Formation – Les archives notariales

Initiation à la connaissance historique, institutionnelle et diplomatique des fonds notariaux, pour servir à leur traitement archivistique et à leur exploitation scientifique.

Cette formation s’adresse à des professionnels appelés à traiter des fonds notariaux ou à assister les usagers dans leur exploitation ; enseignants-chercheurs ; tout public.

Romain Le Gendre, archiviste paléographe, responsable du Département du Minutier central des notaires de Paris · Archives nationales de France

Pauline Antonini, archiviste paléographe, adjointe au responsable du Département du Minutier central, en charge du pôle conservation-communication · Archives nationales de France

Jeudi 8 octobre matin (R. Le Gendre)

Introduction à la formation

Partie 1 : L’institution notariale hier et aujourd’hui

1.1. Les origines

1.2. Le Moyen Âge (variété des titres et des fonctions, notaires, sages ou prudhommes, tabellions…)

1.3. L’ordonnance de Villers-Cotterêts “sur le fait de la justice”

1.4. L’Ancien Régime (les offices, leur nombre, notariat et sceau, formation des notaires, place sociale…)

1.5. L’époque révolutionnaire et la loi de Ventôse, le Code civil…

1.6. Le notariat français et européen aujourd’hui

1.7. Les organismes professionnels du notariat

Partie 2. Législation et réglementation relatives aux archives notariales

2.1. Les textes d’Ancien Régime

2.2. Les acquis et conséquences révolutionnaires

2.3. Vers l’affirmation du caractère archives publiques des minutes et répertoires

2.4. La « patrimonialisation » de la documentation notariale, de la loi du 14 mars 1928 à celle du 3 janvier 1979

2.5.  La loi du 15 juillet 2008 ; le code du Patrimoine

2.6. Collecte et classement des archives notariales

Jeudi 8 octobre après-midi (P. Antonini)

Partie 3. Diplomatique des actes notariés

3.1 Typologie matérielle des actes

3.2 Les répertoires et tables

3.3 Typologie des actes notariés

3.4 Les autres archives notariales : comptabilités et dossiers de clients

Vendredi 9 octobre matin (P. Antonini) salle multimédia

Partie 4. Comment faire une recherche dans les archives notariales

4.1 Instruments de recherche et présentation en ligne des fonds d’archives notariales dans le réseau des services publics d’archives

4.2 Les institutions connexes du notariat : insinuation, contrôle des actes, enregistrement, publicité foncière

Vendredi 9 octobre après-midi (R. Le Gendre)

Partie 5. Valorisation et recherches à partir des archives notariales, un peu d’historiographie

5.1 Valorisations des archives notariales

5.2 Sources de l’histoire sociale et de la prosopographie, biographie et généalogie

5.3 Sources de l’histoire de l’art

5.4 Sources de l’histoire du droit et des institutions

5.5 Sources de l’histoire économique et du crédit

Partie 6 Les futures archives notariales : les actes notariés nativement électroniques

Partie 7. Visite des grands dépôts des Archives nationales

Informations pratiques :

Jeudi 8 octobre 2026 – Vendredi 9 octobre 2026

École nationale des chartes
Service de la formation continue
65, rue de Richelieu – 75002 Paris
T. +33 (0)1 55 42 21 53
formation.continue @ chartes.psl.eu

Si vous êtes étudiant ou doctorant, veuillez nous contacter à l’adresse : formation.continue @ chartes.psl.eu

Si votre institution ou organisme de rattachement relève du secteur public, le tarif appliqué aux droits d’inscription sera indiqué comme « public » (460 €).

Si, en revanche, votre institution ou organisme de rattachement relève du secteur privé, le tarif appliqué aux droits d’inscription sera indiqué comme « privé » (920 €).

Source : École nationale des chartes

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Colloque – Cultural Translation across the Medieval Mediterranean

Le troisième workshop de DiplomatiCon: A Connected History of Medieval Mediterranean Diplomacy (EOS programme no. 40007541) aura lieu à l’Université de Liège du 17 au 18 septembre 2026. Il vise à approfondir les moyens par lesquels les agents et acteurs de diverses communautés, langues et religions ont interagi dans le cadre des missions diplomatiques. Les récits et les documents officiels qui font référence aux rencontres, aux objets et aux traductions et interprétations sont des sources d’information cruciales et éloquentes quant à la communication inter-culturelle et à ses enjeux. L’objectif du workshop est, d’une part, de mieux comprendre les obstacles et les défis qui auraient rencontrés lors des rencontres entre les individus et/ou les cours chrétiennes et musulmanes et, de l’autre, de discerner les stratégies par lesquels les agents et les acteurs ont pu surmonter les différences culturelles et la barrière de la langue.

