Publication – « Hérésie, pouvoirs et sociétés au Moyen Âge », éd. Emmanuel Bain, Rosa Maria Dessì, Michel Lauwers, Isabelle Rosé, Warren Pezé, Alessia Trivellone

Élaboré dans le cadre du Groupement d’Intérêt Scientifique Hérésie, Pouvoirs et Sociétés (GIS HéPoS), qui a réuni au cours des dernières années des historiens et historiennes de cinq universités, ce volume collectif vient clore un vaste programme de recherche consacré à l’étude des hérésies sur le temps long, de la fin de l’Antiquité au début de l’Époque moderne.

Les vingt-sept contributions qui le composent témoignent d’un renouvellement des approches historiographiques, fondé sur une lecture critique et contextualisée des documents. Croisant périodes, espaces et méthodes, elles interrogent les usages et les effets de l’accusation d’hérésie dans des contextes politiques, sociaux et intellectuels variés. Loin de limiter l’hérésie à quelques foyers et aux siècles centraux du Moyen Âge, l’ouvrage explore une vaste géographie — de la péninsule Ibérique à l’Asie Mineure, de l’Italie du sud à l’Europe centrale — et propose des lectures inédites de dossiers majeurs comme d’affaires d’hérésie moins connues.

Dans le prolongement d’Inventer l’hérésie ?, publié il y a près de trente ans dans la « Collection d’études médiévales de Nice », cet ouvrage invite à dépasser une vision strictement doctrinale de l’hérésie pour en faire un objet d’histoire pleinement intégré aux dynamiques des pouvoirs et des sociétés. Il s’adresse aussi bien aux spécialistes qu’à toute personne intéressée par une compréhension critique et globale de l’hérésie dans le monde médiéval.

Le volume est édité par les partenaires du GIS HéPoS : Emmanuel Bain, Rosa Maria Dessì, Michel Lauwers, Isabelle Rosé, Warren Pezé et Alessia Trivellone

Table des matières :

Michel‑Yves Perrin De Walter Bauer (1934) à Gottfried Arnold (1699‑1700) : quelques jalons pour une généalogie de l’histoire des hérésies
Michel Lauwers Inventer le catharisme ? Charles Schmidt, du protestantisme à la science des religions (1848‑1849)
Alain Rauwel La matrice moderniste de l’hérésiologie franco‑italienne
Uwe Brunn Die Katharer d’Arno Borst, la grande synthèse du XXe siècle : tradition historiographique, contexte de rédaction, postérité
Mark Gregory Pegg The Heresy Par Excellence; or, A Brief History of Catharism
R. I. Moore Heresy and transformation in twelfth‑century Eurasia. Some approaches to an approach
Sylvain Piron Comment naissent les hérésies
Robin Whelan The imperial official as doctrinal troubleshooter between Ephesus (431) and Chalcedon (451)
Kamil Choda Haeresis nova non surgit. L’actualité du péril hérétique chez Grégoire de Tours
Warren Pezé Name and Shame : les noms propres dans les débats doctrinaux carolingiens
Thomas Granier Le discours sur l’hérésie dans l’historiographie et l’hagiographie de l’Italie méridionale latine, VIIIe–Xe siècle
Florian Mazel L’affaire Bérenger de Tours (1049‑1088) : l’hérésie, le prince et l’ecclesia au temps du tournant grégorien
Isabelle Rosé Les fabriques de l’hérésie à Milan, au temps de la première pataria (seconde moitié du XIe siècle)
Laurent Guitton « Éon de l’Étoile », un hérétique sur la queue d’une comète. Du mythe à l’histoire
Laurent Guitton Le bûcher des moines rebelles. Une hérésie à l’abbaye de Vézelay en 1167
Claire Angotti Pierre Lombard hérétique ? Genèse, chronologie et mémoire d’une accusation
Nathalie Gorochov L’hérésie dans les écoles parisiennes (fin XIIe–début XIIIe siècle)
Océane Rosello‑Brechon Amaury de Bène, d’hérétique à hérésiarque. Retour aux sources de deux affaires universitaires parisiennes du début du XIIIe siècle
Amélie De Las Heras La lutte antihérétique comme espace de définition du canon patristique : Martin de León, Lucas de Tuy et Isidore de Séville au tournant des XIIe–XIIIe siècles
Jean‑Louis Biget Aux origines de la croisade contre les albigeois : hérésie et politique, un complexe indissociable
Markus Krumm Convincing a Pope of His Own Crusade. Peter of Vaux‑de‑Cernay’s Hystoria Albigensis and Innocent III
Gábor Barabás The Kingdom of Hungary and the Question of Heresy in the 1230s: Endeavours of a Royal Prince
Alessia Trivellone La plume et le bûcher. Stratégies et objectifs des inquisiteurs à Milan au XIIIe siècle
Emmanuel Bain La double construction de l’hérésie ? Autour du manuscrit de Florence, BNC, Conv. Soppr. J. II. 44 (Italie du Nord, XIIIe siècle)
Franck Mercier‑Druère La sorcellerie démoniaque : ultime avatar de l’hérésie médiévale ?
Rosa Maria Dessì Un pape, un prélat et deux « monstres » : Pie II, Nicolas de Cues, Sigismond d’Autriche et Sigismond Malatesti
Marie‑Hélène Blanchet Contours du crime d’hérésie à Byzance à la fin du Moyen Âge

