École d’été – Crimes de guerre et justice militaire en Europe occidentale et en Amérique du Nord (XIVe-XXe s.)


École d’été à l’Université de Liège
22 au 26 juin 2026

Du 22 au 26 juin prochain, l’Université de Liège, l’Université catholique de Louvain et l’Université du Québec à Montréal organiseront à Liège leur première université d’été en Histoire de la guerre et du fait militaire. Cette édition sera consacrée au Crime de guerre et à la Justice militaire et rassemblera les équipes des projets F.R.S.-FNRS WelCHANGE « À l’origine du crime de guerre ? La violence militaire en question dans les sociétés européennes du XVe siècle » et CRSH « Justice militaire en Europe occidentale et en Amérique du Nord (XIVe -XXe siècles) ».

Cette école d’été réunira une vingtaine de spécialistes travaillant sur l’histoire de la criminalité militaire et de la justice dans les armées, en temps de guerre comme de paix, du Moyen Âge tardif à l’époque contemporaine. L’enjeu de cette rencontre est de réfléchir aux tentatives de régulation juridique, politique et sociale de cette acmé de violence que constitue l’activité guerrière et de fournir à nos plus jeunes collègues les outils conceptuels pour l’étudier. Comment certains comportements furent-ils criminalisés, jugés et sanctionnés ? L’existence de sanctions suffit-elle à attester l’ancienneté de la notion de « crime de guerre » ? Quelle place occupe la justice militaire, entre ses supposés laxisme et sévérité expéditive ? Pour explorer ces questions, l’école d’été donne la parole aux équipes des deux projets ainsi qu’à de jeunes chercheuses et chercheurs.

Parallèlement, l’histoire de la guerre et du fait militaire se trouvant encore trop largement prisonnière de scansions construites autour de grands noms ou paradigmes (Napoléon, Clausewitz, Guerre totale, Mécanisation, Droit international), cette rencontre visera à dépasser ces démarcations chronologiques pour que s’éclairent réciproquement des périodes parfois fort éloignées les unes des autres.

Enfin, sur la base d’un objet de recherche lié à la justice militaire choisi en accord avec les organisateurs, les jeunes chercheurs et chercheuses participeront en amont et tout au long de la semaine à l’élaboration d’une exposition virtuelle, hébergée sur Criminocorpus et à ce titre valorisable dans leur parcours académique.

Cette école d’été est ouverte aux candidats et candidates au Master/Maîtrise ou au Doctorat ayant entamé un travail de recherche dans le domaine de l’Histoire de la guerre et du fait militaire de toutes périodes et régions. Son objectif est de leur donner l’occasion d’approfondir leur maîtrise du champ et de discuter de leurs travaux et hypothèses avec les membres de ces deux équipes internationales (Allemagne, Belgique, Canada, Italie, France, Portugal), ainsi qu’avec leurs pairs.

Pour ce faire, les journées de travail des lundi, mardi, jeudi et vendredi seront organisées en trois temps :

1. Présentation et discussion des travaux des membres des deux projets ;
2. Présentation et discussion sur les recherches des participants ;
3. Préparation de l’exposition virtuelle.

Le mercredi sera réservé à la visite de deux des plus riches musées de la ville de Liège : le Musée d’Armes et le Trésor de la Cathédrale.

Les travaux se feront principalement en français. Une compréhension active de cette langue est donc demandée.

Les frais d’hébergement et de bouche seront pris en charge par l’organisation. Si les budgets rassemblés le permettent, celle-ci interviendra également dans les frais de déplacement.

L’inscription à l’école d’été est gratuite. Le nombre de places étant limité, les personnes intéressées sont invitées à envoyer à l’adresse christophe.masson@uliege.be au plus tard le 15 avril :

une lettre de motivation, exposant un résumé du projet de recherche et la façon dont il est envisagé de le lier à l’exposition virtuelle (deux pages maximum)

un bref CV (deux pages maximum).

Comité d’organisation : Éric Bousmar (UCLouvain), Michael Depreter (UCLouvain), Benjamin Deruelle (UQAM), Christophe Masson (F.R.S.-FNRS/ULiège), Guillaume Pinet (UQAM), Perrine Stennier (ULiège), Quentin Verreycken (F.R.S.-FNRS/UCLouvain).

Comité scientifique : Éric Bousmar (UCLouvain), Michael Depreter (UCLouvain), Benjamin Deruelle (UQAM), Christophe Masson (F.R.S.-FNRS/ULiège), Nicolas Navarro (ULiège), Guillaume Pinet (UQAM), Marc Reneville (Criminocorpus), Sophie Richelle (ULiège), Perrine Stennier (ULiège), Quentin Verreycken (F.R.S.-FNRS/UCLouvain), Sophie Victorien (Criminocorpus).