Jeudi 17 Septembre 2026

10:30-10:45
Welcome and Introduction (Bogdan Smarandache, ULiège).

10:45-13:00
Panel 1 Structures and Strategies for Bridging Cultures

Chair/Discussant: TBD.

Alessandro Rizzo (Barcelona, CSIC) – “Two Religions and One God: Religious Dimensions in Diplomatic Dialogue between the Muslim Powers and the Crown of Aragon”.

Marta Manso Rubio (ULiège) – “Beyond the Language Barrier: Traces of Translation and Interpretation in the Documentary Exchange between the Crown of Aragon and the Mamluk Sultanate”.

Bogdan C. Smarandache (ULiège) – “Translating Legal Cultures: Differentiating between Overlap, Similarity, and Translation of Legal Concepts in Frankish-Muslim Diplomatic Agreements”.

13:00-14:15
Lunch

14:15-16:30
Panel 2 – Agents of Intercultural Communication and Translation

Chair/Discussant: TBD.

Michele Argentini (ULiège) – “Interpreters, translators, mediators. Dragomans and their role in the relations between Venice and Cairo, 15th – early 16th century”.

Mohamed Ouerfelli (Aix-Marseille Université) – “Traducteurs et interprètes dans les relations commerciales et diplomatiques entre le Maghreb et le monde latin à la fin du Moyen Âge (XIIe-XVe siècle)”.

Queralt Penedès Fradera (ULiège) – “Diplomatic Agents and Embassy Composition: Crown of Aragon Missions to the Mamluk Sultanate”.

16:30-17:00
Coffee break.

17:00-17:45
Keynote
Eric Böhme (University of Konstanz) – “Mediating Conquest: Intercultural Negotiation and Polity-Building in Sicily and Eastern Iberia (11th–13th Centuries)”

Vendredi 18 septembre 2026

10:30-12:45
Panel 4 – Processes and Mechanisms of Diplomacy

Chair/Discussant: TBD.

Roser Salicrú i Lluch (IMF – CSIC) – “On the Drafting of Bilingual Treaties between Christendom and Islam: The Example of the Crown of Aragon”.

Stéphane Péquignot (École Pratique des Hautes Études) – “Diplomaties de papier, diplomaties de parchemin ? Les technologies de l’écrit et leurs effets sur les échanges entre puissances méditerranéennes (XIIe-XVe siècles)”.

André Rocco (ULiège) – “Communiquer entre pouvoirs chrétiens à travers le don. Petits et grands États au XVIe siècle”.

17-18 septembre 2026

Salle Pousseur (complexe Opéra)
Place de la République française, 35
4000 Liège

Organisation : Frédéric Bauden (ULiège) and Bogdan Smarandache (ULiège)

Pour assister au colloque, veuillez envoyer un mail à DiplomatiCon@uliege.be.

Source : Université de Liège

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Appel à contribution – Les sociétés de frontière

Date limite de soumission : 30 avril 2027
Maxime Emion (LLSETI, Université Savoie Mont Blanc)
Charles-Alban Horvais (ANHIMA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

Dans son sens premier, la frontière appartient au domaine militaire : elle désigne la zone de front, le front de conquête. Le prochain numéro de la revue Frontière·s entend revenir sur ce sens originel, en s’intéressant aux « sociétés de frontière » nées dans et de ce contexte particulier d’interactions. La notion trouve son intérêt en ce qu’elle permet d’analyser sur le temps long des sociétés complexes caractérisées par des phénomènes d’échanges et d’acculturations, sans écarter la dimension fondamentalement conflictuelle qui préside à leur émergence. En effet, les sociétés de frontière, qui s’inscrivent dans des zones davantage que le long de lignes nettes, résultent aussi bien de processus de négociations, d’hybridations et de métissages que de rapports de force, de mécanismes de domination et d’interactions violentes. En fonction des contextes et des échelles d’analyse, on peut donc les percevoir autant comme des sociétés de l’entre-deux, produit des échanges, des ententes et des accommodations caractéristiques des zones de contact, que comme des sociétés du face-à-face, des violences réciproques, ancrées d’un côté ou de l’autre d’une limite plus ou moins affirmée par les discours et les pratiques.