Hérésie, pouvoirs et sociétés au Moyen Âge, éd. Emmanuel Bain, Rosa Maria Dessì, Michel Lauwers, Isabelle Rosé, Warren Pezé, Alessia Trivellone, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 780 p. (Collection d’études médiévales de Nice, 23). ISBN : 978-2-503-62475-4. Prix : € 110,00.

Source : Brepols

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Exposition – The Pazzi Conspiracy Power, Violence and Art in Renaissance-Era Florence

On 26 April 1478, Lorenzo and Giuliano de’ Medici were attacked in the chancel of the Duomo of Florence. Giuliano was killed in the attack, while Lorenzo survived and went on to take revenge on the people responsible for masterminding the conspiracy – most notably the Pazzi family. This exhibition seeks to trace the story with the help of items from the collections of the Staatliche Museen zu Berlin.

The Münzkabinett houses a selection of medals that depict the key figures involved in the affair, many of whom have also been immortalised in portraits that are now held in the collections of the Skulpturensammlung and the Gemäldegalerie – beginning with Giuliano, whose likeness Sandro Botticelli painted with a downcast gaze after his untimely death. The Pazzi Conspiracy constitutes a tragic and defining episode of the Florentine Quattrocento that epitomises the significance of the Italian Renaissance as an age in which violent political and religious conflicts were translated into unforgettable works of art.

Bode-Museum
Staatliche Museen zu Berlin

From 1 July to 4 October 2026, Level 0, which houses the exhibitions Plain Talk and The Baptismal Font from Siena, will remain closed.

Source : Staatliche Museen zu Berlin

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Publication – Gabriele Bonomelli, « Vicarius Christi, vicarius Dei. Apogeo e tramonto della sovranità papale attraverso le epistole fittizie (1307-1409) »

Il tardo medioevo fu un periodo di forti cambiamenti per la cristianità occidentale, in cui la decadenza dei poteri “universali” del papa e dell’imperatore lasciò spazio all’emergere di nuove dinamiche di potere locale. Se l’impero vedeva ormai ridotto al minimo il suo peso politico, il papato si presentava sempre di più come l’unica sovranità universale a cui fare riferimento. Ciò comportò un ampliamento (tanto teorico quanto smisurato) dei limiti della potestas pontificia, che diede luogo ad aspri dibattiti.

Questo volume indaga l’evoluzione della sovranità papale dal punto di vista di una tipologia letteraria assai peculiare e poco indagata, le epistole fittizie: missive anonime redatte a nome del Diavolo, di defunti o di entità soprannaturali il cui obiettivo era denunciare le pretese universalistiche del papato e l’inadeguatezza dei suoi rappresentanti. Gli autori di tali lettere non si limitano a lanciare feroci critiche, bensì propongono modelli alternativi di gestione del discorso politico e religioso che permettono di apprezzare la stretta connessione tra questi documenti e alcuni dei maggiori intellettuali dell’epoca. Grazie alla presentazione e all’analisi di un corpus di fonti per la maggior parte inedito, il volume ripercorre, attraverso una nuova prospettiva, un complesso intreccio di dibattiti che contribuì a dare forma alla storia politica e istituzionale del Tre e Quattrocento.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Gabriele Bonomelli, Vicarius Christi, vicarius Dei. Apogeo e tramonto della sovranità papale attraverso le epistole fittizie (1307-1409), Rome, Viella, 2026 ; 1 vol., 308 p. (I libri di Viella, 590). ISBN : 979-1-25701-415-5. Prix : € 29,00.

