Depuis les années 1980, les travaux pionniers de Norman Housley ont profondément renouvelé la compréhension et l’analyse des croisades dites « tardives » au point d’en faire un champ historiographique à part entière. Cet ouvrage collectif rend hommage à cette contribution majeure en réunissant 22 études d’historiens venus du monde entier, dont les recherches s’inspirent tant de l’œuvre que de la personnalité de Housley.
À travers une riche diversité d’approches, le volume explore la diffusion et la diversification du phénomène de croisade, depuis les derniers soubresauts de la présence franque en Terre sainte jusqu’aux campagnes menées en Europe, notamment contre les Hussites, sans oublier les conflits contre les Ottomans. Il met en lumière les multiples modalités de la mobilisation en Occident : recrutement, financement, diplomatie, mise en scène symbolique…
L’ouvrage s’attache également à retracer les prolongements et les résonances des croisades bien après la fin des expéditions militaires, dans les domaines de l’art, de la littérature et de l’historiographie. En rendant hommage à la figure fondatrice de Norman Housley, ce livre propose ainsi un panorama vivant, riche et nuancé de l’historiographie des croisades tardives au XXIe siècle.
Ouvrage publié avec le soutien de l’UMR 5136 FRAMESPA (université Toulouse – Jean Jaurès / CNRS) et de la School of Humanities, Arts, and Cultural Studies du New College de l’Arizona State University
Stefan K. Stantchev est Associate Professor of History à la School of Humanities, Arts, and Cultural Studies du New College de l’Arizona State University.
Benjamin Weber est chercheur associé au laboratoire FRAMESPA (UMR 5136) à l’université Toulouse – Jean Jaurès.
Penser les croisades tardives : diversités, modalités, postérités. Mélanges en l’honneur de Norman Housley, éd. Stefan K. Stantchev, Benjamin Weber, Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2026 ; 1 vol., 304 p. ISBN : 978-2-8107-1365-3. Prix : € 25,00.
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For much of the Middle Ages, agreements over properties, rights, and obligations were recorded on individual sheets of parchment. Cathedrals, monasteries, and royal chanceries accumulated hundreds of such records, or charters. Increasingly by the eleventh century these institutions took to recopying them into manuscripts, or cartularies. Copied collections of legal agreements would not seem to invite decoration or embellishment; yet around three dozen illuminated cartularies survive from the period from around 1050 to 1220. This book offers the first sustained analysis of some thirty surviving such works from across western Europe and their highly inventive imagery.
The brilliantly colored illuminations depict miracles, royal power, and, most strikingly, images suggestive of the culture of documents and of scribal mises en abîme. Scenes that set charters and various performances associated with written agreements serve to highlight memorial attitudes toward past legal acts and testify to an expansion of the visual culture of documentary practice.
The special character of cartularies as copied collections also encourages reconsideration of art history’s usual iconographic pursuits. The Memory of Past Acts privileges the process of manuscript production as central to the imagery. It argues that discourses surrounding scribal and textual traditions (copying, transcribing, displacing originals, reinventing authority, writing history) not only inform the subjects depicted, but also, and more fundamentally, motivate the very inclusion of illumination, making such imagery nothing less than a meditation on past scribal acts.
Robert A. Maxwell is Sherman Fairchild Associate Professor of Fine Arts at the Institute of Fine Arts, New York University. The author of The Art of Medieval Urbanism: Parthenay in Romanesque Aquitaine (2007) and editor of Representing History, 900–1300: Art, Music, History (2010), he is also co-editor, with Kirk Ambrose, of Current Directions in Eleventh- and Twelfth-Century Sculpture Studies (2010) and, with Manuel Antonio Castiñeiras González, of a special issue of Ad Limina entitled Imagining the Road to Santiago: Itineraries, Narratives, Myths (2025). He has written widely on medieval manuscript illumination, sculpture, and architecture, as well as on the historiography of medieval art.
Table des matières :
Preface Conventions and Abbreviations List of Figures
Introduction
1 Documentary Residue
2 Sealing into History
3 Memorializing the Charter
4 Thematizing the Medium: Charter to Codex
5 Dream Work, From Archive to History
Conclusion
Appendix: List of Illuminated Cartularies to c. 1220 Notes Bibliography Index of Manuscripts Cited General Index
Informations pratiques :
Robert A. Maxwell, The Memory of Past Acts. Picturing Presence, Loss, and History in Illuminated Cartularies, c. 1050–1220, Toronto, Pontifical Institute of Medieval Studies, 2026 ; 1 vol., XXII–366 p. (Studies and Texts, 241). ISBN : 978-0-88844-241-3. Prix : USD 150,00.
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This panel is open to papers that focus on the relationship between the natural sciences and ancient, medieval, and early modern literature (before roughly 1700 CE) from all parts of the globe. This panel explores the ways in which pre- and early modern literature works with and against contemporary scientific theories, methods, and discourses. Papers may engage any element of the natural sciences, from philosophy, theology, and theory, to inventions and practical technologies. Scientific fields may include astronomy and cosmology, biology and medicine, mathematics, physics and chemistry, and many more
This year’s Pacific Ancient and Modern Language Association (PAMLA) will be held November 12-15 in Seattle, WA. More conference information can be found here: https://www.pamla.org/pamla2026/
Please feel free to send any questions to summer.lizer@cgu.edu.