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Appel à contribution – La violence au Moyen Âge. Usages, représentations, perspectives. Journées d’études doctorales du CIHAM

 Journées d’études doctorales du CIHAM
Maison des Sciences de l’Homme Lyon St-Etienne, Lyon, France
Date de tombée (deadline) : 15 Mai 2026 


« La vie était si violente et contrastée qu’elle répandait l’odeur mêlée du sang et des roses. »
Johan Huizinga, L’Automne du Moyen Âge, Paris, Payot, 1975.

La violence occupe une place centrale aussi bien au sein des représentations contemporaines du Moyen-Âge que dans la recherche en médiévistique (Verdon, 2014). Incontournable, elle reste toutefois difficile à appréhender et à définir en raison de la diversité de ses manifestations. Se frayant un chemin à travers « le sang et les roses », ces journées d’étude doctorales invitent les jeunes chercheuses et chercheurs médiévistes à réinvestir ce topos scientifique. 

On peut, à titre provisoire, définir la violence comme l’ensemble des pratiques et des systèmes de contrainte portant atteinte à un individu, un groupe ou un ordre social. Inscrite dans des sphères diverses et parfois concurrentes – notamment juridiques, religieuses, guerrières ou familiales (Gauvard, de Libera, Zink, 2004) –, elle se manifeste selon des modalités multiples, physiques, naturelles, verbales ou symboliques. Loin de se réduire à des faits matériels, la violence est également façonnée par des représentations dotées de codes spécifiques, qui en modèlent la perception, les justifications et les seuils d’acceptabilité. Effective ou représentée, elle est cependant toujours appréhendée à travers les cadres conceptuels des médiévistes, dont les analyses participent à la co-construction de la violence comme objet historique (Gerhard Oexle et Schmitt, 1997).

Ce triptyque – usages, représentations et perspectives – constitue les axes retenus pour aborder la violence au Moyen Âge non comme une réalité univoque mais comme un objet historiquement et scientifiquement construit. L’attention portée aux usages de la violence permet d’en analyser les pratiques, les acteurs, les motivations et les cadres spatio-temporels. Cette approche ne saurait toutefois être dissociée de l’étude des représentations, qui donnent à voir, à dire et à penser la violence dans les sources littéraires, artistiques ou archéologiques, et contribuent à en définir les contours. Enfin, ces journées entendent examiner les méthodes et outils d’analyse mobilisés par les médiévistes contemporains, dans un contexte où les productions culturelles investissent encore l’imaginaire du « Moyen Âge violent ».

Aussi ne s’agira-t-il pas de réactiver le paradigme de l’« anarchie féodale » ou du « siècle de fer » mais d’interroger à nouveaux frais la violence comme catégorie d’analyse historique. En croisant les approches disciplinaires et les contextes régionaux, on essaiera de mettre en lumière les logiques sociales, politiques et culturelles qui encadrent, régulent ou légitiment la violence au Moyen Âge, et de contribuer ainsi aux renouvellements actuels de l’historiographie médiévale.

Axe 1 – Usages de la violence

Un premier axe d’étude envisagera la violence en elle-même, dans la diversité de ses formes concrètes. L’étude des faits de violence invite d’abord à s’intéresser à ses acteurs. Qui exerce la violence ? Qui la subit ? L’identité des agents violents (individus, groupes, institutions) est par ailleurs indissociable aussi bien des dynamiques de pouvoir entre dominés et dominants que des sphères dans lesquelles elle s’exécute. Les études récentes ont en outre souligné l’importance non plus seulement des violences systémiques et symboliques, mais aussi des corps et des affects dans les phénomènes violents. Les études sur les corps minoritaires, les persécutions et les conséquences traumatiques en particulier participent activement au renouvellement de l’appréhension actuelle des violences passées. À côté de ces violences relationnelles ont lieu d’autres types de violences : celles auto-infligées ou consenties. De la pénitence au martyre, du sacrifice au suicide, l’individu peut être à la fois acteur et victime ; et ces cas sont l’occasion de réglementations singulières tout au long de la période médiévale.

D’autre part, la question du temps, de l’espace et de la motivation de la violence semble aussi cruciale. La planification, la préméditation, la justification ou au contraire la spontanéité et la gratuité apparaissent comme autant d’éléments constitutifs des actes de violence. On interrogera ainsi les cadres légitimes de la violence : les temps et les lieux où elle est tantôt autorisée ou tolérée, tantôt interdite voire condamnée. On sera enfin attentif au déroulement de la violence, à l’intensité de son administration et aux moyens de son application, à la portée symbolique et langagière de ses différentes pratiques jusqu’à la manière dont celle-ci se résout ou est, à tout le moins, pensée comme résolue.

