Appel à contribution – Revue « Circé. Histoire, savoirs, sociétés » – Varia (n°19)

Circé. Histoire, Savoirs, Sociétés est une revue scientifique historienne ouverte à l’interdisciplinarité qui publie des articles touchant toute période historique et tout thème de recherche, et mobilisant procédés, méthodes et traditions disciplinaires variés. Soucieuse d’inscrire la diversité qu’elle présente au-delà des frontières nationales, la revue publie également des articles en anglais permettant ainsi de mieux appréhender l’état de la recherche à l’étranger. Créée et animée par de jeunes chercheurs, la revue leur est particulièrement destinée. Elle privilégie la publication d’articles issus des premières années de recherche, c’est-à-dire après une soutenance d’un mémoire de Master 2, pendant la préparation d’un doctorat, ou après la soutenance d’une thèse.

Modalités de contribution

Les auteurs pourront faire parvenir une première version de leur article sous format électronique, en fichier attaché (format .doc de préférence), à l’adresse suivante : larevuecirce@gmail.com avant le 28 juin 2026.

Elle sera accompagnée d’un abstract (500 à 1 000 signes, espaces compris), ainsi que de 5 mots-clés et d’une courte notice biographique (700 signes maximum, espaces compris) qui précisera notamment les fonctions officielles, les principaux objets de recherches et l’adresse électronique de l’auteur. Il est recommandé aux auteurs de fournir un article entre 30 000 et 60 000 signes (ce décompte comprend les notes de bas de page). Les normes éditoriales à suivre sont celles indiquées dans la charte éditoriale de Circé consultable sur le site de la revue.

Processus éditorial

Après une première relecture en interne effectuée par les éditeurs de la revue puis de premiers échanges avec les auteurs, chaque article anonymisé est soumis à la relecture en double aveugle de chercheurs, spécialistes des thématiques concernées. Ils sont choisis soit parmi les membres du comité scientifique de Circé, soit contactés personnellement par les éditeurs en charge de l’article.

Comité scientifique

  • Anne-Claude AMBROISE-RENDU, Professeure des universités en histoire contemporaine | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Susan BADDELEY, Professeure en civilisation britannique et langue anglaise | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Delphine CARRANGEOT, Maître de conférences en histoire moderne | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Pierre CHASTANG, Professeur en histoire médiévale | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Anaïs FLÉCHET, Maître de conférences en histoire contemporaine | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Lampros FLITOURIS, Maître de conférences en histoire européenne | Université d’Ioánnina
  • Corinne FRANÇOIS-DENÈVE, Professeure des universités en littérature comparée | Université de Haute-Alsace
  • Pauline LEMAIGRE GAFFIER, Maître de conférences en histoire moderne | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Gilles MALANDAIN, Professeur des universités en histoire contemporaine | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Caroline MOINE, Professeure des universités en histoire contemporaine | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Jean-Yves MOLLIER, Professeur émérite en histoire contemporaine | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Vincent PUECH, Maître de conférences en histoire ancienne | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Catherine RIDEAU-KIKUCHI, Maître de conférences en histoire médiévale | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Anne ROCHEBOUET, Maître de conférences en littérature médiévale | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Giovanni VITALI, Maître de conférences en humanités numériques | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Evelyne SAMAMA, Professeure des universités en histoire ancienne | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
  • Jean-Claude YON, Directeur d’études | École Pratique des Hautes Études
  • Alessia ZAMBON, Maître de conférences en histoire des arts et patrimoines | Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Source : Calenda

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Offre d’emploi – Research Fellowships, Institut National d’Histoire de l’Art, Paris

The Institut national d’histoire de l’art (INHA), in Paris, is a public research institute and library specifically dedicated to art history. For the year 2027, in order to encourage national and international exchanges, the National Institute of Art History (INHA) will host researchers for a period of between 1 and 3 months.

Researchers residing in metropolitan France are not eligible for this call. Priority will be given to senior researchers (having defended their thesis for at least 5 years) or history of art professionals having acquired equivalent professional experience, whether they are affiliated with an institution or independent.

Award procedures

The proposals will be reviewed by the INHA general Director, the Director of the Research Department (Département des études et de la recherche), the Director of the Library, the Scientific Director of the Festival de l’histoire de l’art, a member of INHA’s Scientific Council and a qualified expert. The main selection criterion is the excellence of the project, the innovative nature of the approach.

