Colloque – François et Claire d’Assise dans la littérature française du Moyen Âge

L’influence majeure de François et Claire d’Assise sur le XIIIe siècle et la fin du Moyen Âge n’est plus à démontrer. Fondateurs des ordres des Frères mineurs et des Pauvres Dames, ces deux figures ont porté des idées nouvelles – sur la pauvreté, la relation au Christ ou le rapport à la nature – qui ont durablement façonné la spiritualité et, plus largement, la mentalité occidentales. À l’occasion du 800e anniversaire de la mort du Poverello, ces journées d’étude internationales se proposent d’explorer la façon dont François et Claire ont été représentés, loués ou critiqués dans la littérature française médiévale. Il s’agira ainsi de mieux comprendre l’image que les Frères mineurs ou des auteurs extérieurs à l’Ordre ont entendu diffuser auprès d’un public « illettré », afin de mettre au jour les enjeux esthétiques et éthiques de la construction de la mémoire franciscaine du XIIIe au XVe siècle.

Mercredi 3 juin

09h00 : accueil

09h15 : Thibaut Radomme (Université Jean Monnet Saint-Étienne), Introduction

09h30 : session 1 (modération : Stefano Benenati)

Agata Sobczyk (Université de Varsovie), La simplicité de saint François expliquée aux simples (traduction en vers de la Legenda maior de saint Bonaventure)

Federica Fusaroli (École Pratique des Hautes Études – PSL), Traduire la Legenda maior en occitan : pratiques, modèles et contextes

11h00 : pause café

11h30 : session 2 (modération : Élise Rajchenbach)

Catalina Girbea (Université de Bucarest), Les Franciscains et la chevalerie dans les manuscrits de Jacques d’Armagnac

Julie Briot-Mandeville (Médiathèque musicale de Paris – Christiane-Eda-Pierre), Regards sur saint François dans le Jardin des nobles de Pierre des Gros

13h00 : buffet

14h30 : session 3 (modération : Pierre Manen)

Élisabeth Pinto-Mathieu (Université d’Angers), Voir la fin du monde : la vision de saint François dans le conte Brandons

Nicole Bergk-Pinto (Université de Zurich), Saint François et la plantation des choux

16h00 : pause café

16h30 : session 4 (modération : Florent Coste)

Anne-Gaëlle Cuif (Centre d’Études Supérieures de la Renaissance – Tours), La Scala divini amoris : le visage anonyme de la douceur franciscaine

Michel Adroher (Université Perpignan Via Domitia), Jeu d’Eco : du Nom de la Rose à l’Estòria del Sant Grasal, version franciscaine de la Queste del Saint Graal

20h30 : dîner

Jeudi 4 juin

09h00 : accueil

09h15 : session 5 (modération : Mattia Cavagna)

Stefano Benenati (Université Jean Monnet Saint-Étienne), Entre hagiographie et compilation : la Vita prima de Thomas de Celano dans les légendiers français (xiiie-xive siècles)

Géraldine Veysseyre (Sorbonne Université), Saint François et sainte Claire dans les « Légendes dorées » françaises

10h45 : pause café

11h15 : session 6 (modération : Prunelle Deleville)

Liam Lewis (Université de Cardiff), La figure de François d’Assise dans le domaine anglo-normand au xiiie siècle : circulations vernaculaires et mutations littéraires

Sarah Bergamo (Université de Genève), Une concurrente à sainte Claire d’Assise ? Sainte Élisabeth de Hongrie et ses Vies médiévales françaises (xiiie-xve siècles)

12h45 : Florent Coste (Université de Lorraine), Conclusion

13h15 : déjeuner

Université Jean Monnet Saint-Étienne, 3-4 juin 2026

Projet E2F Écritures franciscaines en français (1217-1517). Communication littéraire et “invention” de la modernité https://anr.fr/Projet-ANR-23-CE54-0006

Organisation : Thibaut Radomme (Université Jean Monnet Saint-Étienne)

Comité scientifique :
Mattia Cavagna (Université catholique de Louvain)
Florent Coste (Université de Lorraine)
Cédric Giraud (Université de Genève)

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Publication – Sarah Fry, « Approaching Norman Charters of the Eleventh Century »

This book provides a ‘how to’ guide to studying eleventh-century Norman charters, to enable readers to develop a confident command of this material, inviting them to explore the possibilities these documents have for their historical studies.

The first part introduces these documents and how they developed, including the different types of charters. It describes the sub-disciplines used to examine and analyse charters, how these specialties have developed, with modern technology transforming the level of knowledge that can be gained. The second part takes readers through two case studies showing how charter information can be used to study society from local community-level and regional-level spatial perspectives. The case studies are designed to demonstrate how charters can be analysed to show the interconnectedness of people and places, from the elite to the local dimension of everyday small community life, bringing to light multi-layered connections, networks, and unexpected associations to make sense of the past.

Approaching Norman Charters stands as an essential reference point for students and scholars of medieval Norman history, particularly those working with original charter material/archival sources from this period for the first time.

Sarah Fry is a medieval historian. She is a Fellow at the Institute of Historical Research, University of London. Her research interests focus on the eleventh century and bringing out the voices of those people traditionally under-represented in the historical narrative.

Table des matières :

List of Tables

Abbreviations

Note on Placenames and Coinage

Part I: The Records

Chapter One: Introduction to Charters

Section 1: Introduction

Section 2: The Study of Charters

Chapter Two: Charters as Artifacts

Section 1: Norman Charter Characteristics

Section 2: Charter Locations

Part II: Interpretation and Analysis

Chapter Three: A Microhistory of the Abbey: Bernard the Cook

Chapter Four: A Macrohistory of the Abbey: Patterns of Religious Patronage in Normandy

Conclusion

Selected Definitions

Further Reading

Appendix: Genealogies

Bibliography

Index

Informations pratiques :

Sarah Fry, Approaching Norman Charters of the Eleventh Century, Londres, Routledge, 2026 ; 1 vol., 148 p. (Routledge Focus). ISBN : 978-1-03245-322-4. Prix : € 63,99.

Source : Routledge

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Colloque – Vêtements, parures et accessoires de l’Antiquité à nos jours

Programme – Journées Jeunes Chercheur·es 2025 – JANUA

Jeudi 16 avril

9h – Accueil des intervenant·es

9h25 – Mot d’accueil et d’introduction par la présidente de JANUA

Première session – présidée par Mathilde Froget – Étudiante en Master 2 Mondes médiévaux | Université de Poitiers

9h30– Emmanuel Beaujard (Docteur en Lettres classiques | Chargé de recherches auprès du F.R.S.-FNRS à l’Université de Louvain) – Organiser les savoirs zootechniques et vétérinaires à l’époque romaine. Les cas de l’agronome Columelle et de l’hippiatre Apsyrtos.

10h– Cindy Pawlak (Doctorante en histoire médiévale et moderne | EPHE/IRHT) – L’anguille, « fossile » et maillon de la chaîne des savoirs : Aristote, Pline, Albert Le Grand, Gesner.

