Publication – Hélène Leuwers, « Soigner en ville. Praticiens, patients et conflits de santé à Paris et à Londres (1300-1560) »

À Paris et à Londres, entre le XIVe et le milieu du XVIe siècle, les médecins, chirurgiens et barbiers ne se partagent pas les soins et les pathologies à traiter sans tensions. Dans ces milieux de santé urbains hétérogènes et concurrentiels, des conflits professionnels éclatent à propos du droit d’exercer en ville, des pratiques irrégulières et des prérogatives des différents corps de soignants. Ces querelles s’ajoutent à celles qui opposent des praticiens à leurs patients au sujet des soins et de leur rémunération, dans le cadre d’activités qui doivent composer avec l’évolution imprévisible des maladies et la faillibilité du thérapeute.

Les conflits judiciaires invitent à découvrir, sur fond de crises épidémiques, la médecine et la chirurgie du quotidien, les prémices de la responsabilité des soignants, l’évolution des attentes des patients, les dynamiques historiques qui façonnent les groupes professionnels et la progression des préoccupations sanitaires des autorités urbaines, universitaires et souveraines. Les différends se révèlent étonnamment féconds : ils permettent aux acteurs de s’approprier des moyens d’action, de définir leurs conceptions de la médecine et de la chirurgie, de forger les normes qui encadrent les pratiques et de renforcer leur cohésion professionnelle.

Hélène Leuwers est maîtresse de conférences en histoire médiévale à l’Université Paris Nanterre.

Préface de Franck Collard.

Introduction
Soigner à Paris et à Londres : approches croisées
L’exception des capitales
L’étude historique d’une interaction : le conflit de santé
Lire les activités de soin au prisme des conflits

PARTIE I – Approcher le monde sanitaire urbain grâce aux conflits

Chapitre 1 – Documenter les conflits de santé
Aux sources des conflits judiciaires
La santé et le droit
Une mémoire « professionnelle » des conflits ?

Chapitre 2 – Les circonstances de la conflictualité médicale
Négligences et échecs thérapeutiques
Rémunération et recouvrement de créance
Le comportement attendu du praticien
Le droit d’exercer
Les prérogatives professionnelles

Chapitre 3 – Les instances de résolution des conflits de santé
La justice professionnelle des barbiers de Paris
Conflits de santé et juridictions compétentes
Concurrences et complémentarités judiciaires

PARTIE II – Conceptions et définitions des activités de soin

Chapitre 4 – La construction dynamique des réglementations des métiers
Acteurs des métiers de santé, acteurs des normes
L’encadrement des activités chirurgicales
L’adaptation des normes aux mutations des milieux de santé

Chapitre 5 – Métiers et praticiens dans l’arène judiciaire
Dénoncer ou défendre les praticiens irréguliers
Définir la pratique des irréguliers comme imprudente et irrationnelle

Chapitre 6 – Praticiens et patients à l’audience
Débattre des comportements fautifs et négligents
De l’arrêt au refus des soins : l’« abandon » du malade

Chapitre 7 – La part des juges : réparer la faute et veiller à la santé publique
Trancher les conflits entre patients et praticiens
Trancher sur le droit d’exercer : un enjeu sanitaire
Expertise professionnelle et processus décisionnel

PARTIE III – Les fruits des conflits de santé

Chapitre 8 – La transformation de l’accès aux activités de soin
Formations et savoirs attendus des barbiers et des chirurgiens
L’activité des femmes à la lumière des procès

Chapitre 9 – Prévenir, encadrer et régler les conflits : les « contrats de soin »
Contrats de soin et de guérison
La relation thérapeutique à la lumière des transactions
L’inexécution des obligations en justice

Chapitre 10 – Construire un consensus fondé sur l’utilité commune
Contester et réformer les métiers de la chirurgie
La recherche de consensus sur le rôle des médecins

Conclusion
La comparaison : une leçon sur le pragmatisme des acteurs
La portée des conflits sur les activités et la relation thérapeutique
Les métamorphoses de la responsabilité
Savoirs et sécurité des populations urbaines

Informations pratiques :

Hélène Leuwers, Soigner en ville. Praticiens, patients et conflits de santé à Paris et à Londres (1300-1560), Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 413 p. (Studies in European Urban History, 64). ISBN : 978-2-503-60560-9. Prix : € 119,00.