INHA will cover the researcher’s travel (one round-trip to Paris) and accommodation expenses (up to €1300 per month). INHA will provide a workstation, a privileged access to the INHA library and access to the computer and documentary resources offered by the documentation service of the INHA library. An additional monthly scholarship of 1300 € will be offered to researchers from a country ranked “medium” or “low” in the UN Human Development Index.

In addition, the priority areas listed in the INHA strategic project are Africa, Latin America, Asia, Eastern Europe and the Middle East. Applications from these priority regions are strongly supported by INHA.

Application requirements

– A curriculum vitae with a list of publications already published (or confirmed by the publisher)
– A research project specifying the state of the art on the issue to be dealt with, the expected methodology and timeframe
– A cover letter (specifying, if applicable, the need for an additional monthly scholarship)

If you have any questions that are not covered in the list of frequently asked questions (FAQ), please contact the direction des études et de la recherche of INHA.

Applications must be submitted online HERE : https://candidature.inha.fr/
Application deadline: 31 March, 2026

The results will be announced at the end of April, 2026.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Colloque – Matériaux « non chronologiques » dans les chroniques universelles. Raisons et méthodes

Nous analyserons la dimension « encyclopédique » de nombreuses chroniques universelles médiévales, qui dépassent la simple succession chronologique des faits par l’intégration de « digressions » issues de sources historiques, théologiques, exégétiques, poétiques, hagiographiques et scientifiques. Il s’agira d’examiner les modalités de cette intégration de matériaux hétérogènes, d’en comprendre les motivations, d’identifier les bibliothèques mobilisées par les auteurs et d’en analyser les enjeux éditoriaux, notamment au regard des révisions successives d’une œuvre par son auteur et en dialogue avec le reste de sa production. Souvent considérés comme accessoires et non historiques, ces matériaux apparaissent en réalité centraux pour comprendre l’horizon intellectuel des chroniqueurs, leur conception du métier d’historien et les stratégies narratives ayant façonné ce champ – encore trop négligé – de l’historiographie médiévale.

Lundi 2 mars

  • 14h30 : introduction   
  • 14h50 : David Floch (Université Paris-Nanterre, MéMo), « Matière arthurienne et genre de la chronique universelle : insertion, historicisation, fictionnalisation  (France, XIIe-XIVe siècles) »
  • 15h30 : Xavier Hermand, Jean-François Nieus, Nicolas Ruffini-Ronzani (Université de Namur, PraME),« Écrire l’histoire de l’église de Liège au XIIIe siècle. Gilles d’Orval et ses Gesta episcoporum Leodiensium »
  • 16h30 : discussion et pause
  • 17h10 : Anne Rochebouet (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Institut Universitaire de France), « Le Manuel d’histoire dit de Philippe VI de Valois, additions, digressions et histoire universelle »
  • 17h50  Marco Maulu (Università degli Studi di Sassari), « De l’annalistique à l’encyclopédie : la Mer des histoires et la reconfiguration du savoir »
  • 18h30 : discussion

Mardi 3 mars

  • 10hGabriele Passabì (German Historical Institute, London), « Sigebert’s Chronicon and political discourse in the twelfth century »
  • 10h40 : Fabio Mantegazza (Università degli Studi del Molise), « The scientific organization of Godfrey of Viterbo’s Pantheon from a philological point of view »
  • 11h20 : discussion et pause
  • 12h : Antoni Grabowski (Tadeusz Manteuffel Institute of History, Polish Academy of Sciences),« The place of law in the philosophy of history: the case of Alberic of Trois-Fontaines »
  • 12h40 : discussion et pause déjeuner
  • 15h : Elisa Lonati (École nationale des chartes – PSL, Centre Jean-Mabillon),« Historien ou encyclopédiste ? Hélinand de Froidmont, Vincent de Beauvais et l’invention d’un nouveau “genre” »
  • 15h40 : Marco Petoletti (Università Cattolica del Sacro Cuore, Milano),« Riccobaldo de Ferrare (sec. XIIIe-XIVe) et les sources de ses Historie »
  • 16h20 : discussion et pause
  • 17h : Rino Modonutti (Università degli Studi di Padova),« The world of history. Encyclopaedic diversions in Giovanni de’ Matociis’s Ystorie imperiales »
  • 17h40 : discussion