10h30– François Léauté-Colas (Doctorant en histoire médiévale | Université Clermont-Auvergne/CHEC UR 1001) – Les bêtes aussi ont droit au repos. Théologies, normes et pratiques du repos dominical et festif appliqué aux animaux à la fin du Moyen Âge.

11h – Questions

11h20 – Pause 

Deuxième session – présidée par Arthur Kemper – Doctorant en histoire médiévale | Université de Poitiers – CESCM et CIHAM

11h45 – Chloé Garot (Étudiante en Master 2 en histoire antique | Institut Catholique de Paris) – L’ambiguïté animale chez les Pères de l’Église grecque et latine au IV e siècle.

12h15 – Juliette Carrlet (Doctorante en histoire médiévale | Université Côte d’Azur CEPAM UMR 7264) – La figure du dragon dans quelques textes hagiographiques du Haut Moyen Âge occidental.

12h45 – Questions

13h – Repas | buffet pour les intervenant·es, pris en charge par JANUA

Troisième session – présidée par Valentin Varnier – Diplômé en Master 2 Mondes médiévaux | Université de Poitiers

14h30 – Quentin Berthier-Buchère (Doctorant en archéozoologie | Université Lumière Lyon II/Archeorient UMR 5133) – Le secteur XII de la villa gallo-romaine de Saint-Romain-de-Jalionas : approche archéozoologique.

15h – Emma Garnier (Doctorante en histoire de l’art médiéval | Université de Neuchâtel/Institut d’Histoire de l’Art et d’Archéologie et EHESS/CRH UMR 8558 et AHLoMA) – De la campagne à la ville ? Retracer les réseaux d’approvisionnement des cornes de bovidés dans le Danemark médiéval.

15h30 – Questions

15h50 – Pause 

Quatrième session – présidée par Charlotte Cusintino – Étudiante en Master 2 Mondes médiévaux | Université de Poitiers

16h15 – Edouard Fillol (Doctorant en histoire médiévale | EHESS) – Charrois et animaux de bât dans la région du Saumurois du XIVe au XVIe siècle.

16h45 – Oriane Poret (Doctorante en histoire de l’art contemporain | Université Lumière Lyon 2/LARHRA UMR 5190) – Mettre le monde en cage. Les artistes et l’économie de l’art animalier au XIXe siècle.

17h15 – Fabio Emanuel Oliveira (Doctorant en histoire contemporaine | Université de Lisbonne/Faculté de Lettres) – Le secteur de l’élevage dans la commune de Vila Nova de Ourém entre les deux guerres mondiales.

17h45 – Questions

18h – Fin de la première journée – Les intervenant·es sont conviés à prendre un verre offert par l’association JANUA.

Vendredi 17 avril                                   

9h – Accueil des intervenant·es

Cinquième session – présidée par Claire Le Personnic – Doctorante en histoire de l’art moderne | Université de Poitiers – Criham

9h30 – Émilie Lehn (Doctorante en histoire antique | Université de Strasbourg/ArcHiMèdE UMR 7044) – Zoomimétisme rituel : quand faire la bête devient une affaire sérieuse en Méditerranée ancienne.

10h – Fernando Ligue Engamba (Docteur en Archéologie et Sciences du Patrimoine | Université de Ngaoundéré) – Quand l’animal protège l’homme : cohabitations, croyances et médiations symboliques chez les Maka de l’Est-Cameroun.

10h30 – Questions

10h50 – Pause

Sixième session – présidée par Léa Fouyet – Étudiante en Master 2 Mondes médiévaux | Université de Poitiers

11h15 – Alexia Pécout (Étudiante en Master 2 en histoire antique | Institut Catholique de Paris) – La domestication et la maltraitance des primates en Égypte antique.

11h45 – Camille Wilhelm (Doctorante en histoire moderne | Université de Strasbourg/ARCHE UMR 3400) – « En notre présence, avons fait ouverture ». Les nécropsies de chevaux au XVIIIe siècle.

12h15 – Questions

12h30 – Conclusion générale et fin de la seconde journée

Source : CESCM – Poitiers

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Colloque – Représenter l’Histoire. Journées d’étude des jeunes chercheurs du Centre Jean-Mabillon

13-14 avril 2026
Campus Condorcet, centre des colloques, place du Front populaire, Aubervilliers Archives Nationales, site de Pierrefitte, 59, rue Guynemer, Saint-Denis

Alors que la célèbre phrase de Marc Bloch « Sans se pencher sur le présent, il est impossible de comprendre le passé » nous rappelle que le présent oriente toujours le travail de l’historien, de nombreux médiums s’approprient les représentations et discours historiques, toujours à partir de leur contexte de production. Comme le rappelle l’exposition en cours aux Archives nationales, Illustrer l’histoire de France : l’épopée des manuels scolaires, ce sont autant de vecteurs culturels qui peuvent façonner des conceptions de l’Histoire et du roman national, parfois opposées.

Ces journées d’études jeunes chercheurs entendent aborder les représentations de l’Histoire à différentes époques et dans des espaces multiples. Elles visent à questionner des modalités variées de représentations afin d’en questionner les enjeux dans divers contextes et avec des approches pluridisciplinaires, selon trois axes principaux :

  1. Mythes, légendes, et roman national
  2. Formes culturelles et artistiques
  3. Imaginaires collectifs

Comité d’organisation :

  • Christophe Carini-Siguret, doctorant à l’École nationale des chartes – PSL
  • Sirine Pons, doctorante à l’École nationale des chartes – PSL
  • Filippo Sarra, doctorant à l’École nationale des chartes – PSL

Comité scientifique :

  • Séverine Lepape, directrice du musée de Cluny – musée national du Moyen Âge
  • Marie Pierre-Bouthier, maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV)

Programme :

Lundi 13 avril 2026

Centre des colloques du Campus Condorcet

  • 9h : accueil café
  • 9h30 : mot d’accueil de Jean-François Balaudé (administrateur provisoire de l’École nationale des chartes – PSL)
  • 9h45 : mot d’accueil d’Édouard Vasseur (directeur adjoint du Centre Jean-Mabillon)

Histoires changeantes : périodisation des discours (10h-12h10)

  • Anna Mikhalchukh (doctorante à l’École nationale des chartes – PSL): « Représenter l’histoire locale à travers les sceaux (le cas de l’historiographie française du XVIIe s.) »
  • Matéo Yambrovitch (étudiant en master 2 d’histoire culturelle et sociale à l’Université Paris-Saclay) : « Les représentations des Templiers dans les ouvrages historiques (1789-1914) : du conspirationnisme contre-révolutionnaire à l’antisémitisme »
  • Elisa Chazal (postdoctorante à l’Université de Genève) : « La mise en récit des périodisations nationales à l’épreuve des usages : négocier et s’approprier l’Histoire dans les reconstitutions historiques de la fin du XIXe siècle »
  • Pauline Savéant (doctorante à Aix Marseille Université) : « Représenter les expositions coloniales dans les musées de Marseille : entre avancées historiographiques et politiques culturelles locales (des années 1980 à 2025) »