Axe 2 – Représentations de la violence

Un deuxième axe sera consacré aux représentations de la violence. Le fait brut ne parvenant au médiéviste que par les sources, il s’agit de considérer la manière dont la violence est exprimée, mise en scène voire stylisée. Les communications pourront explorer les représentations de la violence au sens large : représentations textuelles, iconographiques et musicales. On s’attachera moins à dresser un inventaire des violences qu’à analyser comment elles sont montrées, racontées jusqu’à parfois se déployer en une « violence-spectacle » ou verser dans une esthétique « gore ». Il s’agira d’interroger aussi bien les desseins de ces représentations et les raisons de leur production que leur réalisation matérielle et leur réception par les médiévaux : les questions concernant les commanditaires des ouvrages croisent ainsi celles touchant aux artistes et artisans ; les enjeux liés aux matériaux, aux couleurs, aux genres ou aux tonalités répondent à ceux attachés au lectorat, à l’auditoire et au public. 

L’étude des sources met au jour des régimes de visibilité et de lisibilité de la violence profondément différents des sensibilités contemporaines ou de l’image erronée, mais accréditée de longue date, d’un « violent Moyen Âge ». Si la violence peut faire l’objet d’esthétisation, d’héroïsation voire de sacralisation, ses représentations médiévales se révèlent plus diverses et ambivalentes. En effet, elle se trouve aussi bien valorisée que dénoncée, minimisée ou passée sous silence. Il n’en demeure pas moins que chacune de ces représentations suit des codes éthiques et esthétiques qu’il nous appartient d’éclairer.  

Axe 3 – Nouvelles perspective

Un troisième axe, enfin, considérera le rapport à la catégorie même de « violence », dans une perspective historiographique et épistémologique. Sous l’impulsion des travaux menés en histoire du droit et en anthropologie dans les années 1970–1980, cette notion a fait l’objet de nombreux déplacements et redéfinitions, s’éloignant du modèle évolutionniste proposé par Elias. Plus récemment, le développement des épistémologies situées et le tournant affectif des sciences sociales ont contribué à reconfigurer encore les approches de la violence, en accordant une attention accrue aux marges (Nirenberg, 2001), aux victimes (Zouache, 2014), aux rapports de genre (Lett, 2024) ainsi qu’aux émotions et aux expériences sensibles qui lui sont associées (Le Jan, 2024). Dans ces conditions, il s’agira de s’interroger sur les définitions et usages actuels du concept de violence en médiévistique. Bien qu’inévitablement mouvant, est-il malgré tout opératoire pour l’étude du Moyen Âge ? 

Ces renouvellements s’inscrivent également dans une réflexion plus large sur les enjeux de représentation et de mémoire du Moyen Âge, dans un contexte où les productions culturelles contemporaines participent activement à la construction et à la diffusion d’une certaine image – souvent violente – de la période médiévale. Les réflexions sur la mémoire actuelle de la violence médiévale seront ainsi les bienvenues. 

Les travaux du CIHAM concernent en premier lieu les mondes chrétiens et musulmans, mais les propositions portant sur d’autres espaces géographiques seront appréciées. Toutes les études liées à l’histoire, à l’archéologie, à la littérature, aux humanités numériques ou à la linguistique seront étudiées avec le plus grand intérêt.

Les Journées d’Études Doctorales du CIHAM se dérouleront sur deux jours les mardi 20 et mercredi 21 octobre 2026 à Lyon. Ces journées pourront donner lieu à publication. Les participant.e.s sont aimablement prié.e.s de solliciter leurs laboratoires pour les frais de déplacement et/ou d’hébergement à engager.

Les propositions de communication, de 500 mots maximum (résumé et titre de la présentation), accompagnées de renseignements pratiques (statut, situation institutionnelle, domaine de recherche) sont à envoyer au format PDF avant le 15 mai 2026 à l’adresse suivante : cihamjournees@gmail.com.

Comité d’organisation :

Margaux Binder (ENS de Lyon), Tom Oubelkhir (Université Lyon 2 et Université de Lausanne) et Adélaïde Pilloux (Université Lyon 2).