Mercredi 4 mars

  • 9h30 : Jakub Kujawiński (Adam Mickiewicz University, Poznań),« Annotatio temporum ab origine mundi ou le sommet de l’œuvre de Nicolas Trevet »
  • 10h10 : Francesca  Occhipinti (Università degli Studi di Milano),« Towards a critical edition of Galvano Fiamma’s Chronicon Maius in a comparative analysis within the author’s corpus »
  • 10h30 : discussion et pause
  • 11h10 : Alessio Marziali Peretti (Université de Montréal),« Les Neuf Preux dans la Chronique anonyme universelle »
  • 11h50 : Roxane Bougrelle (Université Lumière Lyon 2, CIHAM),« Intégrer Salluste dans une chronique universelle : devenir des discours tirés de La Conjuration de Catilina et de La Guerre contre Jugurtha dans la Chronique dite de Baudouin d’Avesnes »
  • 12h10 : discussion et fin
  • École nationale des chartes – PSL, 65, rue de Richelieu, Paris 2e (salle Delisle)
  • Accessible en visioconférence
  • 2 mars : 15h-18h30 | 3 mars : 9h30-18h30 | 4 mars : 9h30-12h30

Source : École nationale des chartes

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Appel à contribution – The Purple and the Book. Precious Manuscripts from Late Antiquity to the Renaissance

International Conference, Turin, November 18-20, 2026
Deadline: February 28, 2026

Purple manuscripts represent a distinctive genre in Western bookmaking production, holding significant artistic and cultural value. Known since Late Antiquity, the purple colour imparts a high symbolic worth: a mark of imperial authority, it later became, with the advent of Christianity, a symbol of the blood of Christ, of martyrs, and of the authority of the Church. After a revival during the Carolingian era, which influenced Ottonian and Romanesque illumination, these manuscripts experienced renewed prominence during the Humanist and Renaissance periods.

Two people working with computer and book.Two people working with computer and book.

This international conference, as the concluding event of the PURple Parchment LEgacy project (PRIN 2020; https://purpleproject.it/), brings together scholars from various fields, time periods, and traditions of book decoration. The aim of the meeting is to offer a comprehensive and multidisciplinary overview of purple manuscripts and the use of purple in manuscript decoration. In addition to invited keynote talks, there will be an open session dedicated to more focused themes and case studies.

Proposals are invited for papers (maximum 15 minutes) addressing, but not limited to, the following research areas, covering periods from Late Antiquity to the Renaissance:

  • case studies on single works or small groups of manuscripts, with a particular focus on their historical-artistic context
  • in-depth studies of techniques and materials (dyes, writing supports, bindings, etc.)
  • research on written sources that contribute to the reconstruction of historical-artistic, documentary, and technical aspects
  • the history of purple manuscripts, with attention to their provenance and collecting histories

Submissions from PhD students, postdoctoral researchers, and early-career scholars are especially encouraged, as well as presentations of ongoing research or projects.

Proposals should be submitted in a single document (Word or PDF format) by February 28, 2026 to: convegno.purple@unito.it. Submissions should include:

  • Full name, email address, and current affiliation
  • Paper title
  • Abstract (maximum 2,000 characters, including spaces)
  • Short CV (maximum 1,000 characters, including spaces)

Proposals may be submitted in Italian, French, English, or German, and will be reviewed by the organizing committee. The outcome of the selection process will be communicated by March 2026.

The conference will take place in person in Turin. Accommodation expenses will be covered by the organization (travel expenses will be the responsibility of the participants). The conference proceedings will be published following a peer-review process.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Conférence – RICH Talk : « Le patrimoine en temps de crise », par Marjolijn Bijloos

Découvrez comment l’IRPA œuvre au quotidien à la gestion de crise pour sauver le patrimoine culturel en danger et ce que nous pouvons faire aujourd’hui pour se préparer à l’impensable.

