La Lettre du Réseau, n° 28 (printemps 2026)

Depuis 1999, le Réseau des médiévistes belges de langue française publie une lettre d’information. Si vous souhaitez vous abonner à la Lettre du Réseau, il suffit de nous envoyer un courriel à l’adresse suivante : info.rmblf@gmail.com.

Accès au numéro 28, printemps 2026 : ici

 Édito
Dernière activité du RMBLF : Dies Namurcensis
Mémoires en études médiévales soutenus dans les universités belges francophones (2024-2025)
Actualités des Archives
Actualités de l’Archéologie
La recherche en Belgique : le Centre d’étude des Primitifs flamands (KIK–IRPA)
Annonces

Numéro coordonné par Anne-Clothilde DUMARGNE et Nicolas RUFFINI-RONZANI

Listes des mémoires établies par Antoine BONNIVERT, Christophe MASSON et Timothée SÉBERT

Actualités des Archives et Annonces compilées par Nicolas RUFFINI-RONZANI

Actualités de l’Archéologie compilées par Frédéric CHANTINNE

La recherche en Belgique, Melis AVKIRAN et Bart FRANSEN, contact pris par Ingrid FALQUE

Mise en page par Valentine JEDWAB

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École d’été – Régulations économiques et économiques informelles aux époques médiévale et moderne. 14e école d’été d’histoire économique

La 14e école d’été d’histoire économique qui se réunira à Suse (Piémont, Italie) les 25, 26 et 27 août 2026 aura pour thème « Régulations économiques et économies informelles aux époques médiévale et moderne ». Cette thématique permettra de poursuivre et d’approfondir celles qui ont été développées les années précédentes (la valeur des choses, la pauvreté, les biens communs, les moyens de paiement, la qualité, l’organisation du travail, les écritures de l’économie, entreprendre, la circulation des savoirs, le risque, les espaces du commerce, les économies de la nature, la guerre).
La 14e école d’été d’histoire économique se propose d’aborder le thème fondamental de la régulation qui englobe pour les économistes l’ensemble des règles explicites ou implicites qui organisent et encadrent la production, l’échange et la consommation. La notion englobe ainsi la question de la fixation et de la formation des prix, les contrôles de qualité et de quantité ainsi que la mesure de la valeur. C’est par conséquent une notion qui englobe l’ensemble de la sphère économique. Son existence entraîne, par antithèse, l’existence d’une sphère informelle, qui échappe ou tente d’échapper à toute forme d’organisation ou de contrôle. Bien que la notion soit utilisée essentiellement par les économistes, elle s’applique également les époques médiévale et moderne.

Ensemble des détails et présentation complète au format PDF

Programme au format PDF

L’école d’été se déroulera en dix sessions : 1. L’historiographie médiévale et moderne 2. Le point de vue des économistes et des juristes 3. Régulation et encadrement des marchés 4. Régulation de l’innovation 5. Règlement des contentieux 6. Contournements : l’illicite et l’informel 7. Espace et territoire : encadrer et contrôler ainsi que trois sessions de doctorants et post-doctorants.

Modalités d’inscription pour les doctorants / postdoctorants
Des places sont disponibles pour les jeunes chercheurs – doctorants ou post-doctorants – en histoire économique médiévale ou moderne, en économie, sociologie, géographie ou archéologie. Les langues de travail étant l’anglais et le français, les candidats devront avoir une connaissance minimale des deux langues (l’expression orale se fera dans la langue de son choix).
Il sera demandé aux candidats une communication orale de 20 minutes en rapport avec le sujet des journées. Cette communication se fera à partir de la présentation d’un fonds d’archives ou d’une source d’histoire économique qui a été au coeur de leur recherche.
L’organisation prendra en charge l’intégralité des frais de séjour lors des journées. Les frais de déplacement (aller-retour) seront remboursés jusqu’à 200 euros.
Le nombre des places étant limité, les candidatures seront examinées et sélectionnées par le comité scientifique de la manifestation.

Le dossier (en anglais ou en français) comprendra :
. Un curriculum vitae détaillé
. Une présentation (2 pages minimum) du sujet de doctorat, des sources utilisées et de la communication orale envisagée.
Les dossiers de candidature sont à envoyer avant le 25 mai 2026
(réponse le 1 juin) à Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse Jean-Jaurès) : emmanuel.huertas@univ-tlse2.fr

Source : LAMOP

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Appel à contribution – Innover dans la Nouvelle Rome. Pensées, pratiques et réponses à la nouveauté dans les mondes byzantins. XVIIe Rencontres internationales des jeunes byzantinistes

English version below

Byzance est souvent perçue comme une civilisation d’une grande stabilité, caractérisée par un certain conservatisme. En effet, la fidélité revendiquée de la civilisation byzantine à une tradition remontant à l’Antiquité, conçue comme modèle à conserver et imiter, a contribué à forger l’idée qu’elle était avant tout gardienne d’un héritage, minorant dans l’imaginaire collectif la place accordée à l’innovation. Pourtant, la continuité indéniable de cette société pourrait aussi être apparentée à celle du bateau de Thésée : un corps toujours vivant, dont chaque pièce est peu à peu renouvelée jusqu’à rendre le tout méconnaissable. S’inscrivant dans cette perspective, des chercheurs et chercheuses toujours plus nombreux, tels que Anthony Littlewood sur l’originalité dans l’art byzantin, Raúl Estangüi Gómez sur l’adaptation institutionnelle à l’époque paléologue ou encore Joanita Vroom sur le renouvellement des formes et usages de la céramique, remettent en question l’image fixiste héritée des Lumières et rappellent que les mondes qui gravitent autour et nourrissent la Nouvelle Rome ont toujours su mener et accommoder, tout au long de leur histoire, des transformations profondes, aussi bien politiques, religieuses, sociales ou techniques que culturelles.

