Table-ronde – Marc Bloch et ses livres

Dans le cadre de la panthéonisation de Marc Bloch, la BIS organise pour la session 2026 des Nocturnes de l’Histoire une table-ronde consacrée à “Marc Bloch et ses livres”, le mercredi 25 mars à 18 h, dans l’amphithéâtre Bachelard. La bibliothèque personnelle de Marc Bloch a connu une histoire mouvementée : spoliée par les nazis pendant la guerre, transférée en Allemagne avant d’être restituée à la famille. Une partie est aujourd’hui conservée à la bibliothèque Halphen au LaMOP. Cet évènement fait partie du cycle de manifestations organisé par l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne consacré à Marc Bloch, recensées sur un mini-site dédié : https://marcbloch.pantheonsorbonne.fr/

À l’occasion de cette table-ronde aura lieu l’inauguration de l’exposition “Marc Bloch et ses livres”, qui sera visible à la BIS du 19 mars au 15 juillet : https://www.bis-sorbonne.fr/evenements-hub/exposition-marc-bloch-et-ses-livresDans le cadre de la panthéonisation de Marc Bloch, la BIS organise pour la session 2026 des Nocturnes de l’Histoire une table-ronde consacrée à “Marc Bloch et ses livres”, le mercredi 25 mars à 18 h, dans l’amphithéâtre Bachelard. La bibliothèque personnelle de Marc Bloch a connu une histoire mouvementée : spoliée par les nazis pendant la guerre, transférée en Allemagne avant d’être restituée à la famille. Une partie est aujourd’hui conservée à la bibliothèque Halphen au LaMOP. Cet évènement fait partie du cycle de manifestations organisé par l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne consacré à Marc Bloch, recensées sur un mini-site dédié : https://marcbloch.pantheonsorbonne.fr/

À l’occasion de cette table-ronde aura lieu l’inauguration de l’exposition “Marc Bloch et ses livres”, qui sera visible à la BIS du 19 mars au 15 juillet : https://www.bis-sorbonne.fr/evenements-hub/exposition-marc-bloch-et-ses-livres

Cette table ronde est organisée par Catherine Breux-Delmas (conservatrice à la BIS), Marion Duplaix, (chargée de mission et communication à la BIS) et Fanny Madeline (maîtresse de conférence au LaMOP).

La table-ronde sera modérée par Fanny Madeline, maîtresse de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et rassemblera des chercheurs spécialistes des bibliothèques privées spoliées pendant la Seconde Guerre Mondiale mais aussi des spécialistes de la recherche en histoire médiévale et de l’œuvre de Marc Bloch en particulier :
• Martine Poulain, conservatrice générale honoraire.
• Sarah Gensburger, directrice de recherche au CNRS au Centre de Sociologie des Organisations à Sciences Po.
• Laurent Feller, professeur émérite d’histoire médiévale à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
• André Loez, professeur en CPGE.
• David Zivie, responsable de la Mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés entre 1933 et 1945 (M2RS) du Ministère de la Culture.
• Matis Bloch, doctorant en histoire à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, arrière-petit-fils de Marc Bloch.


Inscription obligatoire avant le 20 mars à 12h à l’adresse suivante : communication@bis-sorbonne.fr

Source : LAMOP

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Colloque – Paul Meyer constructeur

Aujourd’hui encore, les travaux de Paul Meyer, un des fondateurs de l’étude scientifique des langues et littératures françaises et occitanes du Moyen Âge, à la fin du 19e siècle, jouent un rôle majeur dans les études médiévales. Cependant, on n’a de ces travaux qu’une vue dispersée, incomplète, et leur influence sur la vie scientifique du 21e siècle est souvent difficile à saisir complètement. Le colloque Paul Meyer constructeur veut examiner quelle est la part d’actualité de sa pensée aujourd’hui et dresser un tableau complet de ses travaux et de leur postérité dans la recherche.

Jeudi 9 avril

9h00 Accueil des participant·e·s

9h30 Ouverture

Présentation du colloque et de ses objectifs (Yan Greub, Richard Trachsler et Marco Veneziale)

Session 1 –Paul Meyer et les institutions
Présidence : Michel Zink

10h00 Biographie et rôle institutionnel de Paul Meyer – Richard Trachsler (Universität Zürich)

10h30 L’enseignement de Paul Meyer à l’École des chartes – Françoise Vielliard (École des chartes, Paris)

11h00– Pause café

11h30 12h00 La réforme de l’orthographe – Ursula Bähler (Universität Zürich)

Paul Meyer, les éditeurs, les imprimeurs – Fanny Maillet (Universität Zürich)

12h30– Déjeuner

Session 2 –Paul Meyer organisateur des connaissances
Présidence : Sylvie Lefèvre

14h00 Les comptes rendus de Paul Meyer – Lino Leonardi (Scuola Normale Superiore, Pisa)

14h30 Description des manuscrits et notices – Gabriele Giannini (Université de Montréal)

15h00 L’achat et la découverte de manuscrits – Hannah Morcos (University of London)

15h30– Pause café

Session 3 –L’édition de textes
Présidence : Fabio Zinelli

16h00 La théorie de l’édition de textes – Frédéric Duval (École des chartes, Paris)

16h30 Les glossaires d’éditions de textes – Yan Greub (Université de Genève)

17h00 Discussion

17h30– Fin de la journée et apéritif de bienvenue

Session 4 –Littérature française I
Présidence : Maria Careri

9h00 L’Histoire ancienne jusqu’à Césaret les Faits des Romains– Maria Teresa Rachetta (La Sapienza – Università di Roma)

