri Vivo et magistri Iudas, edited by Alexander Fidora
Litterae super condemnatione Talmud, edited by Isaac Lampurlanés Farré
Sententia definitiva, edited by Isaac Lampurlanés Farré

Bibliography

Index of Holy Scriptures

Informations pratiques :

The Controversy Surrounding the Talmud. Texts from the Parisian Dossier (1238–1248), éd. Ulisse Cecini, Óscar de la Cruz Palma, Alexander Fidora, Görge Hasselhoff, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 199 p. (Contact and Transmission, 6). ISBN : 978-2-503-62248-4. Prix : € 95,00.

Source : Brepols

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Publication – Michael T. Clanchy, « De la mémoire à l’écrit Angleterre 1066-1307 » (trad. fr. Jacques Dalarun)

Comment une société en vient-elle à ne plus pouvoir se passer de l’écrit pour se gouverner, transmettre des droits, administrer des biens et faire preuve du passé ?

De la conquête normande de 1066 à la mort d’Édouard Ier en 1307, Michael T. Clanchy retrace une autre conquête : celle de l’écrit archivé. Chartes, rouleaux et registres prolifèrent jusque dans la vie quotidienne, sans que disparaisse la mémoire orale.

Dans cet ouvrage devenu classique, l’auteur restitue l’histoire d’une révolution silencieuse. Du Domesday Book aux chartes villageoises, des chancelleries royales aux objets symboliques, il montre comment la multiplication et la transmission des documents transforment moins la pratique de l’écriture que le rapport de toute une société à la preuve, à la mémoire et à l’autorité. Une société « écrite » est celle dont les membres connaissent la valeur de l’écrit sans nécessairement savoir lire ou écrire.

De la mémoire à l’écrit paraît enfin en français, dans la traduction de l’historien médiéviste Jacques Dalarun. Ce livre fondateur trouve une singulière actualité alors que la révolution numérique bouleverse à nouveau les rapports entre données et archives. À l’heure de l’intelligence artificielle, ce détour par le Moyen Âge éclaire, à rebours, nos incertitudes sur l’authenticité des documents et des informations qu’ils contiennent, la fidélité des copies afférentes et les conditions de notre confiance dans l’écrit.

Michael T. Clanchy (1936-2021), médiéviste britannique, membre de la British Academy, a enseigné à l’université de Glasgow, à l’Institute of Historical Research à Londres et au Warburg Institute. Il est notamment l’auteur de England and its Rulers 1066-1272 (1983 ; édition revue et augmentée en 1993 et en 2013), et Abelard: A Medieval Life (1997), traduit en français en 2000 par Pierre-Emmanuel Dauzat sous le titre Abélard chez Flammarion.

Jacques Dalarun est historien du Moyen Âge, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Corresponding Fellow of the Medieval Academy of America. Outre la traduction de l’anglais, il pratique aussi la traduction du latin et de l’italien vers le français. Sa traduction de l’ouvrage de Gian Luca Potestà Dante en conclave. La Lettre aux cardinaux (2021) a paru aux Éditions Macula en 2025.

Informations pratiques :

Michael T. Clanchy, De la mémoire à l’écrit Angleterre 1066-1307, trad. fr. Jacques Dalarun, paris, Macula, 2026 ; 1 vol., 608 p. (Archéo Logiques). ISBN : 978-2-86589-163-4. Prix : € 49,00.

Source : Éditions Macula

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Séminaire – Quo Vadis. Pour une anthropologie historique (semestre d’hiver 2026-2027)

Séminaire en ligne
Mercredis, 18–20 h

Ouvert à tous et à toutes !

Pour vous inscrire et obtenir le lien Zoom, veuillez utiliser le code QR.


