Appel à contribution – Passages romans : portes, portails, porches et portiques (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle)

34e colloque d’Issoire sur l’art roman et la période romane
09-11 octobre 2026
organisé par l’association « Terres Romanes d’Auvergne », avec le soutien de la ville d’Issoire et de l’Alliance Universitaire d’Auvergne

Date limite d’envoi des propositions de communication : 30 juin 2026

Après plus de trente années d’exploration de divers aspects de l’art roman européen, le 33e colloque d’Issoire (octobre 2025) avait proposé un recentrage sur la province même d’Auvergne. Dans la ligne des réunions de 2023 et 2024 (consacrées respectivement aux thèmes des artistes et artisans, puis de la mobilité et des voyages), le 34e colloque de 2026 reviendra à une proposition thématique :

Passages à l’époque romane : portes, portails porches et portiques

Le thème retenu concerne au premier chef les realia : étude des édifices existants, des représentations anciennes, des sources archivistiques concernant des édifices disparus et des résultats des investigations archéologiques récentes.

Les édifices religieux sont convoqués mais aussi les palais, châteaux, enceintes urbaines, ainsi que les « maisons romanes ».

Est sollicité un réexamen critique des considérations concernant les dispositifs architecturaux : mode d’inclusion du portail dans l’ensemble de la façade ou du dispositif défensif ; ouverture, à l’époque considérée, des grands portails solennels à tympans sur « l’extérieur » ou sur une cour, un cloître ; succès des types de la tour-porche et du massif occidental à deux tours ; édification d’avant-porches, de « Galilée », de barbacanes (de défense ou d’attaque : cf. Roman de Renard et Roman de Garin), de ponts d’accès (Dinan sur la tapisserie de Bayeux)…. Portes et portails furent l’objet de soins décoratifs particuliers (sculptures, pentures…) qui méritent des études renouvelées, ainsi que leurs représentations symboliques dans l’iconographie (Portes du Paradis, de l’Enfer du Paradis, de villes ou de fortifications.

L’attention doit également se porter sur les citations et évocations textuelles (diplomatiques, littéraires) et les représentations artistiques, souvent à portée idéologique, des portes et portails (chapiteaux, fresques, enluminures, sceaux, monnaies…). L’intérêt se portera aussi sur les usages rituels (liturgiques et autres) de la porte.

L’extension à la notion plus vaste de « passage » invite à prendre en compte la dialectique de l’intérieur versus l’extérieur, le thème du passage de l’un à l’autre et de son contrôle (militaire, fiscal, religie , notamment en milieu urbain. Sont également dignes d’intérêt les exemples de réutilisation, voire de changements d’usage, à l’époque romane, de monuments antiques équivalents (« Porte Noire » de Besançon, « Porta Nigra » de Trèves…).

L’historiographie de la thématique et de ses différentes manifestations pourra prendre place au sein de chacune des contributions mais aussi être l’objet de la réflexion dans une ou des contributions dédiées.

Sont sollicités, dans ces perspectives, historiens de l’art, archéologues, historiens, spécialistes de littérature médiévale, linguistes, juristes, théologiens, mais aussi conservateurs et restaurateurs…

Au-delà de l’Europe médiévale latine, les territoires concernés s’étendent aussi aux mondes byzantin, russe et ukrainien, et aux terres d’Islam.

Comme il est de coutume depuis plus de trente ans, les communications feront l’objet d’une publication dans un numéro dédié de la Revue d’Auvergne, organe de l’Alliance Universitaires d’Auvergne / Société des amis de l’Université Clermont Auvergne.

Modalités de soumission

Le 34e colloque international d’art roman et sur la période romane se tiendra à Issoire (Puy-de-Dôme) les 9, et 10 octobre 2024 (dimanche 11 consacré à l’excursion)

Date limite d’envoi des propositions de communication : mardi 30 juin 2026

Vos propositions de communication sont à retourner par courriel, conjointement,

à Jean-Luc Fray : j-luc.fray@uca.fr

et à Nathalie Monio : terresromanesauvergne@gmail.com.