9h30 10h00 Le Roman d’Alexandre– Craig Baker (Université libre de Bruxelles)

Paul Meyer et l’octosyllabe – Piero Andrea Martina (Università del Piemonte Orientale – CNRS-IRHT, Paris)

10h30– Pause café

Session 5 –Littérature française II
Présidence : Frédéric Duval

11h00 Paul Meyer alias Major, réédité – Frankwalt Möhren (Universität Heidelberg)

11h30 Le franco-italien – Giovanni Palumbo (Université de Namur)

12h00 L’Histoire littéraire de la France– Alain Corbellari (Universités de Lausanne et Neuchâtel)

12h30– Déjeuner

Session 6 –Littérature d’oc I
Présidence : Françoise Vielliard

14h00 Les derniers troubadours de Provence et le chansonnier occitan f– Fabio Barberini (Universidad de Oviedo)

14h30 La Chanson de la Croisade albigeoise– Marjolaine Raguin (Université de Toulouse)

15h00– Pause café

Session 7 –Littérature d’oc II
Présidence : Marcello Barbato

15h30 Daurelet Betonet la chanson de geste occitane – Stefano Asperti (La Sapienza – Università di Roma) et Caterina Menichetti (Universités de Genève et Lausanne)

16h30 Roman de Flamenca– Francesco Carapezza (Università di Palermo)

17h00 Discussion

17h30– Fin de la journée

Samedi 11 avril

Session 8 –Textes bibliques et religieux
Présidence : Caterina Menichetti

L’Apocalypseen français – Daron Burrows (Oxford University)

Les traductions de la Bible en ancien français et ancien occitan – Emma Belkacemi-Molinier (Sorbonne Université, Paris)

10h00 10h00 Les légendiers – Marco Veneziale (Universität Zürich)

11h00– Pause café

11h30 Table ronde : Héritage et actualité de Paul Meyer.

Maria Careri (Università di Chieti), Sylvie Lefèvre (Sorbonne Université, Paris) et Michel Zink (Académie française, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres)

12h30– Déjeuner

Session 9 –Linguistique I
Présidence : Lino Leonardi

Paul Meyer et la lexicographie du français – Gilles Roques (CNRS-ATILF)

Paul Meyer et les parlers de France – Marcello Barbato (Università di Napoli)

15h00– Pause café

15h00– Pause café

Session 10 – Linguistique II
Présidence : FrankwaltMöhren

Paul Meyer, constructeur de la stratigraphie et de la géolinguistique occitane – Camilla Talfani (Universitat de Girona)

Paul Meyer et la naissance des études catalanes – Fabio Zinelli (École Pratique des Hautes Études, Paris)

16h30 Discussion et conclusions


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Publication – Pierre Santoni,  » Gérard Machet, confesseur et conseiller de Charles VII, évêque que de Castres »

Gérard Machet, confesseur et conseiller de Charles VII, évêque de Castres (c. 1380-1448) Confesseur de Charles VII pendant presque vingt-huit ans, et son principal conseiller en matière ecclésiastique, Gérard Machet a laissé à sa mort, en 1448, un manuscrit contenant la copie de près de quatre cents de ses lettres, toutes en latin sauf trois, par lui adressées à plus de cent vingt correspondants, presque tous ecclésiastiques : papes, prélats, clercs séculiers et réguliers, chapitres, communautés religieuses, mais aussi dix laïcs et non des moindres… Elles se rapportent principalement aux années 1440-1448, relativement peu étudiées. Une centaine d’entre elles sont adressées à des correspondants se trouvant à Paris, où il a d’abord étudié et enseigné au collège de Navarre et à la faculté de théologie, dans le sillage de l’illustre Jean Gerson, son aîné et très proche compatriote. Un grand nombre aussi sont adressées aux clercs et religieux de l’évêché de Castres dont il a été pourvu en 1432, où il ne réside pas, et à des évêques voisins. Mais son correspondant le plus fréquent, destinataire de 34 lettres, est Jacques de Cerizy, autre proche de Gerson, demeuré à Lyon après la mort de ce dernier.
L’ensemble de cette correspondance témoigne du relèvement du royaume qui s’opère alors, auquel Gérard Machet cherche à associer celui de l’Église, encore en proie au schisme, tandis que l’université de Paris, « cette noble mère, […] dispersée dans le vaste monde, […] garde pour les siècles un nom éternel ».

Pierre SANTONI, archiviste-paléographe, ayant travaillé aux Archives nationales, à celles des Bouches-du-Rhône et de la Haute-Corse, a publié plusieurs articles touchant à l’histoire littéraire et religieuse du XVe siècle, ainsi qu’à l’histoire de la région méditerranéenne et à celle des archives sous la Révolution.

Informations pratiques :

Pierre Santoni, Gérard Machet, confesseur et conseiller de Charles VII, évêque que de Castres, Paris, CNRS Éditions, 2026 ; 1 vol., 960 p. (Sources d’histoire médiévale). ISBN : 9782271153357. Prix : € 120,00.

Source : CNRS Éditions

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École d’été – Summer Latin Program (University of Toronto)

The Centre for Medieval Studies at the University of Toronto offers a Summer Latin Program consisting of three levels of study that may be of interest to your community or network.

Beginning Latin, Level I Latin, and Level II Latin are open for registration, and students outside of Toronto will be pleased to know that all three levels of Latin instruction are now taught exclusively online, virtually via Zoom.