Les auteurs et autrices sont invités à aborder les sociétés de frontière dans les mondes antiques et médiévaux. On pourra traiter, sans s’y limiter, des thèmes suivants :

  • Les modalités de production et de transformations des sociétés de frontière, caractérisées par des interactions sous toutes leurs formes, et ancrées sur des territoires dont les limites peuvent être fluctuantes ;
  • Les spécificités de ces sociétés, en tant qu’elles sont le produit de l’existence même de la frontière : organisation et hiérarchie sociales, acteurs, pratiques, représentations, imaginaires… ;
  • La dimension militaire et conflictuelle des sociétés de frontière, leur capacité d’adaptation et de résilience dans les contextes de violence ;
  • Le rapport des sociétés de frontière avec ce que l’on pourrait appeler « l’arrière » ou « l’intérieur », en particulier, mais sans s’y restreindre, dans les contextes impériaux ; ces sociétés de frontière sont-elles nécessairement des sociétés des marges ? Dans quelle mesure se rattachent-elles à un modèle central, ou affirment-elles leur spécificité ?
  • La notion de sociétés de frontière appliquée à des populations qui se distinguent culturellement des sociétés qui les englobent, ce qui implique de ne pas limiter la frontière à son acception géopolitique, pourra être interrogée et soumise à discussion.

L’appel s’adresse à tout chercheur, débutant ou confirmé, travaillant sur l’Antiquité ou le Moyen Âge, en histoire, archéologie ou histoire de l’art.

Calendrier

  • Juin 2026 : ouverture de l’appel
  • 30 avril 2027 : clôture de l’appel
  • Décembre 2027 : publication du numéro

Modalités de soumission

Les auteur·rice·s devront déposer leur contribution au moyen de l’interface de soumission prévue à cet effet. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais de 35 000 caractères maximum (espaces non comprises, bibliographie non comprises), accompagné d’un résumé (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non comprises) et d’une liste de mots clés choisis au sein du thésaurus Pactols, dans la langue de soumission de l’article. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent contacter le comité afin de vérifier l’adéquation de leur sujet avec l’appel.

Si l’article comporte des illustrations, les auteur·rice·s devront se conformer strictement aux consignes de la revue. Les auteur·rice·s sont prié·e·s de se limiter à 10 images ; plusieurs images par figures ne seront pas considérées comme une seule image.

Plus d’informations : https://journals.openedition.org/frontieres/2043

Source : Frontière•s

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Publication – Hélène Leuwers, « Soigner en ville. Praticiens, patients et conflits de santé à Paris et à Londres (1300-1560) »

À Paris et à Londres, entre le XIVe et le milieu du XVIe siècle, les médecins, chirurgiens et barbiers ne se partagent pas les soins et les pathologies à traiter sans tensions. Dans ces milieux de santé urbains hétérogènes et concurrentiels, des conflits professionnels éclatent à propos du droit d’exercer en ville, des pratiques irrégulières et des prérogatives des différents corps de soignants. Ces querelles s’ajoutent à celles qui opposent des praticiens à leurs patients au sujet des soins et de leur rémunération, dans le cadre d’activités qui doivent composer avec l’évolution imprévisible des maladies et la faillibilité du thérapeute.

Les conflits judiciaires invitent à découvrir, sur fond de crises épidémiques, la médecine et la chirurgie du quotidien, les prémices de la responsabilité des soignants, l’évolution des attentes des patients, les dynamiques historiques qui façonnent les groupes professionnels et la progression des préoccupations sanitaires des autorités urbaines, universitaires et souveraines. Les différends se révèlent étonnamment féconds : ils permettent aux acteurs de s’approprier des moyens d’action, de définir leurs conceptions de la médecine et de la chirurgie, de forger les normes qui encadrent les pratiques et de renforcer leur cohésion professionnelle.

Hélène Leuwers est maîtresse de conférences en histoire médiévale à l’Université Paris Nanterre.

Préface de Franck Collard.