Sensible à ce contraste entre une apparente fidélité à la tradition et la réalité ordinaire des changements, l’AEMB se propose ainsi d’interroger la notion d’innovation dans les mondes byzantins au sens large (Afrique du Nord, Égypte, Chypre, Grèce, Proche-Orient, Asie mineure, Caucase, Balkans et monde slave orthodoxe, péninsule  italienne, etc.) à l’occasion des XVIIe Rencontres internationales des jeunes byzantinistes.

Qu’entend-on par « innovation » dans une société qui semble, au premier abord, perpétuer de manière fidèle les modèles du passé ? Parmi tant d’autres phénomènes, l’évolution des techniques de production ou de construction, les transformations des pratiques codicologiques et graphiques, les adaptations militaires ou encore les renouvellements iconographiques et esthétiques constituent autant de terrains privilégiés pour observer les modalités concrètes du changement. Ces évolutions invitent à interroger les conditions de circulation des savoirs, des techniques et des modèles, ainsi que leur réception dans les différents milieux et espaces des mondes byzantins, de même que leur rapport avec les voisins directs de l’Empire.

Dans quelle mesure le changement est-il pensé, revendiqué, ou au contraire dissimulé, voire rejeté, par les acteurs byzantins eux-mêmes ? Réformes juridiques, évolutions dogmatiques, mutations intellectuelles, transformations des pratiques liturgiques ou administratives témoignent de dynamiques de renouvellement, qui ne vont pas sans résistances. L’étude des réponses à la nouveauté — acceptation, adaptation, rejet, réaction — permet de saisir la tension entre innovation et conservatisme, qui s’exprime de manière exemplaire à travers le phénomène des traditions inventées, particulièrement saillant dans les disputes théologiques, où la frontière entre orthodoxie et hérésie se trouve constamment redéfinie. Il est tout aussi essentiel de s’interroger sur le rôle joué par les acteurs clés de la production, de la diffusion et de la régulation du savoir et des pratiques : les élites dirigeantes, mais aussi les responsables religieux, les administrateurs, les lettrés et savants, les artisans, les marchands.

L’innovation doit-elle être comprise comme une rupture, une évolution progressive, ou comme une réélaboration créative de formes existantes ? Est-elle une catégorie pertinente pour penser le monde byzantin, ou relève-t-elle avant tout d’un regard moderne projeté anachroniquement sur le passé ? Réfléchir à l’innovation implique de considérer quels termes et notions sont mobilisés par la documentation byzantine elle-même pour conceptualiser la nouveauté, afin de les confronter à la manière dont les historiens ont pu appréhender, définir, imaginer ou, au contraire, nier l’existence d’innovations à Byzance. À travers ces différentes problématiques, les XVIIe Rencontres internationales des jeunes byzantinistes entendent contribuer à repenser la manière dont le changement et la nouveauté ont été perçus, adoptés ou contestés dans les mondes byzantins et montrer que Byzance, loin d’être un simple conservatoire et relais de pratiques héritées voire figées, peut être envisagée comme un espace constant de réajustement, d’expérimentation et de création.

Les communications pourront s’inscrire dans l’une des thématiques suivantes, citées à titre non exhaustif :

  • Évolution des techniques, renouvellement des systèmes agraires et de production
  • Innovations iconographiques et artistiques
  • Innovations, emprunts, réappropriations linguistiques
  • Innovation et traditions savantes
  • Innovation théologique, orthodoxie, hérésie
  • Justice, Église, institutions
  • Perception, réactions, revendications et résistances au changement
  • Acteurs·rices de l’innovation
  • Circulations, contacts et transferts
  • Définitions, usages et terminologie dans les langues des mondes byzantins
  • Temporalités et spatialités de l’innovation
  • Historiographie de l’innovation à Byzance

Les communications, d’une durée de vingt minutes, pourront être données en français ou en anglais. Les propositions de communication (250 à 300 mots), accompagnées d’une brève biographie incluant l’institution de rattachement, le niveau d’études actuel (master, doctorat, post-doctorat) et le sujet de recherche, devront être envoyées à l’adresse aemb.paris@gmail.com au plus tard le lundi 7 avril 2026.

Les Rencontres se tiendront en présentiel à Paris — à l’Institut national d’histoire de l’art et à l’Institut des civilisations du Collège de France — les 2 et 3 octobre 2026. Une contribution de l’AEMB aux frais de transport est envisageable pour les candidat.e.s ne pouvant obtenir de financement de la part de leur institution d’origine : ils et elles sont prié.e.s de bien vouloir l’indiquer au moment de la soumission de leur proposition de communication. L’adhésion à l’association, d’un montant de 15 €, est obligatoire.

The common perception of Byzantium remains, by and large, that of a remarkably stable and highly conservative civilization. Its proclaimed fidelity to an age-old tradition going back to Antiquity, valued as a model to preserve and reproduce, has forged in the popular imagination the idea that it was essentially a guardian of the past, leaving little place for innovation. yet, the undeniable continuity of this society could also be likened to the ship of Theseus: a living body, renewed piece by piece till it was wholly unrecognizable. Furthering this approach, an increasing number of scholars, from Anthony Littlewood on originality in Byzantine art to Raúl Estangüi Gómez on institutional adaptation in the Palaeologan period, not to mention Joanita Vroom on the renewal of ceramic forms and uses, has worked to question the picture of immobility inherited from the Enlightenment and has emphasized that New Rome always knew how to lead and accompany profound transformations, be they political, religious, social, technical or cultural.

Attentive to this contrast between apparent fidelity to tradition and the ordinary reality of change, the AEMB sets out to question the concept of innovation in the Byzantine world, broadly conceived (North Africa, Egypt, Near-East, Anatolia, Caucasus, Cyprus, Greece, Balkans and Orthodox Slavic world, Italy, etc.), on the occasion of the 17th International Gathering of Young Byzantinists.

What is understood as “innovation” in a society which seems, at first glance, to reproduce models from the past with little variation? Among many other things, the evolution of production and construction techniques, the transformation of codicological and graphic practices, military adaptations as well as iconographic and aesthetic shifts provide fertile ground to observe the practical conditions of change. These evolutions invite us to question the conditions under which knowledge, techniques and models circulate, and likewise their reception within the various publics and spaces of the Byzantine world, including relations with neighboring societies.