  • May 11-July 3 – Beginning Latin
    • (includes a free Beginning Review course, July 7-23)
  • May 18-June 26 – Level I Latin
    • (includes a free Level I Latin Review course, May 5-15)
  • July 2-August 7 – Level II Latin

All courses are taught from 10:30 am-12:30 pm (EDT). 

REGISTRATION DEADLINE: May 1

Those who regularly attend courses and complete assignments will be provided with an official letter detailing the course content and their participation. Following successful completion of Level I and Level II programming, students may elect to register for a CMS Latin Exam to receive a Statement of Proficiency, which is a requirement for many post-secondary programs both in North America and internationally.

Some may also be interested to seek financial support to offset the cost of tuition through the Medieval Academy of America / CARA Summer Scholarship Programme. Details can be found at medievalacademy.org/page/CARA_Scholarships, and the deadline to apply for this funding is April 1.

Please do not hesitate to direct interested students to the CMS website at medieval.utoronto.ca/latin/summer-latin-program, or contact Graduate Administration at gradadm.medieval@utoronto.ca.

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Appel à contribution – In medias res. Les intermédiaires de la domination (France du Nord, îles Britanniques, IXe-XIIIe siècle)

Si, au sens le plus courant, l’intermédiaire désigne quiconque s’interpose entre différents individus ou groupes, le terme peut, dans un sens plus restreint et circonscrit à l’étude des rapports de domination, renvoyer à l’ensemble de leurs relais, agissant de manière ponctuelle ou durable (officiers, mandataires, délégués, représentants, légats, émissaires, arbitres, commissaires, envoyés…). À la suite d’un premier colloque tenu à Cerisy en 2024 sur la domination sociale en Normandie (XIe-XVe siècle), cette nouvelle rencontre vise à analyser comment ces intermédiaires humains contribuent au maintien des différentes formes de domination – qu’elles soient seigneuriales, princières, ecclésiastiques ou urbaines. Entre dépendance et autorité déléguée, ils jouent un rôle central dans l’exercice concret du pouvoir, mais aussi dans la production et la légitimation de l’ordre social. Par leurs actions et comportements, ces intermédiaires contribuent à faire accepter, à modeler ou à imposer cet état de fait auprès des populations.

            Le concept de domination ne doit pas ici être compris comme un simple synonyme de pouvoir ou de gouvernement. Sous la plume de Max Weber, la domination conjugue en effet deux aspects. D’une part, elle se manifeste par « la possibilité de contraindre d’autres personnes à infléchir leur comportement en fonction d’une volonté propre ». D’autre part, elle repose sur « une forme de docilité » par laquelle les dominés adhèrent à l’ordre social imposé. En ce sens, la domination est également une construction intellectuelle qui a vocation à se naturaliser, à devenir une évidence n’ayant plus besoin de se justifier pour exister.

Il s’agit donc de considérer la domination autrement que comme une somme de rapports binaires (seigneur/dépendant, clerc/laïc, prince/sujets), figés (une domination chasse l’autre ou peut être contestée) et compartimentés (économique, social, politique, culturel, etc.). La domination se caractérise plutôt par ses effets cumulatifs, à différents échelons de la société : un dominant peut aussi être un dominé et plusieurs formes de domination peuvent s’exercer sur un seul individu ou un seul groupe. Les intermédiaires se situent au cœur de ces mécanismes : tout en étant eux-mêmes pris dans des rapports de domination, ils contribuent à l’imposition de l’ordre social et à l’élaboration du consentement des dominés.

Dès lors, l’analyse des relais de la domination suppose de distinguer intermédiation et médiation, deux notions renvoyant à des conceptions différentes. L’approche par l’intermédiation envisage les relais comme des acteurs situés entre gouvernants et gouvernés, chargés de transmettre des décisions ou des normes issues d’un centre dans un rôle relativement neutre. À l’inverse, l’approche par la médiation souligne que le pouvoir n’existe qu’à travers les opérations qui le rendent effectif : les relais interprètent, traduisent et ajustent les règles aux situations, participant ainsi à la production de la domination (Barraut-Stella et Michon, 2024). La domination apparaît ainsi comme un processus médiatisé, inscrit dans des pratiques et des dispositifs, ce qui rejoint la perspective de Foucault selon laquelle elle s’exerce à travers une multiplicité de micro-pratiques plutôt qu’à partir d’un centre souverain (Foucault, 1975). Dans cette perspective, la théorie de l’acteur-réseau propose de distinguer l’intermédiaire, censé transmettre une action ou une information sans la transformer, du médiateur, qui introduit au contraire des opérations de traduction et de déplacement (Akrich, Callon, Latour, 2006). Cette distinction a toutefois été nuancée : empiriquement, toute transmission implique des ajustements et des interprétations, de sorte que les acteurs supposés fonctionner comme intermédiaires agissent le plus souvent comme des médiateurs.

Il apparaît ainsi que les termes intermédiaire et médiateur ne s’excluent pas mais relèvent de registres d’analyse différents. Intermédiaire peut être utilisé de manière descriptive pour désigner une position située « entre » des pôles sociaux, tandis que médiateur s’avère plus pertinent pour analyser les effets concrets de la domination, en soulignant le caractère actif et transformateur des relais. Le choix entre ces termes dépend donc de la nature et de la richesse des données disponibles : lorsque celles-ci sont limitées, l’analyse se borne souvent à identifier des positions et des circulations, relevant de l’intermédiation ; en revanche, lorsque les sources permettent de saisir les opérations de traduction et de transformation du pouvoir, la notion de médiation s’avère plus pertinente. En pratique, le chercheur peut alterner ces notions selon l’étendue de ses observations, en gardant à l’esprit que la neutralité des intermédiaires est rarement empirique et que la distinction entre intermédiation et médiation reste débattue dans les sciences sociales (Barraut-Stella & Michon, 2024).