Introduction
Soigner à Paris et à Londres : approches croisées
L’exception des capitales
L’étude historique d’une interaction : le conflit de santé
Lire les activités de soin au prisme des conflits

PARTIE I – Approcher le monde sanitaire urbain grâce aux conflits

Chapitre 1 – Documenter les conflits de santé
Aux sources des conflits judiciaires
La santé et le droit
Une mémoire « professionnelle » des conflits ?

Chapitre 2 – Les circonstances de la conflictualité médicale
Négligences et échecs thérapeutiques
Rémunération et recouvrement de créance
Le comportement attendu du praticien
Le droit d’exercer
Les prérogatives professionnelles

Chapitre 3 – Les instances de résolution des conflits de santé
La justice professionnelle des barbiers de Paris
Conflits de santé et juridictions compétentes
Concurrences et complémentarités judiciaires

PARTIE II – Conceptions et définitions des activités de soin

Chapitre 4 – La construction dynamique des réglementations des métiers
Acteurs des métiers de santé, acteurs des normes
L’encadrement des activités chirurgicales
L’adaptation des normes aux mutations des milieux de santé

Chapitre 5 – Métiers et praticiens dans l’arène judiciaire
Dénoncer ou défendre les praticiens irréguliers
Définir la pratique des irréguliers comme imprudente et irrationnelle

Chapitre 6 – Praticiens et patients à l’audience
Débattre des comportements fautifs et négligents
De l’arrêt au refus des soins : l’« abandon » du malade

Chapitre 7 – La part des juges : réparer la faute et veiller à la santé publique
Trancher les conflits entre patients et praticiens
Trancher sur le droit d’exercer : un enjeu sanitaire
Expertise professionnelle et processus décisionnel

PARTIE III – Les fruits des conflits de santé

Chapitre 8 – La transformation de l’accès aux activités de soin
Formations et savoirs attendus des barbiers et des chirurgiens
L’activité des femmes à la lumière des procès

Chapitre 9 – Prévenir, encadrer et régler les conflits : les « contrats de soin »
Contrats de soin et de guérison
La relation thérapeutique à la lumière des transactions
L’inexécution des obligations en justice

Chapitre 10 – Construire un consensus fondé sur l’utilité commune
Contester et réformer les métiers de la chirurgie
La recherche de consensus sur le rôle des médecins

Conclusion
La comparaison : une leçon sur le pragmatisme des acteurs
La portée des conflits sur les activités et la relation thérapeutique
Les métamorphoses de la responsabilité
Savoirs et sécurité des populations urbaines

Informations pratiques :

Hélène Leuwers, Soigner en ville. Praticiens, patients et conflits de santé à Paris et à Londres (1300-1560), Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 413 p. (Studies in European Urban History, 64). ISBN : 978-2-503-60560-9. Prix : € 119,00.

Source : Brepols

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Publication – Elisabeth van Houts, « Empress Matilda. Queen of the Romans, Ruler of the English »

Born in 1102, Empress Matilda combined the blood of two dynasties: the house of Wessex and their conquerors, the dukes of Normandy. As a widowed German empress, she was named as heir successor by her father, Henry I. But, after his death in 1135, Matilda’s place on the English throne was usurped by her cousin, Stephen of Blois. Civil war followed, and she ruled the south-west of England in opposition.

Elisabeth van Houts explores the remarkable life of medieval England’s only queen regnant. Van Houts examines female rulership in the Middle Ages, from Matilda’s relationships with her husbands, to her self-identification as granddaughter of William the Conqueror. Matilda used her persuasiveness effectively with the men who surrounded her, including her father, husbands, half-brothers and cousins.

This is a fascinating account, which reveals Matilda to be an assertive, if on occasion disappointed, woman who made the best of her position with intelligence and stamina.

Elisabeth van Houts is emeritus honorary professor in European medieval history at the University of Cambridge and a fellow of Emmanuel College. She is the author and editor of numerous books, including Married Life in the Middle Ages, 900–1300 and The Normans in Europe.

Informations pratiques :

Elisabeth van Houts, Empress Matilda. Queen of the Romans, Ruler of the English, Yale, yale Unievrsity Press, 2026 ; 1 vol., 464 p. (The English Monarchs Series). ISBN : 978-0-30026-608-5. Prix : USD 40,00.

Source : Yale University Press

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Prix – Preis der Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte ausgeschrieben

Zum zweiten Mal schreibt die Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte ihren 2024 eingerichteten Nachwuchspreis aus. Er wird alle zwei Jahre vergeben und ist mit 2.000 Euro dotiert.