Échanges (30 minutes)

Histoires de pierres : sculpter le roman national (13h30-15h15)

  • Agathe Arrighi (doctorante à Sorbonne Université) : « La copie au service du récit national : politique de commande et construction historique au musée de Versailles sous la monarchie de Juillet »
  • Sarah Touboul-Oppenheimer (doctorante à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : « Un panorama des grands hommes de la nation allemande : la frise de la Alte Nationalgalerie de Berlin »
  • Birkan Argün (doctorant à l’Université Jean Monnet – Saint Étienne) : « La statuaire publique comme un médium artistique de représentation et de narration de l’Histoire, participant à la construction de mythes politiques et d’imaginaires collectifs aux XIXe et XXe siècles »

Échanges (30 minutes)

Guerres mondiales : des histoires mythifiées ? (15h30-17h45)

  • Laëtitia Desserrières (chargée de collections au musée de l’Armée) : « La Légende de France (1915-1917) : représenter l’Histoire nationale par le spectacle pendant la Première Guerre mondiale »
  • Simon Rozel (doctorant à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) : « Du mythe au contre-mythe : Le Chagrin et la Pitié de Marcel Ophuls »
  • Henri Bazan (doctorant à l’École nationale des chartes – PSL) : « Ce que l’équilibrage spatial fait à l’histoire : structures spatiales et représentations de la Seconde Guerre mondiale dans les FPS »

Échanges (30 minutes)

Mardi 14 avril 2026

Archives Nationales, site de Pierrefitte

  • 9h : accueil & café

L’Histoire sous toutes ses formes (littérature, arts du spectacle, cinéma) (9h30-11h40)

  • Romane Pierlovisi (doctorante à l’Université de Corse) : « Poétiques de l’Histoire : écrire la Corse génoise au XVIᵉ siècle entre voyage, chronique et épopée »
  • Maider Bedaxagar (doctorante à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour) : « La pastorale pour raconter le monde : étude d’un manuscrit basque de 1836 »
  • Carla Scalisi (doctorante à l’École nationale des chartes – PSL) :« La moresca dans les arts du spectacle du Paris de la Belle Époque : représentation, altérité et circulation culturelle »
  • Nicolas Martello (doctorant à l’Université de Lorraine) : « Représentation filmique de l’Histoire chez Philippe de Broca : contraintes, usages et mémoire »

Échanges (30 minutes)

Des voix contestataires pour une autre Histoire (13h-14h45)

  • Aurelia Piletitch (doctorante à Cergy Paris Université) : « Représenter l’histoire par le cinéma : mémoires, subjectivités et transmissions intergénérationnelles de la dictature brésilienne au prisme de l’analyse de trois films contemporains »
  • Jade Saber (doctorante à l’Institut national d’histoire de l’art) : « Rejouer le passé dans la production artistique contemporaine : Le Roman Algérien de Katia Kameli, enquête visuelle et polyphonique d’un mythe »
  • Michael Issa El Helou (doctorant à l’Université de Caen Normandie) : « L’œil mécanique face à l’Histoire : Dashcam et vidéosurveillance comme archives du 4 août 2020 »

Échanges (30 minutes)

  • 14h45 : pause
  • 15h-16h45 : visite de l’exposition « Illustrer l’histoire de France : l’épopée des manuels scolaires »
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Colloque – Solving the Schism: Empire and Papacy in the vortex of change, 1378–1417

The international conference “Solving the Schism: Empire and Papacy in the vortex of change, 1378–1417”, organised by the Institute of History of the Czech Academy of Sciences in collaboration with the University of Liège and the University of Minho, will take place on 23 and 24 April 2026 at the Academic Conference Centre (Husova 4a, Prague 1).
It is supported by the Czech Academy of Sciences’ Strategy AV21 research programme, “Anatomy of European Society, History, Tradition, Culture, Identity”, the Fund for Scientific Research (F.R.S.–FNRS, Belgium) and the Associate Laboratory for Research and Innovation in Heritage, Arts, Sustainability and Territory (IN2PAST, Portugal).

This international and interdisciplinary conference will examine the various proposals and initiatives for resolving the Great Western Schism (1378–1417), arguably the most significant spiritual and temporal crisis of the later Middle Ages (c.1300–1500). The proposed solutions included diplomatic negotiations, dynastic alliances, conciliar and reformist ideas, and military operational plans. We shall investigate how these were conceived, justified, expressed, and communicated through the textual, visual, spatial, and sonic media of the time.

The Schism grew out of an intricate web of religious, political, and cultural rivalries. The Emperor and the King of France pursued diverging policies with regard to the Papacy. Popes and cardinals in turn kindled the division of Western Christendom by creating competing systems of obedience. The Schism lasted for almost 40 years and was finally resolved by the Council of Constance in 1417. Some long-established truths that were fundamental to the medieval world were irreversibly shattered during this period, notably the unity of Western Christendom and the universal authority of the imperial and the papal dignities. The Schism newly polarised existing conflicts and wrought havoc with established political processes; it put into jeopardy the long-term efforts of the Luxembourg dynasty to preserve the imperial throne for their members (the so-called ‘hegemony of the Luxembourg dynasty’ in the Holy Roman Empire), and did the same to the project of reconciliation between France and England after the death of Edward III (1377). It also associated temporal polities with specific popes and encouraged the subtraction of obedience, thus depriving any of the two – and, from 1409, of the three – contemporaneous papacies of the role of universal European arbiter claimed by the papacy in previous centuries. In the temporal domain of the Pontiff, the Papal States, local lords and the more powerful among the papal cities took advantage of the unstable circumstances to reduce the political control of their overlords.

The situation gave rise to a significant production of treatises and pamphlets, in which solutions were being proposed, as well as specific artistic expressions that highlighted and disseminated the religious, cultural, and political claims and programmes of the parties involved. Universities, clerics, and nobles associated with the King of the Romans, the King of France, and the aspirant Popes proposed various peaceful or military projects and measures to put an end to the Schism. Among the temporal rulers of Western Christendom, the head of the Holy Roman Empire was by virtue of the imperial office the first to be called upon to resolve the schism. Crowned by the Pope, he represented universal temporal power. In 1378, however, Emperor Charles IV had just died and his seventeen-year-old son Wenceslas had only been crowned King of the Romans; his impending coronation by the Pope was contingent on the resolution of the Schism, opening up the Luxembourg dynasty to political challenges by their rivals, in particular the Wittelsbachs. How exactly the Holy Roman Empire, the papacies, and France navigated the complex situation and attempted to resolve the Schism while asserting their respective political importance, both on a diplomatic and military level, therefore remains an open question. What is widely known constitutes only the tip of the iceberg; the full complexity of European politics during the Schism remains relatively underexplored, leaving a full inquiry into the cultural and political dynamics of the Schismatic period open for investigation.