To what extent was change conceptualized, acknowledged, or on the contrary concealed or rejected by Byzantine actors themselves? Judicial reforms, dogmatic evolutions, intellectual mutations, liturgical or administrative transformations all bear witness to moments of renewal, which in turn generated movements of resistance. Studying responses to novelty – acceptance, adaptation, rejection, reaction – allows us to better grasp the tension between innovation and conservatism, best expressed through the case of invented traditions, which appear with remarkable clarity in the context of theological disputes, wherein the border between orthodoxy and heresy found itself constantly redefined. It is likewise necessary to question the role of key actors in the production, diffusion and regulation of knowledge and practices: governing elites, but also religious dignitaries, administrators, literati and scholars, artisans and traders.

Should innovation be defined as rupture, progressive evolution, or the creative reelaboration of existing forms? Is it a relevant category to understand the Byzantine world, or is it an anachronistic projection artificially imposed upon the past? Thinking about innovation must also involve a consideration of the terms and notions used by Byzantine documents themselves to conceptualize novelty, so as to confront them with the way modern scholars have imagined, defined, or to the contrary denied the existence of innovation in Byzantium.

Through these thematic strands, it is hoped the 17th International Gathering of Young Byzantinists will contribute to rethink the way change and novelty were perceived, adopted or contested in the wider Byzantine world, and to show that Byzantium, far from being a mere repository of inherited, if not static practices, can and should be envisaged as a space for constant readjustment, experimentation and creation.

Presentations may address one or more of the following, non-exhaustive, list of topics:

  • Evolution of techniques and renewal of agrarian and productive systems
  • Iconographic and artistic innovations
  • Linguistic innovations, borrowings, reappropriations
  • Innovation and tradition in scholarly thought
  • Theological innovation, orthodoxy, heresy
  • Justice, the Church, institutions
  • Perceptions, reactions, claims and resistance to change
  • Actors of innovation
  • Circulations, contacts and transfers
  • Definitions, uses and terminology in the languages of the Byzantine world
  • Temporalities and spatialities of innovation
  • The historiography of innovation in Byzantium

Presentations should last about 20 minutes and may be given either in English or in French. Proposals (250 to 300 words), accompanied by a short biographical note including the author’s current institution, level of study (Masters, PhD, postdoctoral) and subject of research should be sent to aemb.paris@gmail.com by Monday April 7th, 2026.

The Gathering will be held in person, in Paris – at the Institut national d’histoire de l’art and at the Institut des civilisations (Collège de France), on the 2nd and 3rd of October, 2026. The AEMB may consider contributing to travel costs for participants unable to receive funding from their home institution – in such a case, they are kindly requested to state so when submitting their abstract. Successful applicants are required to join the AEMB and pay a membership fee of 15 €.

Source : Association des Étudiants du Monde Byzantin

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École d’été – Digital Philology Workshop: Methods, Tools, and Infrastructures

WHAT NEW TOOLS AND METHODS CAN SUPPORT SCHOLARS IN STUDYING, EDITING, AND INTERPRETING TEXTS IN THE DIGITAL AGE?

Promoted by the EELISA Digital Philology Community, this five-day Summer School offers Master’s students, PhD candidates, and early-career researchers a unique opportunity to explore current innovations in digital philology through a combination of lectures, practical workshops, and collaborative discussion.

Participants will engage directly with digital tools recently released or still under development within three international research groups based at the Scuola Normale Superiore in Pisa, the École nationale des Chartes in Paris, and the Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg. Alongside hands-on experimentation, the Summer School will introduce the research perspectives that inform these projects and encourage reflection on the future of philological scholarship in the age of AI. The programme also includes a guided visit to the Biblioteca Medicea Laurenziana in Florence, offering the opportunity to examine a selection of significant manuscripts from its collections.

The Summer School is designed to provide a solid grounding in the tools currently used in digital philology, while also offering insight into emerging protocols that go beyond the current state of the art. Particular attention will be devoted to approaches that combine the computational potential of AI with the effectiveness of the qualitative analysis typical of traditional philological methods, within an open, collaborative, and FAIR-oriented research framework. While the focus will be on medieval  texts, the theoretical framework and methodological approaches presented will be relevant to a much broader range of textual traditions.

PROGRAMME

Sessions will run daily from 9:00 to 18:00, and the working languages will be English, Italian, and French.

Check the programme for details: [link].

The hands-on workshops may focus on texts proposed by the speakers (in medieval Italian and French) or chosen by the participants. Those wishing to work on their own texts are required to prepare in advance a transcription of a few pages of a manuscript, together with materials documenting textual variants. Attendees are asked to bring their own laptop.

FINANCIAL SUPPORT 

Travel expenses to and from Pisa, accommodation, and lunches will be fully covered for participants affiliated with EELISA university partners.

For participants external to the EELISA network (please verify whether your university is a member via the following [link]), registration is free of charge; however, travel and accommodation expenses are not eligible for reimbursement.

ENROLLMENT

A total of 45 places are available, with the option to participate either in person or online. Selection will be made based on applicants’ backgrounds and with attention to gender balance. 

Applications are open until 30 April 2026.

     Please follow the procedure below:

1.  Register in the EELISA Digital Philology Community [link];

2.  Complete the following application form, attaching a CV together with a short motivation letter

        [Application form for EELISA pariticipants]

        [Application form for non EELISA pariticipants]

3.  Finally, click “Apply” (at the top right of this page) and agree to the terms and conditions.

Participants will be awarded 1 ECTS credit and an EELISA Badge upon completion..

For further information: stefano.benenati@sns.it

Source : EELISA

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Publication – Francis X. Gumerlock, « An Anonymous Irish Gloss on the Apocalypse »

About 700 AD an anonymous Irish teacher, working in a monastic setting, wrote this gloss on the Apocalypse. Reconstructed from three early medieval commentaries which made use of it, the gloss shows how this early Irish Christian, influenced by the fourth-century Exposition of the Apocalypse by Tyconius of Carthage, interpreted the Book of Revelation. The Latin text with interfacing English translation depicts how the author understood the 144,000 sealed, the beast, the two witnesses, 666, the Battle of Armageddon, the millennium, the New Jerusalem, and other visions of the Book of Revelation.