Conférencière : Marjolijn Bijloos (Cellule durabilité, IRPA)

Langue : néerlandais

Date et heure : 24 février 2026, 18:30 – 21:00
Lieu : IRPA, Bruxelles
Prix 25 € – gratuit pour les membres d’Artis S’inscrire

Le patrimoine culturel est aujourd’hui de plus en plus menacé par les catastrophes naturelles, les crises et les conflits. Inondations, incendies, conditions météorologiques extrêmes et tensions géopolitiques sont autant de menaces qui peuvent en un rien de temps causer des dégâts irréversibles. Sommes-nous vraiment bien préparés face à tout cela ?

Lors de ce RICH Talk, Marjolijn Bijloos vous donnera les outils de la gestion de crise pour sauver le patrimoine en péril. Vous découvrirez pourquoi l’expertise historique est aujourd’hui plus que jamais indispensable.

Né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) avait déjà, dès sa création en 1948, une mission très claire : protéger le patrimoine belge en situation de crise. Comment ? Par la formation des agents de la Protection civile, l’établissement de listes de priorités pour le patrimoine et la délivrance de conseils en matière d’abris antiatomiques pour les œuvres d’art.

Aujourd’hui, cette mission revêt une nouvelle dimension grâce à l’expertise de la Cellule durabilité de l’IRPA :

  • gestion de crise et exercices en situation d’urgence pour les institutions du patrimoine
  • collaboration avec les acteurs de la gestion de crise et les partenaires du secteur du patrimoine
  • analyse des risques, inventorisation du patrimoine prioritaire et des dépôts d’urgence
  • mise au point de nouvelles méthodologies grâce à des projets tels que SAVE-CH.

Cette conférence révèle comment les avancées scientifiques, l’élaboration de politiques et l’expérience de terrain convergent pour accroître la résilience du patrimoine et des communautés.

Marjolijn Bijloos est historienne de l’art et titulaire d’un post-master en Conservation des monuments et des paysages. En 2018, elle s’oriente vers la conservation préventive des collections en se spécialisant dans la préservation du patrimoine.

Après les inondations de 2021, elle s’engage comme bénévole au sein du Comité belge du Bouclier Bleu – Blue Shield Belgium, dont elle deviendra aussi membre par la suite.

En 2025, elle rejoint l’équipe de la Cellule durabilité de l’Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA), où elle travaille depuis lors sur la planification interne d’urgence pour l’IRPA, la gestion nationale des crises et les services de conservation préventive dans le cadre de divers projets.

Son travail se situe à la confluence de la préservation du patrimoine, de la gestion des risques et de la préparation aux situations de crises.

Source : IRPA

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Publication – « Je l’ay emprins ». Mélanges offerts à Jean-Luc Chassel », éd. Arnaud Baudin, Clément Blanc-Riehl, Laurent Macé, Caroline Simonet

« Je l’ay emprins ». Mélanges offerts à Jean-Luc Chassel, éd. Arnaud Baudin, Clément Blanc-Riehl, Laurent Macé, Caroline Simonet.

Table des matières :

‟ Amis aimés, amie avez ”
SOUVENIRS

Les prémices d’un savoir, par Hélène LOYAU

Jean-Luc Chassel, par Carla BOZZOLO

‟ Ainsi je frappe ”
LES SCEAUX

L’empreinte au miroir de l’image. La miniature de la parabole du sceau et de la cire dans le Miroir de la Salvation humaine (BnF, Français 6275, vers 1455-1485), par Brigitte Miriam BEDOS-REZAK

Une influence latine sur les sceaux de l’Empire romain d’Orient ? par Jean-Claude CHEYNET

Remarques sur les sceaux des femmes de l’Orient latin au XIIe siècle, par Marie-Adélaïde NIELEN

L’attribut fait la reine. Mise en perspective des sceaux réginaux et abbatiaux en France et en Angleterre au XIIe siècle, par Caroline SIMONET

Les sceaux théreuticographiques de Marguerite de Montaigu (v. 1190-1241), par Yves AIRIAU

Les sceaux de chasse au sanglier (sires d’Anduze, de Chalencon et de Glavenas, 1174-1250), par Martin DE FRAMOND

Le sceau biface des barons de Londres : le regard de l’historien de l’art médiéval, par Marc GIL

Jean de Berry et le portrait, par Clément BLANC-RIEHL

Le « seel commun » des maréchaux de France, par Inès VILLELA-PETIT

Un sous-collecteur apostolique du XIVesiècle et sa matrice sigillaire en or, par Maria do Rosário MORUJÃO