Organisation : Thomas Billard (EHESS Paris) Maria Kammerlander (Fribourg-en-Brisgau)

Programme :

4/11
Investigating Devotional Strategies: Material and Visual Evidence from Terra di Lavoro (Italy), 9th–12th c.
Marius Massucco (Salerno)

18/11
Mahomet et Charlemagne revisité : Le fonds Pirenne de l’ULB et la genèse d’une thèse historiographique controversée
Floriana Ceresato (Bruxelles)

25/11
CROWN. Untersuchungen zu Materialität, Technologie und Erhaltungszustand der Wiener Reichskrone
Frido Elbers (Göttingen)

16/12
Reconstruire les réseaux de parenté des paraiges messins (1300–1550) : apports et limites du traitement informatique de la parenté en histoire médiévale
Amélie Marineau-Pelletier (Lorraine)

13/01
Zwischen Rezept und Realität. Interdisziplinäre Zugänge zur mittelalterlichen Ernährungsgeschichte
Barbara Denicolo (Salzburg)

27/01
Bücher listen. Ein interdisziplinärer Ansatz zur Erforschung von Bücherverzeichnissen in Frankreich im 11. Jahrhundert
Gabriel Anhegger (Tübingen)

03/02
Experiencing res publicae! Formes, conditions et moyens de la participation politique à Gand (XVIe–XVe siècle)
Table ronde avec le Pr (émér.) Marc Boone (histoire, UGent), le Dr Christian Heitzmann (Bibliothèque Herzog August, Wolfenbüttel) et la Dre Katharina Schüppel (histoire de l’art, Bamberg) et , autour des nouvelles pistes de recherche pour une histoire culturelle du politique fondée sur les objets

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Appel à contribution – Entre monde mérovingien et monde carolingien : marqueurs et acteurs du changement (VIIe-IXe siècles)

Les 47e Journées internationales de l’AFAM, organisées à Vichy en octobre 2027, s’inscriront dans le prolongement des rencontres tenues à Bordeaux en 2026, consacrées aux sociétés en transition et aux dynamiques territoriales, funéraires et religieuses du premier Moyen Âge. Dans cette perspective, elles entendent proposer un changement de focale, en resserrant à la fois la chronologie et les objets d’analyse. L’attention portera plus spécifiquement sur la séquence comprise entre les VIIe et IXe siècles, à l’articulation entre monde mérovingien et monde carolingien, afin d’interroger les manifestations concrètes du changement à partir des sites, des stratigraphies, des architectures, des assemblages matériels, mais aussi des groupes et des individus engagés dans ces recompositions ou affectés par elles.

Cette séquence occupe une place singulière dans l’histoire du premier Moyen Âge. Souvent envisagée à travers les notions de transition, de mutation ou de rupture, elle demeure pourtant difficile à caractériser dans ses manifestations concrètes. Selon les régions, les types de sites et les catégories de vestiges considérés, les rythmes du changement apparaissent inégaux : certaines évolutions semblent précoces et nettement perceptibles, d’autres plus progressives, voire à peine saisissables. Plus qu’un simple basculement dynastique ou politique, le passage du monde mérovingien au monde carolingien invite ainsi à interroger les modalités matérielles, sociales et politiques d’une recomposition progressive des cadres de vie, des formes de pouvoir, des pratiques économiques et des rapports de domination.

L’archéologie, en dialogue avec les sources textuelles lorsqu’elles peuvent être mobilisées, offre de ce point de vue un champ d’observation privilégié. À travers l’analyse des sites, de leur organisation, de leurs formes bâties et de leurs assemblages mobiliers, elle permet de saisir au plus près les manifestations matérielles du changement. Encore faut-il s’interroger sur ce que ces indices donnent effectivement à voir. À partir de quels marqueurs peut-on identifier une éventuelle bascule ? Comment déterminer si les changements observés relèvent d’une évolution progressive des sites ou d’une véritable rupture dans leur occupation et leur usage ? Dans quelle mesure les assemblages mobiliers, les architectures ou l’organisation spatiale des sites permettent-ils réellement de documenter le passage entre deux séquences historiques, mais aussi les recompositions sociales et politiques qui l’accompagnent ?