Ces analyses théoriques permettent d’appréhender les intermédiaires comme des « agents de liaison » qui, selon leurs intentions et leur agentivité propre traduisent et transmettent concrètement la domination (Raj, 2016 ; Meyzie, 2025). Ce lien s’opère à travers des actions diverses, qui relèvent à la fois des intentions des acteurs – l’intermédiaire pouvant trouver un intérêt propre à exercer cette fonction de mise en relation – et de leur position dans les rapports de domination. Ainsi, un grand aristocrate n’entretient pas le même rapport à l’autorité qu’un « coq de village ». Cette diversité de situations se traduit par une grande variété de statuts et conduit à s’interroger sur les conditions qui rendent possible l’accès de certains individus à cette fonction.

À cet égard, les sociologues mobilisent la notion de « configurations sociales et politiques » pour rendre compte des mécanismes de l’intermédiation. Le réseau relationnel d’un individu, son ancrage local, sa proximité familiale avec les gouvernants ou encore son insertion dans les institutions du pouvoir constituent autant de facteurs – non exhaustifs – qui, combinés de manière variable, forment des configurations différenciées. Les communications auront ainsi pour objectif de mettre en lumière ces configurations et d’en analyser les effets. Dans cette perspective, les méthodes d’analyse et de visualisation de réseaux peuvent constituer des outils heuristiques particulièrement féconds, en permettant de cartographier les relations et d’identifier des positions d’intermédiation.

Dans le prolongement de ces réflexions sur les mécanismes de l’intermédiation et sur la diversité des configurations sociales et politiques qui la rendent possible, les recherches sur les intermédiaires du pouvoir à l’époque médiévale ont été considérablement renouvelées par le développement des approches prosopographiques, notamment pour le second Moyen Âge. Celles-ci ont permis d’affiner la connaissance des acteurs impliqués dans l’exercice du pouvoir, en offrant une vision plus précise non seulement des entourages princiers, mais aussi de l’ensemble des agents participant, à des degrés divers, aux processus de gouvernement en dehors du cadre princier. Elles ont ainsi mis en lumière des groupes sociaux particulièrement investis dans ces dynamiques, tels que les clercs – acteurs majeurs de la construction de l’État médiéval puis moderne –, les officiers ou les élites urbaines.

Pour la période comprise entre la fin de l’époque carolingienne et le règne de Louis IX, ces travaux se concentrent toutefois sur des objets et des approches spécifiques à l’instar des études fondatrices de Philippe Depreux sur l’entourage de Louis le Pieux ou d’Éric Bournazel sur la familia regis. Néanmoins, l’historiographie récente a souligné avec force le rôle central non seulement des entourages princiers, mais aussi d’autres agents du pouvoir – au premier rang desquels figurent les officiers – dans l’action des gouvernants médiévaux, comme en témoignent les publications régulières qui leur sont consacrées (Feller, 2004 ; Lemesle, 2011). Il s’agit d’individus qui, même s’ils ne font pas l’objet de corpus prosopographiques autonomes, peuvent être aisément identifiés et exploités à partir de bases de données plus larges (Thesaurus Personnes, PASE, E-personæ), ou de travaux prosopographiques existants, tels que la prosopographie des premiers juges des rois de France au XIIIe siècle par Pierre-Anne Forcadet, des baillis et des sénéchaux des rois de France jusqu’au début du XIVe siècle par Léopold Delisle, celle des abbés bénédictins de Normandie entre le Xe et le XIIIe siècle par Véronique Gazeau, les travaux de Katharine Keats-Rohan sur les individus mentionnés dans le Domesday Book, ou encore les volumes des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ. Ces ensembles compilent aujourd’hui des données sur un grand nombre d’individus et fournissent, a fortiori, une documentation suffisante sur les intermédiaires entre le IXe et le XIIIe siècle.

S’inscrivant dans la continuité de ce renouvellement historiographique, l’étude des intermédiaires du pouvoir a suscité un intérêt particulièrement marqué pour certains groupes sociaux, tant dans l’historiographie de langue française que dans celle de langue anglaise. Pour ne donner qu’un seul exemple, les reeves et les shérifs anglais ont ainsi attiré l’attention des historiennes et historiens, en partie en raison de la très mauvaise réputation que leur attribuent les sources médiévales. Les recherches récentes ont toutefois permis d’affiner l’analyse de leurs profils, en mettant en évidence la diversité de leurs trajectoires sociales et les dispositifs de contrôle encadrant leurs actions (Sabapathy, 2014). Sur le continent, des travaux comparables ont porté sur les vicomtes ou les vassaux royaux, qui ont suscité un intérêt soutenu (Nieus, 2008 ; Pezé, 2025). Récemment, de nombreux travaux sont venus éclairer le rôle de certains intermédiaires ecclésiastiques, comme les prêtres, les doyens de chrétienté (Beaulande-Barraud & Combalbert, 2024 ; Hickin et al., 2025) ou encore les abbés (Paquet, 2018). Les travaux consacrés aux spécialistes de l’écrit et aux pratiques scripturales ont également permis d’éclairer les modalités de production de documents essentiels à l’exercice de la domination, tels que les enquêtes (Dejoux, 2014). De plus, la place des femmes dans les processus de médiation a été soulignée, ainsi que le lien qu’elles tissent entre parentés par le biais des stratégies matrimoniales, sans oublier qu’elles peuvent acquérir un rôle plus central, récupérant des héritages ou agissant même comme shérifs en Angleterre au XIIIe siècle (Wilkinson, 2004). Enfin, les recherches récentes ont renouvelé l’étude de la domination dans l’espace urbain médiéval en mettant en évidence la pluralité des acteurs, des pratiques et des dispositifs à travers lesquels elle s’exerce, se négocie et se matérialise dans la ville (Bove, 2004).