Source : Brepols

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Publication – Elisabeth van Houts, « Empress Matilda. Queen of the Romans, Ruler of the English »

Born in 1102, Empress Matilda combined the blood of two dynasties: the house of Wessex and their conquerors, the dukes of Normandy. As a widowed German empress, she was named as heir successor by her father, Henry I. But, after his death in 1135, Matilda’s place on the English throne was usurped by her cousin, Stephen of Blois. Civil war followed, and she ruled the south-west of England in opposition.

Elisabeth van Houts explores the remarkable life of medieval England’s only queen regnant. Van Houts examines female rulership in the Middle Ages, from Matilda’s relationships with her husbands, to her self-identification as granddaughter of William the Conqueror. Matilda used her persuasiveness effectively with the men who surrounded her, including her father, husbands, half-brothers and cousins.

This is a fascinating account, which reveals Matilda to be an assertive, if on occasion disappointed, woman who made the best of her position with intelligence and stamina.

Elisabeth van Houts is emeritus honorary professor in European medieval history at the University of Cambridge and a fellow of Emmanuel College. She is the author and editor of numerous books, including Married Life in the Middle Ages, 900–1300 and The Normans in Europe.

Informations pratiques :

Elisabeth van Houts, Empress Matilda. Queen of the Romans, Ruler of the English, Yale, yale Unievrsity Press, 2026 ; 1 vol., 464 p. (The English Monarchs Series). ISBN : 978-0-30026-608-5. Prix : USD 40,00.

Source : Yale University Press

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Prix – Preis der Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte ausgeschrieben

Zum zweiten Mal schreibt die Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte ihren 2024 eingerichteten Nachwuchspreis aus. Er wird alle zwei Jahre vergeben und ist mit 2.000 Euro dotiert.

Berücksichtigt werden können Dissertationen von Nachwuchswissenschaftlerinnen und Nachwuchswissenschaftlern, die sich mit kirchenhistorisch relevanten Themen aus dem geographischen Raum der in der Gesellschaft  repräsentierten Bistümer (Erfurt, Fulda, Limburg, Mainz, Speyer, Trier) und ihrer Vorgängerbistümer in innovativer Weise auseinandersetzen und deren Annahme als Dissertation nicht länger als zwei Jahre zurückliegt (Stichtag: 30. September 2024).

Die Arbeiten sind bis zum 30. September 2026 in  digitaler Form samt den vorliegenden Gutachten bei der Geschäftsstelle der Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte einzureichen: kirchengeschichte@bistum-mainz.de

Der Rechtsweg ist ausgeschlossen.

Mainz, den 1. Juni 2026
Für das Preisvergabegremium: Prof. Dr. Christoph Nebgen

Für nähere Auskunft:
Prof. Dr. Christoph Nebgen
Professur für Kirchengeschichte/
Fachbereich Katholische Theologie
Goethe Universität Frankfurt
E-Mail: nebgen@em.uni-frankfurt.de

PDF der Arbeit samt vorliegender Gutachten senden an:
Geschäftsstelle der GmrhKG
Dr. Jan Turinski
Institut für Mainzer Kirchengeschichte
E-Mail: kirchengeschichte@bistum-mainz.de

Source : Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte

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Colloque – Les sources de la coutume au Moyen Âge (XIe-XVe siècle) : problématiques et perspectives

Journée d’études organisée par 

Florent Garnier (Université Toulouse Capitole) et Roland Viader (CNRS-Université de Toulouse Jean Jaurès)

vendredi 18 septembre 2026
Bibliothèque Germain Sicard, Université Toulouse Capitole