Les XVe et XVIe siècles sont communément considérés – au moins depuis le travail fondateur de Jacob Burckhardt[1] – comme l’âge de la « découverte » européenne du « Nouveau Monde » ou de l’« Autre Monde », selon une vision parfois réductrice qui ces dernières décennies a connu d’importantes relectures critiques[2]. Un âge qui voit la mise au point d’une nouvelle « image du monde »[3] et, dans un même mouvement, l’avènement de la première « mondialisation »[4] et du « chamboulement du monde » qui s’ensuit[5].
S’élabore un nouveau « système » du monde, l’héliocentrisme copernicien, qui s’imposera au tournant du XVIIe siècle comme une alternative « objective » au géocentrisme traditionnel marqué par une lecture biblique du monde et de l’univers[6]. C’est aussi le temps des hypothèses sur les « mondes multiples » ou « mondes infinis » de Giordano Bruno[7], qui ouvrent la voie à des représentations alternatives de l’univers, de ses lois et de ce que Galilée nommera la « costituzione del mondo », la « constitution du monde »[8]. Par ailleurs, au sein même de la cosmographie, on assiste à l’émergence puis à l’autonomisation de la géographie qui se voue désormais exclusivement à la description de l’ici-bas, laissant le cosmos aux astronomes. La géographie devient véritablement un savoir sur le monde à distance du Ciel et de la théologie.
Les XVe et XVIe siècles ne sont-ils pas aussi ce moment où le liber mundi – le « livre du monde » ou « livre de la nature », métaphore désignant l’ensemble observable de la création divine – semble désormais en passe d’être progressivement entièrement décrit et interprété[9] ? Le moment, encore, où l’humanité demeure regardée comme un microcosme – un « petit monde » selon Pic de la Mirandole[10], un « aultre monde » selon Rabelais[11], à l’image de l’univers – et souvent décrit comme le « centre du monde », tandis que l’œuvre d’art se voit pensée comme un « nouveau monde » par Federico Zuccaro et le monde lui-même comme un « grand tableau » chez Francisco de Holanda[12].
En tout état de cause, la Renaissance apparaît comme ce moment de l’histoire où s’élabore une réflexion à nouveaux frais sur ce que l’on nomme communément le « monde ».
Mais on ne saurait en mesurer historiquement les tenants et les aboutissants sans une définition de ce qu’est le monde, de ce que nous entendons derrière ce mot qui, à la Renaissance, a une longue histoire mais dont les acceptions se renouvellent[13].
Car le monde désigne en effet une réalité aux contours multiples : à la fois physique, cosmologique, symbolique, existentiel, politique et social. Il est à la fois un donné et un construit. Il peut renvoyer à la fois au monde que l’on habite (œkoumène) et que l’on transforme, que l’on cherche à comprendre, que l’on se représente et que l’on représente. Mais le monde est aussi celui de l’univers entier, le cosmos ou l’univers comme totalité ordonnée.
Il désigne tantôt ce qui entoure et encadre l’être humain — un environnement, un horizon, une scène — tantôt une forme d’existence : un monde est alors ce qui rend possible une certaine manière d’être, de penser, d’agir, de vivre, d’entrer en relation avec autrui.
C’est aussi l’espace social auquel on appartient, avec ses normes, ses langages, ses images, formant un univers singulier, une société à part, une réalité parallèle ou alternative.
Plus largement, le monde peut encore être un âge, une époque, un ordre ou un désordre, un tout ou une partie de… Il peut être vu comme un ouvrage, une structure, un récit, une expérience, ou encore une projection mentale — un imaginaire collectif ou individuel.
Le monde est ce que l’on habite — et donc ce que l’on cherche à comprendre, à représenter, voire à transformer.
Aussi, plutôt que de considérer le monde comme un donné ou une évidence, nous souhaitons ici, au contraire, l’interroger dans ses fondements, ses sens, pour mieux en comprendre la nature.
À cette fin, outre l’enquête historique et la riche historiographie sur le monde à la Renaissance, on ne saurait se priver de réflexions critiques et d’outils théoriques de notre monde contemporain — qu’il s’agisse de la notion heideggérienne de Weltlichkeit (« mondanéité du monde »)[14], des apports de Michel Foucault (notamment Les Mots et les choses, 1966)[15], de Maurice Merleau-Ponty (notamment La Prose du monde, 1969)[16], des manières de faire des mondes[17] selon Nelson Goodman, de la force et des limites des mots pour imaginer et « Dire le monde » (Francis Wolff)[18], ou encore, dans une démarche anthropologique, des processus de « mondiation » ou « composition des mondes » proposés par Philippe Descola[19].
Thématiques du colloque
À une époque où se redéfinissent les contours du connu, les images — qu’elles relèvent des savoirs ou qu’elles soient mentales, poétiques ou artistiques — deviennent des médiations privilégiées, des opérateurs complexes de savoir et d’énonciation du monde.
Ce colloque propose d’interroger la manière dont le monde se construit et se dit en images, en étudiant comment celles-ci décrivent, organisent et transforment l’expérience humaine — et possiblement non-humaine. L’approche se veut résolument interdisciplinaire, en croisant les regards de l’histoire de l’art, de l’histoire des savoirs, de la philosophie, de l’anthropologie visuelle, ainsi que de l’histoire des techniques et des croyances.