Francis X. Gumerlock (Ph.D. historical theology, St. Louis University, 2004) is author of thirteen books, most of which include translations of early medieval Apocalypse commentaries, including Cassiodorus, St. Gregory the Great, and Anonymous Greek Scholia. Writings on the Apocalypse (2022), Pseudo-Cyril of Alexandria, Commentary on the Apocalypse (2021), Carolingian Commentaries on the Apocalypse by Theodulf and Smaragdus (2019), and Tyconius, Exposition of the Apocalypse (2017).

Introduction
Discovery of the Gloss and Observations by Scholars
Reconstruction of the Gloss
Style, Purpose, Audience, and Circulation
Content, Christo-centrism, and Historical References
The Use of Tyconius
Irish Features
Theological and Practical Concerns
Eschatology
Sources and Date
Note on Two Appendices and Two Related Texts

An Anonymous Irish Gloss on the Apocalypse: Text, Translation, and Appendices

A pseudo-Isidore, Prologue to the Apocalypse of the Apostle John: Introduction, Text, and Translation

The Seven Seals in Questions or Glosses on the Gospel: Introduction, Translation, and Notes

Bibliography

Index of Scripture

Index of Manuscripts

Index of Modern Authors

General Index

Informations pratiques :

Francis X. Gumerlock, An Anonymous Irish Gloss on the Apocalypse, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 230 p. (Brepols Library of Christian Sources, 14). ISBN : 978-2-503-61788-6. Prix : € 65,00.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Blanche de Castille. Exercer le pouvoir au féminin (1226-1252)

COLLOQUE INTERNATIONAL
COLLÈGE DES BERNARDINS, SORBONNE, 27-28 NOVEMBRE 2026

Marie Dejoux (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, LAMOP – UMR 8589)
Clément de Vasselot de Régné (Institut catholique de Rennes, CESCM – UMR 7302)

Le 8 novembre 1226, Louis VIII mourrait brutalement, probablement emporté par la dysenterie. Trois semaines plus tard, le 29 novembre, son jeune fils Louis IX, âgé de 12 ans, était sacré dans la cathédrale de Reims. Les commémorations de ce sacre ont attiré la lumière en 2026, laissant quelque peu dans l’ombre ce qui fit véritablement événement huit cents ans plus tôt. Pour la première fois de l’histoire capétienne, l’exercice du pouvoir était clairement confié à une femme, Blanche de Castille, veuve du défunt Louis VIII et mère du nouveau roi, au titre de la tutelle qu’elle avait obtenu sur ce dernier.

            Les témoignages contemporains soulignent son influence politique, qui se prolonge au-delà de la majorité de son fils. La date à laquelle Louis IX assume pleinement le gouvernement est ainsi toujours sujette à débat. Est-ce en 1234, au moment de sa majorité ? En 1245, lorsqu’il décide de prendre la croix en dépit des réticences de sa mère ? En 1252, lorsque la mort de Blanche met définitivement fin à son rôle politique en même temps qu’à sa seconde régence ?

            Au regard de la place exceptionnelle occupée, pendant près d’un quart de siècle, à l’échelle de la chrétienté latine, par cette femme de pouvoir, l’anniversaire du début de sa « régence » nous a semblé une bonne occasion pour mettre en lumière les avancées historiographiques récentes sur Blanche de Castille.

            Ce colloque entend ainsi mettre en lumière son gouvernement – de l’échelle de son domaine personnel à celle de la chrétienté latine – et sa trajectoire, depuis ses origines castillanes à son dernier repos dans les abbayes de Maubuisson et du Lys, voire jusqu’à nos jours.

Presentation

            On 8 November 1226, Louis VIII died suddenly, probably from dysentery. Three weeks later, on 29 November, his young son Louis IX, aged 12, was consecrated in Reims Cathedral. The commemorations of this consecration drew attention in 2026, somewhat overshadowing what had truly been the defining event eight hundred years earlier. For the first time in Capetian history, the exercise of power was clearly entrusted to a woman, Blanche of Castile, widow of the late Louis VIII and mother of the new king, by virtue of the guardianship she had secured over him.

            Contemporary accounts highlight his political influence, which persisted beyond his son’s coming of age. The date on which Louis IX fully assumed control of the government is therefore still a matter of debate. Was it in 1234, when he came of age? In 1245, when he decided to take up the cross despite his mother’s reluctance? Or in 1252, when Blanche’s death brought her political role to a definitive end, along with her second regency?

Given the exceptional position held by this powerful woman within Latin Christendom for nearly a quarter of a century, the anniversary of the start of her ‘regency’ seemed to us a fitting occasion to highlight recent advances in the historiography of Blanche of Castile.

This conference therefore aims to shed light on his reign – from the scale of his personal domain to that of Latin Christendom – and his life’s journey, from his Castilian origins to his final resting place in the abbeys of Maubuisson and Le Lys, and indeed right up to the present day.