Contact:

Jana Fantysová Matějková
Institute of History of the Czech Academy of Sciences
fantysova@hiu.cas.cz

Christophe Masson
F.R.S.–FNRS / University of Liège
christophe.masson@uliege.be

Members of the conference committee:

Éric Bousmar (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles)
Jana Fantysová Matějková (Czech Academy of Sciences)
Mário Sérgio Silva Farelo (University of Minho)
Alexandra Gajewski (Burlington Magazine)
Karl Kügle (University of Oxford)
Christophe Masson (F.R.S.-FNRS / University of Liège)

Popiska k obrázku:
Honoré Bovet, L’Arbre des batailles, Paris, BN, ms. fr. 1266, f. 5r; Copyright Bibliothèque nationale de France

Source : Institute of History of the Czech Academy of Sciences

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Appel à contribution – “The Periphery at the Center.” Islands and Islandness in the Late Antique, Medieval, and Early Modern Mediterranean

Ankara
14.10.2026 – 17.10.2026

The Conference: ‘The Periphery at the Center.” Islands and Islandness in the Medieval and Early Modern Mediterranean,” aims at reassessing the political, religious, socio-cultural, and economic significance of insular geographies in relation to the great empires and polities across two millennia of Mediterranean history. Please submit abstract (max 400 words) including the title and authors of the paper as well as 5 keywords, and a brief biographical note should be sent to the organizers of the conference Dr. Filip Malesevic (filip.malesevic@bilkent.edu.tr ) and Dr. Luca Zavagno (luca.zavagno@bilkent.edu.tr ) by 15 May 2026. Accepted paper authors will be notified by email no later than 31 M

The Conference: ‘The Periphery at the Center.” Islands and Islandness in the Medieval and Early Modern Mediterranean,” aims at reassessing the political, religious, socio-cultural, and economic significance of insular geographies in relation to the great empires and polities across two millennia of Mediterranean history. Proposals for panels and/or individual papers for the parallel strands are welcome on the following topics:
– “Islandness:” beyond the Core-Periphery Model
– Cities of islands: urban spaces between connectivity and isolation
– Island cultural networks in periods of transition
– Insular Government Structures in the Mediterranean
– Ecclesiastical Institutions on Mediterranean Islands
– Insular economies of scale

Submission Requirements:
An abstract (max 400 words) including the title and authors of the paper as well as 5 keywords, and a brief biographical note should be sent to the organizers of the conference Dr. Filip Malesevic (filip.malesevic@bilkent.edu.tr ) and Dr. Luca Zavagno (luca.zavagno@bilkent.edu.tr ) by 15 May 2026.

Accepted paper authors will be notified by email no later than 31 May 2026. Selected papers will be considered for publication in a volume to be issued by a leading academic publisher.

Kontakt

filip.malesevic@bilkent.edu.tr; luca.zavagno@bilkent.edu.tr

Source : H-Soz-Kult

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Publication – « Parise la Duchesse. Chanson de geste du XIIIe siècle », trad. Bernard Ribémont

Parise la Duchesse est un texte intéressant à différents niveaux ; si l’auteur s’alimente à diverses sources, il les réexploite à sa façon, souvent de manière originale. De ce point de vue, la chanson apporte un double témoignage : d’une part, de la féconde intertextualité qui irrigue la littérature médiévale et, d’autre part, de la variabilité, de l’intervention d’auteurs qui ne sont pas enfermés dans le moule strict de la citation et de l’auctoritas. Par ailleurs, cette chanson véhicule un ensemble important de questions relatives au droit et à la jurisprudence, exemple du rôle que les chansons de geste ont pu jouer dans la représentation de l’imaginaire juridique et judiciaire de la société dans laquelle elles ont été composées.

Bernard Ribémont est professeur émérite de l’Université d’Orléans. Son travail de recherche se situe à la fois dans la longue durée (Antiquité tardive-fin du Moyen Âge) et dans une perspective interdisciplinaire. Ses travaux portent en majeure partie sur les textes didactiques (Christine de Pizan entre autres), sur les textes épiques, et sur les relations entre « savoirs savants » et littérature, tout particulièrement depuis une douzaine d’années sur le droit et la littérature.

Informations pratiques :

Parise la Duchesse. Chanson de geste du XIIIe siècle, trad. Bernard Ribémont, Paris, Honoré Champion, 20265 ; 1 vol., 268 p. (Classiques français du Moyen Âge, Traductions, 115). ISBN : 978-2-74536-509-5. Prix : € 30,00.

Source : Honoré Champion

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Publication – Nena Vandeweerdt, « Women and Work through a Comparative Lens. Gender and the Urban Labor Markets of Premodern Brabant and Biscay »

Women played a crucial role in medieval and early modern urban economies, yet their labor opportunities varied greatly depending on local institutions. This book compares the guild-structured labor markets of Antwerp and Mechelen in Brabant with Bilbao’s informal economy in Biscay during the fifteenth and sixteenth centuries. By analyzing these distinct institutional contexts, it offers a multifaceted understanding of women’s economic roles in premodern Europe. Drawing on a wide range of legislative and judicial sources, Vandeweerdt demonstrates how legal frameworks, socioeconomic structures, and individual strategies shaped women’s activities in small-scale trade. Bridging institutional analysis and personal agency, Women and Work through a Comparative Lens sheds new light on the interplay between labor organization and everyday practices in premodern Europe.

Nena Vandeweerdt is a postdoctoral researcher who studies gendered socioeconomic interactions in late medieval and early modern towns. She holds a PhD in History from the KU Leuven and the University of Cantabria. Her work focuses on urban labor markets, everyday life, and the use of digital humanities in historical research.

List of Figures
List of Tables
Acknowledgements
Abbreviations
A Note on Numbers

Introduction. Comparing Women’s Work
1. Institutions and Their Impact: The Guild Debate
2. “How Society Worked”
3. A North-South Comparison
4. Mapping the Terrain: Biscay and Brabant
Bilbao
Antwerp
Mechelen
5. Sources
6. Chapter Organization

Chapter 1. Tracing Women’s Work
1. Female Labor Sectors, Women’s Work, and Town Ordinances
Bread Trade
Fish Trade
Itinerant Informal Traders
Merchants
Artisan Workers
The Hidden Workforce
2. Women’s Financial Status
3. Conclusion

Chapter 2. Shaping the Framework
1. The Household Economy in Brabant and Biscay
Widows
Spousal Cooperation
Never-Married Household Members
Shifting Away from the Household Paradigm
2. Craft Guilds: The Stronghold of the Brabantine Urban Economy
3. Operating Informally: Main Street or Margins?
4. Conclusion

Chapter 3. Limiting Women’s Work
1. Bilbao’s Council and the “Protection of the Consumer”
2. Brabantine Guilds and Town Councils
Economic Motivations, Gendered Outcomes
The ‘Guild Effect’
3. Growing Restrictions?
4. Conclusion

Chapter 4. Wielding the Framework
1. Influencing Regulation
Wielding Authority
Direct Influence
Consent, Bargaining, and Leverage
2. Going to Court
Biscayan Tradeswomen in Court
Risk-Taking and Forum Shopping
The ‘Poverty Argument’
Group Recognition
3. Conclusion

Understanding Women’s Work

Bibliography
1. Archival sources
Biscay
Brabant
2. Printed sources
Brabant
Biscay
3. Secondary sources
4. Digital sources

Index

Informations pratiques :

Nena Vandeweerdt, Women and Work through a Comparative Lens. Gender and the Urban Labor Markets of Premodern Brabant and Biscay, Louvain, Leuven University Press, 2026 ; 1 vol., 250 p. (Mediaevalia Lovaniensia 52). ISBN : 978-9-46270-494-7. Prix :€ 29,50.