Plutôt que de structurer cet appel autour de catégories préétablies d’objets ou de dispositifs visuels — qu’il s’agisse de livres illustrés ou de manuscrits enluminés, de cartes géographiques ou marines, de fresques et peintures murales, de sculptures ou de reliefs, de globes célestes ou terrestres, de décors éphémères ou festifs, d’objets scientifiques tels que horloges, astrolabes ou automates, mais aussi de planches anatomiques ou botaniques, de gravures, d’estampes, de dessins d’architecture, de tapisseries narratives, d’objets liturgiques, de monnaies ou médailles iconographiques, voire de dispositifs de spectacle ou d’artefacts issus des cabinets de curiosités —, nous proposons de réfléchir à la manière dont les images participent activement à la construction culturelle d’un monde.
Ce questionnement s’appuie sur une série de tensions formelles, symboliques et théoriques, conçues comme des cadres heuristiques souples, qui ouvrent un espace d’analyse où les images ne sont pas simplement des témoins passifs du réel, mais des actrices majeures de sa fabrique, de sa mise en ordre, de sa remise en cause.
Le monde comme univers : ordre et échelle
Grand / petit ; macrocosme / microcosme ; sud / nord ; est / ouest ; infini / fini ; espace / temps ; habitable / hostile ; ordre / chaos ; nature / culture ; céleste / terrestre ; fini / éternel ;
Les lieux du monde : espaces, territoires et relations spatiales
Proche / lointain ; centre / périphérie ; local / mondial ; urbain / rural ; orienté / désorienté ; frontière / continuité ; mobilité / fixité ; public / privé ; construit / naturel ;
Le monde et ses temporalités : histoires, récits et rythmes
Origine / fin ; passé / présent ; cyclique / linéaire ; mémoire / oubli ; permanence / rupture ; historique / mythique ; simultanéité / succession ; antique / moderne ; archaïque / nouveau ; providence / hasard.
Ces tensions peuvent se décliner aussi bien dans des objets attendus que dans des formes négligées par l’historiographie, offrant un terrain fécond pour explorer les multiples manières dont le monde fut dit en images à la Renaissance.
Ce colloque international est destiné à la publication, après examen des manuscrits par le comité scientifique.
Modalités de soumission :
Les propositions de communication devront être rédigées en français, en italien ou en anglais, et comporter les éléments suivants :
un titre ;
un résumé du projet de communication en quelques lignes ;
une bibliographie indicative comprenant au maximum six productions ;
un curriculum vitae académique ou une notice bio-bibliographique succincte ;
L’ensemble de ces documents devra être réuni dans un seul fichier PDF et envoyé au plus tard le 30 mai 2026 aux adresses suivantes :
Prise en charge :
L’hébergement et les repas sont assurés par les institutions organisatrices. En revanche, le financement du transport demeure à la charge des participants.
Comité d’organisation :
Étienne Bourdon (Université Grenoble Alpes, LARHRA) Guillaume Cassegrain (Université Grenoble Alpes, LARHRA) Florian Métral (CNRS, Centre André-Chastel, CPJ Arvigraph) Anaëlle Rossi (Université Grenoble Alpes) Angèle Tence (CNRS, Centre André-Chastel) Alessandro Gallicchio (Académie de France à Rome – Villa Médicis)
The family and its evolution have traditionally occupied a central place in some of the most influential grand narratives of early medieval English and European history. This book undertakes the first extensive study of the family and its place within wider society in early medieval England (c. 600–1050), with the aim of challenging some of these long-established narratives.
Through interrogating a broad range of evidence not typically brought together in studies of the family, including law codes, penitentials, poetry, and wills, the book explores how people perceived, practised, and felt about their family relationships, as well as what the family’s wider role within society was, especially regarding identity and political culture. Most significantly, the book argues that, contrary to received wisdom, the role and importance of the family did not decline with the rise of lordship and with growing royal authority and political centralisation. In pushing back against this narrative about English society’s development, the book argues that kingship and the family existed in a more interdependent and co-operative relationship than has previously been recognised. The book also argues for the centrality of the immediate family in particular throughout this period, and considers how a person’s experience of their family relationships could be shaped by issues such as gender and socio-economic status.
The book will appeal to scholars and students of early medieval England and Europe more widely, especially those with an interest in social and cultural history.
Alex Traves is a British Academy Postdoctoral Fellow at the University of Leicester, having previously worked at the University of York and the University of Sheffield. His research interests focus on the social and cultural history of early medieval Europe, and he has previously published on topics relating to kinship, genealogy, women, and penance.
Table des matières :
Introduction Part I: Defining the Family 1. Structures and Boundaries of the Family 2. Creating Family: Birth, Marriage, and Spirituality Part II: Managing the Family 3. Marriage, Children and Gender 4. Family and Inheritance Part III: Family and Society 5. Functions of the Family: Identity, Emotion, and Obligation. 6. Family, Law, and Political Culture. Conclusion
Informations pratiques :
Alex Traves, Family and Society in Early Medieval England, c.600 – 1050, Londres, Routledge, 2026 ; 1 vol., 184 p. (Studies in Early Medieval Britain and Ireland). ISBN : 978-1-03254-065-8. Prix : GBP 175,00.