Lien de visio-conférence : s’adresser à viader@univ-tlse2.fr

Si la coutume est source de droit, quelles sont les sources de la coutume elle-même ? La question pouvait paraître sans objet quand la coutume était définie, dans le prolongement d’un long héritage de réflexions savantes, comme l’expression de normes sociales produites et sanctionnées tout à la fois par l’acceptation des populations et l’ancienneté de leur application. Depuis une cinquantaine d’années, cependant, historiens, juristes et anthropologues n’ont eu de cesse que de souligner les ambiguïtés de cette frontière malléable du droit, et le caractère opératoire d’une notion de coutume permettant aux experts et aux décisionnaires de sélectionner et d’ordonner ce qui relevait du droit, pour mieux en écarter ce qui devait en être exclu à leurs yeux. Passées au peigne fin de la critique, les coutumes médiévales n’en finissent plus de révéler ainsi leur ductilité, leur perméabilité aux catégories du droit savant, aux décisions princières ou aux changements les plus récents. Loin d’apparaître encore comme le dévoilement d’un ordre ancien et quasiment immuable, la rédaction des coutumes est plus volontiers interrogée à présent comme une chaine d’événements et de textes dont la production sociale et politique est toujours plus clairement prise en compte.

         Dans cette perspective, et en jouant des deux acceptions du mot « sources », il importe sans doute de reconsidérer aujourd’hui les sources de la coutume sous ce double jour problématique : celui de l’origine historique des différentes pratiques mises en normes et celui des textes qui les mirent en forme, tant il importe de mieux en apprécier la diversité et d’analyser toujours plus finement le jeu des modèles, des influences, des emprunts et des réécritures. En marge des grands coutumiers et des coutumes régionales qui livrèrent, assez tardivement souvent, une interprétation globale des usages coutumiers, les coutumes locales, en effet, furent d’abord mentionnées en ordre dispersé dans les actes de la pratique, introduites dans des formules de notaires, reconnues par des juges, consignées dans des registres municipaux ou concédées avec parcimonie par les seigneurs des environs. Dans le Sud de la France, par exemple, des centaines de chartes de coutumes, de privilèges, de franchises ou de libertés furent ainsi octroyées aux communautés locales pour préciser tout au plus, et dans le plus grand désordre en général, quelques dizaines de points de droit, sans se soucier de brosser un tableau complet de son fonctionnement local. Du XIIau XVe siècle, ces documents fournissent autant de témoins sur l’évolution de dispositions juridiques concernant des sujets aussi divers que les règles de succession ou de transmission de la tenure, l’élection de représentants, l’échelle des peines, les modes de preuve, la fiscalité, l’accès aux pâturages et aux bois, les droits de pêche et de chasse, l’organisation des marchés, l’usage des forges, des fours et des moulins communaux, en accord, en contradiction ou sans le moindre rapport avec le droit commun ou droit écrit auquel on recourrait sans hésitation en tout autre cas d’espèce. En examiner les distributions chronologiques et géographiques permettrait certainement de mieux cerner les processus de cristallisation de ces coutumes. 

         En revenant sur l’usage du concept de coutume par les historiens du droit et de la société, sur les définitions médiévales de la coutume et les concepts savants employés dans la rédaction des coutumes, en interrogeant à nouveau la nature des textes coutumiers, leur diffusion, leur stratification et leur datation, cette journée d’étude, en somme, voudrait proposer un rapide tour d’horizon des problématiques actuelles et des perspectives nouvelles qui s’offrent aux chercheurs.

9h00 : Florent Garnier (Université Toulouse Capitole) Roland Viader (CNRS) : « Les sources de la coutume au Moyen Âge. Introduction »

9h30 : Emanuele Conte (Università Roma Tre – EHESS) : « La coutume médiévale entre idéologie et philologie »

10h30 : Marie Bassano (Université Toulouse Capitole) :  « La coutume des juristes savants (XIIe-XVe siècle) »

11h15 : Ada Maria Kuskowsky (University of Pennsylvania) : « Les sources non écrites de la coutume »

12h00-14h00 Pause déjeuner

14h00 : Florent Garnier (Université Toulouse Capitole) : « Les décisionnaires et la coutume,10 ans après : bilan et perspectives »

14h45 : Thierry Pécout (Université de Saint-Etienne) : « Les sources de la coutume en Provence au Moyen Âge finissant : bilan historiographique »