Berücksichtigt werden können Dissertationen von Nachwuchswissenschaftlerinnen und Nachwuchswissenschaftlern, die sich mit kirchenhistorisch relevanten Themen aus dem geographischen Raum der in der Gesellschaft  repräsentierten Bistümer (Erfurt, Fulda, Limburg, Mainz, Speyer, Trier) und ihrer Vorgängerbistümer in innovativer Weise auseinandersetzen und deren Annahme als Dissertation nicht länger als zwei Jahre zurückliegt (Stichtag: 30. September 2024).

Die Arbeiten sind bis zum 30. September 2026 in  digitaler Form samt den vorliegenden Gutachten bei der Geschäftsstelle der Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte einzureichen: kirchengeschichte@bistum-mainz.de

Der Rechtsweg ist ausgeschlossen.

Mainz, den 1. Juni 2026
Für das Preisvergabegremium: Prof. Dr. Christoph Nebgen

Für nähere Auskunft:
Prof. Dr. Christoph Nebgen
Professur für Kirchengeschichte/
Fachbereich Katholische Theologie
Goethe Universität Frankfurt
E-Mail: nebgen@em.uni-frankfurt.de

PDF der Arbeit samt vorliegender Gutachten senden an:
Geschäftsstelle der GmrhKG
Dr. Jan Turinski
Institut für Mainzer Kirchengeschichte
E-Mail: kirchengeschichte@bistum-mainz.de

Source : Gesellschaft für mittelrheinische Kirchengeschichte

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Colloque – Les sources de la coutume au Moyen Âge (XIe-XVe siècle) : problématiques et perspectives

Journée d’études organisée par 

Florent Garnier (Université Toulouse Capitole) et Roland Viader (CNRS-Université de Toulouse Jean Jaurès)

vendredi 18 septembre 2026
Bibliothèque Germain Sicard, Université Toulouse Capitole

Lien de visio-conférence : s’adresser à viader@univ-tlse2.fr

Si la coutume est source de droit, quelles sont les sources de la coutume elle-même ? La question pouvait paraître sans objet quand la coutume était définie, dans le prolongement d’un long héritage de réflexions savantes, comme l’expression de normes sociales produites et sanctionnées tout à la fois par l’acceptation des populations et l’ancienneté de leur application. Depuis une cinquantaine d’années, cependant, historiens, juristes et anthropologues n’ont eu de cesse que de souligner les ambiguïtés de cette frontière malléable du droit, et le caractère opératoire d’une notion de coutume permettant aux experts et aux décisionnaires de sélectionner et d’ordonner ce qui relevait du droit, pour mieux en écarter ce qui devait en être exclu à leurs yeux. Passées au peigne fin de la critique, les coutumes médiévales n’en finissent plus de révéler ainsi leur ductilité, leur perméabilité aux catégories du droit savant, aux décisions princières ou aux changements les plus récents. Loin d’apparaître encore comme le dévoilement d’un ordre ancien et quasiment immuable, la rédaction des coutumes est plus volontiers interrogée à présent comme une chaine d’événements et de textes dont la production sociale et politique est toujours plus clairement prise en compte.

         Dans cette perspective, et en jouant des deux acceptions du mot « sources », il importe sans doute de reconsidérer aujourd’hui les sources de la coutume sous ce double jour problématique : celui de l’origine historique des différentes pratiques mises en normes et celui des textes qui les mirent en forme, tant il importe de mieux en apprécier la diversité et d’analyser toujours plus finement le jeu des modèles, des influences, des emprunts et des réécritures. En marge des grands coutumiers et des coutumes régionales qui livrèrent, assez tardivement souvent, une interprétation globale des usages coutumiers, les coutumes locales, en effet, furent d’abord mentionnées en ordre dispersé dans les actes de la pratique, introduites dans des formules de notaires, reconnues par des juges, consignées dans des registres municipaux ou concédées avec parcimonie par les seigneurs des environs. Dans le Sud de la France, par exemple, des centaines de chartes de coutumes, de privilèges, de franchises ou de libertés furent ainsi octroyées aux communautés locales pour préciser tout au plus, et dans le plus grand désordre en général, quelques dizaines de points de droit, sans se soucier de brosser un tableau complet de son fonctionnement local. Du XIIau XVe siècle, ces documents fournissent autant de témoins sur l’évolution de dispositions juridiques concernant des sujets aussi divers que les règles de succession ou de transmission de la tenure, l’élection de représentants, l’échelle des peines, les modes de preuve, la fiscalité, l’accès aux pâturages et aux bois, les droits de pêche et de chasse, l’organisation des marchés, l’usage des forges, des fours et des moulins communaux, en accord, en contradiction ou sans le moindre rapport avec le droit commun ou droit écrit auquel on recourrait sans hésitation en tout autre cas d’espèce. En examiner les distributions chronologiques et géographiques permettrait certainement de mieux cerner les processus de cristallisation de ces coutumes. 