Comité scientifique :

Aurélie Barre (Université Lyon 3), Yassir Benhima (Université Lyon 2), Clément Carnielli (Université Lyon2), Dider Méhu (Université Lyon 2), Sylvain Parrent (ENS Lyon)

Source : Fabula

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Publication – « Schriftlichkeit religiöser Gemeinschaften. Zwischen Urkundenforschung und Digital Humanities », éd. Johannes Laroche, Georg Vogeler, Dominique Stutzmann, Marlène Helias-Baron, Sébastien Barret

Welchen Beitrag kann die Diplomatik zur Erforschung der Geschichte religiöser Gemeinschaften im Mittelalter leisten – und welche neuen Perspektiven eröffnen digitale Methoden? Diesen Fragen widmete sich eine internationale Tagung, die im Mai 2024 im Rahmen des FWF-ANR-Forschungsprojekts BeCoRe (Between Composition and Reception. The Authority of Medieval Charters) in Klosterneuburg stattfand. Die Beiträge dieses Sammelbandes zeigen anhand exemplarischer Fallstudien, wie sich durch die Analyse von Urkunden und anderen Formen (spät-)mittelalterlicher Schriftlichkeit – teils gestützt auf digitale Werkzeuge – neue Einsichten in die Geschichte religiöser Gemeinschaften gewinnen lassen.

Accès : ici

Schriftlichkeit religiöser Gemeinschaften. Zwischen Urkundenforschung und Digital Humanities, éd. Johannes Laroche, Georg Vogeler, Dominique Stutzmann, Marlène Helias-Baron, Sébastien Barret, Cologne, Böhlau, 2026 ; 1 vol., 270 p. (Beihefte zum Archiv für Diplomatik, Schriftgeschichte, Siegel- und Wappenkunde, 24). ISBN : 978-3-412-53395-3. Open-access.

Source : Vandenhoeck und Ruprecht

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Publication – Annales. Histoire, Sciences sociales (80, Décembre 2025)

Fondée en 1929 par Marc Bloch et Lucien Febvre, les Annales illustrent, au-delà de ce prestigieux héritage, la recherche historique dans ce qu’elle a de plus neuf et d’original. La revue se veut le lieu privilégié d’un dialogue raisonné, par l’exemple et par le fait, entre l’histoire et les différentes sciences sociales. Nouveaux domaines de la recherche et histoire comparée, ouverture sur le monde et réflexions épistémologiques, travail sur les documentations et réflexivité historiographique définissent ainsi l’esprit des Annales. Une large place est également accordée, dans les pages de la revue, à l’examen et à la critique de la production scientifique récente sous forme de comptes rendus et d’analyses approfondies d’ouvrages marquants, à travers des notes critiques et des forums.

Revue à comité de lecture, les Annales sollicitent également des avis et expertises auprès de spécialistes afin de sélectionner les meilleurs articles et proposer des pistes pour leur amélioration. Les Annales publient des dossiers fondés sur des recoupements thématiques ou des numéros spéciaux consacrés à des champs particuliers de l’histoire. La revue encourage la diffusion bilingue de la recherche par la traduction d’articles en français et en anglais. Elle s’appuie sur un réseau de correspondants internationaux qui nourrissent la revue de recherches venues de tous les continents et qui contribuent à son rayonnement. La revue développe aujourd’hui un podcast et se montre plus largement attentive aux nouveaux formats de diffusion de la recherche.

Marc André – Select La guerre d’Algérie en France (1955–2024): Quels droits à réparation pour les victimes d’une guerre sans nom ?

Philippe Hamon – L’historien et ses sources face à la Saint-Barthélemy (note critique)

Louis Genton – Les écritures du monastère: Documentalité et défense des droits à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés (IXe-XXe siècles)

Valérie Schafer, Frédéric Clavert, Caroline Muller – Les sources nativement numériques Enjeux de documentation et de redocumentarisation

Écrire, réécrire (comptes rendus) : liste complète ici

Source : Cambridge University Press

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Colloque – Textes, livres et discours à l’épreuve de l’imprimé

Ce colloque se propose d’explorer la période charnière de la deuxième moitié du XVe siècle et du développement de l’imprimerie, en se demandant ce que le nouveau média fait à l’organisation des savoirs et des discours médiévaux : comment l’imprimerie réorganise-t-elle, ou non, les hiérarchies entre les textes mais aussi le texte et son matériau linguistique ? On pourra notamment se demander si le format imprimé transforme la mise en page et plus largement la mise en livre de certains types de textes ou ensembles textuels, si le contexte éditorial, au sens large, qui est celui de l’imprimé amène à des variations (favorise-t-il par exemple une actualisation voire un renouvellement linguistique ?) et comment ces changements traduisent des évolutions dans l’économie des genres textuels, des normes linguistiques et/ou dans la valeur relative des textes. Il s’agira ainsi d’interroger les ruptures, mais également les continuités entre diffusion manuscrite et diffusion imprimée.