L’université de Strasbourg organise un colloque international d’études grecques et latines du lundi 1er mercredi 3 juin 2026 à la Maison Interuniversitaire des Sciences sociales et des Humanités d’Alsace (MISHA).
Programme :
Lundi 1er juin 2026
14h-14h25 – Accueil par Frédéric CHAPOT et Claudio FELISI (université de Strasbourg)
14h30-15h15 – Filippomaria PONTANI (université de Venise) – « Le pasteur à la voix impérissable » : sur quelques citations de l’Hésiode fragmentaire chez les auteurs de l’antiquité tardive La fortune d’Hésiode, poète “théologien”, dans l’Antiquité tardive reste un champ de recherche encore ouvert. La transmission des poèmes dits “mineurs” a perduré jusqu’à la fin de l’époque impériale, mais de façon de plus en plus limitée. On examinera quelques exemples de deux types de tradition indirecte. Pour la tradition doxographique, on reviendra sur Clément d’Alexandrie, l’auteur chrétien qui cite le plus de fragments hésiodiques. Les fr. 303, 308 et 362 (M.-W.), dont la place et l’authenticité ont été longuement discutées, ainsi que les fr. 1, 5-6 (Origène) et 51 (Athénagore) posent la question centrale de l’accès des auteurs chrétiens à Hésiode : lecture directe ou connaissance médiatisée par des “recueils orientés” ? Pour la tradition érudite, on étudiera le fr. 266a (Tryphon), récemment réédité avec une nouvelle évaluation du texte et de sa place dans le Mariage de Keyx, poème hésiodique auquel on a aussi rattaché le kenning du très douteux fr. 337.
15h20-16h05 – Anika NICOLOSI (université de Parme) – Archiloco di Paro negli autori pagani di III-IV secolo: conservazione, trasmissione e (re)interpretazione del testo Archiloco di Paro è autore spesso presente nelle citazioni di Ateneo di Naucrati († post 223); la consonanza dei temi giambici con gli argomenti trattati fanno del Pario un autore prediletto del Naucratita. Tuttavia, un riesame critico della presenza del giambografo negli scritti degli autori tra III e IV secolo d.C. mostra come Archiloco fosse autore ancora ben noto e spesso citato. Il presente contributo, dunque, vuole essere un quadro d’insieme sulla presenza della memoria di Archiloco di Paro negli autori di questo periodo con particolare riferimento a Eliano (†235), Filostrato (†247), Giuliano (†363) e Libanio (†394).
16h05-16h40 – Pause
16h45-17h30 – Camillo NERI (université de Bologne) – Saffo, l’eros, i Latini, i Cristiani Il contributo affronta un’immagine biografica – costruita sulla scena comica attica del V sec. a.C., perfezionatasi nella poesia latina, soprattutto ovidiana, e recepita con affettata indignazione dai Cristiani – che allontana la comprensione dei testi, trasforma la fortuna in sfortuna, e talora produce… mostri.
Mardi 2 juin 2026
9h30-10h15 – Virginia MASTELLARI (université de Pavie) – Ridendo castigat mores? I commediografi greci nell’opera di Clemente Alessandrino L’intervento esamina le attestazioni degli autori della Commedia Nuova in Clemente Alessandrino e la loro funzione nel progetto culturale della sua opera. Tali citazioni non sono ornamentali o puramente erudite, ma integrate in un discorso morale e pedagogico, come strumenti utili a denunciare vizi e disordini dei costumi, dunque a educare il cristiano. La relazione mostrerà come Clemente operi una selezione mirata dei passi comici, privilegiando sentenze, immagini e temi compatibili con la morale cristiana, e li declini ai propri scopi; si proporrà inoltre una valutazione del testo, delle varianti e delle modalità di trasmissione. Ne emerge che la commedia greca, pur appartenendo alla cultura pagana, viene assorbita da Clemente in una linea di continuità tra paideia ellenica e paideia cristiana.
10h20-11h05 – Francesco LUPI (université de Venise) – Sulla sopravvivenza di Ione di Chio drammaturgo in Ateneo: qualche appunto Diversamente che per i tre tragici maggiori, Il numero di frammenti drammatici di Ione di Chio preservati dalla tradizione antologico-gnomologica è ridottissimo. Per contro, gli escerti ioniani veicolati dai Deipnosofisti rappresentano una frazione (relativamente) cospicua e fanno di Ateneo la fonte più generosa di questo corpus. Dopo aver presentato i principali vettori dei lacerti drammatici del poeta, si fornirà qualche rilievo su distribuzione e funzioni del corpusculum tramandato dal Naucratita, e sul ruolo giocato da quest’ultimo (o dalle sue fonti) nella trasmissione di tali frammenti e nella loro valutazione da parte della critica. Infine, si analizzerà più puntualmente una selezione di frammenti, proponendo qualche contributo di ordine testuale ed esegetico.