L’espace abordé par le colloque – couvrant le nord du royaume de France, de la Bretagne à la Flandre en passant par la Normandie et le domaine capétien, ainsi que les îles Britanniques (Grande-Bretagne et Irlande) – ne constitue certes pas une entité politique unique. Néanmoins, les liens y sont nombreux, et ce du IXe au XIIIe siècle : la Manche favorise la circulation des hommes et des femmes, des biens et des idées entre des territoires souvent alliés, parfois en conflit. La conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066 renforce encore cette interconnexion entre les deux rives. Les travaux portant sur la Flandre (Oksanen, 2012) ou sur la Bretagne (Morin, 2010) soulignent également la multiplicité de ces liens, qui unissent davantage ces espaces qu’ils ne les séparent. Dans ce contexte, les communications pourront adopter une perspective comparatiste et mobiliser des corpus et des approches méthodologiques variés, tout en veillant à inscrire leurs analyses dans une réflexion sur les spécificités de la notion de domination.

Axes thématiques

Des intellectuels au service de la domination

Cet axe invite à interroger le rôle des intellectuels dans la production, la légitimation et la diffusion des formes de domination au Moyen Âge. Clercs, juristes, notaires ou chroniqueurs participent à l’élaboration de discours, de savoirs et de normes qui contribuent à structurer l’ordre social et politique. Par leurs écrits, leurs conseils ou leur participation aux institutions, ils formulent et justifient les principes de l’autorité, tout en les traduisant dans des dispositifs juridiques, administratifs ou symboliques. En ce sens, ils peuvent être envisagés comme des intermédiaires de la domination, à l’interface entre les détenteurs d’une autorité et les groupes sur lesquels elle s’exerce. L’étude de ces acteurs permet ainsi d’analyser la manière dont les savoirs participent à la construction et à l’établissement des rapports de domination, tout en interrogeant les marges d’autonomie de ces intellectuels, pris entre service du prince, stratégies sociales et production intellectuelle.

Portraits d’intermédiaires

Le colloque portera sur les conditions qui font d’un individu un intermédiaire de la domination, ainsi que sur ses parcours, ses profils et ses réseaux. Il s’agira d’identifier les facteurs qui permettent à certains acteurs d’accéder à cette position : ancrage local, liens avec des institutions ecclésiastiques, proximité avec le prince ou expertise spécialisée, notamment dans le domaine de l’écrit. Il conviendra également d’étudier les conséquences de cette fonction pour les intermédiaires eux-mêmes : stratégies de distinction sociale, trajectoires et ressorts de leur carrière. Les communications pourront mobiliser des approches biographiques, micro-historiques ou prosopographiques, afin de restituer ces acteurs dans toute leur complexité et leur diversité.

Dominer par le « milieu »

La domination se déploie à travers des stratégies mêlant coopération, accommodement, compétition, coercition et violence, comme l’ont montré Dominique Barthélemy et Joseph Morsel pour les XIe-XVe siècles. Les intermédiaires jouent un rôle central dans ces dynamiques, en traduisant et en mettant en œuvre le pouvoir des dominants. Les interventions pourront examiner les hiérarchies complexes – du prince au chef de paroisse – et interroger les relations entre dominants, intermédiaires et dominés, ainsi que la cohérence et les intérêts des groupes dominants. Plus que de penser une opposition binaire entre dominants et dominés, on s’interrogera sur toutes les nuances des rapports de domination, en se demandant également dans quelle mesure les dominés peuvent faire pression sur ces intermédiaires.

Intermédiaires et réseaux transmanche

Il s’agira d’étudier le rôle de ces acteurs dans la domination des lieux stratégiques, notamment les ports et points de passage, au cœur des échanges entre les différents espaces concernés par le colloque. Traverser la Manche ou commercer entre la Flandre et l’Angleterre suppose en effet de nombreux acteurs : pilotes, officiers chargés de percevoir les taxes ou partenaires commerciaux locaux sont des personnages récurrents dont les rôles se comprennent à l’aune de l’importance de la mer comme trait d’union entre de multiples territoires. Les travaux récents, plutôt autour des vikings, sur les concepts d’hydrachie et de merritoire pourront enrichir la réflexion en posant la question de la mobilité et de l’autorité exercée par ces intermédiaires transmanche.

Modalités de contribution

Le colloque se tiendra sur le site amiénois de l’Université de Picardie Jules Verne, dans le Logis du Roy, le 3 et 4 décembre 2026. Les communications dureront 40 minutes et devront être présentées de préférence en français ou en anglais. Les interventions dans d’autres langues (allemand, italien) sont acceptées, à condition que le communicant fournisse un support papier ou un diaporama en français ou en anglais. Nous encourageons également les communications en français à proposer un support en anglais afin de rendre leur contenu accessible au public non francophone.