Source : Viella

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Publication – Francesco Montorsi, « D’azur à treize couronnes d’or. Enquête sur l’héraldique de la Table Ronde (textes, images, armoriaux) »

Pendant longtemps, les historiens ont cru que l’armorial de la Table Ronde avait commencé à se former dès les premiers romans arthuriens, pour se développer ensuite dans les ateliers de copie à partir du XIIIe siècle. Pourtant, l’examen minutieux de dizaines de manuscrits et d’imprimés révèle une tout autre histoire : l’armorial n’apparaît qu’au XVe siècle, dans l’entourage de Jacques d’Armagnac, duc de Nemours (1433-1477). Catalogue d’armes, réservoir narratif, outil diplomatique, guide pour festivités chevaleresques, D’azur à treize couronnes d’or explore les multiples visages de l’armorial – catalogue d’armes, réservoir narratif, outil diplomatique, guide pour festivités chevaleresques – et en reconstitue sa genèse. En croisant littérature, iconographie et histoire, cette enquête retrace l’évolution d’un imaginaire visuel, depuis les représentations héraldiques chez Chrétien de Troyes jusqu’aux réceptions tardives de l’armorial au XVIIe siècle, en passant par son élaboration à la cour de Jacques d’Armagnac. Cette plongée inédite dans la fabrique des images arthuriennes permet de redécouvrir un auteur oublié, mettant au jour tout un pan insoupçonné de la culture chevaleresque.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Francesco Montorsi, D’azur à treize couronnes d’or. Enquête sur l’héraldique de la Table Ronde (textes, images, armoriaux), Genève, Droz, 2026 ; 1 vol., 680 p. (Publications Romanes et Françaises, 286). ISBN : 978-2-600-06704-1. Prix : CHF 59,00.

Source : Droz

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Offre d’emploi – Postdoctoral Research Associate (University of York)

Deadline : 12th August 2026

We are seeking a motivated Post-Doctoral Research Associate to join the project RANGIFER: Reindeer antler and outland connectivity in Viking-age Europe. This ambitious initiative explores Viking-Age trade, resource exploitation, and cultural connectivity across Europe by analyzing the raw materials used to craft one of the era’s most ubiquitous artifacts: the hair comb.

As the PDRA on this project, you will travel to museum collections across Europe to sample antler and bone combs, analyze them using proteomic techniques (Zooarchaeology by Mass Spectrometry (ZooMS), and LC-MS/MS), and contribute to the presentation and publication of results in academic and public fora.

Role

We are looking for an outstanding research associate to drive forward the analytical programme that is central to the project. In particular, they will be responsible for the application to artefactual material of ZooMS and LC-MS/MS analyses (minimally destructive techniques for the identification of species in animal products). The successful applicant will conduct this research under the supervision of senior colleagues, and contribute to the production of outputs.

Key Responsibilities

Key responsibilities will include coordinating and undertaking international research trips, principally for the purpose of sampling objects held in museums across Europe. They will need to liaise with museum curators and conservators to organise these trips, before ethically and sensitively sampling Viking-Age combs and comb-making waste from museum collections.

The PDRA will have responsibility for sample-processing and analysis of proteomic data at our BioArCH facility in York. They will perform laboratory preparation and mass spectrometry analysis to identify the species of the materials under investigation, and maintain meticulous digital records of samples, contextual data, and analytical results.

They will produce reports for curating institutions, assist in formal publication and presentation at academic conferences, and will also be directly involved in impact and outreach activities, including design and delivery of engagement materials and events. They will work closely with the project team to help foster a collegiate and supportive research environment.

Interview date: To be confirmed

For informal enquiries: please contact Steve Ashby on steve.ashby@york.ac.uk

The University strives to be diverse and inclusive – a place where we can ALL be ourselves.

We particularly encourage applications from people who identify as Black, Asian or from a Minority Ethnic background, who are underrepresented at the University.

We offer family friendly, flexible working arrangements, with forums and inclusive facilities to support our staff. #EqualityatYork

As a Disability Confident employer, we will ensure that a fair and proportionate number of disabled applicants that meet the minimum (essential) criteria for each position will be offered an interview. Read more about the University of York’s commitments under the Disability Confident scheme.

Source : Jobs.ac.uk

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Publication – « Gottesdienst auf der Klosterinsel Reichenau. Zeugnisse eines spätmittelalterlichen Liber Ordinarius », éd. Jens Brückner, Erwin Frauenknecht, Andreas Odenthal

Für eine Geschichte des Gottesdienstes auf der Klosterinsel Reichenau stehen nur wenige liturgische Quellen aus dem frühen und hohen Mittelalter zur Verfügung. Deshalb kommt dem in der Karlsruher Badischen Landesbibliothek befindlichen spätmittelalterlichen Liber Ordinarius besondere Bedeutung zu, der von Prior Gregor Dietz in den Jahren 1548–1559 verfasst wurde. Von ihm ausgehend wird das sakraltopographische System der Markusbasilika mit seinen Altarstellen und deren Heiligentiteln rekonstruiert und in die komplexe Baugeschichte eingepasst.