11h05-11h3 – Pause
11h30-12h15 – Lucía RODRÍGUEZ-NORIEGA GUILLÉN (université de Oviedo) – Le traité Sur les poissons de Dorion (IIe s. av. J.-C.) chez Athénée Le but de la conférence est d’analyser les problèmes que pose la reconstitution du traité Περὶ ἰχθύων de Dorion, dans la mesure où notre connaissance de son contenu est inévitablement conditionnée par les intérêts d’Athénée lorsqu’il le cite, puisque les quelque trente-cinq fragments de l’œuvre n’ont été transmis que par les Deipnosophistes.
14h30-15h15 – Claudio FELISI (université de Strasbourg) – Les collections de textes grecs classiques à Rome au IIIe siècle : un chapitre à reconsidérer de l’histoire des textes fragmentaires conservés ? Trois auteurs grecs actifs à Rome au IIIe siècle comptent parmi les principaux transmetteurs de textes grecs fragmentaires autrement perdus : le rhéteur Élien (ca. 200-230), le néoplatonicien Porphyre (ca. 260-300) et son élève Jamblique (ca. 275-310). Si l’on admet généralement qu’Élien compile surtout des citations de seconde main, Porphyre et Jamblique sont à l’origine de trois “sauvetages in extremis” remarquables : le Traité de l’Anonyme de Jamblique (vers -400), le Protreptique d’Aristote (vers -350) et le Peri eusebeias de Théophraste (vers -300), traités dont ils citent de nombreux et longs passages de première main. Cet ensemble sera mis en perspective avec les éclairages fournis par Galien (De indolentia, redécouvert en 2005) sur les collections de livres grecs à Rome avant et après l’incendie de 192. On pourra ainsi formuler plusieurs hypothèses sur l’histoire de la conservation et de la lecture des textes philosophiques grecs d’époque classique dans la Rome tardo-impériale.
15h20-16h05 – Angeliki BOIKOU (Sorbonne Université) – “Cités in extremis” dans les Saturnales : Callimaque, Pacuvius et l’étymologie de camillus L’analyse étymologique du nom de l’héroïne Camilla (Sat. 3,8,5-7) éclaire le modus operandi de Macrobe dans les Saturnales. Mettant en valeur le savoir pontifical de Virgile, Macrobe rapproche le nomen du terme sacré camillus, ‘serviteur des dieux’, puis en soutient l’origine étrusque et cite les autorités de Callimaque (frg. 723 Pf.), de Pacuvius (frg. 144c TrRF) et du glossographe Statius Tullianus. Ce passage s’inscrit dans une longue tradition linguistique et antiquaire, amorcée dès Varron et trouvant des parallèles plus ou moins étroits dans de nombreuses sources grecques et latines, de nature exégétique, lexicographique et antiquaire. On examinera la réception des extraits poétiques de Callimaque et de Pacuvius chez Macrobe, les sources gréco-latines parallèles et les autres attestations des deux poètes fragmentaires dans les Saturnales, en montrant l’importance du contexte de transmission des extraits littéraires et des doctrines savantes pour l’étude des textes fragmentaires.
16h05-16h40 – Pause
16h45-17h30 – Concetta LONGOBARDI (université de Naples – Federico II) – Igino nei Saturnali di Macrobio Sotto il nome di Gaio Giulio Igino, liberto di Augusto e prefetto della Biblioteca Palatina secondo la testimonianza di Svetonio (gramm. 20), sono giunte per tradizione manoscritta le Fabulae nonché gli Astronomica. Alcuni testi imperiali e tardoantichi, però, riportano sotto il suo nome una varietà di opere molto più ampia: De origine et situ urbium Italicarum; De familiis Troianis; De proprietatibus deorum; De dis penatis; De apibus; De agri cultura. L’intervento cercherà di definire con maggiore chiarezza il profilo di Igino, sia biografico che intellettuale, attraverso l’analisi puntuale delle sue citazioni nei Saturnali di Macrobio.
Mercredi 3 juin 2026
9h30-10h15 – Pietro PODOLAK (université de Venise) – Frammenti di classici greci e latini in Arnobio Tra i frammenti di opere greche e latine conservati in Arnobio, ci concentreremo su quelli che attingeva di seconda mano ad altri testi e la cui selezione e distribuzione nell’Adversus nationes si spiegano con la loro disponibilità nella fonte diretta. La presenza di alcune fonti primarie sembra legata al milieu dei retori africani (cf. la passione per il lessico e la letteratura arcaica di Frontone e Apuleio) e a quello degli autori cristiani africani (cf. le Antiquitates di Varrone, presenti in Tertulliano e Agostino), mentre l’utilizzo di fonti greche (Clemente Alessandrino e fonti neoplatoniche) sembra un tratto peculiare di Arnobio. Laddove una verifica è possibile su una fonte intermedia conservata (Ennio e Evemero via Cicerone e/o Clemente Alessandrino), il trattamento dei segmenti di testo citati mostra l’insidiosa abitudine di Arnobio a contaminare o arricchire i frammenti con fonti diverse, e ciò dovrebbe suggerire all’editore la massima prudenza nel “ritagliare” frammenti dal retore africano.