Source : Leuven University Press

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Appel à contribution – Konstruktionen des Falschen. Fälschung und Fake im Mittelalter

Unter dem Titel „Konstruktionen des Falschen. Fälschung und Fake im Mittelalter“ werden im Rahmen des 21. Symposiums des Mediävistikverbandes vom 22. bis zum 25. Februar 2027 an der Universität Münster die Phänomene Falschheit, Fälschung und fake in interdisziplinärem Zugriff erkundet.

Fälschungen zählen zu den klassischen Themen der Mediävistik. Für die historische Forschung bleibt es unerlässlich, die aus dem Mittelalter überlieferten schriftlichen und materiellen Zeugnisse mit strengem Blick auf ihre ‚Echtheit‘ zu prüfen. Das Bestreben, falsche Urkunden als solche zu entlarven, ja ganzen Fälscherwerkstätten rückwirkend das Handwerk zu legen, die Berichte der Historiographen unerbittlicher Kritik zu unterziehen, aber auch korrupte Überlieferungen textkritisch auszumerzen, hat nicht nur der historischen Erkenntnis unbezweifelbare Fortschritte beschert, sondern auch das Selbstverständnis des mediävistischen Betriebs profiliert. Sowohl in den Philologien als auch in der Geschichtswissenschaft war das Bemühen um den „Urtext“ ein wesentliches Motiv für die Etablierung einer fachwissenschaftlichen Methodik, ja bei der Ausdifferenzierung eigenständiger Fachdisziplinen überhaupt, ebenso wie das Bestreben, das „Original“ von der Kopie zu sondern, den Diskurs der Kunstgeschichte beflügelt hat.

Auf dem Symposium wollen wir eine andere Perspektivierung von Falschheit im Mittelalter vornehmen als die traditionelle Fälschungsforschung, indem zeitgenössische ‚Konstruktionen des Falschen‘ in den Blick genommen werden. Gefragt wird damit nicht nach Behauptungen, Texten oder Objekten, die aus heutiger Sicht falsch bzw. gefälscht sind, sondern danach, in welchen Kontexten und diskursiven Formationen ‚Falschheit‘ in den Kulturen des Mittelalters als solche konstruiert, ausgehandelt und kommuniziert wurde. Aus diesem Blickwinkel möchte das Symposium die Phänomene Falschheit, Fälschung und fake in interdisziplinärem Zugriff erforschen.

Wie Falschheit in ganz unterschiedlichen Feldern mittelalterlicher Gesellschaften ausgehandelt und ‚fabriziert‘ wurde, lässt sich nur in einer interdisziplinären Perspektive erforschen. Nach welchen Kriterien Fälschungen und Falschaussagen definiert und als solche zur Erscheinung gebracht werden, hängt von den spezifischen Diskursen und sozialen Kontexten ab, in denen Falschheit jeweils zugeschrieben und verhandelt wird. Welche spezifischen Formen von Falschheit überhaupt thematisiert und als relevant erachtet werden, kann in einem theologischen, rechtlichen, wirtschaftlichen oder ästhetischen Diskursrahmen jeweils unterschiedlich ausfallen. Diese Vielfalt an Evidenzkriterien, an diskursiven Regeln und epistemischen Bedingungen, die sich im Laufe des Mittelalters wandelten sowie regionale Besonderheiten aufwiesen, muss durch das Zusammenwirken von Geschichts- und Literaturwissenschaft, Kunstgeschichte, Musikwissenschaft, Theologie, Philosophie, Rechtsgeschichte, Judaistik, Islamwissenschaft, Byzantinistik und aller weiteren mediävistischen Disziplinen untersucht werden. Die Multiperspektivität unterschiedlicher Fächer ist für die Erforschung des Falschen unerlässlich – und dies in bester mittelalterlicher Tradition: Dass am Privilegium maius, jener aus fünf gefälschten Urkunden bestehenden Konstruktion von Sonderrechten für die Habsburger, die der falsche Erzherzog Rudolf IV. von Österreich im Jahr 1358/59 fabrizieren ließ, irgendetwas faul sein musste, war mit Petrarca bereits einem Zeitgenossen aufgefallen, der als Historiker, Dichter, Philosoph und Jurist in besonderem Maße für ‚Interdisziplinarität‘ im Mittelalter steht.

Systematisierung und Teilbereiche

Die Zuschreibung von Falschheit kann unterschiedliche Formen annehmen. Diese Formen hängen maßgeblich davon ab, welchen Trägern oder Medien die Eigenschaft, ‚falsch‘ zu sein, in den Diskursen des Mittelalters jeweils zugewiesen wird. Wir möchten in einer ersten Hinsicht grundsätzlich zwischen Attribuierungen in Bezug auf Propositionen und Narrative (ad verbum), Akteure und soziale Gruppen (ad personam) sowie Objekte und Artefakte (ad rem) unterscheiden. Wird in bestimmten Kontexten etwa der Wahrheitsanspruch kursierender Gerüchte, theologischer Lehren oder literarischer Erzählungen zurückgewiesen, so geraten in anderen Fällen bestimmte Akteure ins Visier des Vorwurfs, durch Heuchelei, Verstellung oder Täuschung einen ‚falschen Schein‘ zu kreieren, unter dem sie ihr wahres Sein verbergen. Falschheitszuschreibungen gegenüber Dingen und Artefakten liegen hingegen vor, wenn materielle Objekte oder ganze Dokumente, wie Reliquien, Siegel, Münzen, Kunstwerke, Urkunden, Briefe oder religiöse Überlieferungen, als solche verdächtigt werden, Fälschungen zu sein.
In einer zweiten Hinsicht unterscheiden sich Falschheitszuschreibungen in Bezug auf ihren jeweiligen Geltungsanspruch. So kann sich die Deklaration ‚falsch‘ auf einen verfehlten Wahrheitsanspruch (‚unwahr‘), auf einen trügerischen Authentizitätsanspruch (‚unecht‘) oder auf einen verletzten normativen Geltungsanspruch (‚unrichtig‘ oder ‚ungültig‘) beziehen. Während Faktenaussagen oder religiöse Lehren hinsichtlich ihres Wahrheitsgehalts als falsch betrachtet werden, erfahren Urkunden, Reliquien oder soziale Rollen Zurückweisung in Bezug auf ihre Echtheit oder Authentizität. Ein Verhalten, das als Verletzung einer sozialen Norm erscheint, oder eine Textversion, die vom etablierten Standard abweicht, wird demgegenüber als unrichtig im Sinne einer unerwünschte Devianz betrachtet.
In Verbindung mit den drei Trägern der Zuschreibung (ad verbum, ad personam und ad rem) lassen sich die drei Geltungsansprüche des Falschen (unwahr, unecht und unrichtig) schließlich wiederum im Hinblick auf drei verschiedene Funktionen in den Blick nehmen, die derartige Attribuierungen von Falschheit jeweils erfüllen. Wir unterscheiden dabei zwischen Desambiguierung und Distinktion (1), Normierung und Ausschließung (2) sowie Legitimation und Delegitimation (3). Diese Funktionen bilden die ersten drei Teilbereiche unseres Symposiums. Ein vierter Bereich ist schließlich dem Thema Falschheit in der Forschungsgeschichte der Mediävistik gewidmet (4).