Spezifisches Reichenauer Erbe zeigt sich in einem Amalgam von Bautraditionen im Sinne einer Romtypologie (Westchor mit gotischem »Confessio-Altar«) und einem eigenen Reliquienprofil, für das die Markusreliquien mit ihrem Bezug zu Venedig und Alexandria oder die Januarius- und Fortunatareliquien mit ihrem Neapel-Bezug oder auch die Herrenreliquien (hl. Blut – hl. Kreuz) mit ihrem Bezug zum Heiligen Land stehen. Es lässt sich ein sakraltopographisches System aufzeigen, das die Kirchenfamilie der Klosterinsel repräsentierte und rituell verbunden hat. Dieses rituelle System konnte über die Krisen des Klosters gerettet und mit der Neuweihe der Kirche im Jahre 1477 neu aufgelegt werden. In der vorliegenden Untersuchung wird der Liber Ordinarius ediert und vorgestellt und mit den Angaben eines Processionale von 1726 gegengelesen und ergänzt.

Dr. Jens Brückner ist seit 2024 Pfarrer der Seelsorgeeinheit Oberes Gäu in der Diözese Rottenburg-Stuttgart, dazu Habilitation im Fach Liturgiewissenschaft mit dem Forschungsschwerpunkt der Rezeption des affective turn in der Liturgiewissenschaft. Weitere Veröffentlichungen zur Liturgie des Augsburger Doms und des Ellwanger Vitusstifts.

Dr. Erwin Frauenknecht ist seit 2008 Mitarbeiter am Landesarchiv Baden-Württemberg, Abteilung Hauptstaatsarchiv Stuttgart, mit dem Schwerpunkt für die archivalische Überlieferung bis 1806. Zahlreiche Veröffentlichungen aus dem Bereich der mittelalterlichen Kirchen- und Landesgeschichte, der Stadtgeschichte und zur Papiermühlen- und Wasserzeichenforschung.

Prof. Dr. Andreas Odenthal ist Professor für Liturgiewissenschaft an der Katholisch-Theologischen Fakultät der Universität Bonn. Die Forschungsschwerpunkte liegen in der Liturgiegeschichte des Mittelalters, der Lutherischen Stundenliturgie der Frühen Neuzeit sowie im interdisziplinären Dialog mit der Psychoanalyse im Kontext der »ritual studies«.

Informations pratiques :

Gottesdienst auf der Klosterinsel Reichenau. Zeugnisse eines spätmittelalterlichen Liber Ordinarius, éd. Jens Brückner, Erwin Frauenknecht, Andreas Odenthal, Sigmaringen, Jan Thorbecke Verlag, 2026 ; 1 vol., 192 p. (Veröffentlichungen der Kommission für geschichtliche Landeskunde in Baden-Württemberg Reihe A: Quellen, 69). ISBN : 978-3-7995-9611-4. Prix : € 28,00.

Source : Jan Thorbecke Verlag

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Colloque – Les moyennes montagnes durant le premier Moyen Âge. Occupation, mise en valeur et exploitation

Colloque de La Diana
Montbrison (Loire)
1er-2 octobre 2026

Programme : ici

COMITÉ SCIENTIFIQUE
Julie Charmoillaux (ministère de la Culture, Sra Auvergne-Rhône-Alpes, Umr 5648 Ciham)
Sébastien Gaime (Inrap, Umr 6042 Geolab)
Pierre-Yves Laffont (Université Rennes 2, Umr 6566 CReAAH)
Christophe Mathevot (Société de la Diana, Umr 5138 ArAr)

COMITÉ D’ORGANISATION
Pierre Peyvel (Société de la Diana)
Christophe Mathevot (Société de la Diana)

CONTACTS
christophe.mathevot@ladiana.com ; pierre-yves.laffont@univ-rennes2.fr

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Exposition – In the Italian Manner. Spain and the Mediterranean Gothic, 1320-1420

The Museo Nacional del Prado and Fundación BBVA are presenting an ambitious exhibition that reassesses how, long before the emergence of the Renaissance, Italy set the pace for a profound transformation in which the Hispanic kingdoms were one of the principal spaces of reception.

Curated by Joan Molina Figueras, head of the Collection of European Painting up to 1500, the exhibition features more than one hundred works in a range of techniques (painting, sculpture, goldsmithing, illuminated manuscripts, drawings, embroidery, silk textiles, and more), loaned from 31 Spanish and 25 international institutions. These works allow for an analysis of how Italian Trecento models were assimilated and reformulated by Spanish artists, resulting in a hybrid, sophisticated and highly original visual language.