Les communications attendues pourront ainsi porter sur les transformations des établissements et des formes de l’habitat, sur les reconfigurations des sites de pouvoir et des dispositifs de contrôle, mais aussi sur l’adaptation des structures économiques aux nouvelles logiques politiques et sociales. La continuité ou le renouvellement des productions artisanales, les mutations des circuits d’échange, l’évolution des pratiques monétaires, le rôle des centres de production, des espaces de stockage ou encore des infrastructures de communication et d’échange (ponts, ports, marchés…) pourront être interrogés à partir des données archéologiques. Les groupes et les individus engagés dans ces mutations pourront également être abordés, à travers l’évolution des rapports de domination et les changements dans l’identification des élites, perceptibles notamment par l’onomastique, la culture matérielle ou certains contextes privilégiés.

L’enjeu ne sera pas seulement d’identifier des changements, mais aussi de discuter les critères, les échelles et les outils d’analyse qui permettent de les qualifier, tout en réévaluant la portée des grands modèles historiographiques relatifs à la contraction ou à la recomposition des échanges durant le haut Moyen Âge.

Les propositions de communication porteront principalement sur l’espace mérovingien, tout en restant ouvertes, dans une perspective comparative, à des études issues de territoires voisins ou en contact, tels que l’Angleterre, l’Italie ou la péninsule Ibérique. L’objectif sera moins d’interroger la transformation des territoires au sens large que de réfléchir, à partir de dossiers archéologiques et historiques précis, aux formes concrètes, aux rythmes, aux marqueurs et aux acteurs du changement entre VIIe et IXe siècle.

Quelques communications et posters seront prévus afin d’aborder l’actualité régionale (Massif Central et territoires limitrophes).

Modalités de contribution

Votre proposition est à soumettre avant le 31 janvier 2027 sur le formulaire en ligne suivant : Formulaire en ligne : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSclYy_XdJwLV-Dil7hukrnEijyI5TPBs8KiiKXKKARXNsln_Q/viewform?usp=publish-editor

Comité d’organisation

Amélie Berthon, Pascale Chevalier, Damien Martinez et Laurent Schneider

Comité Scientifique

  • Adrien Bayard (Université d’Artois)
  • Marc Bompaire (émérite CNRS – EPHE)
  • Luc Bourgeois (Université Caen-Normandie)
  • Isabelle Cartron (Université Bordeaux-Montaigne)
  • Thomas Fischbach (Archéologie Alsace)
  • Michel Lauwers (Université de Nice-Côte d’Azur)
  • Inès Leroy (FNRS Belgique)
  • Reto Marti (Archäologie Baselland)
  • Inès Pactat (UMR 5608 TRACES)
  • Steffen Patzold (Université de Tübingen, Allemagne)
  • Hélène Réveillas (Bordeaux Métropole)

Source : AFAM

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RMBLF – La Lettre du Réseau (n° 29, 2026/2)

Le RMBLF a le plaisir de vous faire parvenir sa seconde « Lettre du Réseau » pour l’année 2026. Ce numéro est accessible en ligne à cette adresse : https://rmblf.be/wp-content/uploads/2026/10/rmblf_lettre_029.pdf

Au sommaire, vous retrouverez les rubriques suivantes :

  • Édito
  • Présentation de la prochaine activité du RMBLF : JE 54 – Médiévistique et études de genre
  • Résumés des thèses en études médiévales soutenues dans les universités belges francophones (2025-2026)
  • Actualités des Archives
  • Actualités de l’Archéologie
  • Annonces et actualités des études médiévales.

Numéro coordonné par Élise FRANSSEN, Timothé SÉBERT et Alizé VAN BRUSSEL

Liste des thèses établies par Antoine BONNIVERT, Nicolas RUFFINI-RONZANI et Timothée SÉBERT
Actualités des Archives et Annonces compilées par Nicolas RUFFINI-RONZANI
Actualités de l’Archéologie compilées par Frédéric CHANTINNE
Mise en page par Valentine JEDWAB

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