1. Desambiguierung und Distinktion

Auf einer basalen Ebene erfüllt die Zuschreibung von Falschheit die Funktion einer Vereindeutigung und Unterscheidung. Aussagen, Lehrsysteme, Erzählungen oder Objekte als falsch zu deklarieren, dient auf dieser grundsätzlichen Ebene dazu, die Grenze zwischen wahr und falsch zu bestimmten und epistemische Unsicherheiten einzuhegen. Philosophische und theologische Diskussionen in scholastischen Quaestiones zielen in diesem Sinne darauf ab, das Wahre vom Falschen durch Regeln zu sondern. Grundlegende Klärungen dieser Art begegnen jedoch in sehr verschiedenen Kontexten. Während vor Gericht im frühen Mittelalter noch mittels Reinigungseid, Gottesurteil oder gerichtlichem Zweikampf die „Wahrheit“ eines Sachverhalts ermittelt wurde, rekurrierte man seit dem Hochmittelalter zunehmend auf das Inquisitionsverfahren, in dem ein Richter von Amts wegen Beweistatsachen ermittelte, die geeignet waren, die Wahrheit oder Falschheit von Anschuldigungen festzustellen. Das Bedürfnis nach Vereindeutigung und Unterscheidung macht sich in mittelalterlichen Gesellschaften ebenso in Phasen einer gesteigerten Unsicherheitserfahrung bemerkbar, in denen unterschiedliche Meinungen oder Gerüchte zirkulierten, deren Wahrheitsgehalte den Zeitgenossen zweifelhaft erschienen. Chronisten oder andere zeitgenössische Beobachter waren in solchen Situationen häufig bemüht, bestimmte Behauptungen durch Rekurs auf verschiedene Mittel der Prüfung oder anhand von Plausibilitätsvermutungen als unglaubwürdig oder falsch zu deklarieren, um die bestehende Unsicherheit zu bewältigen. In der Literatur dient die Aufdeckung von Täuschungen oder die Entlarvung von Heuchlern dazu, Ambiguität zu reduzieren. Derartige Praktiken der Desambiguierung können auch in Form von Visualisierungen begegnen, die die Falschheit bestimmter Sachverhalte vor Augen stellen.

Mitunter führten diese Zuschreibungen von Falschheit bei den Zeitgenossen, die ihre Umwelt beobachteten, auch zu Reflexionen darüber, welche Gefahren von falschen Gerüchten ausgingen und wie mit kursierenden Falschmeldungen oder Lügen umzugehen sei. Dies konnte etwa in rhetorischen Traktaten oder in Beichthandbüchern, in theologischen oder juristischen Erörterungen über die ‚Lüge‘, aber ebenso in der Literatur des Mittelalters geschehen, in welcher die erfolgreiche Verbreitung sowie die Aufdeckung von Falschnachrichten mitunter dezidiert thematisiert oder satirisch verarbeitet wurden. Gleichzeitig trug die Literatur des Mittelalters in diesem Kontext entscheidend dazu bei, Kategorien und Begriffe zu etablieren, mit denen verschiedene Formen von Falschheit – wie Lüge, Betrug, Fälschung oder Dissimulation – differenziert werden konnten. Derartige Reflexionen über das Falsche erhielten in der Literatur besondere Dynamik, insofern sich die mittelalterliche Dichtungstheorie mit dem klassischen Vorwurf, die Fiktionen der Dichtung seien nichts als Lügen, auseinanderzusetzen hatte. In diesem Zusammenhang ist auch die mittelalterliche Rezeption der aristotelischen Unterscheidung von poesia und historia zu bedenken.

Daraus ergibt sich schließlich die Frage, inwiefern es bereits im Mittelalter Reflexionen über Bedingungen gab, unter denen zwischen „wahr“ und „falsch“ entschieden werden konnte. Zu untersuchen ist auch, wer Prüfungen und Verifikationen durchführen konnte und auf welchen Grundlagen diese basierten. Gefragt werden kann, ob es die Position von Beobachtern zweiter Ordnung gab, die solche Reflexionen „von außen“ anstellten und mittelalterliche Praktiken und Diskurse wahrnehmen und darüber reflektierten. Schließlich lässt sich auch die Frage stellen, ob bereits im Mittelalter über die Zulässigkeit und das Potential des Einsatzes technischer Hilfsmittel und Instrumente nachgedacht wurde, die Einfluss auf die Konstituierung „wahrer“ und „falscher“ Tatsachen gehabt haben könnten.

2. Normierung und Ausschließung

Indem bestimmte Artefakte, Textüberlieferungen, liturgische und künstlerische Techniken (etwa im Bereich der Musik, Dichtkunst oder Malerei), philosophische Lehrsätze, theologische Dogmen, ganze religiöse Strömungen oder soziale Praktiken (z.B. der Lebensführung oder des Regierens) als ‚falsch‘ betrachtet und objektiviert werden, realisieren Falschheitszuschreibungen die Funktion einer Normierung und Ausschließung. Ein spezifischer Fall sind Lehrverurteilungen des Mittelalters, die bestimmte Ansichten als unwahr aus dem Diskurs verbannen, der auf diese Weise eine Regulierung erfährt. Die Deklaration von Behauptungen oder Glaubenssätzen als heterodox dient gleichzeitig einer Normierung der jeweiligen Orthodoxie. Regulierungs- und (damit verbunden) Kanonisierungsprozesse finden jedoch ebenso statt, wenn bestimmte Textversionen, liturgische Praktiken, künstlerische Techniken und Stile oder soziale Verhaltensweisen als unrichtig bestimmt und damit aus dem jeweils normativ etablierten Kanon exkludiert werden. Normative Quellen, wie Fürstenspiegel, moraltheologische, dichtungstheoretische und musiktheoretische Traktate oder Vorschriften der (religiösen) Lebensführung lassen sich im Hinblick auf derartige Ausschlusspraktiken befragen.
Die Prüfung des Wahrheitsgehaltes – verbunden mit der Aussonderung von falschem oder zweifelhaftem Material – spielte auch eine besondere Rolle bei der Konstituierung von Traditionsketten islamischer Überlieferungen über Aussprüche und Handlungen des Propheten oder von Prophetengenossen. Spezialisten für die Überprüfung von Ḥadīṯen bemühten sich darum, möglichst vertrauenswürdige, kurze Überlieferungsketten ausfindig zu machen, die den Wahrheitsgehalt des überlieferten Inhalts (als „gesunde“ Ḥadīṯe) gewährleisten sollten, die dann normative Geltung im Rahmen des islamischen Rechts beanspruchen konnten. Eine Strategie der Autorisierung bestand darin, vor- und außerislamisches Wissen bestimmten frühislamischen Überlieferern zuzuschreiben, um solches Wissen dann zu legitimieren und nutzbar zu machen. Der Ausschluss bestimmter, als falsch deklarierter Überlieferungen oder Inhalte ging auch dabei mit einer Normierung des Kanons einher.