16h00 : Frédéric Boutoulle (Université Bordeaux Montaigne) : « Questionner l’origine de coutumes réputées médiévales. Le cas des coutumes du Maremne et de celles du Dacquois »

16h45 : Roland Viader (CNRS – Université de Toulouse) : « Les sources de la coutume en pays de droit écrit. Chronologie, géographie, typologie »

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Publication – Emilia Jamroziak, « The Cistercian Cult of Saints as a Treasury of the Living Past in the Later Middle Ages »

This book explains how the late medieval Cistercian Order and its communities in Central Europe engaged with, adopted, and supported a broad range of saints’ cults as an element of their relationship with the outside world, within their network and as an important element of their identity.

Contrary to traditional interpretations of Cistercian culture, the Order was not against the cult of saints. The liturgical calendar accommodated numerous saints, and central to Cistercian identity in the later Middle Ages was St Bernard of Clairvaux, who embodied the Order and delivered key interpretations within its monastic culture. Many individual communities were highly invested in the cult of saints as they sought to create strong local and regional belonging, maintain ties to the outside world, and control significant elements of the devotional landscape. However, the saints also cemented crucial bonds within filiations and facilitated a shared identity within geographically extensive networks. Textually, materially, visually, and ritually, cults of saints between 1300 and the early sixteenth century were an important facet of Cistercian culture; by exploring these manifestations, we can better understand late medieval monasticism on its own terms.

An analysis of the complex connection between Cistercian communities and the Order itself and a study of the monastic practice of ‘living with the past’, this book is a valuable contribution to the historiography of medieval monasticism and medieval religious culture.

Emilia Jamroziak is a specialist in medieval religious and cultural history and a professor in the Faculty of History at Adam Mickiewicz University in Poznań, Poland. Prior to returning to Poland in 2025, she spent many years at the University of Leeds, UK, where she was Professor of Medieval Religious History and helped build one of the leading centres for medieval studies. She continues her association with Leeds as an honourary visiting research fellow. Her research focuses on the Cistercian Order and on how monastic communities shaped and were shaped by the societies around them. She is the author of The Cistercian Order in Medieval Europe, 1090–1500 (Routledge, 2013) and several other monographs, studies, and edited collections on medieval monastic history.

Introduction
1. The View from the Top: the General Chapter and the Cult of Saints across the Order in the Later Middle Ages
2. Bernard of Clairvaux: from the “founding father” to the “embodiment of the Order”
3. Locality and belonging: Cistercian communities in Bavaria and Franconia in the later middle ages
4. The ties that bind: Altenberg Abbey and its daughter houses in the later middle ages
Conclusion

Emilia Jamroziak, The Cistercian Cult of Saints as a Treasury of the Living Past in the Later Middle Ages, Londres, Routledge, 2026 ; 1 vol., 192 p. ISBN : 9789463721363. Prix : € 130,00.

Source : Routledge

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Publication (en ligne) – « Je l’ay emprins ». Mélanges offerts à Jean-Luc Chassel », éd. Arnaud Baudin, Clément Blanc-Riehl, Laurent Macé, Caroline Simonet

Ce volume de Mélanges a été offert à leur Président par plusieurs membres de la Société française d’héraldique et de sigillographie le 15 janvier 2026. Il constitue une édition indépendante de la Revue française d’héraldique et de sigillographie.

Les éditeurs tiennent à remercier les membres de la Société française d’héraldique et de sigillographie qui ont contribué à ces mélanges et dont la générosité a permis leur financement.

Il a été tiré 50 exemplaires de cet ouvrage.

Cette édition numérique a été mise en ligne en juin 2026.