— PROGRAMME DU JEUDI 2 AVRIL 2026 —

• 13h : Accueil
• 13h15-13h30 : Introduction avec Anne ROCHEBOUET et Catherine RIDEAU-KIKUCHI
• 13h30-15h :
– Paul SCHWEITZER-MARTIN
 (Historisches Seminar, Ludwig-Maximilians-Universität München), Copying and modifying printed incunabula indexes
– Louis GENTON (Paris 1 Panthéon Sorbonne), La transmission du jus commune entre manuscrit et imprimé (Paris, XVe-XVIe siècle)
• 15h30-17h45 : 
Anna DLABACOVA (LUCAS Leiden University Centre for the Arts in Society), Prayers in Print : The Impact of the Printing Press on Middle Dutch Books of Hours
Anne ROCHEBOUET (Université Paris-Saclay, UVSQ, DYPAC), Voir l’histoire universelle, représenter le temps, entre manuscrit et imprimé (Paris, fin XVe siècle) 
Tania LEVY (Université de Bretagne Occidentale), L’écume de la fête : relater, conserver et diffuser les entrées royales autour de 1500

— PROGRAMME DU VENDREDI 3 AVRIL 2026 —

• 10h : Accueil Café
• 10h30-13h : 
Lucence ING (ALMAnaCH, Inria), Le traitement du lexique dans les premiers imprimés, entre conservation et renouvellement
​​​​- Timothée GUYON (Université Paris-Saclay, UVSQ, DYPAC), De la spécialisation à la disparition d’un texte : le dossier de l’assemblée de 1329 face à ses premiers imprimés
Laetitia TABARD (Le Mans Université, 3L.AM), Recadrer L’Oultré d’amour : la relecture de l’oeuvre de Chastelain dans Le Jardin de plaisance et fleur de rhétorique
• 14h-15h30 : 
Catherine RIDEAU-KIKUCHI (Université Paris-Saclay, UVSQ, DYPAC) : Négociations formelles, évolutions et fixité des livres universitaires italiens entre manuscrits et incunables
Sabrina Corbellini (University of Groningen) et Margriet HOOGVLIET (Allard Pierson, Université d’Amsterdam), Reader’s Encounters with Handwritten and Printed Texts in France and Italy during the Long Fifteenth Century: Books as Objects, Paratexts, and Inventories

Jeudi 2 et vendredi 3 avril 2026

Campus Versailles – Salle Mansart
3 avenue Rockefeller, Grande Écurie du Roi, 78000 Versailles

Merci de vous inscrire via ce lien :
cutt.ly/OtYxNhYO

Source : DYPAC – UVSQ

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École d’été – Édition numérique, de la TEI à l’IA

L’École d’été « Édition numérique, de la TEI à l’IA » a pour objectif de former 10 stagiaires (prioritairement M2 et doctorants) à la chaîne de travail de l’édition numérique de sources anciennes, depuis l’acquisition du texte jusqu’à sa publication, en passant par sa structuration. La formation est organisée par l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT-CNRS) avec le soutien de l’Equipex Biblissima+ et se déroulera sur le Campus du CNRS à Orléans la Source du 6 au 10 juillet 2026.

Les technologies et langages abordés pendant la formation seront les suivants : XML, TEI, ODD, XSLT/XPath, XQuery, HTML/CSS, ainsi que les outils de transcription automatique eScriptorium et TransKribus. Une présentation de Graphoskop, développé au sein de l’IRHT, sera également proposée.

À l’issue de la formation, les stagiaires devraient avoir en main les éléments pour être autonomes dans leur projet d’édition.

Porteuses du projet : Marlène Helias (IR, IRHT-UPR 841) et Emmanuelle Kuhry (IR, IRHT-UPR 841)

Intervenant(e)s pressentis :

Georg Vogeler (PR, Université de Graz, Autriche)
Sébastien Barret (CR-HDR, IRHT-UPR 841)
Maria Gurrado (IR, IRHT-UPR 841)

Lundi 6 juillet 2026

Matin

– 10h30 : Accueil
– 11h : Introduction en conférence plénière (anglais) : Georg Vogeler
Repas : 12h30-14h

Après-midi : Emmanuelle Kuhry et Marlène Helias

– 14h : Tour de table : besoins et pratiques des stagiaires (1h)
– 15h : Présentation de différents outils (1h)

– 16h : pause
– 16h15 : Présentation sur les éditions numériques (1h)

– 17h15 : Foire aux questions (30/45 mn).