The works on display include examples by both leading Italian masters, such as Ambrogio Lorenzetti, Gherardo Starnina, Lupo di Francesco, Barnaba da Modena, Andrea di Petruccio and Geri Lapi, and prominent Hispanic figures, such as Ferrer and Arnau Bassa, the Serra brothers, Pedro de Córdoba and Miquel Alcañiz.

Far from presenting a one-sided narrative, the exhibition underscores the complexity of these artistic exchanges and includes a revealing final twist: the impact of Spanish art on Italy. The result is a two-way dialogue that challenges the traditional boundaries between centres and peripheries of late medieval European art.

Long before the Renaissance swept across Europe, Italy was the birthplace of an artistic revolution spearheaded by masters such as Giotto, Duccio, Simone Martini and the Lorenzetti brothers, a revolution destined to resonate across the continent. It is not by coincidence that the Hispanic kingdoms were among the first Western regions to embrace the artistic manifestations of the Italian Trecento, where they astonished viewers due to their innovative aesthetic and technical refinement. In addition to the highly effective Mediterranean communication networks (commercial, diplomatic, political, etc.,) that facilitated the arrival of artists and works, Spanish masters paid particular attention to the innovations emanating from the Italian peninsula. This was a fascinating creative sensibility.

Among the principal arguments demonstrated in this exhibition is the fact that in the hands of Hispanic masters, the Trecento style was a true lingura franca, open to a wide range of versions and adaptations. It thus served as a starting point for refined, hybrid works that transcend conventional artistic categories. In the creations of Ferrer and Arnau Bassa, for example, Italian formulas merged with elements of French and Neo-Byzantine origin, resulting in a synthesis unparalleled in the Italian world. Images not only travelled: they were translated and acclimatised, generating diffuse and hybrid identities arising from the fertile conjunction of different aesthetic approaches.

The Spanish masters’ creativity is evident in areas other than purely formal ones. These include iconography, with the appearance of interesting variations on themes and compositions of Italian origin, from Roman Marian icons to the extensive imagery generated by the new Franciscan saints. In other cases, the change is reflected in the meanings acquired when imported works were introduced into different visual and mental contexts. In this sense, Italian models and prototypes took on a new life and a second nature through their transfer to the Iberian Peninsula.

The originality of the Hispanic masters is evident in their use of distinctive formats for panel painting, such as the monumental altarpiece, the preferred “stage machinery” for presiding over places of worship. Altarpieces were also the favoured medium for experimenting with sophisticated, mixed-method painting techniques. As in Italy, the application of gold was not just decoration but rather an aesthetic strategy that allowed for the emulation of the textures and sumptuousness of costly fabrics, brocades and jewels. This was continued further, transforming the surfaces of large altarpieces into active backgrounds that absorb and modulate the light according to its intensity and the viewpoint. In the hands of the Hispanic Trecento painters, the altarpiece became an optical and symbolic experience.

The exhibition concludes with an unexpected twist that illustrates the extent to which the vagaries of artistic exchange defy any preconceptions or categories established by traditional art-historical approaches. While the exhibition’s principal focus is the influence of Trecento Italian models on the artistic landscape of the Hispanic kingdoms, the final section is devpted to analysing the reverse. The key figure here is Gherardo Starnina, a Tuscan master who, following a period spent in the Crowns of Castile and Aragon, agitated the artistic milieu of early 15th-century Florence with the innovative late Gothic style he had adopted during his time in Valencia. The example of Starnina reveals that the permeability of artistic contexts, observed up to this point in the exhibition from the Hispanic perspective, also affected the Italian world. This offers further proof that artistic circulation in the western Mediterranean generated realities rich in distinctive characteristics and alternatives: “In the Italian manner” becomes “In the Spanish manner”.

The exhibition includes over one hundred works in a range of techniques (painting, sculpture, goldsmithing, illuminated manuscripts, drawings, embroidery, silk textiles, etc.), loaned from 31 Spanish and 25 international institutions. Among them are examples by renowned Italian masters such as Ambrogio Lorenzetti, Gherardo Starnina, Lupo di Francesco, Barnaba da Modena, Andrea di Petruccio and Geri Lapi, as well as prominent Spanish artists such as Ferrer and Arnau Bassa, the Serra brothers, Pedro de Córdoba and Miquel Alcañiz.

The exhibition is accompanied by a book by its curator, Joan Molina Figueras, which presents a detailed study and analysis of the themes addressed and the works on display. Many of them will also be the subject of critical analysis at an international conference to be held at the Museo del Prado from 9 to 11 September.