Bibliographie de Jean-Luc Chassel, p. 13-22

« Amis aimés, amie avez » – SOUVENIRS
Les prémices d’un savoir,
par Hélène LOYAU, p. 25
Jean-Luc Chassel,
par Carla BOZZOLO, p. 27-28

« Ainsi je frappe » – LES SCEAUX
L’empreinte au miroir de l’image.
La miniature de la parabole du sceau et de la cire dans le Miroir de la Salvation humaine
(BnF, Français 6275, vers 1455-1485),

par Brigitte Miriam BEDOS-REZAK, p. 31-40
Une influence latine sur les sceaux de l’Empire romain d’Orient ?,
par Jean-Claude CHEYNET, p. 41-48
Remarques sur les sceaux des femmes de l’Orient latin au XIIe siècle,
par Marie-Adélaïde NIELEN, p. 49-58
L’attribut fait la reine. Mise en perspective des sceaux
réginaux et abbatiaux en France et en Angleterre au XIIe siècle,
par Caroline SIMONET, p. 59-66
Les sceaux théreuticographiques de Marguerite de Montaigu (v. 1190-1241),
par Yves AIRIAU, p. 67-78
Les sceaux de chasse au sanglier (sires d’Anduze, de Chalencon et de Glavenas, 1174-1250),
par Martin de FRAMOND, p. 79-86
Le sceau biface des barons de Londres : le regard de l’historien de l’art médiéval,
par Marc GIL, p. 87-97
Jean de Berry et le portrait,
par Clément BLANC-RIEHL, p. 99-107
Le « seel commun » des maréchaux de France,
par Inès VILLELA-PETIT, p. 109-118
Un sous-collecteur apostolique du XIVe siècle et sa matrice sigillaire en or,
par Maria do ROSARIO MORUJAO, p. 119-125
Les notaires au duché de Bourbonnais.
À propos d’une matricule du garde des sceaux aux contrats (1489-1496),

par Olivier MATTEONI, p. 127-136
Des sceaux pour les communautés rurales ? À propos de deux matrices normandes (XIIIe-XIVesiècle),
par Christophe MANEUVRIER, p. 137-142
À quel saint se vouer ? Le sceau médiéval de la ville de Marmoutier (Alsace),
par Thomas BRUNNER, p. 143-152
Nicolas de Heu (1494-1547), un patricien messin observateur et dessinateur de monogrammes et de sceaux,
par Jean-Christophe BLANCHARD, p. 153-162

« De gueules à trois roses d’or » – LES ARMOIRIES
De la genèse de l’héraldique épiscopale en France. Le sceau du prévôt (1211) de l’évêque de Langres,
par Jean-Vincent JOURD’HEUIL, p. 165-176
Au palais de Dieu, des palets pour les Palays.
Autour de l’emblématique d’un lignage toulousain du XIIIe siècle,
par Laurent MACE, p. 177-186
Ce que changer d’armoiries veut dire. L’exemple des fils du châtelain de Gand vers 1220,
par Jean-François NIEUS, p. 187-198
Les premiers écartelés princiers (1286-1294),
par Michel NASSIET, p. 199-208
Des fleurs de lis sur les chartes ! Enquête sur la diffusion d’un emblème royal aux XIIIe et XIVe siècles,
par Ghislain BRUNEL, p. 209-219
Des matrices en partage. La conjugalisation du pouvoir
au prisme des sceaux communs princiers (Bourgogne, XIVe-XVIe siècle),
par Lucie JARDOT, p. 221-230
Des armoiries de Jean Ier d’Orléans-Longueville, bâtard d’Orléans, dit Dunois,
par Daniel BONTEMPS, p. 231-239
Le manuscrit 133 de la bibliothèque municipale de Chartres. Approche d’un armorial atypique,
par Christophe ROUSSEAU-LEFEBVRE, p. 241-249
Le lignage, la boutique et la patrie.
Des armoiries dans les marques typographiques parisiennes de la Renaissance,
par Pierre COUHAULT, p. 251-262
Héraldique et promotion sociale : à propos des armoiries des vignerons de Côte-d’Or sous l’Ancien Régime,
par Nicolas VERNOT, p. 263-272
Une révolution aniconique mais héraldique :
l’implantation visuelle de la monarchie constitutionnelle au Portugal (1re moitié du XIXe siècle),
par Miguel METELO DE SEIXAS, p. 273-282