Mardi 7 juillet 2026

Matin : Emmanuelle Kuhry et Marlène Helias

– 9h30 : Présentation de XML (30 mn)
– 10h : Travaux pratiques sur XML (2h30)
Repas : 12h30-14h

Après-midi : Emmanuelle Kuhry et Marlène Helias

– 14h : Présentation de TEI (30 mn)
– 14h30 : Travaux pratiques sur TEI (2h30)
– 17h15 : Retour d’expérience(s) (30/45 mn)

Mercredi 8 juillet 2026

Matin : Emmanuelle Kuhry et Marlène Helias

– 9h30 : Présentation des langages associés (1h)
– 10h30 : Travaux pratiques avec les langages associés (2h)
Repas : 12h30-14h

Après-midi : Emmanuelle Kuhry et Marlène Helias

– 14h : Travaux pratiques (suite)
– 17h15 : Retour d’expérience(s) (30/45 mn)

Jeudi 9 juillet 2026

Matin : Sébastien Barret

– 9h30 : Présentation et installation de Transkribus (30 mn)
– 10h : Travaux pratiques (2h30)
Repas : 12h30-14h

Après-midi : Marlène Helias

– 14h : Présentation et installation de eScriptorium (30 mn)
– 14h30 : Travaux pratiques (2h30)
– 17h15 : Retour d’expérience(s) (30/45 mn)

Vendredi 10 juillet 2026

Matin : Maria Gurrado

– 9h30 : Présentation de Graphoskop (30 mn)
– 10h : Travaux pratiques (2h30)
Repas : 12h30-14h

Après-midi : Maria Gurrado

– 14h : Analyse et visualisation des techniques d’écritures (1h)
– 15h : Retour d’expérience(s) (30/45 mn)

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Publication – Hugues de Saint-Victor, « Canticum pro Assumptione », éd. Patrice Sicard

Transmis par quelques cinquante manuscrits, tous pris en compte dans l’édition, le Canticum pro assumptione a fait l’objet de deux recensions authentiques. D’abord mis au nombre des écrits exégétiques, ce long commentaire d’un verset du Cantique doit être restitué, comme d’autres œuvres du maître Victorin, à un Corpus qu’on pourrait appeler liturgique, révélateur d’une réception unifiée. En se répandant en Europe avec les fêtes liturgiques dont elles faisaient partie, les compositions musicales victorines tracent au texte qui les introduisait et les accompagnait de nouveaux réseaux de diffusion. Outre une ecclésiologie à connotation mariale, l’opuscule offre une des premières synthèses médiévales de la doctrine des sens spirituels.

Patrice Sicard est chercheur associé à l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (C.N.R.S.), il a codirigé les collections Bibliotheca Victorina, Sous la Règle de Saint-Augustin et la sous-collection Hugonis de Sancto Victore Opera du Corpus Christianorum. L’essentiel de son œuvre – études ou éditions critiques – est dédié à l’École de Saint-Victor et à la mystique médiévale.

Table des matières :

BIBLIOGRAPHIE

INTRODUCTION

Première partie : les témoins du texte
Deuxième partie : généalogie des témoins
Troisième partie : quelques points d’histoire littéraire et institutionnelle et des considérations d’histoire doctrinale
Quatrième partie: Principes d’édition

CANTICUM PRO ASSUMPTIONE

INDICES

Index locorum S. Scripturae
Index fontium
Index locorum parallelorum

Informations pratiques :

Hugues de Saint-Victor, Canticum pro Assumptione, éd. Patrice Sicard, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 204 p. (Corpus Christianorum Continuatio Mediaevalis, 290). ISBN : 978-2-503-57939-9. prix : € 175,00.

Source : Brepols

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Appel à contribution – De aetatibus hominum: On age in the Middle Ages

Conceptions of age in medieval times — childhood, youth, adulthood, and old age — were for long shaped by modern views of the human life cycle. The pioneering studies of Philippe Ariès (1914–1984) set the agenda by framing age primarily as a social construct. This approach prompted an extensive body of research and criticism (see, for example, B. A. Hanawalt, S. Shahar, J. A. Schultz). Since the late twentieth century, researchers have aimed to reconstruct medieval notions of age “from within” the period itself, avoiding anachronistic interpretations.