Merci de bien vouloir y préciser : vos nom et prénom ; profession et/ou structures de rattachement ; adresses postale et de courriel ; titre de la communication et résumé d’une quinzaine de lignes au maximum en français ou en allemand, italien, espagnol, néerlandais ou anglais.

Réunion du comité scientifique du colloque et élaboration du programme : début juillet 2026. Vous recevrez dans les jours qui suivront un courriel vous avisant de la décision dudit comité.

Les frais de déplacement des communicants seront pris en charge par « Terre Romane d’Auvergne » qui organisera également leur hébergement.

Comité scientifique et d’organisation

Dominique Allios, Maître de conférences HDR en Histoire de l’Art et Archéologie médiévales à l’Université de Rennes 2, LAHM, CreAAH (UMR 6566)

Alphonse Bellonte, président de Terres romanes d’Auvergne

Pascale Chevalier, Professeure d’Histoire de l’Art et d’Archéologie du Moyen Âge à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (CHEC – UPR 1001)

Jean-Paul Fanget, Docteur en Histoire, Président de l’Alliance universitaire d’Auvergne. Directeur de la Revue d’Auvergne

Jean-Luc Fray, Professeur émérite d’Histoire du Moyen Âge à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (CHEC – UPR 1001), vice président de l’Alliance universitaire d’Auvergne, directeur-adjoint de la Revue d’Auvergne

Sébastien Fray, Maître de conférences en Histoire du Moyen Âge à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, LEM-CERCOR (UMR 8584)

Nathalie Monio, DEA d’Archéologie. Adjointe au maire de Chauriat (Puy-de-Dôme), en charge du patrimoine et des affaires culturelles. Secrétaire de Terres romanes d’Auvergne

Annie Regond, Maîtresse de conférences honoraire en Histoire de l’art moderne. Présidente de l’association Archiclassique

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Offre d’emploi – Lecturer in Latin and Manuscript Studies (University of Kent)

Closes: 31st May 2026

Are you an engaging educator with the expertise to inspire students in Latin and Palaeography? If so, this 12 month fixed term role, offered on an Education, Scholarship & Professional Practice contract, could be ideal.

The School of Humanities seeks an enthusiastic and engaging scholar with experience of teaching Classical and Medieval Latin at all levels, and sufficient expertise to teach Medieval and Early Modern Palaeography at postgraduate level, for the academic year 2026–27. 

As Lecturer in Latin and Palaeography you can expect to be involved in:

  • Convening and delivering postgraduate modules in Latin and Palaeography
  • Providing high-quality teaching through seminars and lectures, alongside timely feedback and academic support
  • Supervising undergraduate and postgraduate dissertations in relevant subject areas
  • Contributing to the activities of the Centre for Medieval and Early Modern Studies and wider academic community

What will you bring to the role?

  • A PhD in a relevant discipline, or equivalent experience
  • Strong expertise in post-classical Latin and medieval and/or early modern palaeography
  • Experience of delivering high-quality teaching, particularly at postgraduate level
  • Excellent communication skills and a collaborative, student-focused approach

What we can offer in return:

As a member of our team, you can expect a friendly, open and collaborative working environment and support in your development and wellbeing. You’ll enjoy a range of great staff benefits including:

  • 43 days’ leave per year (personal leave, bank holidays and additional days allocated for the Christmas period, pro rata for part-time staff)
  • Excellent pension scheme with generous employer contributions
  • Corporate employee-funded healthcare plan, in partnership with Benenden Health

For more information about what you can look forward to if you join us, visit our dedicated webpage: Working at Kent

We are ambitious for our people, our communities and the region we serve – join us in making the world a better place. Visit our website for more on who we are: http://www.kent.ac.uk/about/

Please see the links below to view the full job description and to apply for this post. For further information regarding the application process, please contact peopleserviceshr@kent.ac.uk quoting reference number SOH-015-26.