         En revenant sur l’usage du concept de coutume par les historiens du droit et de la société, sur les définitions médiévales de la coutume et les concepts savants employés dans la rédaction des coutumes, en interrogeant à nouveau la nature des textes coutumiers, leur diffusion, leur stratification et leur datation, cette journée d’étude, en somme, voudrait proposer un rapide tour d’horizon des problématiques actuelles et des perspectives nouvelles qui s’offrent aux chercheurs.

9h00 : Florent Garnier (Université Toulouse Capitole) Roland Viader (CNRS) : « Les sources de la coutume au Moyen Âge. Introduction »

9h30 : Emanuele Conte (Università Roma Tre – EHESS) : « La coutume médiévale entre idéologie et philologie »

10h30 : Marie Bassano (Université Toulouse Capitole) :  « La coutume des juristes savants (XIIe-XVe siècle) »

11h15 : Ada Maria Kuskowsky (University of Pennsylvania) : « Les sources non écrites de la coutume »

12h00-14h00 Pause déjeuner

14h00 : Florent Garnier (Université Toulouse Capitole) : « Les décisionnaires et la coutume,10 ans après : bilan et perspectives »

14h45 : Thierry Pécout (Université de Saint-Etienne) : « Les sources de la coutume en Provence au Moyen Âge finissant : bilan historiographique »

16h00 : Frédéric Boutoulle (Université Bordeaux Montaigne) : « Questionner l’origine de coutumes réputées médiévales. Le cas des coutumes du Maremne et de celles du Dacquois »

16h45 : Roland Viader (CNRS – Université de Toulouse) : « Les sources de la coutume en pays de droit écrit. Chronologie, géographie, typologie »

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Publication – Emilia Jamroziak, « The Cistercian Cult of Saints as a Treasury of the Living Past in the Later Middle Ages »

This book explains how the late medieval Cistercian Order and its communities in Central Europe engaged with, adopted, and supported a broad range of saints’ cults as an element of their relationship with the outside world, within their network and as an important element of their identity.

Contrary to traditional interpretations of Cistercian culture, the Order was not against the cult of saints. The liturgical calendar accommodated numerous saints, and central to Cistercian identity in the later Middle Ages was St Bernard of Clairvaux, who embodied the Order and delivered key interpretations within its monastic culture. Many individual communities were highly invested in the cult of saints as they sought to create strong local and regional belonging, maintain ties to the outside world, and control significant elements of the devotional landscape. However, the saints also cemented crucial bonds within filiations and facilitated a shared identity within geographically extensive networks. Textually, materially, visually, and ritually, cults of saints between 1300 and the early sixteenth century were an important facet of Cistercian culture; by exploring these manifestations, we can better understand late medieval monasticism on its own terms.

An analysis of the complex connection between Cistercian communities and the Order itself and a study of the monastic practice of ‘living with the past’, this book is a valuable contribution to the historiography of medieval monasticism and medieval religious culture.

Emilia Jamroziak is a specialist in medieval religious and cultural history and a professor in the Faculty of History at Adam Mickiewicz University in Poznań, Poland. Prior to returning to Poland in 2025, she spent many years at the University of Leeds, UK, where she was Professor of Medieval Religious History and helped build one of the leading centres for medieval studies. She continues her association with Leeds as an honourary visiting research fellow. Her research focuses on the Cistercian Order and on how monastic communities shaped and were shaped by the societies around them. She is the author of The Cistercian Order in Medieval Europe, 1090–1500 (Routledge, 2013) and several other monographs, studies, and edited collections on medieval monastic history.