Les notaires au duché de Bourbonnais. À propos d’une matricule du garde des sceaux aux contrats (1489-1496), par Olivier MATTÉONI

Des sceaux pour les communautés rurales ? À propos de deux matrices normandes (XIIIe-XIVe siècle), par Christophe MANEUVRIER

À quel saint se vouer ? Le sceau médiéval de la ville de Marmoutier (Alsace), par Thomas BRUNNER

Nicolas de Heu (1494-1547), un patricien messin observateur et dessinateur de monogrammes et de sceaux, par Jean-Christophe BLANCHARD

‟ De gueules à trois roses d’or ”
LES ARMOIRIES

De la genèse de l’héraldique épiscopale en France. Le sceau du prévôt (1211) de l’évêque de Langres, Guillaume de Joinville, par Jean-Vincent JOURD’HEUIL

Au palais de Dieu, des palets pour les Palays. Autour de l’emblématique d’un lignage toulousain du XIIIe siècle, par Laurent MACÉ

Ce que changer d’armoiries veut dire. L’exemple des fils du châtelain de Gand vers 1220, par Jean-François NIEUS

Les premiers écartelés princiers (1286-1294), par Michel NASSIET

Des fleurs de lis sur les chartes ! Enquête sur la diffusion d’un emblème royal aux XIIIe et XIVe siècles, par Ghislain BRUNEL

Des matrices en partage. La conjugalisation du pouvoir au prisme des sceaux communs princiers (Bourgogne, XIVe-XVIe siècle), par Lucie JARDOT

Des armoiries de Jean Ierd’Orléans-Longueville, bâtard d’Orléans, dit Dunois, par Daniel BONTEMPS

Le manuscrit 133 de la bibliothèque municipale de Chartres. Approche d’un armorial atypique, par Christophe ROUSSEAU LEFEBVRE

Le lignage, la boutique et la patrie. Des armoiries dans les marques typographiques parisiennes de la Renaissance, par Pierre COUHAULT

Héraldique et promotion sociale : à propos des armoiries des vignerons de Côte-d’Or sous l’Ancien Régime, par Nicolas VERNOT

Une révolution aniconique mais héraldique : l’implantation visuelle dela monarchie constitutionnelle au Portugal (1re moitié du XIXe siècle), par Miguel METELO DE SEIXAS

‟ Sans varier ”
ÉRUDITION (XIXe-XXe SIÈCLE)

Du cabinet Arnaud à la collection des sceaux détachés. Histoire d’une « revendication » aux Archives de l’Aube au XIXe siècle, par Arnaud BAUDIN

Quatre matrices de sceaux de villes inédites du Médaillier du Musée des Beaux-Arts de Lyon, par Ambre VILAIN

La jeunesse romantique de Louis Douët d’Arcq, par Michel PASTOUREAU

Gustave Saige et l’atelier de moulage du Palais de Monaco, par Michaël BLOCHE

Une source méconnue aux Archives générales du Royaume : les carnets de dépouillement de sceaux d’Alexandre Pinchart, par Marc LIBERT ZUCKERMANN

Arthur Engel, sigillographe français en Italie (1878-1880), par Guilhem DORANDEU

Héraldique, sigillographie, généalogie, archives et fantaisie : Jacques Murgey (1891-1973) et les premières années de la Société française d’héraldique et de sigillographie, Paris (1937-1950), par Dominique DELGRANGE

Résumés – Abstracts

Liste des contributeurs

Planches en couleur

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Publication – Gabriele Passabì, « Robert of Torigni’s Chronography and the Universal Chronicle Tradition »

The Chronography of Robert of Torigni is a key source for the political landscapes of twelfth-century Normandy, England, and wider Western Europe. Robert was at the heart of the Norman political network that revolved around Empress Matilda and her son Henry II, and so a crucial witness to the intense political transformations occurring in the Anglo-Norman world.