10h20-11h05 – Frédéric CHAPOT (université de Strasbourg) – Lactance et le traitement de la citation : enquête sur la pratique des citations composites Si certaines des nombreuses citations d’auteurs classiques chez Lactance ont une fonction essentiellement ornementale, beaucoup d’autres ont une visée nettement argumentative (consolider la foi chrétienne par le témoignage des auteurs classiques ou, au contraire, moquer les cultes traditionnels, contester les propos des philosophes ou dénoncer les représentations païennes). Dans ce contexte, nous nous proposons de rechercher si Lactance pratique la “citation composite”, qui inclut deux ou plusieurs passages fusionnés et présentés comme s’il ne s’agissait que d’un seul. Cette enquête devrait permettre de contribuer à cerner les modes de lecture de Lactance et le statut accordé aux textes des auteurs classiques par rapport au traitement de la Bible par les auteurs chrétiens.
11h05-11h30 – Pause
11h30-12h15 – Jérémy DELMULLE (CNRS-IRHT) – Pacatus lecteur de première main des œuvres perdues des historiens républicains ? Alors que la bibliographie tend à voir dans les panégyriques tardifs des œuvres de circonstance où les rappels des événements historiques passeraient par le recours à des recueils d’anecdotes morales ou exemplaires (cf. Valère-Maxime), une lecture fouillée du panégyrique de Théodose prononcé par le Gaulois Pacatus en 389 montre qu’il est possible de détecter des emprunts sans doute directs à des textes historiques perdus depuis, comme les Historiae de Salluste et la dixième décade de Tite-Live.
12h15-12h30 – Conclusion par Claudio FELISI et Jérémy DELMULLE
Informations pratiques :
Maison Interuniversitaire des Sciences sociales et des Humanités d’Alsace | MISHA 5 allée du Général Rouvillois 67000 Strasbourg cedex
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Border Crossings and Interaction: Latin and the Vernacular in Late Medieval Theology and Piety (1300–1500). Annual Conference of the International Society for the Study of Medieval Theology, June 18-20, 2026, University of Muenster (Westphalia, Germany)
18.06.2026 – 20.06.2026 Universität Münster
In den vergangenen Jahrzehnten hat die Erforschung des Verhältnisses zwischen Latein und den Volkssprachen im späten Mittelalter immer mehr an Bedeutung gewonnen, etwa im Hinblick auf das Verhältnis von lateinischer und deutscher Sprache in unterschiedlichen Textgattungen zwischen 1100 und 1500. Auch volkssprachliche Erbauungsliteratur und Predigten sowie Bibelübersetzungen wurden in den sprach- und literaturwissenschaftlichen Teildisziplinen der Mediävistik erforscht und ediert. Vor diesem Hintergrund möchte die IGTM-Tagung 2026 sich in spezifisch theologischer Perspektive des Verhältnisses von Latein und Volkssprachen im Spätmittelalter (1300–1500) annehmen. Der Fokus liegt dabei auf wissenschaftlichen und populär(wissenschaftlich)en theologischen Texten des 14. und 15. Jahrhunderts in der Interaktion von Latein und Volkssprache: Als Teil des gelehrten Diskurses sind theologische Schriften in der Regel in lateinischer Sprache verfasst und entstehen im universitären wie monastischen Kontext. Mit der wachsenden Bedeutung der nicht-lateinkundigen Laien und ihrer Forderung nach Teilhabe werden ab dem 14. Jahrhundert theologische Traktate in Volkssprache übersetzt, und für Laien werden volkssprachliche theologisch-katechetische und erbauliche Texte verfasst. Die Tagung möchte solche lateinischen und volkssprachlichen Texte näher betrachten, wenn möglich, unter Berücksichtigung des Verhältnisses von Ursprungstext und Übersetzung/Übertragung, die darin greifbare Theologie/Philosophie und Frömmigkeitsaspekte erhellen und nach angemessenen Kategorisierungen suchen.