« Sans varier » – ERUDITION (XIXe-XXe SIECLE)
Du cabinet Arnaud à la collection des sceaux détachés. Histoire d’une « revendication » aux Archives de l’Aube,
par Arnaud BAUDIN, p. 285-295
Quatre matrices de sceaux de villes inédites du Médaillier du Musée des Beaux-Arts de Lyon,
par Ambre VILAIN, p. 297-305
La jeunesse romantique de Louis Douët d’Arcq,
par Michel PASTOUREAU, p. 307-311
Gustave Saige et l’atelier de moulage du Palais de Monaco,
par Michael BLOCHE, p. 313-322
Une source méconnue aux Archives générales du Royaume : les carnets de dépouillement de sceaux d’Alexandre Pinchart,
par Marc LIBERT ZUCKERMANN, p. 323-330
Arthur Engel, sigillographe français en Italie (1878-1880),
par Guilhem DORANDEU, p. 331-339
Héraldique, sigillographie, généalogie, archives et fantaisie : Jacques Murgey (1891-1973) et les premières années de la Société française d’héraldique et de sigillographie, Paris (1937-1950),
par Dominique DELGRANGE, p. 341-350

Informations pratiques :

Je l’ay emprins ». Mélanges offerts à Jean-Luc Chassel, éd. Arnaud Baudin, Clément Blanc-Riehl, Laurent Macé, Caroline Simonet, Abbeville, impr. F. Paillart, 2025 ; 1 vol., 368 p. ISBN : 979-10-983376-0-4. Accessible en ligne.

Source : Société française d’héraldique et de sigillographie

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Exposition – Les Quatre Fils Aymon. La chanson de geste

Dans la lignée de notre exposition « Le Moyen Âge dans la bande dessinée », du 27 juin au 13 septembre 2026, la MPMM accueille l’exposition « Les Quatre Fils Aymon – La chanson de geste », regroupant des planches originales de la bande dessinée de Yann Lovato.

Cette exposition sera proposée au dernier étage de la Maison espagnole, rendu pour la première fois accessible aux visiteurs.

« Le poème épique des Quatre Fils Aymon, à la fois historique et légendaire, fut glorifié et chanté par les trouvères dès le XIIe siècle. Une chanson de geste complice donc du rassemblement des foules, sur les foires, dans les châteaux et le long des routes des grands pèlerinages.

Au rythme des sabots du cheval Bayard, cheval fée, emportant sur sa croupe de géant les quatre fils, cette équipée du merveilleux défie et affronte Charlemagne, le despotique empereur.

La magie de leur cousin Maugis l’enchanteur escorte et protège leur bravoure.

Yann Lovato, auteur-imagier, Ardennais de souche et de convictions, attentif aux documents les plus anciens de la légende, et habité avec fougue par son esprit, nous convie au festin des images d’un temps à la portée de nos rêves les moins anciens. »

Maison du patrimoine médiéval mosan
Place du Bailliage, 16
5500 – Bouvignes

26|06|2026 – 13|09|2026
de 10h00 – 17h00

Source : Maison du Patrimoine médiéval mosan

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Publication – Spencer Strub, « Scorn, Shame, and the Simple Reader. Lay Piety and Literature in Late Medieval England »

An investigation into how the emotional language in texts intended for solitary women became the foundation for a medieval Christian reading public

Scorn, Shame, and the Simple Reader reveals how a cluster of rarely studied guides to the religious life helped forge a new identity in late medieval England. Lifting passages wholesale from texts originally intended only for holy virgins walled up in cells, these treatises turned Christlike shame and scorn for the world into an emotional language of collective belonging. Their simple readers—people of all genders and from all walks of life, all addressed as a “dear sister” while they read—exemplified a new mode of public spirituality, formed through acts of reading and imagination.

As Spencer Strub demonstrates, these acts of reshaping a life proved fertile ground for experiments in literary invention. Piers Plowman, The Book of Margery Kempe, and the N-Town cycle plays share the same vocabulary, make the same metaphors, and abhor the same sins. They share the simple reader’s scorn and shame, in other words, but they put it to different ends. Dwelling in the impossible space between holiness and the world, these literary works found new ways to narrate the particularities of life as it was actually lived. In rewriting our understanding of gender, emotion, and piety in a period of religious upheaval, Strub provides a new perspective on the efflorescence of vernacular English fiction at the turn of the fifteenth century.