Medieval society possessed a rich system of age categorisations, in which the life cycle was invested with symbolic meaning. For instance, Isidore of Seville and Albert the Great reworked ancient notions about age and spiritual obligations associated with each stage of life. Research on childhood and upbringing in monastic and urban communities, along with studies of old age among the clergy and the nobility, has demonstrated the diversity of cultural models that shaped an individual’s life path. Understandings of age stages depended on social and cultural context, as well as on time and region.

Anthropological approaches have also significantly impacted interpretations of these stages by drawing attention to the rituals that accompany the human life cycle. The ritual naming of a newborn, the incorporation of a child into the ecclesiastical community, initiation into knighthood, and the recognition of an elder as a spiritual or social authority have all served as sources for a renewed understanding of age as a symbolic and social category.

One key issue remains the relationship between the biological and the social. How did people in the Middle Ages define the beginning and end of life stages, and to what extent did these boundaries differ across cultures? Another issue drawing special interest concerns the continuity of age-related concepts between the Middle Ages and the Renaissance. How did humanist ideas about the individual and human nature transform perceptions of medieval stages of life?

The journal Vox medii aevi welcomes submissions devoted to various stages of the human life course in the Middle Ages, within the following thematic areas:
• Concepts of age in medieval Europe: variations and interpretations;
• Methodological approaches to the study of age in the Middle Ages;
• Childhood and youth: initiation rites, new legal capacities, behavioural norms, and forms of deviance;
• Maturity: social and gender aspects;
• Ageing and old age in the Middle Ages: ideas of wisdom and folly, and limits of legal capacity;
• Age in legal sources: normative definitions of majority, responsibility, and marriage age;
• Medieval conceptions of the life cycle and their transformation in the Renaissance.

In addition, the editorial board welcomes reviews of books on this topic published no earlier than three years ago, as well as translations of key texts on age in the Middle Ages — from foreign languages into Russian and from Russian into English. The choice of text for translation must be approved by the editorial board in advance.

Deadline: 1 June 2026
Responsible editor of the volume: Ellina Donets
Email: voxmediiaevi@gmail.com

Source : Vox Medii Aevi

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École d’été – Manuscrits médiévaux et premiers livres imprimés

Du 23 au 28 août 2026 se tiendra à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) la troisième école d’été internationale, Manuscrits médiévaux et premiers livres imprimés : matériaux, contenu, valorisation, fruit d’un partenariat entre l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (l’IRHT–CNRS Paris), le Département d’Histoire et le Service de bibliothèques de l’UQAM, enfin la Société des Études Médiévales du Québec [SEMQ], avec la collaboration de la Bibliothèque Osler de McGill et le soutien financier de la Walter de Gruyter Stiftung.

Cette école d’été s’adresse notamment aux étudiant(e)s aux cycles supérieurs et aux jeunes chercheur(e)s en histoire, littérature, philosophie ou histoire de l’art, ainsi qu’à toute personne dont les travaux requièrent une approche directe des manuscrits médiévaux et des premiers imprimés. Les personnes intéressées sont chaleureusement invitées à déposer leur candidature.

Procédure de candidature

  • Les places étant limitées, il est demandé de joindre à sa demande une lettre de motivation (2 pages maximum) ainsi qu’un court CV académique, précisant votre/vos sujet(s) de recherche ou d’intérêt.
  • Demande d’inscription avant le 30 avril 2026 : inscriptionmss@gmail.com
  • Frais de participation : 125 $ au maximum; possiblement 0 $ si du financement supplémentaire pour l’événement se confirme.

Pensée comme un atelier de recherche autant que comme une initiation méthodologique, la semaine intensive réunit des spécialistes de plusieurs disciplines autour de corpus concrets, de méthodes éprouvées et d’outils récents (notamment numériques), en s’intéressant aux documents comme objets matériels et comme témoins de leur transmission et de leur conservation.

La programmation alterne communications brèves, démonstrations et séances de travail collectives, avec un accès structuré à des collections montréalaises (fonds des Livres rares de l’UQAM, Bibliothèque Osler à McGill). Dans une perspective de mobilisation des connaissances, une partie du contenu sera également valorisée sous forme de ressources en ligne (capsules et supports synthétiques) destinées à un public universitaire plus large.

Les approches suivantes seront étudiées :

  • l’histoire de l’écriture et des supports, et le passage du manuscrit à l’imprimé ;
  • la transmission des textes et l’histoire des bibliothèques ;
  • la diplomatique (étude critique de la forme et de la production des documents officiels) ;
  • la codicologie (étude matérielle de la constitution des livres) ;
  • la décoration et les autres aspects paratextuels ;
  • la paléographie (étude et lecture des écritures manuscrites) et la calligraphie ;
  • la traduction et l’édition des textes ;
  • le travail sur les sources à l’ère du numérique.