It is anticipated that the interview for this role, including a teaching presentation, will be held on 25 June 2026, and the role will commence on 21 September 2026. Informal enquiries about the post can be sent to S.Ivanic@kent.ac.uk and R.D.Gallagher@kent.ac.uk.


We particularly welcome applications from female and black, Asian and minority ethnic candidates as they are under-represented at this level in this area

Further details:

*Occasionally we may need to close a vacancy before the published deadline due to a high number of applications being received, therefore we strongly advise you to submit your application as soon as possible. (All vacancies will be open for at least one week.)

PLEASE NOTE: We prioritise applications from current University of Kent redeployees. We will let you know if this post is to be filled by a redeployee as, in this instance, your application will unfortunately not be taken forward.

We know applicants may use AI tools to help prepare job applications. For guidance on how to use AI responsibly and effectively, see: Using AI in your job application

Applications must be made via the University’s online application system; CVs or details sent directly to the department or via email cannot be considered.

The University of Kent values diversity and equality at all levels.

Source : Jobs.ac.uk

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Appel à contribution – Täuschende Tiere? Von Sein und Schein in der mittelalterlichen Tierdarstellung

Interdisziplinäre Sektion im Rahmen des Symposions „Konstruktionen des Falschen. Fälschung und Fake im Mittelalter“ des Mediävistikverbands e.V., Universität Münster, 22.–25. Februar 2027.

Wir suchen Beiträge aus allen mediävistischen Teildisziplinen, die aus der Perspektive der Human-Animal Studies neue Zugänge zu textlichen und bildlichen Darstellungen, Semantisierungen und Funktionalisierungen von Tieren und tierlichen Materialien im Mittelalter eröffnen.

Tiere sind im mittelalterlichen Weltbild allgegenwärtig: als Schöpfungszeuge und Auslegungshilfe der Heilsgeschichte, als ökonomische Ressource (Arbeitskraft, Nahrung, Materialien) und als emotionale oder symbolische Bezugspunkte am Hof und im Kloster. Neben Affektbindungen (etwa Isoldes Hündchen Petitcreiu oder der Löwe als Gefährte des Iwein) begegnen markante Feindbilder und „unlautere“ Tiere – dies nicht nur in Drachenepisoden, sondern auch in narrativen und didaktischen Kontexten. So schildert Beda in der ‘Vita Cuthberti’ zwei Raben, die Stroh stehlen und nach Zurechtweisung « bußfertig » zurückkehren; in der europäischen Tierdichtung (‘Ysengrimus’, ‘Roman de Renart’; mndl./mnd. ‘Reinke Fuchs’) ist der Fuchs Inbegriff der List, Heuchelei und Prozessintrige. Bestiarien und der ‘Physiologus’ codieren « falsches » Tierverhalten als moralische Allegorie (Krokodilstränen, die ventriloquierende Hyäne u.a.). Zugleich verschränken sich Glauben, Warenverkehr und Empirie: Narwalzähne zirkulieren bis in die Neuzeit als « Einhornhörner »; Fossilien wie Haifischzähne (« Natternzungen ») oder Belemniten (« Donnerkeile ») gelten als Antidote; vermeintliche « Krötensteine » werden Tieren zugeschrieben; Walrosselfenbein wird als Elefantenelfenbein gehandelt; « Greifenklauen » entpuppen sich als Steinbockhörner.

Die Sektion adressiert insbesondere folgende Themenfelder:

1. Tierische Falschheit
– Welche Tiere gelten aufgrund zugeschriebener Eigenschaften/Verhaltensweisen als falsch, betrügerisch oder hinterhältig?
– Wie artikuliert sich diese Falschheit gegenüber Menschen, Umwelt und anderen Tieren (etwa in Narration, Ikonographie, Recht, Predigt)?
– Welche Deutungshorizonte (z.B. Allegorese, Morallehre, Askese, Fürstenspiegel) werden damit aktiviert?