Spencer Strub is Associate Research Scholar in the Humanities Council and Lecturer in English at Princeton University.

Informations pratiques :

Spencer Strub, Scorn, Shame, and the Simple Reader. Lay Piety and Literature in Late Medieval England, Philadelphia, Unievrsity of Pennsylvania Press, 2026 ; 1 vol., 264 p. ISBN : 978-1-51282-938-9. Prix : USD 65,00.

Source : University of Pennsylvania Press

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Publication – « Dynamics of Literacy in Medieval Europe. Studies in Honour of Marco Mostert », éd. A.J. van den Hoven van Genderen, Rob Meens, Carine van Rhijn

This book honours the achievements of Marco Mostert, professor of Medieval History at Utrecht University. Marco has been one of the main promotors and proponents of the expanding field of studies in medieval literacy and orality. The book celebrates his legacy by focusing on communication and writing in the Middle Ages, themes central to Marco’s interest. It is divided into two sections. Part I covers the early medieval period, focusing on manuscripts and texts, mainly those produced by clerics. Articles in this section include studies on the liturgical hymn Te Deum; Carolingian political hegemony in Frisia; a new Carolingian witness of Suetonius’s Life of Caesars; the Utrecht Psalter and its historical context; monastic socialization; political communication through sermons; manuscript annotations at Fleury-sur-Loire; Ademar of Chabannes’s final years; and the semantic field of communicatio.

Part II shifts focus to written communication in broader societal layers in the later medieval period, when writing became significant for other societal groups like townsfolk and peasants. Articles in this section discuss a case of identifying a thief through written documents; urban literacy in Danish and Hungarian towns; graffiti in Abruzzi churches; the cartulary of Egmond monastery; and literate culture among late medieval countryside inhabitants.

Friends, collaborators, colleagues, and former students of Marco have contributed to this volume, with all authors discussing different aspects of the use of the written word in various parts of the medieval European world. The result is a book with multiple facets, collectively contribute to a deeper understanding of medieval literacy and its societal implications.

Preface

Contributors

Introduction

Part I. Manuscripts, Texts, and Communities in Early Medieval Europe

1. The Te Deum: Liturgy, Orthodoxy, and Politics in the Early Middle Ages
ROSAMOND MCKITTERICK

2. Educating Frisians in the Eighth Century: The Evidence of the Paenitentiale Oxoniense II
ROB MEENS

3. A New Carolingian Witness to the Text of Suetonius De Vita Caesarum
DAVID GANZ

4. Three of a Kind: Dating the Utrecht Psalter, Ebo Gospels, and Eller Gospels
BART JASKI

5. Intus – Foris: On Monastic Perception and Political Order in the Epitaphium Arsenii
MAYKE DE JONG

6. Sermons hagiographiques et communication politique: Un sermon prononcé en l’honneur de saint Ghislain au xie siecle (BHL 3553)
ANNE-MARIE HELVÉTIUS

7. Reading with the Pen in the Books of Fleury
IRENE VAN RENSWOUDE AND MARIKEN TEEUWEN

8. The Fall From Grace of Ademar of Chabannes (989–1034) — or the ‘Deceits’ of Historiography
AD VAN ELS

9. Communicare memoriae: An Essay on Communication in Medieval Latin Liturgy
ELS ROSE

Part II. Towards a Social History of Writing in Later Medieval Europe

10. Hitting Abraham’s Eye: How to Identify a Thief with the Help of a Hammer (Eleventh and Twelfth Centuries)
CARINE VAN RHIJN

11. ‘Don’t Shoot the Messenger!’ On the Uses and Misuses of the Written Word in Late Medieval Rural Poland
ANNA ADAMSKA