Intervenants : Richard Matthew Pollard (UQAM, Département d’histoire), Piroska Nagy (UQAM, Département d’histoire), Isabelle Draelants (IRHT), Laure Miolo (University of Oxford), Marlène Hélias-Baron (IRHT), Sébastien Hamel (IRHT), Jérémy Delmulle (IRHT), Hanno Wijsman (IRHT), Piero-Andrea Martina (IRHT / Università del Piemonte Orientale), Joanna Frońska (IRHT / BnF, Département des manuscrits), Thomas Falmagne (Bibliothèque nationale de Luxembourg), Francis Gingras (Université de Montréal), Isabelle Arseneau (McGill University), Brenda Dunn-Lardeau (UQAM, Département d’études littéraires), Vincent Bousquet (doctorant, UQAM), Eliott Boulate (doctorant, UQAM), Antoine Champigny (doctorant, UQAM / cotutelle Lyon 2), Maxim Bernard (doctorant, UQAM), Jean-Félix Aubé-Pronce (doctorant, UQAM), Mary Hague-Yearl (McGill University, Osler Library), Luc Saucier (calligraphe, Montréal)

Type d’événement: Ecole d’été

Conditions d’accès

Inscription

Date des séances

23/08/2026 – 09:00Lieu :

Université du Québec à Montréal (UQAM)

Source : IRHT

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Appel à contribution – Rethinking Innocent IV and the Crusades: A Multidisciplinary Inquiry

London, 24-26 September 2026.
Mode: Hybrid form, both in Person and Online

“Rethinking Innocent IV and the Crusades” seeks to reassess the pontificate of Innocent IV (1243–1254) through a sustained examination of his engagement with the crusading movement. Long overshadowed by the more extensively studied pontificates of his predecessors, Innocent IV nonetheless presided over a period of profound transformation in the ideology, organisation, and geographical scope of crusading. His pontificate coincided with simultaneous crises and initiatives across Europe and the Mediterranean world: from the Mongol advance in the East to the consolidation of crusading activity in the Baltic, and from renewed campaigns in the Holy Land to complex negotiations with secular rulers. Far from constituting a merely transitional phase or a simple continuation of earlier policies, Innocent IV’s pontificate offers a unique vantage point from which to examine the evolving nature of papal authority, particularly in light of the diversification of crusading theatres and the reconfiguration of legal, political, and diplomatic relationships in the dynamic context of the mid-thirteenth century.

By bringing together leading international experts from a range of disciplines – including history, theology, canon law, political thought, manuscript studies, and diplomatic history – and early-career researchers, the conference aims to illuminate the breadth and complexity of Innocent IV’s involvement in crusading enterprises from a plurality of perspectives and methodological approaches. Topics to be addressed include, but are not limited to: responses to the Mongol advance and their implications for Latin Christendom; the organisation and financing of crusades in the Baltic, the Mediterranean, and the Holy Land; the development of papal legal thought concerning infidels and jurisdiction; the role of legates and papal agents; and the interaction between papal policy and regional political dynamics in Europe and the Near East.

Through this multidisciplinary investigation, the conference also seeks to situate Innocent IV’s pontificate within broader historiographical debates on the transformation of crusading ideology, the expansion of papal jurisdiction through the negotium crucis, and the shifting boundaries of Christian and non-Christian relations in the thirteenth century. By fostering dialogue across disciplinary boundaries, the event aims to generate new methodological perspectives and to promote a more nuanced understanding of a pivotal yet comparatively understudied moment in the history of the medieval papacy and the crusades.

Conference Organisers
– Collette Firestone (PhD student in History at Royal Holloway University)
– Alessandro Scalone (PhD student in History at Royal Holloway University of London/Visiting Fellow at Institute of Historical Research in London)

Submission of Abstracts
We are pleased to invite proposals for 20-minute papers exploring all aspects of the relationship between the pontificate of Innocent IV and the crusading movement. We particularly welcome contributions that adopt interdisciplinary approaches, including (but not limited to) history, legal history, theology, manuscript studies, political thought and institutional history. Particular attention will be moreover giving the proposals concerning the history of heresy and heretical communities during Innocent’s pontificate, the relationship with the Mendicant Orders, with the Mongol World, the promotion and the business of the cross in Italy.

Please submit:
– A title and abstract (c.300 words)
– A brief academic biography

Submissions should be sent to:
– Alessandro.scalone.2018@live.rhul.ac.uk
– Collette.firestone.2015@live.rhul.ac.uk

Deadline: 8 June 2026

Source : H-Soz-Kult

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