Argumentaire

            La « régence » de Blanche de Castille a longtemps été présentée, dans l’historiographie savante comme dans le « roman national » comme un simple prélude au règne de son fils, dont la grandeur aurait été préparée et amplifiée par l’exceptionnalité de sa mère. Les avancées historiographiques des dernières décennies ont largement déplacé ces questions. Les Queenship studies ont mis l’accent sur les modalités du gouvernement au féminin et sur les conditions d’effectivité de l’autorité féminine plutôt que sur une supposée exceptionnalité individuelle (Duggan, 1997 ; Earenfight, 2013 ; Gaude-Ferragu, 2014 ; cf. le cours « Mâle royaume » actuellement dispensé au Collège de France par Patrick Boucheron ou encore le congrès de la SHMESP 2026, « Des femmes ‘puissantes’ ? Les modalités de l’action féminine au Moyen Âge »). Les biographies récentes de Blanche de Castille (Grant, 2016 ; Gaude-Ferragu, 2025), dans la même dynamique historiographique que celles consacrées à d’autres reines médiévales, ont souligné la singularité de son action, la prenant comme un objet historique à part entière. Pendant ce temps, d’autres travaux ont attiré l’attention sur les nombreuses autres femmes qui exercent un pouvoir dans la France du xiiie siècle, à l’instar de Blanche, mais dans son ombre (Vasselot de Régné, 2026). Parallèlement, l’essor des travaux sur la gouvernementalité capétienne a mis en lumière les dispositifs concrets de gouvernement – production écrite, actes, comptabilité, sceaux, réseaux – (Nielen, 2011 ; Dejoux, 2014, 2024, 2025 ; Grant, 2018), permettant de resituer l’action de Blanche de Castille en leur cœur.

La réginalité de Blanche de Castille

La trajectoire politique de Blanche de Castille – entre son statut de reine, puis de reine douairière, ainsi que ses deux régences –, pose la question des continuités et des ruptures dans son action politique. Elle appelle à l’établissement d’une chronologie fine afin d’identifier les moments où l’exercice du pouvoir se reconfigure. Il s’agit de se demander quand et comment la reine et le roi – Blanche et Louis IX – gouvernent. Dans ces différentes temporalités, agissent-ils principalement comme des figures morales supervisant une administration, ou comme des acteurs de relations politiques ? Quelles recompositions peut-on observer au fur et à mesure des années ? Existe-t-il des différences entre les modes de gouvernement de Blanche pendant ses deux régences ?

Ces interrogations conduisent à s’intéresser à la « réginalité », c’est-à-dire à toutes les formes mobilisées par les reines médiévales pour exercer le pouvoir : mécénat artistique, fondations pieuses, élaboration des normes, structuration et mobilisation de l’entourage, intercession politique et diplomatique. La capacité à gouverner se lit dans l’écrit (actes, formules, souscriptions) et se matérialise dans les dispositifs de validation (sceaux, contre-sceaux, matrices, pratiques de scellement), comme l’a souligné récemment le colloque « Gratia Dei regina ». Actes écrits et mécénat des femmes de pouvoir (xiii-xvie s.) (Université Sorbonne Paris Nord, 2024). La piété de Blanche est au croisement de la spiritualité et de la réginalité. La première structure la seconde par des réseaux, des fondations, des programmes iconographiques et architecturaux, des donations et des dispositifs de mémoire liturgique (Gajewski, 2012, Pellón Gómez-Calcerrada, 2013).

Blanche de Castille en contexte européen

Blanche de Castille s’inscrit pleinement dans l’espace politique de la chrétienté latine. Fille d’Alphonse VIII de Castille, petite-fille d’Aliénor d’Aquitaine et épouse de Louis VIII de France, elle incarne la convergence des lignages royaux ibériques, capétien et anglo-angevin.

            Fille du roi vainqueur des Almohades à Las Navas de Tolosa, en 1212, Blanche apporte dans la famille royale capétienne l’héritage d’une dynastie qui s’est forgée dans ce que l’on a appelé a posteriori la « Reconquista ». Sa grand-mère, Aliénor d’Aquitaine a contribué, par l’héritage anglo-angevin qu’elle lui a transmis, à fonder les prétentions de Louis VIII à la couronne d’Angleterre lors de l’expédition de 1216-1217. Mais elle a également pu constituer pour Blanche un modèle – ou un contre-modèle – de « réginalité ». Son degré d’influence doit encore être précisément évalué.

            Blanche s’appuie sur des relais en Péninsule Ibérique, notamment à travers des liens dynastiques et religieux. Le pouvoir dont elle dispose lui permet de favoriser des membres de sa famille et faciliter leur établissement en France. Elle entretient des relations politiques avec l’Angleterre et la papauté. Son rôle dans la politique européenne mérite d’être davantage exploré selon une perspective comparatiste, confrontant son gouvernement avec celui d’autres régentes ou baillistres contemporaines. Le regard porté sur Blanche depuis l’étranger mérite lui aussi d’être exploré.

La sacralisation de la monarchie capétienne

            Blanche de Castille a également contribué à la construction de la dimension sacrée du pouvoir capétien. Elle accompagne et parfois dirige les pratiques d’intercession royales, comme pendant le siège de La Rochelle, en 1224. Dès la mort de son mari, elle organise le sacre de son fils Louis IX. Elle s’inscrit en outre dans un ensemble de pratiques liturgiques et commémoratives qui contribuent à associer étroitement la royauté capétienne à la médiation du sacré. Elle veille à ce que ses enfants reçoivent une éducation religieuse exemplaire, si bien que les hagiographes de saint Louis en ont fait la principale artisane de la sainteté de son fils. Cette dimension religieuse s’inscrit également dans une politique de fondations et de patronage monastiques (Maubuisson, Le Lys), qui participent à la mise en mémoire dynastique et à l’inscription du pouvoir capétien dans un ordre spirituel. Le procès de canonisation du roi la présente comme une sancta radix, une « sainte racine » de la lignée capétienne. Le rôle exact qu’elle a joué dans la sacralisation de la monarchie capétienne reste encore à être précisément évalué.

Image et mythe de Blanche de Castille

            Blanche de Castille a très tôt fait l’objet de représentations, qu’elles soient figurées ou écrites, qu’elle a parfois commandées elle-même. L’historiographie comme les récits de vulgarisation se sont principalement appuyées sur les sources écrites, construisant deux portraits devenus classiques : celui de la virago, reine autoritaire et dominatrice et celui de la mère sage et dévote, qui ne s’excluent pas nécessairement. Les logiques propres des sources qui véhiculent ces représentations doivent être interrogées, notamment les représentations genrées du pouvoir et les attentes spécifiques pesant sur les figures féminines de gouvernement. Il s’agit de relativiser ces clichés en confrontant le discours historiographique à l’analyse des dispositifs de mise en scène, tant visuels qu’écrits, dans les sources du xiiie siècle – codes émotionnels, circulation des rumeurs politiques, etc. – (Vasselot de Régné, 2022). La manière dont la mémoire de Blanche a été construite pourrait ainsi être explorée, jusqu’à l’époque contemporaine.