Introduction
1. The View from the Top: the General Chapter and the Cult of Saints across the Order in the Later Middle Ages
2. Bernard of Clairvaux: from the “founding father” to the “embodiment of the Order”
3. Locality and belonging: Cistercian communities in Bavaria and Franconia in the later middle ages
4. The ties that bind: Altenberg Abbey and its daughter houses in the later middle ages
Conclusion

Emilia Jamroziak, The Cistercian Cult of Saints as a Treasury of the Living Past in the Later Middle Ages, Londres, Routledge, 2026 ; 1 vol., 192 p. ISBN : 9789463721363. Prix : € 130,00.

Source : Routledge

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Publication (en ligne) – « Je l’ay emprins ». Mélanges offerts à Jean-Luc Chassel », éd. Arnaud Baudin, Clément Blanc-Riehl, Laurent Macé, Caroline Simonet

Ce volume de Mélanges a été offert à leur Président par plusieurs membres de la Société française d’héraldique et de sigillographie le 15 janvier 2026. Il constitue une édition indépendante de la Revue française d’héraldique et de sigillographie.

Les éditeurs tiennent à remercier les membres de la Société française d’héraldique et de sigillographie qui ont contribué à ces mélanges et dont la générosité a permis leur financement.

Il a été tiré 50 exemplaires de cet ouvrage.

Cette édition numérique a été mise en ligne en juin 2026.

Bibliographie de Jean-Luc Chassel, p. 13-22

« Amis aimés, amie avez » – SOUVENIRS
Les prémices d’un savoir,
par Hélène LOYAU, p. 25
Jean-Luc Chassel,
par Carla BOZZOLO, p. 27-28

« Ainsi je frappe » – LES SCEAUX
L’empreinte au miroir de l’image.
La miniature de la parabole du sceau et de la cire dans le Miroir de la Salvation humaine
(BnF, Français 6275, vers 1455-1485),

par Brigitte Miriam BEDOS-REZAK, p. 31-40
Une influence latine sur les sceaux de l’Empire romain d’Orient ?,
par Jean-Claude CHEYNET, p. 41-48
Remarques sur les sceaux des femmes de l’Orient latin au XIIe siècle,
par Marie-Adélaïde NIELEN, p. 49-58
L’attribut fait la reine. Mise en perspective des sceaux
réginaux et abbatiaux en France et en Angleterre au XIIe siècle,
par Caroline SIMONET, p. 59-66
Les sceaux théreuticographiques de Marguerite de Montaigu (v. 1190-1241),
par Yves AIRIAU, p. 67-78
Les sceaux de chasse au sanglier (sires d’Anduze, de Chalencon et de Glavenas, 1174-1250),
par Martin de FRAMOND, p. 79-86
Le sceau biface des barons de Londres : le regard de l’historien de l’art médiéval,
par Marc GIL, p. 87-97
Jean de Berry et le portrait,
par Clément BLANC-RIEHL, p. 99-107
Le « seel commun » des maréchaux de France,
par Inès VILLELA-PETIT, p. 109-118
Un sous-collecteur apostolique du XIVe siècle et sa matrice sigillaire en or,
par Maria do ROSARIO MORUJAO, p. 119-125
Les notaires au duché de Bourbonnais.
À propos d’une matricule du garde des sceaux aux contrats (1489-1496),

par Olivier MATTEONI, p. 127-136
Des sceaux pour les communautés rurales ? À propos de deux matrices normandes (XIIIe-XIVesiècle),
par Christophe MANEUVRIER, p. 137-142
À quel saint se vouer ? Le sceau médiéval de la ville de Marmoutier (Alsace),
par Thomas BRUNNER, p. 143-152
Nicolas de Heu (1494-1547), un patricien messin observateur et dessinateur de monogrammes et de sceaux,
par Jean-Christophe BLANCHARD, p. 153-162