2. Tierische Fälschungen
– Welche Tiere sind als Fiktionen/Fehlbestimmungen konstruiert (z. B. Einhorn, Basilisk, Mantikor) und wie werden sie stabilisiert oder kritisiert (etwa bei Isidor, Thomas von Cantimpré, Bartholomaeus Anglicus, Albertus Magnus)?
– Wie interagieren Glaube, Autorität (auctoritas) und Beobachtungspraxis/Empirie in diesen Diskursen?
– Welche diachronen Verschiebungen zeigen sich zwischen Enzyklopädie, Bestiarien, Reiseberichten und naturphilosophischen Texten?

3. Tierischer ‘Etikettenschwindel’ (Materialität und Märkte)
– Welche tierischen Produkte und Derivate dienen der Aufwertung von Macht, Einfluss und Prestige (z.B. Elfenbein, Purpur/Kermes, Ainkhürn, Ambra)?
– Wie werden solche Materialien gewonnen, zirkuliert, umetikettiert (‚re‑brand‘) und rechtlich/moralisch gerahmt?
– Welche Diskurse (u.a. Theologie, Naturlehre, Medizin, Ökonomie) legitimieren oder problematisieren diese Praktiken?

Willkommen sind besonders Beiträge mit diskursanalytischem oder ökokritischem Zugriff sowie Studien, die Text, Bild und Objektfunde verbinden (z.B. Handschriftenikonographie, Artefakte, Handelsdokumente). Reisekosten können leider nicht übernommen werden.

Bitte senden Sie ein Abstract von ca. 300 Wörtern sowie eine Kurzvita (100–150 Wörter) bis zum 8. Mai 2026 an Florian.schmid@uni-greifswald.de sowie Miriam.strieder@uibk.ac.at.

Einsendungen von Nachwuchswissenschaftler:innen sind ausdrücklich erwünscht!

Source : H-Soz-Kult

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Colloque – Paroles indirectes : penser la médiation dans les fictions narratives médiévales (XIe-XVe s.)

Mercredi 20 mai 2026, 10h-18h
Maison de la Recherche de La Sorbonne Nouvelle
Salle Athéna, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris

10h : Accueil des participants

10h15 : Ouverture de la journée d’étude

Matinée
Présidence de séance : Dominique Demartini

10h30 – 12h30 : Florence TANNIOU (Université Paris Nanterre) – La seconde mort de Palamède : l’ambivalence d’un récit médiatisé. Réflexion sur la médiation et l’adhésion du récit dans le Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure et ses réécritures (XIIe-XVe siècles)

Sophie MARNETTE (University of Oxford) – Discours Indirect Libre et médiation dans les fictions narratives médiévales (XIIe-XIIIe siècles)

Vanessa OBRY (Université de Haute-Alsace) – Le roman passeur de poésie : insertions lyriques et médiations dans le roman en vers (XIIIe-XIVe siècles)

Déjeuner : buffet

Après-midi
Présidence de séance : Mireille Séguy

14h – 15h30 : Aurélie BARRE (Université Jean Moulin – Lyon 3) – Images anagogiques de la littérature courtoise : voir et rejoindre l’autre

Adélaïde PILLOUX/ Amandine PIOT (Université Lumière Lyon 2/ Université Sorbonne Nouvelle) – Le temps du détour. Vers une lecture médiate du Laüstic et de Yonec de Marie de France

Pause

16h – 17h30 : Geoffrey DERAIN (École normale supérieure) – « Transformissions » du Chevalier au lion dans les romans arthuriens en vers (XIIIe-XIVe siècles)

Nathalie KOBLE (École normale supérieure) – L’équation Galehaut, du Lancelot aux Decameron, ou l’invention de l’entre-deux

18h : Clôture de la journée d’étude

Journée d’étude internationale organisée par l’Université Sorbonne Nouvelle (CERAM-EA 173) et l’Université Lumière Lyon 2 (UFR LESLA / CIHAM UMR 5648)

Organisation : Marie-Pascale Halary, Adélaïde Pilloux, Amandine Piot et Mireille Séguy

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Journée d’étude – État de la recherche sur l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge en Fédération Wallonie-Bruxelles