Les propositions de communication devront être soumises au plus tard le 1er juin 2026. Les auteurs dont les communications auront été retenues seront informés en juillet 2026. Nous invitons les intervenants à s’appuyer sur des dossiers spécifiques ou des études de cas pour proposer une réflexion concrète et contextualisée sur les notions de domination et d’intermédiaires. Une publication est envisagée aux Presses du Septentrion.

Chaque proposition devra comporter :

  • un titre explicite ;

  • un résumé de 1 500 à 3 000 signes, espaces compris (soit environ 250 à 300 mots) ;

  • une courte présentation de l’auteur et de ses travaux.

Les propositions sont à envoyer aux deux adresses suivantes :

Les jeunes chercheurs et chercheuses sont vivement encouragés à soumettre des propositions. Une aide au financement spécifique aux doctorants et jeunes chercheurs sans poste peut être prévue par les organisateurs.

Organisation

  • Hugo Fresnel, Université de Picardie Jules Verne, TrAme (UR 4284) ;
  • Bastien Michel, Université Le Havre Normandie, IDEES (UMR 6266).

Comité scientifique

  • Antoine Destemberg, Université d’Artois, CREHS (UR 4027) ;
  • Alban Gautier, Université de Caen Normandie, Centre Michel de Boüard – CRAHAM (UMR 6273).
  • Mark Hagger, Bangor University, School of History, Law and Social Sciences.
  • Jean-François Nieus, Université de Namur, Centre de recherche “Pratiques médiévales de l’écrit”.
  • Anne Tallon, Université de Picardie – Jules Verne, TrAme (UR 4284).
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Appel à contribution – Shared Stories, Motives, and Images between the Greek, Oriental, and Latin Worlds in Late Antiquity and the Middle Ages

Colloque international organisé par le projet ANR-DFG PhysioLab
9-10 septembre 2027
Université de Hambourg

Le projet PhysioLab (ANR-DFG 2025-2028) vise à produire de nouvelles éditions, numériques et imprimées, des premières versions du Physiologus. Au cours de ce travail, l’étude des traductions latines et chrétiennes orientales, la recherche des sources et l’examen de la réception littéraire et iconographique du Physiologus ont révélé des chemins complexes qui transcendent les frontières linguistiques, culturelles et religieuses. 

Des schémas similaires de transmission multilingue à grande échelle – englobant les médias écrits, oraux et picturaux – peuvent être observés dans de nombreuses traditions narratives, qu’elles soient hagiographiques, biographiques, fictives ou historiques. L’étude de l’histoire complexe de ces traditions remet en question les dichotomies conventionnelles telles que Occident/Orient, centre/périphérie, religieux/laïc, de cour/populaire. 

Ce colloque vise à réunir des chercheurs travaillant sur des traditions multilingues vastes et complexes de récits textuels et picturaux. Nous invitons les chercheurs de toutes les disciplines et de toutes les approches linguistiques – philologique, historique, iconographique, littéraire ou numérique – à apporter leur contribution afin d’aborder de manière critique les défis méthodologiques posés par ces traditions.

La date limite pour l’envoi des propositions de communications est fixée au 31 mai 2026.

Toutes les informations ainsi que le texte complet de l’appel sont disponibles ici : https://ephysiologus.hypotheses.org/1346

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Offre d’emploi – Doctoral Research Fellowship (M/F/X). Area: Late Medieval and Early Modern History

Appel complet : ici

START DATE: 1ST SEPTEMBER 2026 (NEGOTIABLE)

DEADLINE: 1ST MAY 2026

The Department of History at the University of Liège invites applications for three fully-funded PhD positions (1.0 FTE). The PhD candidates will become part of the ERC-funded project PROXISENSES – Entangled Histories of the Proximal Senses (1350-1650). A Mediterranean History of (Subjective) Knowledge, led by Prof. Viktoria von Hoffmann. We welcome applications from outstanding candidates who can demonstrate academic excellence at both undergraduate and postgraduate level, and provide evidence of relevant research skills to contribute to the project.

Located in the French-speaking part of Belgium, the University of Liège welcomes nearly 27,000 students of 123 different nationalities in a dynamic, multicultural city less than an hour away from Brussels and Cologne, two hours from Paris, and three hours from London and Amsterdam. ULiège is spread across 4 campuses and boasts over 5,700 staff members, including 3,600 teachers and researchers active in all areas of the humanities and social sciences, science and technology, and health sciences.

As a key player in social change and environmental awareness, ULiège promotes ethical, transdisciplinary, and open science. It contributes to the socio-economic development of its region through numerous partnerships with several institutions, including the university hospital (CHU). Given its international orientation, the University participates in the European University of Post-Industrial Cities (UNIC) initiative and has one of the most extensive collaborative networks in the world.

ULiège offers attractive career prospects in a high-quality working environment where well-being, diversity, and equality of opportunity are promoted. Since 2011, ULiège has been proud to display the European Human resources strategy for researchers (HRS4R) label, which reflects its commitment to open, transparent, and merit-based procedures. In addition, it upholds quality and diversity in line with the recommendations of the Coalition for Advancing Research Assessment (CoARA). ULiège encourages its academic staff to travel internationally and welcomes international researchers through its EURAXESS center.