            Ce colloque invite donc à confronter, d’une part, un large éventail de sources – chroniques, actes, comptabilité, iconographie – et des approches nouvelles (Queenship studies, Gender studies, histoire des images, histoire de l’art, histoire des émotions, prosopographie, etc.). Il appelle donc à une approche interdisciplinaire, le tout en vue de mieux comprendre l’objet historique singulier constitué par Blanche de Castille. Des communications dédiées à d’autres femmes ayant exercé au xiiie siècle le pouvoir à une vaste échelle (royaume, duché, comté), au titre de leur dominium seigneurial, d’une tutelle sur leurs enfants ou de leur douaire, seront également les bienvenues à des fins comparatistes.

Modalités d’intervention/Communication form

Les communicants interviendront sur une durée de 25 minutes qui sera suivie d’un temps de discussion et seront données de préférence en français, même si l’anglais ou l’espagnol sont aussi possibles.

Papers will be 25 minutes each, followed by a discussion. Papers should be presented in French, but English or Spanish are possible.

Modalités de soumission/Submission form

Les propositions de communication peuvent être soumises, en français ou en anglais, avant le 1er juin 2026, sous la forme d’un résumé (300 à 500 mots), accompagné d’un titre provisoire, en format Word ou OpenOffice (.doc, .docx, .odt), par email, conjointement, aux adresses suivantes : marie.dejoux@univ-paris1.fr ; c.devasselot@icrennes.org.

Publié dans Appel à contributions, Le réseau | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Blanche de Castille. Exercer le pouvoir au féminin (1226-1252)

Publication – « Tomb Monuments in Medieval Europe: Volume One », éd. Paul Cockerham, Christian Steer

Ce premier volume d’une trilogie rassemble vingt et un auteurs qui explorent différents aspects des monuments funéraires en Europe au Moyen Âge. Adoptant des approches contrastées et des méthodologies variées, ils se concentrent sur des études de cas individuelles et leur contexte régional, tant au niveau local que national, en considérant l’importance du mécénat et des influences. Les contributeurs examinent des évolutions telles que celles observées à Chypre, en Angleterre, en France, dans le Saint-Empire romain germanique, en Ibérie, dans les États italiens, à Jérusalem et en Norvège, depuis les premières mosaïques et pierres à inscriptions runiques jusqu’à la démonstration élaborée du style gothique italien à Naples. Ce premier volume constitue à la fois une ressource scientifique précieuse et un régal pour les yeux, jetant les bases des deux volumes suivants qui approfondiront les variations régionales et les manifestations changeantes des monuments funéraires à la fin du Moyen Âge.

List of Contributors

List of Abbreviations

Acknowledgments

Paul Cockerham

Introduction: Tomb Monuments in Medieval Europe

Johan Bollaert

The Materiality of Roman and Runic Alphabet Tombs in Medieval Norway

Iris Crouwers

From Europe to the Fjords: The Development of Sepulchral Monuments in West-Norwegian Churchyards (c.1030–1350)

Øystein Ekroll

Northern Ladies: The Incised Slabs of Aristocratic Ladies in Medieval Norway

Savvas Mavromatidis

Unveiling the Maternal: An Incised Slab of a Pregnant Woman in Late Medieval Cyprus

Estelle Ingrand-Varenne and Maria Aimé Villano

The Words of the Last Hour: Tombs and Epitaphs for Women in the Kingdoms of Jerusalem and Cyprus

Vincent Debiais

Verse and Prose, Formulary and Creation: The ‘Unexpected’ in Funerary Inscriptions on Medieval Slabs in France (1150–1350)

Xavier Barral i Altet

The 11th-Century Rise in Monumental Funerary Sculpture and the Beginnings of the Romanesque gisant in Europe

Vinni Lucherini

The Angevin Royal Tombs in Naples and their Kinship Discourses (1323–43)

Karen Blough

The Abbatial Effigies from Quedlinburg: Conceptualisation, Significance and Function

Robert Marcoux

The Beaumont Tombs and the Political Context of Thirteenth-Century Maine

Philip Muijtjens

Visibility and Exclusivity: The Tombs of Blanche (d.1243) and Jean of France (d.1248) in the Cistercian Abbey of Royaumont

Rocío Sánchez Ameijeiras

The Dormant Kings: Aethtics, Politics and the Royal Tombs at Santiago de Compostela (1211–1374)

Luca Salvatelli and Gianpaolo Serone

Monumental Tombs and Sepulchral Memories in the Dominican, Franciscan and Augustinian Convents of Viterbo of the Thirteenth Century: A General Catalogue

Federica Cosenza and Lorenzo Curatella

The Pantheon in the Middle Ages: The Tomb Slabs of Santa Maria ad Martyres in Rome (c.1250–c.1500)

Christene d’Anca

The Brabantian Influence on Westminster Abbey: Henri III of Brabant’s Tomb, an Inspiration for Henry III and Edward I of England

Sarah S. Celentano

Selective Kinship at the Priory of Saint-Louis de Poissy: The Sculpted Family of Louis IX and the Heart Tomb of Philip IV

Stefania Botticchio Giorgi

Strategies of Visualisation: The Development of Microarchitecture on Canopie d Effigies of the Iberian Peninsula, c.1290–1493

Edward Impey

The Canopied Funerary Monument in England, 1290–1600

Index


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Publication – « Il Ciclo di Guiron le Courtois. Romanzi in prosa del secolo XIII », dir. Lino Leonardi, Richard Trachsler, t. 3/2, « Continuazione del Roman de Meliadus », éd. Nicola Morato, Barbara Wahlen