« De gueules à trois roses d’or » – LES ARMOIRIES
De la genèse de l’héraldique épiscopale en France. Le sceau du prévôt (1211) de l’évêque de Langres,
par Jean-Vincent JOURD’HEUIL, p. 165-176
Au palais de Dieu, des palets pour les Palays.
Autour de l’emblématique d’un lignage toulousain du XIIIe siècle,
par Laurent MACE, p. 177-186
Ce que changer d’armoiries veut dire. L’exemple des fils du châtelain de Gand vers 1220,
par Jean-François NIEUS, p. 187-198
Les premiers écartelés princiers (1286-1294),
par Michel NASSIET, p. 199-208
Des fleurs de lis sur les chartes ! Enquête sur la diffusion d’un emblème royal aux XIIIe et XIVe siècles,
par Ghislain BRUNEL, p. 209-219
Des matrices en partage. La conjugalisation du pouvoir
au prisme des sceaux communs princiers (Bourgogne, XIVe-XVIe siècle),
par Lucie JARDOT, p. 221-230
Des armoiries de Jean Ier d’Orléans-Longueville, bâtard d’Orléans, dit Dunois,
par Daniel BONTEMPS, p. 231-239
Le manuscrit 133 de la bibliothèque municipale de Chartres. Approche d’un armorial atypique,
par Christophe ROUSSEAU-LEFEBVRE, p. 241-249
Le lignage, la boutique et la patrie.
Des armoiries dans les marques typographiques parisiennes de la Renaissance,
par Pierre COUHAULT, p. 251-262
Héraldique et promotion sociale : à propos des armoiries des vignerons de Côte-d’Or sous l’Ancien Régime,
par Nicolas VERNOT, p. 263-272
Une révolution aniconique mais héraldique :
l’implantation visuelle de la monarchie constitutionnelle au Portugal (1re moitié du XIXe siècle),
par Miguel METELO DE SEIXAS, p. 273-282

« Sans varier » – ERUDITION (XIXe-XXe SIECLE)
Du cabinet Arnaud à la collection des sceaux détachés. Histoire d’une « revendication » aux Archives de l’Aube,
par Arnaud BAUDIN, p. 285-295
Quatre matrices de sceaux de villes inédites du Médaillier du Musée des Beaux-Arts de Lyon,
par Ambre VILAIN, p. 297-305
La jeunesse romantique de Louis Douët d’Arcq,
par Michel PASTOUREAU, p. 307-311
Gustave Saige et l’atelier de moulage du Palais de Monaco,
par Michael BLOCHE, p. 313-322
Une source méconnue aux Archives générales du Royaume : les carnets de dépouillement de sceaux d’Alexandre Pinchart,
par Marc LIBERT ZUCKERMANN, p. 323-330
Arthur Engel, sigillographe français en Italie (1878-1880),
par Guilhem DORANDEU, p. 331-339
Héraldique, sigillographie, généalogie, archives et fantaisie : Jacques Murgey (1891-1973) et les premières années de la Société française d’héraldique et de sigillographie, Paris (1937-1950),
par Dominique DELGRANGE, p. 341-350

Informations pratiques :

Je l’ay emprins ». Mélanges offerts à Jean-Luc Chassel, éd. Arnaud Baudin, Clément Blanc-Riehl, Laurent Macé, Caroline Simonet, Abbeville, impr. F. Paillart, 2025 ; 1 vol., 368 p. ISBN : 979-10-983376-0-4. Accessible en ligne.

Source : Société française d’héraldique et de sigillographie

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Exposition – Les Quatre Fils Aymon. La chanson de geste

Dans la lignée de notre exposition « Le Moyen Âge dans la bande dessinée », du 27 juin au 13 septembre 2026, la MPMM accueille l’exposition « Les Quatre Fils Aymon – La chanson de geste », regroupant des planches originales de la bande dessinée de Yann Lovato.

Cette exposition sera proposée au dernier étage de la Maison espagnole, rendu pour la première fois accessible aux visiteurs.

« Le poème épique des Quatre Fils Aymon, à la fois historique et légendaire, fut glorifié et chanté par les trouvères dès le XIIe siècle. Une chanson de geste complice donc du rassemblement des foules, sur les foires, dans les châteaux et le long des routes des grands pèlerinages.

Au rythme des sabots du cheval Bayard, cheval fée, emportant sur sa croupe de géant les quatre fils, cette équipée du merveilleux défie et affronte Charlemagne, le despotique empereur.

La magie de leur cousin Maugis l’enchanteur escorte et protège leur bravoure.

Yann Lovato, auteur-imagier, Ardennais de souche et de convictions, attentif aux documents les plus anciens de la légende, et habité avec fougue par son esprit, nous convie au festin des images d’un temps à la portée de nos rêves les moins anciens. »

Maison du patrimoine médiéval mosan
Place du Bailliage, 16
5500 – Bouvignes

26|06|2026 – 13|09|2026
de 10h00 – 17h00

Source : Maison du Patrimoine médiéval mosan

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