3. Legitimation und Delegitimation

Die Zurückweisung der Geltungsansprüche von Behauptungen, Lehren, sozialen Rollen oder Artefakten, die damit jeweils als falsch deklariert werden, dient in verschiedenen Kontexten dazu, die Positionen gegnerischer Parteien zu delegitimieren oder die Rechtmäßigkeit von Herrschafts- und Besitzansprüchen, die auf der Echtheit bestimmter Dokumente oder Objekte basieren, in Abrede zu stellen. Falschheitszuschreibungen zum Zweck der (De)legitimation begegnen besonders in Konfliktkonstellationen, in denen die Zeitgenossen veranlasst wurden, über die Grenze zwischen Wahrheit und Lüge oder Echtheit und Fälschung zu streiten. So konnten die Zirkulation sowie der propagandistische Einsatz von ‚Gerüchten‘ mit offenen Konflikten um deren Wahrheitsgehalt einhergehen. In derartigen Kontroversen, in denen widerstreitende Geltungsansprüche aufeinanderprallten, waren die Konfliktparteien darum bemüht, die jeweils andere Position als falsch, lügnerisch oder irrtümlich auszuweisen. Die Wahrheits- und Authentizitätsansprüche von hagiographischen Erzählungen, Urkunden, Siegeln oder Reliquien wurden mitunter bestritten, um darauf beruhende Reklamationen von Besitz, Prestige, Herrschaft oder sozialem Rang als illegitim auszuweisen.

Andere Fälle betreffen Zeiten politischer Krisen, in denen Thronprätendenten auftraten, die behaupteten, in ihnen sei ein seit langem abwesender oder gar verstorben geglaubter Herrscher zurückgekommen. Solche „falschen Herrscher“ wurden instrumentalisiert, um dynastische Machtansprüche zu erheben, wobei solche Prätendenten, deren Echtheit unter den Zeitgenossen mitunter heftig umstritten war, häufig gerade in Städten auftraten und dort in bestimmten sozialen Milieus auf Akzeptanz stießen. „Papstfabeln“ wiederum forderten herkömmliche Narrative über die Legitimation des Papstamtes heraus, indem über die Idoneität von Anwärtern, die Akzeptanz von Verhaltensweisen und die Bedingungen der Möglichkeit einer weiblichen Amtsnachfolge bzw. deren Verhinderung reflektiert wurde. Wie bei den „falschen Herrschern“ ging es hier darum, mit narrativen und rhetorischen Mitteln über die Legitimität von Ansprüchen zu verhandeln und zu streiten. Die zahlreichen Vorwürfe von Hypokrisie oder Betrug, die in religiösen, politischen oder ökonomischen Kontexten mittelalterlicher Gesellschaften erhoben und in der Literatur reflektiert wurden, zielen vielfach darauf ab, die falsche Fassade von Akteuren und Gruppen zu enttarnen, deren Handeln auf diese Weise als unrechtmäßig diffamiert wird. Konstruktionen von Falschheit zum Zweck der Delegitimation wurden im Mittelalter aber ebenso in und durch Bildmedien bewerkstelligt, wie etwa anhand der Darstellungen von Lügnern und Heuchlern oder in den Visualisierungen von Verrat und Betrug in Schandbildern greifbar wird.
Der Vorwurf der Fälschung normativer religiöser Quellen wurde im Mittelalter von verschiedener Seite erhoben. Nach islamischem Verständnis hatten Juden und Christen die ihnen offenbarten heiligen Schriften verfälscht; vor diesem Hintergrund erschien der Islam als Wiederherstellung des angeblichen ursprünglichen, reinen Monotheismus. Schon zuvor waren in antijüdischer christlicher Polemik Vorwürfe erhoben worden, die Juden hätten ihre heiligen Schriften (das christliche Alte Testament) gezielt verfälscht, um nicht die Messianität Jesu von Nazareth anerkennen zu müssen. Juden wehrten sich gegen christliche Verunglimpfungen mit einer polemischen Jesusbiographie, den Toledoth Jeshu, in denen der angebliche Messias als Betrüger „unreiner“ Herkunft desavouiert wird. Der islamische Prophet Muḥammad wiederum erscheint in der lateinischen und griechischen Islampolemik als Mahomet, der als Häresiarch, Pseudoprophet und Antichrist geschmäht wird. In all diesen Fällen wurde vor bestimmten Teilöffentlichkeiten und Adressatenkreisen um die Legitimität von Wahrheits- und Authentizitätsansprüchen verhandelt und gestritten.

4. Das ‚Falsche‘ in der Mediävistik

Der vierte Teilbereich des Symposiums ist der Rolle gewidmet, die der Umgang mit Falschheit und Fälschungen sowie deren Aufdeckung in der Etablierung und Selbstverständigung der mediävistischen Disziplinen seit dem 19. Jahrhundert gespielt hat und bis heute spielt. Dabei soll es auch darum gehen, welche Nachwirkungen mittelalterlicher Fälschungen und Falschheitszuschreibungen in der modernen Forschungsgeschichte gezeitigt haben. Dazu zählen nicht nur Debatten um die Echtheit von Urkunden, Münzen und Reliquien oder die Identität der „falschen Herrscher“; auch die Diskussionen um das Verhältnis von Wahrheit und Fiktion in mittelalterlichen Reiseberichten fallen in diesen Bereich. Der Wahrheitsgehalt der Schilderungen Marco Polos, der sich eines in rhetorischen und narrativen Techniken geschulten Spezialisten bediente, um seinen Reisebericht zu verschriftlichen, ist in der modernen Forschung – nicht nur deshalb – bis heute umstritten. Die Frage nach Historizität und Authentizität, nach Legenden und Fälschungen in Reiseberichten stellt sich auch im Hinblick auf die „Reise“ (riḥla) des Ibn Baṭṭūṭa, der angeblich bis nach Indien und China gelangt sein soll.
Schließlich haben moderne Fälschungen in der Mittelalterforschung mitunter eine beachtliche Wirkung entfaltet. In der Kunstgeschichte wurde „gefälschtes Mittelalter“, d.h. Fälschungen der Neuzeit, lange als echt akzeptiert und entsprechend forschungsgeschichtlich rezipiert. Gerade weil die Fälscher mitunter über beträchtliches Wissen im Hinblick auf mittelalterliche Techniken und Materialien verfügten, konnten die von ihnen verfertigten Artefakte lange Zeit Grundlage mediävistischer Forschung sein.