ABOUT THE RESEARCH PROJECT

Principal Investigator (PI): Prof. Viktoria von Hoffmann (Permanent Researcher, Fund for Scientific Research F.R.S.-FNRS / Associate Professor, University of Liège).

Project details: ERC Consolidator Grant PROXISENSES – Entangled Histories of the Proximal Senses (1350-1650). A Mediterranean History of (Subjective) Knowledge – (Project n° 101171391, 2025-2030).

The proximal senses—taste and touch—were linked historically to the body, femininity, and subjectivity. This both fed adverse socio-cultural, religious, and gender stereotypes and allowed the voices of women, subaltern subjects, and Mediterranean people to be dismissed as irrelevant to knowledge-making. It also influenced modern scholarship, which has given undue weight to sight and the observation practices of seventeenth-century Northern European as signals of the advent of modern science.

PROXISENSES challenges this narrative, arguing that other forms, eras, and practitioners of experimental practices also contributed much to the production of knowledge about the natural world. Building on histories of the senses, food, knowledge, and the Mediterranean, it breaks new ground with three key questions, each tied to a research objective (RO).

Practices: What was the epistemic value of the proximal senses before the alleged Scientific Revolution (i.e., 1350–1650)?

People: To what extent did manual workers (e.g., fruit sellers, farmers, fishmongers, miners, winemakers) contribute to a better understanding of plants, minerals, and animals?

Knowledge: What impact did a millennium of crosscultural encounters in the Mediterranean have on the construction of sensory knowledge?

To address these issues, PROXISENSES uses three food subprojects to investigate touch and taste across the Mediterranean. Each food represents a main category used to classify the natural world: salt (minerals), grapes (plants), and fish (animals). Explored through diverse, scattered primary sources using digital and archival methodologies, the subprojects offer both transversal joint food histories and detailed microhistories. By unearthing previously invisible knowledge-makers, PROXISENSES contributes to the urgent need to decolonise histories of science by offering a transformative vision of the genesis of empirical practices that are central to our view of natural sciences today.

SPECIFIC DUTIES AND ACTIVITIES

„ Each PhD candidate will complete a dissertation about one of the three case studies of the project: salt, grapes, or fish. Leading a microhistorical study based on detailed archival research, they will follow one product under a variety of forms, from their production/collection to their transformation,looking across a diversity of sensory practices involving a multiplicity of actors.

The projects also examine the ways in which the data collected was recorded and further codified in printed works. Potential primary sources include documents connected to trade practices (custom books, guild records, trade manuals, trade registers, municipal market regulations, and trial records), as well as codified sources including agricultural treatises, natural historical textbooks, alchemical treatises, medical treatises, travel and health regimens, notebooks and teaching manuals.

„ The dissertation must focus on the geographical area considered for the project PROXISENSES (the Mediterranean, preferably the Italian or Iberian Peninsula, or the Ottoman Empire) during the late medieval and early modern period.

„ The successful candidates will be required to enrol as PhD students at the University of Liège and to fulfil all academic and administrative requirements of the doctoral program in accordance with the regulations of the University and the Graduate School.

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École d’été – L’écrit diplomatique médiéval

Du 7 au 11 septembre 2026, les membres du centre « Pratiques médiévales de l’écrit – PraME » organiseront une école d’été consacrée à la diplomatique. Science fondamentale de l’histoire, la diplomatique constitue le socle sur lequel s’appuie toute recherche fondée sur l’exploitation de la documentation archivistique médiévale et moderne. Bien maîtrisée, cette discipline technique doit aider l’historien à affiner sa critique des sources, en lui permettant de mieux appréhender la diversité typologique des actes à sa disposition, de mieux comprendre les processus d’élaboration et de transmission des documents qu’il étudie, d’en décrypter le discours et les mécanismes de validation. La diplomatique ne se réduit cependant pas à un simple outil critique : elle éclaire les pratiques documentaires et le contexte de production des écrits, et ainsi l’histoire des institutions et des sociétés du passé.

Prioritairement adressée aux étudiants de master et aux doctorants, cette formation visera à accompagner les participants selon une logique progressive dans l’assimilation des fondamentaux de la science diplomatique. À cette fin, elle mêlera des cours magistraux dispensés par des membres de l’équipe, des temps de rencontre et d’échange avec des spécialistes internationalement reconnus de la discipline, et des exercices pratiques sur des corpus documentaires inédits conservés aux Archives de l’État à Namur.

La formation sera dispensée en présentiel uniquement à l’Université de Namur et aux Archives de l’État à Namur. L’accueil est limité à un maximum de 15 places. Aucun frais d’inscription n’est demandé. Le logement à Namur sera pris en charge par les organisateurs pour les candidats qui le souhaitent, de même que les repas de midi. Une maîtrise minimale de la paléographie occidentale médiévale et une compréhension au moins passive du français sont attendues. Le programme provisoire présenté ci-dessous est susceptible d’évoluer légèrement d’ici le mois de septembre.