This book places his chronicle within its wider textual community, casting new light on the social practices, intellectual rationale, and ambitions of the chroniclers who followed the historiographical traditions of Eusebius of Caesarea, Jerome and Sigebert of Gembloux. Along with Torigni’s Chronography, the book examines how independent chroniclers and continuators at Savigny, Mortemer, Ourscamp as well as John of Salisbury adapted the chronicles of Eusebius-Jerome and Sigebert, openly engaging with – or reacting against – their understanding of time, empire and power. It demonstrates how textual traditions and ideological discourses can move across geopolitical boundaries, illuminating the specific circumstances that made the Eusebius-Jerome and Sigebert tradition of chronicle-writing successful in this period.

GABRIELE PASSABÌ is a member of the Società Italiana per la Storia Medievale (SISMED). He received his PhD from the University of Cambridge and has held research fellowships at universities and research centres across Europe and North America.

Introduction
Chapter 1. Sigebert of Gembloux’s Chronographia and Eusebius-Jerome’s Chronicle Tradition
Chapter 2. Robert of Torigni’s Chronography as a liber chronicorum
Chapter 3. The Construction of the Past in the Chronography
Chapter 4. Writing Time for the King: Hegemony, Empire and its Challenges
Chapter 5. Beyond the Chronography: The Universal Chronicle Tradition in Cistercian Normandy
Chapter 6. The Universal Chronicle Tradition beyond Normandy: The Continuatio Ursicampina
Chapter 7. Facing the Challenges of Chronographia: John of Salisbury’s Historia Pontificalis
Conclusion
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Gabriele Passabì, Robert of Torigni’s Chronography and the Universal Chronicle Tradition, York, The York Medieval Press, 2026 ; 1 vol., 282 p. (Writing History in the Middle Ages, 12). ISBN : 978-1-91404-932-3. Prix : GBP 95,00.

Source : Boydell and Brewer

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Appel à contribution – Innover dans la Nouvelle Rome. Pensées, pratiques et réponses à la nouveauté dans les mondes byzantins

Byzance est souvent perçue comme une civilisation d’une grande stabilité, caractérisée par un certain conservatisme. En effet, la fidélité revendiquée de la civilisation byzantine à une tradition remontant à l’Antiquité, conçue comme modèle à conserver et imiter, a contribué à forger l’idée qu’elle était avant tout gardienne d’un héritage, minorant dans l’imaginaire collectif la place accordée à l’innovation. Pourtant, la continuité indéniable de cette société pourrait aussi être apparentée à celle du bateau de Thésée : un corps toujours vivant, dont chaque pièce est peu à peu renouvelée jusqu’à rendre le tout méconnaissable. S’inscrivant dans cette perspective, des chercheurs et chercheuses toujours plus nombreux, tels que Anthony Littlewood sur l’originalité dans l’art byzantin, Raúl Estangüi Gómez sur l’adaptation institutionnelle à l’époque paléologue ou encore Joanita Vroom sur le renouvellement des formes et usages de la céramique, remettent en question l’image fixiste héritée des Lumières et rappellent que les mondes qui gravitent autour et nourrissent la Nouvelle Rome ont toujours su mener et accommoder, tout au long de leur histoire, des transformations profondes, aussi bien politiques, religieuses, sociales ou techniques que culturelles.

Sensible à ce contraste entre une apparente fidélité à la tradition et la réalité ordinaire des changements, l’AEMB se propose ainsi d’interroger la notion d’innovation dans les mondes byzantins au sens large (Afrique du Nord, Égypte, Chypre, Grèce, Proche-Orient, Asie mineure, Caucase, Balkans et monde slave orthodoxe, péninsule italienne, etc.) à l’occasion des XVIIe Rencontres internationales des jeunes byzantinistes.

Qu’entend-on par « innovation » dans une société qui semble, au premier abord, perpétuer de manière fidèle les modèles du passé ? Parmi tant d’autres phénomènes, l’évolution des techniques de production ou de construction, les transformations des pratiques codicologiques et graphiques, les adaptations militaires ou encore les renouvellements iconographiques et esthétiques constituent autant de terrains privilégiés pour observer les modalités concrètes du changement. Ces évolutions invitent à interroger les conditions de circulation des savoirs, des techniques et des modèles, ainsi que leur réception dans les différents milieux et espaces des mondes byzantins, de même que leur rapport avec les voisins directs de l’Empire.