Dix-septième journée d’études du groupe de contact FRS-FNRS Translatio. Antiquité tardive – haut Moyen Âge (IVe-Xe siècle)
Bruxelles, Musées Royaux d’Art et d’Histoire
Mardi 19 mai 2026

Participation gratuite, mais inscription obligatoire par mail : nicolas.schroeder@ulb.be
Lunch (sandwiches) sur inscription par mail (10€ à payer le jour même)

Programme :

10h00 – Accueil par Sophie BALACE et Florence CLOSE (MRAH/ULiège)

10h15 – À propos de tombes mérovingiennes découvertes à Linciaux (Ciney) – Olivier VRIELYNCK, Caroline LAFOREST, Philippe MIGNOT (SPW/RBINS/SPW)
10h35 – L’abbaye de Stavelot, des origines à l’an mille. Synthèse des recherches archéologiques – Brigitte NEURAY (SPW)
11h05 – Pause café

11h35 – Les premières églises « paroissiales » du diocèse de Liège avant l’an 1000 – Julie DURY
11h55 – Richaire de Tongres-Liège (921-945) : un évêque lotharingien au crépuscule du pouvoir carolingien – Bastien VANOVERSCHELDE (ULiège)
12h30 – Lunch

14h00 – Les capacités médicales et oraculaires de sainte Thècle en Cilicie Trachée : interface entre traditions polythéiste et chrétienne ? – Nuna TERRI (ULB)
14h20 – Les manuscrits enluminés de l’époque mérovingienne : historiographie, méthodes et redécouverte d’un art singulier – Max HELLO (Paris I)
14h50 – Pause café

15h20 – Les ivoires de Genoels Elderen et les plaques émaillées mosanes retrouvées lors des fouilles de Petermonostora – Sophie BALACE (MRAH)
15h40 – Étude de la bijouterie mérovingienne : apports du projet Mero-Jewel et des collections des Musées royaux d’Art et d’Histoire – Britt CLAES, Femke LIPPOK, Line Van WERSCH (MRAH/MRAH/ULiège)

16h10 – Visite libre jusqu’à 16h45

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Appel à contribution – Lacuna. Conservation, Law, and the Ethics of the Incomplete

Rome, Bibliotheca Hertziana
2-5 December 2026

In conservation practice, a lacuna is a site of rupture – a gap in the painted surface where figure and ground have been severed, where the material continuity of a work has been broken. Conservators have long understood this rupture as a form of violence, a visual disruption that prevents the viewer from apprehending the work as a coherent whole. Yet the practice they have developed in response is not simply one of repair. Following the foundational principles of Cesare Brandi (1906–1988), the ethical treatment of a lacuna does not seek to erase the gap but to hold it in a condition of productive tension: stabilizing the work, visually bridging the disruption through techniques of abstracted in-painting, while simultaneously insisting that the lacuna remain legible – that its presence continue to testify to the history of damage, loss, and time.

This practice demands a particular kind of attention from the viewer. To encounter a conserved lacuna is to be asked to hold a double-visibility: to recognize both the compositional ambitions of the original work and the ongoing life of the object–marked by accident, neglect, structural violence, or iconoclasm. The lacuna does not disappear; it is ameliorated. What remains is neither the fiction of an intact original nor the spectacle of ruin, but something more demanding: a work that carries the evidence of its own history within it.

To the art historian, the lacuna operates as a prompt rather than a deficit – an invitation to do cognitive and historical work. It forces an acknowledgment of the condition of the evidence on which the discipline relies, serving at once as testimony of institutional histories of care and neglect. It also compels historiographical reflection, as it carries direct consequences for canon formation. Lacunose works pose a limit to their display within the museum and legibility within art historical discourse. The lacuna works as a site of interpretation as much as a mechanism of exclusion: it prevents works from entering or remaining within the circuits of preservation, study, and value that constitute the canon.