Restoration

The Museo del Prado has restored thirteen of the works included in the exhibition In the Italian MannerSpain and the Mediterranean Gothic (1320-1420). Three are paintings in Museum’s own collection and the remainder are in other collections. It should be noted that some of them are ensembles comprising several paintings, such as the Altarpiece of Saint Mark and Saint Anianus from Manresa cathedral and the Polyptych of the Virgin lactans from Córdoba cathedral. Also included among these works are two sculptures from the Sanctuary of Lluc.

Over time, many of these paintings suffered from neglect and lack of conservation and in some cases were even modified to adapt their appearance to changing aesthetic tastes. Preparing the present exhibition has involved significant research and restoration, reinstating the transparency of the colours and the gilding, which were obscured and dulled by previous interventions. The restoration undertaken at the Museum by specialists in sculpture, painting, wood supports and frames has largely succeeded in recovering the original luminosity and technical perfection of the works.

Informations pratiques :

Museo Nacional del Prado.

Madrid 5/26/2026 – 9/20/2026

Source : Museo Nacional del Prado

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Appel à contribution – Cloches et carillons des beffrois – Laboratoires de patrimoines

En replaçant la problématique dans une perspective croisée et pluridisciplinaire ̶ histoire, archéologie, histoire de l’art, musicologie, folklore  ̶  et en l’abordant sur la très longue durée (XIIe‒ XXIe siècle), cette journée d’étude entend faire le point sur les dernières recherches en matière de campanologie et d’étude des beffrois. Elle met particulièrement l’accent sur le rôle des beffrois et des cloches civiles comme laboratoires privilégiés de patrimoines. Creusets d’expérimentations de la fabrique urbaine, à la croisée de patrimoines protéiformes ̶ matériels et immatériels, mobiliers et immobiliers ̶ sans cesse réappropriés et réinventés, ils confrontent les notions de conservation/transmission et de renouvellement de patrimoines ancrés dans la société urbaine.

15‒16 octobre 2027, Maison de la Culture de Tournai

Journée d’études · Cloches et carillons des beffrois – Laboratoires de patrimoines   |   15–16 octobre 2027  ·  Tournai

Organisation 

  • Société royale d’histoire et d’archéologie de Tournai
  • Association des Cercles francophones d’histoire et d’archéologie de Belgique 
  • Partenariat  Ville de Tournai et Maison de la Culture de Tournai

Argumentaire

En Occident, la cloche est d’abord associée à un imaginaire religieux, celui des églises à clochers, dont les sonneries rythment le temps et la liturgie des fidèles. Avec le mouvement de renaissance urbaine au bas Moyen Âge, les communes naissantes s’emparent du droit de cloche et les pendent à une nouvelle forme architecturale : les beffrois. Dès le XIIe siècle, beffrois et cloches sont érigés en symbole de l’autonomie communale, les cités les utilisant comme outils de communication de masse, à des fins militaires, de sécurité, d’administration et de justice. À partir de la fin du Moyen Âge, l’installation de dispositifs comprenant plusieurs cloches ̶ les carillons ̶ ancre davantage encore les beffrois dans le paysage sonore et le quotidien des habitants.

Malgré les évolutions politiques, sociales, économiques et culturelles depuis la période révolutionnaire, la culture urbaine demeure intrinsèquement liée à ces deux éléments fondateurs de l’identité de nombreuses villes du nord de la France et de la Belgique. En témoignent la reconnaissance de 56 beffrois sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO (1999 et 2005), et la sélection en 2014 de la culture du carillon sur le registre de bonnes pratiques de sauvegarde de l’UNESCO.

Thèmes envisagés

(Liste non exhaustive)

  • La fabrique des cloches

Fondeurs et fonderies · Typologies et techniques de fabrication · Baptêmes, bénédiction et inauguration · Parrains et commanditaires · Épigraphie campanaire et décor · Entretien

  • Un monument pour les cloches

Histoire, archéologie et architecture des beffrois · Typologies et techniques des charpentes · Cohabitation des sonneries avec les autres fonctions · Maîtres maçons, couvreurs et charpentiers · Place des beffrois dans le paysage urbain · Villes et localités sans beffroi

  • Usages et fonctions

Usages protéiformes des cloches civiles, du Moyen Âge à nos jours · Cohabitation ou confrontation avec les cloches religieuses · Droit de cloches · Prises, pertes et vols de cloches · Réglementation et codification des sonneries · Le silence des cloches

  • Réception, patrimonialisation et valorisation

Inventaires, classements et mesures de protection · Études et historiographie campanaire · Culture visuelle : iconographie, imagerie populaire et savante, toponymie · Symbolique et appropriation · Folklore · Valorisation touristique · Conservation et restauration