Dans quelle mesure le changement est-il pensé, revendiqué, ou au contraire dissimulé, voire rejeté, par les acteurs byzantins eux-mêmes ? Réformes juridiques, évolutions dogmatiques, mutations intellectuelles, transformations des pratiques liturgiques ou administratives témoignent de dynamiques de renouvellement, qui ne vont pas sans résistances. L’étude des réponses à la nouveauté — acceptation, adaptation, rejet, réaction — permet de saisir la tension entre innovation et conservatisme, qui s’exprime de manière exemplaire à travers le phénomène des traditions inventées, particulièrement saillant dans les disputes théologiques, où la frontière entre orthodoxie et hérésie se trouve constamment redéfinie. Il est tout aussi essentiel de s’interroger sur le rôle joué par les acteurs clés de la production, de la diffusion et de la régulation du savoir et des pratiques : les élites dirigeantes, mais aussi les responsables religieux, les administrateurs, les lettrés et savants, les artisans, les marchands.

L’innovation doit-elle être comprise comme une rupture, une évolution progressive, ou comme une réélaboration créative de formes existantes ? Est-elle une catégorie pertinente pour penser le monde byzantin, ou relève-t-elle avant tout d’un regard moderne projeté anachroniquement sur le passé ? Réfléchir à l’innovation implique de considérer quels termes et notions sont mobilisés par la documentation byzantine elle-même pour conceptualiser la nouveauté, afin de les confronter à la manière dont les historiens ont pu appréhender, définir, imaginer ou, au contraire, nier l’existence d’innovations à Byzance.

À travers ces différentes problématiques, les XVIIe Rencontres internationales des jeunes byzantinistes entendent contribuer à repenser la manière dont le changement et la nouveauté ont été perçus, adoptés ou contestés dans les mondes byzantins et montrer que Byzance, loin d’être un simple conservatoire et relais de pratiques héritées voire figées, peut être envisagée comme un espace constant de réajustement, d’expérimentation et de création.

Les communications pourront s’inscrire dans l’une des thématiques suivantes, citées à titre non exhaustif :

• Évolution des techniques, renouvellement des systèmes agraires et de production

• Innovations iconographiques et artistiques

• Innovations, emprunts, réappropriations linguistiques

• Innovation et traditions savantes

• Innovation théologique, orthodoxie, hérésie

• Justice, Église, institutions

• Perception, réactions, revendications et résistances au changement

• Acteurs·rices de l’innovation

• Circulations, contacts et transferts

• Définitions, usages et terminologie dans les langues des mondes byzantins

• Temporalités et spatialités de l’innovation

• Historiographie de l’innovation à Byzance

Les communications, d’une durée de vingt minutes, pourront être données en français ou en anglais. Les propositions de communication (250 à 300 mots), accompagnées d’une brève biographie incluant l’institution de rattachement, le niveau d’études actuel (master, doctorat, post-doctorat) et le sujet de recherche, devront être envoyées à l’adresse aemb.paris@gmail.com au plus tard le 22 mars 2025.

Les Rencontres se tiendront en présentiel à Paris — à l’Institut national d’histoire de l’art et à l’Institut des civilisations du Collège de France — les 2 et 3 octobre 2026. Une contribution de l’AEMB aux frais de transport est envisageable pour les candidat.e.s ne pouvant obtenir de financement de la part de leur institution d’origine : ils et elles sont prié.e.s de bien vouloir l’indiquer au moment de la soumission de leur proposition de communication. L’adhésion à l’association, d’un montant de 15 €, est obligatoire.

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Journée d’étude – Arras et les bonnes villes à la fin du Moyen Âge : itinéraire d’un idéal politique entre France et Pays-Bas (XIIe-XVIe siècle)

8h50 — 17h00
Salle C302
Conservatoire d’Arras
2-4 rue de la Douzième, Arras

Comité organisateur
Jordy SAILLLIER, Jean-Baptiste SANTAMARIA (HARTIS, ULille)
— jordy.saillier@univ-lille.fr, jean-baptiste.santamaria@univ-lille.fr —
Université de Lille, Campus Pont-de-Bois, 59653 Villeneuve d’Ascq

Accueil

Mots d’accueil – Jordy SAILLIER (HARTIS, ULille)