Recent scholarship has deepened our understanding of how lacunae are produced. Damage is not always the simple consequence of time. As Ann Laura Stoler argues in Duress, the material deterioration of objects can be the legible residue of structures of power—of decisions, explicit or implicit, about whose cultural production is worth caring for and preserving. The condition of works by non-Western, colonized, or otherwise marginalized artists within Western institutional collections is frequently not accidental but structural: the result of acquisition practices, storage hierarchies, and scholarly inattention that reflect deeper ideological valuations. At the same time, a constant desire to repair, stabilize, and conserve for posterity emerges from histories of accumulation wherein works of art are treated as commodities—but outside the Western museum model, alternative practices of care exist that do not require an infinite process of stabilization against decay. The lacuna, in this light, is not merely an aesthetic problem but an archive – a material index of the conditions that shaped the life of the object within institutional care. Stoler’s further insight – that the desire to repair carries its own ideological charge – complicates any straightforward narrative of conservation as restitution. To restore without reckoning is to risk a second erasure, covering over the evidence of neglect, or alternative cultural approaches to material decay, in the very act of addressing it. This risk is precisely what the conservation ethics of the lacuna is designed to resist.

In legal discourse, the concept of non liquet – literally ‘it is not clear’ – designates a situation in which a court cannot render judgment because no applicable law exists. The term names a lacuna in the juridical order: not merely an ambiguity to be resolved by interpretation, but a genuine absence, a space where law has not yet formed. As Sora Han demonstrates in Mu, 49 Marks of Abolition, unlike a legal gap that existing rules might fill by analogy or extension, a non liquet marks the outer edge of the legal system itself – the point at which the court must acknowledge that it cannot decide, not because the facts are unclear, but because the normative ground has not yet been established.

If the conservation lacuna is oriented toward the past – testifying to a history of disruption – the legal lacuna is oriented toward the future. It designates a space where law should exist but does not yet, a judgment that is deferred pending the development of adequate concepts and frameworks. In these contexts, as in conservation, lacunae can reveal underlying asymmetries in power, responsibility, and recognition. Legal thinking offers art history and conservation studies a framework for understanding lacunae as structurally produced and politically consequential – not as accidents of time but as indices of systems of valuation and neglect that remain operative and that resist resolution through acts of individual or institutional goodwill alone. The legal lacuna reminds us that making the gap visible is not the same as filling it, and that the absence of law is itself a condition with its own politics and its own beneficiaries.

The Conference

In this conference, we take a materially grounded sense of the lacuna – as a bounded absence produced within specific historical and institutional conditions – as our point of departure. We focus on lacunae as historically produced gaps that are (1) materially or structurally identifiable, (2) epistemically consequential, and (3) ethically and politically charged. This conference brings different definitions of lacuna – conservatorial, juridical, ethical, and epistemological – into conversation.

Conservation practice offers a model of how to inhabit incompleteness ethically: how to acknowledge a gap without either prematurely closing it or aestheticizing it into melancholy. The conserved lacuna is neither repaired nor celebrated; it is held, made visible, and integrated into an ongoing relationship between the work and its viewers. Brandi’s insistence on double-visibility – and Derek Walcott’s warning that civilization begins to fail when it falls in love with its ruins – together define an ethical posture toward damage that refuses both false wholeness and the seduction of the fragment.

By placing conservation theory into dialogue with legal theory and other fields, the conference seeks to move beyond metaphorical uses of “absence” and “loss,” and toward a more precise account of how lacunae function as sites of decision, deferral, exclusion, and possibility. Neither a fragment nor a ruin, and not an archival absence, the lacuna is its own specific epistemological category. What new analytical tools emerge when we treat gaps not as deficits to be overcome, but as conditions that structure knowledge, value, and responsibility? We return to this question at a moment when the pace of technological change is outrunning both legal frameworks and conservation methodologies. This conference proposes that thinking across these fields, through the shared figure of the lacuna, may open new tools for responding to conditions that neither field is yet equipped to address working alone.