Pour poser leur candidature, les personnes intéressées sont invitées à compléter le formulaire suivant : https://forms.office.com/e/L5eXYPXKXd?origin=lprLink

Calendrier prévisionnel :

  • Publication de l’appel à candidature : 16 mars 2026
  • Clôture de l’appel à candidature : 15 mai 2026
  • Notification d’acceptation : 1er juin 2026
  • École d’été : 7-11 septembre 2026

Programme prévisionnel :

9h00-10h30 : Introduction et définitions de base
11h00-12h30 : Structure de l’acte diplomatique
Pause de midi

13h30-15h00 : Le statut de l’acte (original, copie, faux, etc.)
15h30-17h00 : Réaliser une édition diplomatique : principes de base

17h15-18h15 : Conférence 1 – Dario Internullo (Università Roma Tre)

Soirée : Temps de rencontre autour de bières belges

9h00-10h30 : Typologie des actes
11h00-12h30 : Visite des Archives de l’État à Namur
Pause de midi

13h30-15h00 : Travaux sur documents originaux (chartes)
15h30-17h00 : Travaux sur documents originaux (chartes)
17h15-18h15 : Travaux sur documents originaux (chartes)

Soirée : Visite de la ville de Namur

9h00-10h30 : La validation des actes
11h00-12h30 : Diplomatique 2.0 : outils en ligne et traitement numérique des corpus
Pause de midi

13h30-15h00 : Genèse et tradition de l’acte : la conception du document
15h30-17h00 : Genèse et tradition de l’acte : cartularisation, inventoriage, etc.
17h15-18h15 : Conférence 2 – Benoît-Michel Tock (Université de Strasbourg)

Soirée : Repas de l’école d’été

9h00-10h30 : Travaux sur documents originaux (modes de validation des actes)
11h00-12h30 : Travaux sur documents originaux (cartulaires et inventaires)
Pause de midi

13h30-15h00 : Travaux sur documents originaux (cartulaires et inventaires)
15h30-17h00 : Accompagnement dans la préparation de la restitution des résultats (présentation orale individuelle ou en groupe)
17h15-18h15 : Accompagnement dans la préparation de la restitution des résultats (présentation orale individuelle ou en groupe)
Soirée libre

9h00-10h30 : Sigillographie
11h00-12h30 : Présentation des travaux par les participants
Pause de midi

13h30-15h00 : Présentation des travaux par les participants
15h30-17h00 : Conférence 3 – Paul Bertrand (Université catholique de Louvain)

17h00 : Fin de l’école d’été

Source : Centre « Pratiques médiévales de l’écrit » – UNamur

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Journée d’étude – Les élites combattantes au temps de la guerre de Cent ans

18 AVRIL 2026 | 10H-13H
SORBONNE, BIBLIOTHÈQUE BOUTRUCHE | ESCALIER F, 2e ÉTAGE
17, RUE DE LA SORBONNE 75005 PARIS

Inscription : adrien.carbonnet@sorbonne-universite.fr

Organisation : Adrien Carbonnet, Maître de conférences en histoire médiévale à Sorbonne Université (Centre Roland Mousnier)

10h00 Adrien Carbonnet – Introduction à la matinée d’études

10h15 Line Bondetti – Entre guerre et paix : le maréchal de France Jean Ier le Maingre, dit Boucicaut (v. 1310-1367), et la paix de Brétigny-Calais (1360)

11h00 : Laëtitia Barou-Guichet – Les campagnes de l’amiral Jean de Vienne dans la stratégie offensive des Valois (nord de la France, Angleterre et Écosse)

11h45 Pause

12h00 François Foulonneau – À l’ombre du Bâtard de Bourbon : hiérarchies et opportunités sociales chez les écorcheurs (Bourgogne, 1438-1441)

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Appel à contribution – Verbositas Arabica, implicatio Graeca, paucitas Latina. Multilingual Text Traditions in the Middle Ages (8th –14th Century)

Libros itaque ueterum tibi super hoc negotio perquirenti occurrit taedium uerbositatis Arabicae, implicationis Graecae, paucitas quoque exarationis Latinae. (Witelo, Perspectiva, prol., ed. Baeumker, 1908)

The transmission and circulation of philosophical and scientific texts in the Middle Ages did seldom remain within linguistically homogenous spheres. Transfer often occurred in places and periods where different languages coexisted and interacted. These text traditions can be traced through movements of copies, translations, reworkings, excerpts, glosses, and commentaries that continually reshaped the transmitted material, sometimes involving various languages. The transmission from one linguistic area to another, from one world to another, entailed numerous changes in expressions, concepts, and formats, not only on the level of the text, but also, at a larger scale, in the mentality of the receiving milieus. A change of language often involved a change in cultural, historical, and religious backgrounds. The study of these textual traditions, of their context and impact requires that we approach them as multilingual objects in a permanent state of fluidity.

This conference aims to explore various aspects of multilingualism in medieval text traditions in link with the Latin world, with particular attention to the history of science and philosophy in Greek, Arabic, Latin, Hebrew, and vernacular languages, from the eighth to the fourteenth century.

We invite contributions that examine how texts were transmitted, translated, transformed, abbreviated, expanded, or reinterpreted as they moved across languages and scholarly communities.

Preferred – but not exclusive – topics are:
– The Aristotelian tradition
– Alchemy, and occult sciences in general
– Translations
– Multilingual manuscripts and multilingual traditions
– Medieval reflections on translations

Presentation time should not exceed 25 minutes (excl. discussion). Papers presented at the conference will be published in the Micrologus Library series (SISMEL).

Venue: Louvain-la-Neuve (UCLouvain) and Leuven (KU Leuven)

Dates: 20-22 January 2027

Organisers: Pieter Beullens (KU Leuven) & Sébastien Moureau (UCLouvain)

Deadline for submission: 27 March 2026

Proposals should be sent to Pieter Beullens (pieter.beullens@kuleuven.be) and Sébastien Moureau (sebastien.moureau@uclouvain.be). They should contain a title, an abstract (shorter than 500 words), and name and affiliation.

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