SESSION 1 — L’IDÉAL DE LA « BONNE VILLE » ENTRE FRANCE ET EMPIRE

Élodie LECUPPRE-DESJARDIN (HARTIS, ULille) – Les bonnes villes dans les anciens Pays-Bas : diversité des statuts politiques et construction discursive (XIIe–XVe siècle)

Gisela NAEGLE (Justus-Liebig Universität Gießen) – Amour fidèle ou liaisons dangereuses ? Bonnes villes françaises, villes d’Empire et royauté à la fin du Moyen Âge (XIVe–début XVIe siècle)

Paul DELSALLE (Université de Besançon) – Les bonnes villes du comté de Bourgogne (XVe–XVIe siècle)

Adrien CARBONNET (Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université) – Faire d’une ville rebelle une bonne ville : Louis XI et la charte municipale de Franchise-Arras (1481)

Déjeuner

SESSION 2 — LA CONCRÉTISATION DE L’IDÉAL ? LE PRINCE ET LA BONNE VILLE D’ARRAS EN SES MURS

Romain TELLIEZ (Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université) – Rendre la justice au nom du prince : le cas des échevins d’Arras au XIVe siècle

Cyrille CHATELLAIN (chercheur indépendant) – Amiens et Arras, deux « bonnes villes » qui méritent d’être comparées (1384–1492)

Christelle BALOUZAT-LOUBET (HARTIS, ULille) – Entre fidélité urbaine et autorité comtale : Mahaut d’Artois et sa bonne ville d’Arras

Mathieu BÉGHIN (Service archéologique d’Arras, HARTIS), Victorien LEMAN (CReAAH) – Recevoir le duc de Bourgogne à Arras au XVe siècle

Conclusion – Jean-Baptiste SANTAMARIA (HARTIS, ULille)

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Journée d’étude – Arras et les bonnes villes à la fin du Moyen Âge : itinéraire d’un idéal politique entre France et Pays-Bas (XIIe-XVIe siècle)

Offre d’emploi – Co3Dicology (Investigating the Codicology of Medieval Bookbindings through Digital Imaging)

L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne fait deux recrutements dans le cadre du projet de recherche Co3Dicology financé par l’ANR porté par Élodie Lévêque.

Informations / Candidature : Élodie Lévêque – maîtresse de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, HiCSA –elodie.leveque@univ-paris1.fr

  • Sur le projet

Le projet Co3Dicology (Investigating the Codicology of Medieval Bookbindings through Digital Imaging) vise à approfondir notre compréhension de l’évolution historique des reliures médiévales françaises. En combinant les approches codicologiques traditionnelles et les technologies d’imagerie numérique avancées (imagerie 3D, photogrammétrie, RTI), Co3Dicology explore la structure matérielle des manuscrits du haut Moyen Âge à la période gothique.
Ce projet s’intéresse aux évolutions techniques des reliures, aux ruptures dans les pratiques de fabrication, et à l’émergence de productions monastiques et laïques, en mettant en lumière les méthodes de travail des artisans du livre. Il vise également à démocratiser l’analyse des structures de reliures en développant une plateforme numérique interactive et en intégrant les données collectées dans la base BIBALE de l’IRHT.
L’objectif est de documenter et d’analyser environ 800 reliures médiévales conservées en France, en collaboration avec de nombreuses bibliothèques patrimoniales partenaires. 
Co3Dicology repose sur un consortium de chercheurs et d’ingénieurs issus de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (HiCSA) et de l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (IRHT-CNRS), avec le soutien d’un prestataire en imagerie et de plusieurs bibliothèques patrimoniales.

  • Offres d’emploi

L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne recrute un·e Ingénieur·e d’études ou de recherche dans le cadre du projet de recherche Co3Dicology financé par l’ANR (Paris 2e, CDD d’un an, renouvelable une ou deux fois, Temps plein ou mi-temps selon profil)
Date limite de candidature : 17 mars 2026 (à 16h, heure de Paris)
Lien vers l’annonce

L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne recrute un·e Technicien·ne en imagerie et gestion de bases de données dans le cadre du projet de recherche Co3Dicology financé par l’ANR (Paris 2e, CDD de 1 an, renouvelable deux fois, poste à mi-temps)
Date limite de candidature : 17 mars 2026 (à 16h, heure de Paris)
Lien vers l’annonce

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