  • La culture sonore urbaine

De la sonnerie à l’instrument de musique · Techniques, variations et innovations · Place dans le paysage sonore urbain · Sonneurs et carillonneurs : métier, formation, statut · Pratiques du carillon : enseignement, concours, automatisation · Création musicale : répertoires, hybridation, diffusion

Modalités de soumission

Date limite : 1er mars 2027  

Réponse : 30 avril 2027 au plus tard Contact : beffrois@srhat.be

Éléments à communiquer (en français)

‒ Titre de la communication

‒ Résumé (1 000 caractères espaces compris maximum)

‒ Lien avec les thèmes envisagés (facultatif)

‒ Biographie de l’auteur(e) et principales publications (1 000 caractères maximum)

‒ Langue de communication (français, néerlandais ou anglais)

Langues : Français · Néerlandais · Anglais

Durée 20 minutes par communication

Comité scientifique

Caroline Bolle, Marie-Madeleine Crickboom, Claude Depauw, Marie Depraetere, Cédric Devos, Piet Geleyns, Guillaume Hellemans, Jacky Legge, Cédric Ludwikowski, Florian Mariage, Luc Rombouts, Jacques Toussaint, Brigitte Van Wymeersch.

Source : Calenda

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Publication – Julie Glodt, « L’environnement textile de l’autel (v. 1250-v. 1550). Une histoire ritologique de l’art »

En histoire de l’art, le décor de l’autel a longtemps été étudié au prisme de ses riches devants orfévrés ou des retables sculptés et peints. À la fin du Moyen Âge, néanmoins, une grande concentration de textiles entourent l’autel dans l’espace ecclésial : nappes, dossiers, antependia, dais, courtines et tapis. D’autres encore, comme le corporal ou la pale, nouvel objet élaboré au XVe siècle, jouent un rôle de premier plan dans la manipulation et la mise en valeur des espèces consacrées, lieux de la présence réelle du Christ.

Cet ouvrage interroge de concert ces différents parements et linges, dont certains n’ont que très rarement été intégrés à une réflexion plus générale sur le mobilier liturgique, et réévalue leur importance dans la définition visuelle de l’autel gothique en Europe occidentale, et particulièrement en France. L’approche dite « ritologique » vise à étudier ces textiles en croisant leur matérialité, leurs usages et le discours porté sur eux, en relation avec les acteurs qui les manipulent et les autres objets avec lesquels ils entrent en contact. Julie Glodt démontre ainsi la conception avant tout ornementale des textiles dans l’église médiévale qui, par leur amovibilité et leur diversité, contribuent à intensifier certains moments de l’année et du rituel ainsi qu’à construire un lieu propre à la célébration eucharistique.

Remerciements

Préface

Liste des abréviations

Glossaire des typologies de textiles les plus fréquemment cités

Introduction générale
L’environnement textile de l’autel : essais de définition
Les cadres de l’étude
Réalisme et dévotion eucharistique
Analyses techniques et études du rituel : confluences historiographiques
L’analyse matérielle
De la liturgie au rituel
L’anthropologie historique des images et des objets
Les représentations du rituel : sélections des témoins conservés
Les textiles
Les textes
Les images
Une histoire ritologique de l’art : itinéraires choisis

Première partie. Matérialité

Introduction de la première partie

Chapitre I. L’envers du brocart. Préciosité, humilité, sérialité

A. Production de luxe et production sérielle
1. Tissage : des motifs sous contrainte
2. Le supplément orné : entre invention et stéréotype
3. Des objets en perpétuelle transformation

B. L’œuvre de la fabrique
1. L’essor des fabriques urbaines
2. Carences matérielles, carences documentaires
3. Du décor dans les sacristies modestes ?

C. Les donations textiles
1. Donations aristocratiques et donations bourgeoises
2. Les femmes, confectionneuses et donatrices

Chapitre II. Le corporal, de l’idéal textuel à la pratique rituelle

A. L’hypersacralisation des corporaux
1. Sacralité instituée : la bénédiction
2. Plus-value sacrale : la consécration eucharistique
3. Des reliques en puissance

B. L’idéal textuel de pureté matérielle
1. Pureté pratique : la bonne manipulation des espèces
2. Pureté allégorique : le corporal-linceul
3. Pureté morale : du décor transitif à la blancheur parfaite
4. Tout à la fois : la surface blanche comme figure christique

C. La pratique matérielle : les corporaux ornés
1. Le témoignage des inventaires
2. Enquête matérielle : propositions pour un corpus de corporaux ornés

Deuxième partie. Amovibilité

Introduction de la deuxième partie

Chapitre III. Une archéologie de la souplesse

A. Fluidité et rigidité des textiles
1. Les textiles face à la pesanteur
2. Rigidifier les étoffes : doubler, empeser et orner
3. Planéité et « muralité » des textiles