Einreichung von Sektions- und Vortragsvorschlägen
Vorschläge für Sektionen und Einzelvorträge werden bis zum 31.05.2026 per Mail erbeten an falsemed27@uni-muenster.de.

Sektionen steht ein Slot von 90 Minuten zur Verfügung, sie bestehen in der Regel aus drei Vorträgen, die interdisziplinär anschlussfähig sein sollen. Die Vortragsdauer beträgt max. 20 Minuten. Die Vortragenden einer Sektion sollen mindestens zwei unterschiedliche Fächer vertreten.

Jeder Vorschlag (Einzelvortrag und Sektionsvortrag) soll mit einem kurzen Abstract von max. 2000 Zeichen inkl. Leerzeichen versehen sein. Bei Sektionseinreichungen soll zusätzlich ein kurzes Gesamtkonzept zu übergreifenden Fragestellungen und Zielen (max. 2000 Zeichen inkl. Leerzeichen) gegeben werden.

Es wird darum gebeten, bei der Einreichung die Nummer des Themenblocks (1-4, s.o.) sowie die beabsichtigte Vortragssprache anzugeben.

Wir freuen uns auf Ihre Einreichungen!

Kontakt

Wolfram Drews und Christian Scholl
falsemed27@uni-muenster.de

Source : H-Soz-Kult

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Exposition – Graver & Interpréter à la Haute Renaissance

Du 14 février au 10 mai, le Domaine & Musée royal de Mariemont et l’Université de Liège présentent « Graver & Interpréter à la Haute Renaissance ».

L’expo-focus révèle comment les modèles de la Renaissance se sont multipliés et diffusés grâce à la gravure d’interprétation, offrant un autre regard sur l’art du 16e siècle. Elle permet de redécouvrir l’œuvre de grands maîtres célèbres sous une forme originale, de mettre à l’honneur une pratique artistique encore méconnue du grand public et de découvrir le travail pionnier de l’artiste Giovanni Antonia da Brescia. Comme un retour dans le temps, elle montre comment ces artistes aujourd’hui universellement reconnus ont gagné en notoriété à travers l’Europe dès leur époque.

La circulation des arts en Europe

Bien avant l’invention de la photographie, la gravure constitue un formidable moyen de circulation des images et des idées. Les gravures d’interprétation participent ainsi activement à la renommée des maîtres de la Renaissance, contribuant à la diffusion d’un langage artistique commun au sein de l’Europe du 16e siècle.

Origine d’une pratique et rôle de da Brescia  

L’expo-focus revient sur les prémices de cette pratique artistique, dont l’essor s’accentue autour de 1510, grâce à la collaboration entre Raphaël et Marcantonio Raimondi. Elle met en lumière un pionnier : Giovanni Antonio da Brescia, graveur actif entre 1500 et 1520, qui a traduit en gravure les œuvres de Mantegna, de Vinci, Dürer, Raphaël, ainsi que des sculptures antiques de référence. Aucune exposition n’avait encore été dédiée à Giovanni Antonio da Brescia dont l’œuvre, bien que fondatrice, demeure largement méconnue.

Chefs-d’œuvre et gravures d’interprétation originales

Le parcours confronte des gravures d’interprétation originales à des reproductions photographiques des plus grands chefs-d’œuvre de la Renaissance : La Cène de Léonard de Vinci, Les Triomphes de César de Mantegna, Le Fils prodigue de Dürer, Neptune calmant les vents de Raphaël

Des figures mythologiques ou bibliques, des portraits de vieillard ou de dame de cour reflètent les goûts et modes de la Renaissance.

L’expo-focus explore également l’intérêt du début du 16e siècle pour l’Antiquité, stimulé par les découvertes de monuments emblématiques dans le sol de Rome. Parmi les premiers, da Brescia reproduit le Torse du Belvédère, la Vénus Mazarin et divers motifs ornementaux inspirés des somptueux décors de la Domus Aurea, vaste complexe palatial édifié sous le règne de l’empereur Néron.

Gravures rares et inédites

Une quarantaine de gravures originales, accompagnées de reproductions photographiques, de sculptures et d’outils d’atelier, permettent de reconstituer le contexte artistique foisonnant du début du 16e siècle. 

Grâce à la collaboration exceptionnelle de la BnF, l’exposition présente des gravures d’une rareté remarquable — certaines connues en deux exemplaires seulement, d’autres uniques au monde.

Les autres prêts proviennent de collections muséales de premier plan :

  • Le Louvre et la collection Edmond de Rothschild ;
  • La bibliothèque royale de Belgique (KBR) ;
  • Le Musée Wittert de l’Université de Liège (dont les huit œuvres prêtées sont jusqu’ici inédites) ;
  • Le Centre de la Gravure et de l’Image imprimée.

Les visiteurs se familiarisent avec la technique de la gravure au burin grâce à une vidéo réalisée par le musée de l’Imprimerie de Nantes, diffusée ici par le musée de Pont-Aven.

Enfin, une sélection d’œuvres antiques des collections de Mariemont crée un pont visuel et stylistique entre Antiquité et Renaissance.

L’expo-focus invite à découvrir le rôle fondamental de la gravure d’interprétation dans l’histoire de l’art et à parcourir l’héritage d’un artiste fascinant longtemps oublié.

Commissariat

L’exposition est réalisée sous le commissariat de Laure Fagnart, historienne de l’art et maître de recherches du F.R.S-FNRS/Université de Liège, et de Stefania Tullio Cataldo, historienne de l’art indépendante, enseignante à l’Université Catholique de l’Ouest (Angers) et membre associé au CNRS (Laboratoire ITEM)

Production et partenaires 

L’exposition est une coproduction entre le Domaine & Musée royal de Mariemont et l’ULiège, avec la collaboration exceptionnelle de la Bibliothèque nationale de France. 

Cette expo focus s’inscrit dans une longue tradition de collaboration entre Mariemont et l’Université de Liège. Après plusieurs manifestations conjointes consacrées à l’Antiquité, elle marque une première collaboration dédiée à la Renaissance et ouvre un nouveau chapitre dans le partenariat entre l’ULiège et Mariemont.

Adresse : Musée royal de Mariemont Chaussée de Mariemont, 100 7140 Morlanwelz Belgique

Source : Mariemont

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