15.30 Volker Leppin: Das Sakrament verstehen. Eucharistie in volkssprachlichen Texten des späten Mittelalters
16.00 Eva Schaten: Volkssprachliche Irrtümer in lateinischen Irrtumslisten
17.00 Görge Hasselhoff: „Die meister sprechent“ – Lateinischer Bibeltext und Pariser Theologie in Meister Eckharts Predigten
17.30 Luciano Micali: Latin as an Instrument of Theological Control in the Thought of Jean Gerson
18.00 Dorota Rojszczak-Robińska: From Scholastic Treatise to Vernacular Narrative: Medieval Latin Theology in Old Polish Apocrypha
19.00 Empfang – Conference Reception
Freitag, 19. Juni – Friday, June 19, 2026
9.00 Earl Jeffrey Richards: Jean Gerson and Christine de Pizan on the Immaculate Conception: The Mariological Challenges for a Vernacular Female Author
9.30 Constant Mews: A Dominican critique of the Immaculate Conception from the time of Gerson and Christine de Pizan and its patristic sources
10.30 Fabian Andre: Die Unbefleckte Empfängnis in lateinischer und deutscher Literatur um 1500
10.30 Markus Bürscher: Deutschsprachige Professurkunden des Benediktinerstifts Seitenstetten – zu Funktion und Bedeutung der Volkssprache im monastischen Kontext
11.00 Philipp Stenzig: Lateinische und niederdeutsche Fassungen des ‘Officium parvum de beata Maria virgine’
11.00 Richard Norton: Why did Nicholas Love (died c. 1424) Choose to Write in the Vernacular? The Role of Imagination, Memory and Prayer in the Transmission of his The Mirror of the Blessed Life of Jesus Christ
11.30 Mitgliederversammlung – General Assembly of the IGTM
15.30 Charles Caspers: Praying in two languages: A Consideration of the Prayer Behavior of Clergy, Religious, and Laity in the Late Medieval Low Countries
16.00 Barbara Müller: Von der theologischen Autorin zur Heiligen. Texte von und über Birgitta von Schweden in den spätmittelalterlichen Andachtsbüchern aus dem Hamburger Beginenkonvent bei St. Jacobi
17.00 Jan Klok: Das religiöse Leben in ‚niederländischen‘ Sammelhandschriften
17.30 Ingo Klitzsch: Religiös-pädagogische Verdichtung und Erbauung zwischen Volkssprache und Latein in der Devotio Moderna: Das Exercitium devotum von Johannes Kessel
18.00 Conference Dinner
Samstag, 20. Juni – Saturday, June 20, 2026
9.30 Ulrike Treusch: Fließende Übergänge zwischen Latein und Volksprache? Thomas Peuntners (1390-1439) Beichtbüchlein
10.00 Detlev Kraack: Der Kodex des Franziskaners Lütke Namens (1497-1574): Übersetzung (Gerson, Thomas von Kempen, Heinrich Seuse) und Neuschöpfung geistlicher Lektüre
10.45 Maria Theresa Weidinger: Metamorphe Gottesbotschaften? Lateinische und volkssprachliche Himmelsbriefe
10.45 Alexander Heindel / Michael Lebzelter: Latin and Vernacular in narrative contexts. Germanistic and theological in-sights on transfers of language in religious short stories
11.15 Christian Strunk: Der Ruf des Adlers. Johanneische Stimmwelten in der Apokalypse Heinrichs von Hesler
11.15 Svenja Sophie Krause: Sibilla hait gesprochen. Weibliche Prophetie in einem Lied des Spätmittelalters
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UCLouvain Saint-Louis Bruxelles Salle des Examens, 2e étage Boulevard du Jardin botanique, 43 1000 Bruxelles (entrée par le hall principal et suivre les grands escaliers)
Programme :
Conférence inaugurale
10h30 : Sylvie Joye, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Actualité des Lois barbares
Présentations des doctorantes et doctorants
11h30 : Matthias Rozein (Université de Liège/FNRS-UR Transitions), Renforcer un pouvoir royal en difficulté. Le recours à l’autorité pontificale dans l’entourage des rois carolingiens autour de 900
12h15 : François Hermand (Université Catholique de Louvain/FNRS- INCAL/Institut RSCS), Réformer par l’écrit. Production manuscrite, circulation des textes et culture de l’écrit dans la réforme monastique de Gérard de Brogne (Xe siècle)
13h00-14h45 : Lunch des participants (offert si inscription préalable)
14h45 :Marceau Brootcorne (Université de Namur, PRAME), Repenser les « textes à reliques » : pour une nouvelle approche typologique, historique et codicologique du « genre » entre Escaut et Meuse (XIe-XIIe siècle)
15h30 : Perrine Stennier (ULiège- UR Transitions), La pénalisation des crimes de guerres commis par les combattants : de l’Italie pontificale à la guerre civile franco-bourguignonne (1417-1455)
16h15 : Clôture des travaux
Inscription obligatoire pour le 17 mai 2026. Pour celle-ci, écrire à : Alexis.Wilkin@ulb.be
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Lecture by Prof. Andreas Malm (Lund University): « The Political Ecology of Charlemagne – Or, What, if Anything, is Special about Capitalism? »
To celebrate its two years of existence, SHOC has the pleasure to welcome Prof. Andreas Malm for an exceptional lecture on the longue durée history of capitalism and its environmental underpinnings.
Practical information
19 May 2026, 6 to 8 PM Vrije Universiteit Brussel, Pleinlaan 2, 1050 Elsene, Building I, Room I.0.01. Click here for the campus
Free attendance, mandatory registration via this form.
Abstract
Ecological Marxists have long contended that capitalism is unique for its internal compulsion to degrade the environment, indeed that it is the only mode of production with such a drive. But is that true? Capitalism cannot be understood without contrast cases and comparison with pre-capitalist modes. In this lecture, the focus will be on one turning-point in the environmental history of Europe: the rise of the Carolingian empire in the eighth century. Reversing four centuries of a high degree of wildness in the landscapes of the continent and autonomy for its communities, the empire set off a first pulse of deforestation. Only by clearing land from woods and marshes could it be used to produce surplus for the lords. Mass violence was required for this spurt in environmental degradation – indeed,
genocide was a constitutive part of it. Studying the political ecology of the Carolingian empire might give a deeper understanding of the drivers of ecological destruction, the role of Europe in world history and the specificities of the capitalist mode of production.