B. Les textiles dans l’espace : du souffle d’air à l’architecture
1. Plis libres : accrocher et suspendre
2. Colonnes et courtines : une innovation gothique
3. Une mise en œuvre architecturale

C. « Rigidification » : la rigidité comme un agent transformateur
1. Antependium, fanons et tour d’autel : la rigidité ornementale
2. Du corporal à la pale : la rigidité pragmatique

Chapitre IV. Habiller l’autel, matérialiser l’espace

A. Le trésor et l’autel : ouvertures et circulations
1. Trésor, sacraires, revestiaires : des lieux de conservation polymorphes
2. Le revestiaire : espace de conservation et lieu rituel
3. Des espaces de conservation au plus près des autels

B. Les étapes d’un habillement diachronique
1. Parer l’autel : de l’usage commun aux coutumes idiosyncratiques
2. La double vêture de l’autel
3. Dévêtir ou recouvrir ?

C. Modeler l’espace eucharistique
1. Hiérarchisation
2. Enchâssement
3. Actualisation

Chapitre V. Gestuaire textile : le décor en actes

A. Veiller à la propreté et la décence du rituel

B. Véhiculer vases, livres et linges
1. La gradation des gestes : Le voile de patène
2. Ornement et transition : les coussins
3. L’image ouverte : le corporalier

C. Manipuler les espèces
1. Du corporal à la pale : simplification de la gestuaire textile
2. Le décor des corporaux : aniconisme et « iconicité restreinte »
3. Le décor de la pale : iconicité élargie

Troisième partie. Visualité

Introduction de la troisième partie

Chapitre VI. Les textiles dans la « machine à produire du croire »

A. Quels modèles interprétatifs pour les textiles de l’autel ?
1. La pensée figurative
2. Une sémantique des textiles
3. Présence et sensorialité

B. L’hypothèse sémantique à l’épreuve de la pratique
1. Images : du « non-usage liturgique » du décor textile
2. Inscriptions : lire les textiles ?
3. Couleurs : le nuancier liturgique

C. Exprimer les temps liturgiques
1. Des systèmes d’équivalences idiosyncratiques
2. Inflation et déflation ornementales

Chapitre VII. La rhétorique des voiles

A. Des voiles polysémiques
1. Occultation et Révélation
2. Décence et puissance
3. L’eucharistie comme voile

B. La logique épiphanique
1. Le « jeûne visuel » et ses dérogations
2. La Semaine sainte, temps fort du dévoilement
3. Dévoilements festifs

C. Mutismes et éloquences
1. Restriction chromatique et esthétique de la pénitence
2. Le paradoxe du rideau de chœur orné
3. Les voiles de Carême : aniconicité et nouveau mode de présence

Chapitre VIII. Occultation, monstration, présentation

A. Les courtines ou le topos de l’autel voilé
1.  « Lumière sombre ou fatale obscurité » : la conception moderne de l’espace ecclésial
2. « Désir de voir », devoir de montrer
3. Participation frustrée et cléricalisation du rituel

B. Présenter l’autel
1. Un effet perspectif dans l’image
2. Accentuations angéliques
3. Les textiles comme champs

C. Le rideau de l’élévation : la recherche des contraires
1. Au-delà de l’anecdote
2. Cacher, montrer, exhiber : discordances historiographiques
3. Cercle blanc sur fond noir

Conclusion

Commentaires
Commentaire 1. Le corporalier du musée de Cluny : un exemple rare d’objet textile conservé dans sa forme originale
Commentaire 2. Le fragment de toile brochée du musée des Tissus de Lyon : de « l’écharpe de tournois » à la nappe d’autel
Commentaire 3. L’antependium de la cathédrale de Sion : un témoin extraordinaire d’une production ordinaire ?
Commentaire 4. Les fragments d’un tour d’autel des musées de Lyon, Londres et Vienne ou comment reconstruire le puzzle du chanoine Bock
Commentaire 5. L’antependium à l’Annonciation des Hospices de Beaune : un devant d’autel palimpseste
Commentaires 6 et 7. Les corporaux de l’abbaye d’Arbroath : pour une archéologie des coutures

Typologie des textes

Bibliographie

Index des noms de personnes

Index des noms de lieux

Index des noms d’objets

Table des figures

Julie Glodt, L’environnement textile de l’autel (v. 1250-v. 1550). Une histoire ritologique de l’art, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2026 ; 1 vol., 400 p. (Histoire de l’art). ISBN : 979-1-03511-106-9. Prix : € 35,00.

Source : Éditions de la Sorbonne

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