I romanzi che compongono il nucleo antico del Ciclo di Guiron le Courtois sono corredati di continuazioni di analoga impostazione, risalenti a una fase unitaria della storia del ciclo. Quella del Roman de Meliadus ne prosegue la redazione lunga pre-ciclica aprendo scenari inediti. Artù prepara una spedizione contro Claudas della Terra Deserta mobilitando un enorme apparato militare. Ma a corte giunge una notizia: il Morholt è prigioniero in un’isola remota. La prova da affrontare per liberarlo è durissima e riservata ai tre migliori cavalieri. Artù, con giovanile irresponsabilità, prende il largo insieme a Meliadus e al Buon Cavaliere senza Paura. I tre cadono così nella trama di Claudas e intraprendono la più sfavorevole delle navigazioni. Si salveranno? Libereranno il Morholt? La spedizione contro la Terra Deserta avrà luogo? Il continuatore esplora un nuovo spazio narrativo e le potenzialità di una sorprendente avventura marittima, non graaliana e non crociata, durante la quale più che combattere si finisce per raccontare: raccontare del passato spiegando o prospettando il futuro. Una fitta trama di eventi connette le linee portanti della Continuazione al tessuto vivo della ciclizzazione arturiana integrandole tanto alle principali narrazioni guironiane quanto al vasto affresco geopolitico che apre il Lancelot en prose, conferendo ulteriore respiro alla biografia di Meliadus, appena accennata in avvio del Tristan en prose.

L’edizione critica della Continuazione del Roman de Meliadus è stata allestita secondo il protocollo elaborato dal «Gruppo Guiron». All’analisi letteraria e alla nota al testo, che sistema la tradizione testuale e rende conto dell’operato dell’editore, segue il testo critico con apparato di varianti e appendice di autocorrezioni del copista, corredato da riassunto, nota linguistica, note di commento, glossario e bibliografia.

Il volume è disponibile in Open Access.

Il Ciclo di Guiron le Courtois. Romanzi in prosa del secolo XIII, dir. Lino Leonardi, Richard Trachsler, t. 3/2, Continuazione del Roman de Meliadus, éd. Nicola Morato, Barbara Wahlen, SISMEL–Ed. del Galluzzo, 2026 ; 1 vol., XVIII–503 p. (Archivio Romanzo, 49). ISBN : 978-88-9290-443-9. Prix : € 86,00.

Source : SISMEL

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Publication – « La Croce nei secoli XIV-XV. Scritture immagini modelli », éd. Alessandra Bartolomei Romagnoli, Raffaele Di Muro e Massimo Vedova

Il secondo volume della trilogia della Croce nella tradizione francescana si sofferma sul Trecento e il Quattrocento, due secoli che gli storici hanno definito come il tempo delle crisi e delle prove per il progressivo sfaldarsi della christianitas, una, sancta et catholica, e la messa in discussione della grande sintesi politica e culturale raggiunta dall’Occidente medievale. Si tratta di un periodo di gravi difficoltà anche per l’ordine dei Minori, attraversato al suo interno dai dibattiti laceranti sulla questione della povertà, come pure sul suo ruolo e la sua missione nella Chiesa. Ma, anche all’esterno, la famiglia francescana è sovente costretta a misurarsi con i grandi poteri del tempo, ad affrontare conflitti che sfociano in episodi di vera e propria persecuzione.  Non per questo essa perde la sua vitalità e la sua forza propositiva, la centralità nel panorama religioso e spirituale del tardo medioevo. È proprio in questo clima particolare che il racconto della Passione assume sempre di più un significato identitario, e la Croce diviene quasi il sigillo dell’autocomprensione intellettuale e spirituale dei frati Minori.

Saluto — R. Di Muro

Premessa

Con Giotto ai piedi della croce. Prosa di uno sguardo — A. Ricci

Croce e soteriologia nella Commedia di Dante — P. Nasti

La Croce nella riflessione dei maestri francescani

Significati della croce nel pensiero di Pietro di Giovanni Olivi — A. Forni, P. Vian

Christicoli crucifixi: per una rilettura dell’Arbor vite crucifixae Iesu di Ubertino da Casale — D. Solvi

La croce negli scritti di Francesco di Meyronnes — E. Dezza

La Croce di Gesù Cristo e le stimmate di san Francesco nel De conformitate di Bartolomeo da Pisa — P. Maranesi

Predicazione e letteratura spirituale

Il lignum vitae come simbolo teologico-spirituale nella tradizione francescana — A. Alessandri

Il Lignum vitae in immagine — M. Bollati

“L’altra” croce: la voce delle mistiche — M. Vedova

Sentire la voce e vedere il gesto. I Crocifissi parlanti nelle agiografie delle sante medievali — E. Kumka

Il mistero della Croce nella teologia mistica di Enrico di Herp — J. L. Sohet

Il teatro della passione

Le Meditazioni della Passione di Cristo. Una Bibbia francescana — A. Bartolomei Romagnoli

«Quae sit longitudo, latitudo, sublimitas et profundum»: lo Specchio di Croce di Domenico Cavalca — A. Troiano

Il Crocifisso gotico doloroso — E. Lunghi

«Adoro te in Cruce pendentem»: l’Imago Pietatis, il Cristo Crocifisso e la Messa di san Gregorio Magno — C. T. Gallori

La Croce al crepuscolo del Medioevo

Il Tractatus de Passione di Giovanni da Capestrano: testo e contesto — P. Delcorno

La croce come modello di oratio e conformatio nella Franceschina di Iacopo Oddi — A. Pelegrinelli

La croce nella storia della Terrasanta: il ruolo dei frati del Sion (XIV–inizio XVI secolo) — M. Campopiano

Concordanze visive, risonanze narrative: Piero della Francesca e la leggenda dipinta della vera Croce — A. Ricci

La Croce nei secoli XIV-XV. Scritture immagini modelli, éd. Alessandra Bartolomei Romagnoli, Raffaele Di Muro e Massimo Vedova, Rome, CISAM, 2025 ; 1 vol., X–526 p. (Uomini e Mondi Medievali, 5). ISBN : 978-8-86809-468-3. Prix : € 75,00.