12. Town Books in Late Medieval Denmark
KASPER H. ANDERSEN, JEPPE BÜCHERT NETTERSTRØM, AND BJØRN POULSEN

13. Layers of Literacy in the Cathedral Cities of Medieval Hungary
KATALIN SZENDE AND ANNA KINDE

14. Chronicle Graffiti for a Social History and Geography of Writing: Some Cases from Abruzzo
CARLO TEDESCHI

15. The Cartulary of Egmond Abbey
J. W. J. BURGERS

16. Accountability — From Organized Distrust to Obscure Confusion: A Case Study
BRAM VAN DEN HOVEN VAN GENDEREN

17. Peasants and Charters in Late Medieval Poland
AGNIESZKA BARTOSZEWICZ

18. ‘Oerconde myn hant’: Literate Attitudes of Peasants in Financial Records of Eindhoven and Cranendonck (1532–1547)
MARK VERMEER

Tabula Gratulatoria

Informations pratiques :

Dynamics of Literacy in Medieval Europe. Studies in Honour of Marco Mostert, éd. A.J. van den Hoven van Genderen, Rob Meens, Carine van Rhijn, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 347 p. (Brepols Collected Essays in European Culture, 9). ISBN : 978-2-503-61064-1. Prix : € 100,00.

Source : Brepols

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Publication – Averroès, « Épitomé de l’Organon d’Aristote, suivi du Commentaire moyen de l’Isagogé de Porphyre », trad. Aïcha Belabid

Dès l’Antiquité tardive, les traités de logique d’Aristote, désignés sous le nom d’Organon, se sont imposés comme des textes fondamentaux dont la maîtrise conditionnait l’accès à l’ensemble du cursus philosophique. Afin d’en faciliter l’intelligibilité, enseignants et érudits entreprirent la rédaction de nombreux commentaires destinés à en éclairer les subtilités. Dans ce contexte, le philosophe néoplatonicien Porphyre de Tyr (234-305) composa l’Isagogè, appelé à devenir une introduction à toute la logique aristotélicienne. Ce corpus forma un dispositif conceptuel à la longévité et à la diffusion remarquables : Grecs, Byzantins, Latins, Syriaques, Arabes et Juifs ont tour à tour traduit, étudié, commenté et transmis ces textes jusqu’aux humanistes italiens.

La présente édition propose la traduction de deux oeuvres d’Averroès (1126-1198), l’un des plus éminents commentateurs d’Aristote : d’une part, l’Épitomé de l’Organon, conservé seulement en judéo-arabe et en hébreu et n’ayant jamais fait l’objet d’une édition ni d’une traduction intégrale, bien qu’il ait profondément marqué la tradition logique juive dès le XIIIe siècle, et ce jusqu’au XVIe siècle grâce à sa version hébreu-latine due à l’humaniste juif italien Abraham de Balmes (1440-1523) ; d’autre part, le Commentaire moyen de l’Isagogè, conservé uniquement en hébreu, témoignant d’une phase plus mûre de la pensée du philosophe andalou.

La diffusion de ces textes dans le monde juif illustre à la fois l’importance accordée à la logique dans l’apprentissage des sciences et la place centrale qu’Averroès occupa, au Moyen Âge, au sein de divers milieux intellectuels.

Aïcha Belabid, docteure en philosophie (INALCO), est spécialiste de la philosophie arabe et hébraïque.

Remerciements
L’Organon d’Aristote et la constitution de la tradition logique médiévale : de l’exégèse néoplatonicienne à Ibn Rušd
Chapitre I : Histoire d’un texte
Chapitre II : Taṣawwur et taṣdīq dans l’Épitomé de l’Organon
Chapitre III : La logique comme « adab »
Chapitre IV : La tradition logique juive : obstacles, méthodes et enjeux
Chapitre V : La réception de l’Épitomé de l’Organon
Conclusion
Note à propos de la traduction française
La traduction de l’Épitomé de l’Organon
Le Commentaire moyen de l’Isagogè
Traduction de l’hébreu du Commentaire moyen de l’Isagogè d’Ibn Rušd.
Bibliographie sélective

Informations pratiques :

Averroès, Épitomé de l’Organon d’Aristote, suivi du Commentaire moyen de l’Isagogé de Porphyre, trad. Aïcha Belabid, Paris, Les Belles Lettres, 2026 ; 1 vol., 420 p. (Sagesses médiévales, 31). ISBN : 978-2-25145-934-9. Prix : € 39,00.

Source : Les Belles Lettres

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