About the speaker
Andreas Malm (b. 1977) is Associate Professor of Human Ecology at Lund University, Sweden. His writings have reached reach far beyond the confines of academia, turning him into a prominent voice in ecomarxism, environmental activism and anti-fascism. A prolific author, Malm has published nine books with Verso, ranging from handbooks (Fighting in a World on Fire: The Next Generation’s Guide to Protecting the Climate and Saving Our Future, 2023) to thoroughly researched historical enquiries (Fossil Capital: The Rise of Steam Power and the Roots of Global Warming, 2016). How to Blow up a Pipeline: Learning to Fight in a World on Fire (2021), which defended sabotage as a legitimate form of climate activism, found a wide audience and stirred multiple controversies. It was adapted into a feature film by Daniel Goldhaber
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Thought, in a sense, transforms the world. When we think of a particular thing – Charlie the dog, for example – we always think of it in a universal way: as a dog. Through this act of thinking, Charlie comes to exist in our mind and becomes the dog that is the object of our thought. Explaining how our act of thinking relates to and transforms the reality around us is often considered the hallmark of the modern age. Yet the Middle Ages offer illuminating examples of speculation on the human mind and how it functions. This book explores the views on mental acts, concepts and objects of the mind of two of the most eminent Dominican authors of the late Middle Ages: Thomas Aquinas and Hervaeus Natalis, one of his closest followers. By putting Aquinas and Hervaeus Natalis directly in conversation with each other Amerini proposes a new interpretative framework for understanding their philosophy of mind and traces the origins of modern accounts of the intentionality of the mind.
Fabrizio Amerini is Professor of History of Medieval Philosophy at the University of Parma. He has conducted extensive research on late medieval logic, metaphysics, and philosophy of mind.
Table des matières :
Introduction Universities, jubilees, and transnational ties Introduction The first university jubilees Writing university history Histories of Leuven University The university in a transnational landscape Leuven University from 1425 to 2025
Chapter 1 The transnational character of the early university Introduction Medieval universities before 1500 University, religion, and politics The foundation of Leuven University The recruitment of professors Determining the geographical background of the early staff The geographical background of professors in church law The geographical background of professors in civil law The geographical background of professors in medicine The geographical background of professors in theology The geographical background of professors in the arts Determining the educational background of the early staff The educational background of professors in church law The educational background of professors in civil law The educational background of professors in medicine The educational background of professors in theology The educational background of professors in the arts A life after Leuven? Conclusion: becoming self-sufficient
Chapter 2Humanist entanglements Introduction Vives and Erasmus: Leuven’s early humanist luminaries The networks of Vives and Erasmus Humanism in Leuven before 1517 The foundation of the Collegium Trilingue The (trans)national teaching staff of the Trilingue A typical humanist: the research-minded traveler Campensis A typical humanist: the printing endeavors of Rutgerus Rescius A typical humanist: Petrus Nannius’s correspondence network European students at the Trilingue Trilingue students in Europe: the linguist Clenardus Trilingue students in Europe: the diplomat Busbequius Trilingue students in Europe: the anatomist Vesalius An example worth following Conclusion: a merging of university and humanist networks
Chapter 3 On the frontlines of faith Introduction Counter-Reformation and higher education in the seventeenth century Leuven and the Irish college network Irish history from Leuven Irish Catholicism in Leuven The precarious position of Catholicism in the northern Low Countries Jesuits vs. Dutch secular clergy Jesuits and the Leuven Augustinian tradition Jesuits and Jansenists St. Anthony’s, Pulcheria, and Alticollense Toward the founding of an American College The accomplishments of the American College Leuven as an example of Catholicism and scholarship Latin America in Leuven Over four centuries of mission colleges
Chapter 4 Collections as transnational spaces Leuven’s first central library Catholic patristics and ecumenical medicine? Collections, teaching, and research in the nineteenth century The university collections in the mid-nineteenth century The roots of the botanical garden The botanical garden’s transnational branches The birth of the zoological collection Van Beneden’s transnational paleontological networks The genesis of the Biblical Museum A network of scholarly clergymen The destruction of the library International collaboration toward a new library Reassembling the lost collection The construction of a brand-new library University collections and transnational networks
Chapter 5 The colonial involvement of Leuven University Universities and colonialism The first colonial programs at Belgian universities A Catholic colonial student movement Collecting the colony After the First World War First steps into the colony The early expansion of FOMULAC: 1926-1931 The rapid expansion of FOMULAC: 1931-1945 Agricultural education in the Congo Toward a university: University Centre Lovanium The founding of a full university: Lovanium Kimwenza Lovanium and Leuven University after Congolese independence Leuven and Congo: a retrospective
Chapter 6 Research institutes as transnational hubs The rise of research institutes The Higher Institute of Philosophy The laboratory for experimental psychology The founding of the Husserl Archives The growth of the Husserl Archives Penicillin and the prelude to the Rega Institute Polio vaccines and the founding of the Rega Institute Developing viral treatments at the Rega Institute Bananas come to Belgium Banana research, conservation, and distribution in Leuven The KU Leuven Institutes of the twenty-first century Conclusion: research institutes between 1938 and 2025
Epilogue Uniqueness and typicality Change and continuity Recent transnational developments The merits and promise of transnational university histories
Notes
Informations pratiques :
Fabrizio Amerini, Thomas Aquinas and Hervaeus Natalis on Concepts and Intentional Objects, Louvain, Leuven University Press, 2026 ; 1 vol., 206 p. (Ancient and Medieval Philosophy – Series 1
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Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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