Source : CISAM

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Offre d’emploi – Un.e post-doctorant.e boursier.ière en Histoire du Moyen Âge à temps plein (Université de Namur)

Faculté : Faculté de philosophie et lettres
Département : Histoire
Grade : Post doc
Contrat : durée déterminée
Catégorie : personnel scientifique

Cadre de travail

L’Université de Namur, avec ses quelque 60 programmes universitaires de 1er, 2e et 3e cycles et ses 11 instituts de recherche, accueille chaque année plus de 7300 étudiant.e.s et doctorant.e.s et compte plus de 1300 membres du personnel, dont plus de 900 chercheur.euse.s.

Au sein de l’Université de Namur, la Faculté de Philosophie et Lettres compte près de 670 étudiant.e.s et 75 membres du personnel, dont 30 académiques et 35 scientifiques. Elle offre des programmes de 1er et de 3e cycles en « Histoire », « Histoire de l’art et archéologie », « Langues et lettres anciennes et modernes », « Langues et lettres françaises et romanes », « Langues et lettres germaniques » et « Philosophie », ainsi que des masters de spécialisation en « Cultures et pensées cinématographiques » et en « Expertise et gestion du patrimoine mobilier ».

La personne engagée en tant que post-doctorant.e sera intégrée au Département d’Histoire et mènera ses travaux de recherche au sein du centre « Pratiques médiévales de l’écrit », un des pôles de recherche de l’institut PaTHs (Patrimoines, Transmissions, Héritages).

Liens utiles :

https://www.unamur.be/fr/philosophie-lettre/langues-litteratures-classiques

https://www.unamur.be/fr/philosophie-lettres/departement-histoire

https://paths.unamur.be/prame

Recherche

Le projet MONETA NAMURCENSIS vise à renouveler notre connaissance du monnayage médiéval des comtes de Namur pour une période comprise entre le milieu du XIe siècle, temps des premières frappes identifiées, et le premier tiers du XVe siècle, période de l’avènement des Bourguignons en Namurois. Mêlant approches érudite et interdisciplinaire, impliquant des collaborations dans les domaines du numérique et des sciences du patrimoine, l’enquête s’orientera autour de quatre axes complémentaires :

  1. Une profonde mise à jour du catalogue de référence des monnaies namuroises, qui aboutira à la publication d’un nouvel instrument de travail imprimé ;
  2. Un prolongement de celui-ci sous format numérique, en vue de poser les bases d’une plateforme collaborative dédiée à l’inventoriage des monnaies médiévales ;
  3. Une analyse en laboratoire d’un sous-corpus déterminé de monnaies, qui permettra de mieux comprendre la production de ces artefacts ;
  4. Une enquête historique proprement dite qui tirera parti des étapes précédentes pour éclairer d’un jour neuf certains traits de la production monétaire namuroise (aire de diffusion, imitation des types monétaires étrangers, etc.). Sur un plan institutionnel, le projet permettra de renforcer l’expertise présente à l’UNamur dans le domaine des sciences auxiliaires de l’histoire et fortifiera les collaborations interdisciplinaires naissantes au sein de l’université entre les chercheurs en sciences humaines et leurs homologues du domaine des sciences exactes.

Le projet complet peut être obtenu sur demande auprès de Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur / Archives de l’État à Namur), nicolas.ruffini@unamur.be

Profil

Les personnes qui postuleront seront titulaires d’un doctorat en Histoire ou en Histoire de l’Art et Archéologie, avec une spécialisation dans l’étude de la période médiévale. Elles disposeront de compétences démontrées dans le domaine des sciences auxiliaires de l’histoire, idéalement dans le domaine de la numismatique.

Constitueront des atouts :

• Des connaissances dans le domaine de l’histoire économique et monétaire de la période médiévale ;

• Une ouverture vers les humanités numériques, notamment en matière de conception de bases de données ;

• Une expérience de collaboration interdisciplinaire dans le secteur des sciences du patrimoine.

La compréhension du français écrit et oral ainsi qu’une grande rigueur dans le traitement des données sont essentielles à l’accomplissement du projet.

Les sources étant principalement conservées à Namur, il est attendu que la personne dont la candidature sera retenue réside en Belgique.

Renseignements complémentaires

Pour toute question en lien avec le poste, il est possible de contacter Nicolas Ruffini-Ronzani, promoteur du projet au Département d’Histoire (nicolas.ruffini@unamur.be).

Pour toute question administrative, il est possible de contacter le Service des Ressources humaines (elodie.duchene@unamur.be ; 081/72.41.50).

Remarques

1. Contrat proposé

Date d’entrée en fonction : 30 septembre 2026 au plus tard

Contrat : Ce poste est attribué pour une durée de deux ans, sans possibilité de renouvellement.

2. Modalités de sélection

• Examen et sélection des candidatures par la Commission de recrutement et sélection ;

• Audition par la Commission de recrutement et sélection.

3. Modalités pour postuler

La candidature doit comprendre :

• une lettre de candidature ;

• un curriculum vitae détaillé ;

• les copies des trois publications considérées comme les plus significatives ;

Ce dossier de candidature doit être adressé (avec fichiers au format PDF) pour le 31 mai 2026 au plus tard à Nicolas Ruffini-Ronzani (nicolas.ruffini@unamur.be). Merci d’indiquer la référence du poste dans l’objet du mail.

4. Politique de recrutement

Notre politique de gestion des ressources humaines s’inscrit dans le respect de l’égalité des droits et de traitement de tou.te.s. Cette diversité s’articule, en outre, autour de différents axes : le genre, le handicap, l’origine, les convictions, l’âge, l’orientation sexuelle, etc. L’Université de Namur est par ailleurs signataire de la charte de diversité.

L’UNamur s’est également engagée à adhérer aux 40 principes de la Charte européenne du chercheur et du Code de recrutement du chercheur de l’Union européenne dans sa gestion des Ressources humaines (politique OTM-R).

Source : Université de Namur

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