Submissions

We welcome proposals from scholars working across art history, conservation theory, legal studies, postcolonial and decolonial studies, digital humanities, media studies, and cognate fields. Papers need not address all of the themes outlined above; we are equally interested in focused engagements with one dimension of the lacuna and in comparative or synthetic approaches.

Possible areas of inquiry include, but are not limited to:

  • The ethics of in-painting and partial restoration; the politics of making damage visible
  • Conservation practice and postcolonial critique; the structural production of lacunae in non-Western collections
  • The relationship between lacunae and canon formation: how degrees of material survival condition the ability of works to enter art-historical discourse
  • Theories of repair and their limits
  • The temporality of the lacuna: ruin, testimony, and the deferral of judgment
  • Case studies in the conservation and legal protection of works from marginalized collections
  • New concepts and practices of lacuna treatment arising from disasters, whether natural or human-caused
  • Non liquet and the juridical management of incomplete legal orders
  • Legal lacunae in cultural heritage, including canonical bias, the uneven visibility of world art, implications of artificial intelligence and intellectual property regimes

The conference is convened by Caroline Fowler and Francesca Borgo. Following “Wastework” (2023), “Loot & Repair” (2024) and “Rework” (2025), this is the fourth annual initiative organized by the BHMPI Lise Meitner Group Decay, Loss, and Conservation in Art History, furthering the Research Group’s ongoing inquiry into the consequences that different forms of loss, disappearance, and degradation bear for the discipline. 

To submit a proposal, please upload the following as PDF documents by May 11, 2026 on our platform: https://recruitment.biblhertz.it 

Please submit:

  • title and a 300-word abstract of the proposed paper
  • brief CV (max 2 pages, including current position and affiliation)

Source : Medieval Art Research

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Colloque – Les évêques de Beauvais, de Noyon et de Senlis des origines à 1965

Colloque scientifique organisé par le diocèse de Beauvais, l’Unité de recherche TRAME (Université de Picardie Jules Verne) et la Société académique de l’Oise

Les 19, 20 et 21 mai 2026
Beauvais, Maison diocésaine
101 rue de la Madeleine

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Appel à contribution – Corps masculins défaillants. Corps, genre et masculinités dans l’Occident médiéval (IVe-XVe siècle)

28-29 janvier 2027, Institut historique allemand de Paris

En 589, à Poitiers, des nonnes révoltées contre leur abbesse portent une grave accusation à son égard : elle cacherait au sein de la clôture « un homme qui, habillé de vêtements féminins, passait pour une femme alors qu’il était prouvé de toute évidence que c’était un homme et qu’il était assidûment au service de l’abbesse elle-même[1]». Une enquête est menée : l’homme affirme ne pas connaître l’abbesse et, surtout, ne pouvoir accomplir aucun acte viril (dixit se nihil opus posse virile agere). Face à l’insistance de Chrodielde, la meneuse des révoltées, on fait chercher Reoval, le médecin chef de l’abbaye, qui affirme avoir coupé les testicules de l’homme alors qu’il était enfant et malade de l’aine. L’abbesse actuelle, ajoute-t-il, n’en savait rien : son honneur est sauf et les nonnes révoltées cherchent alors d’autres accusations. Le récit est particulièrement clair : l’eunuque de Poitiers n’est pas véritablement considéré comme un homme car, ne pouvant avoir une sexualité active et procréative, il doit se vêtir en femme et n’est plus une menace pour la clôture monastique. Son existence interroge les catégories de la masculinité et du corps viril : peut-on être un homme lorsque l’on habite un corps castré ou incomplet ? Quelles reconfigurations des identités de genre engendrent les mutilations et, plus largement, les défaillances du corps masculin ? C’est cette question que souhaitent aborder les journées d’étude « Corps masculins défaillants. Corps, genre et masculinités dans l’Occident médiéval (IVe-XVe siècle) » qui se tiendront les 28 et 29 janvier 2027 à l’Institut historique allemand de Paris. En centrant le propos sur l’Occident latin et ses marges – la question ayant déjà été abondamment traitée pour Byzance[2] – on étudiera les continuités et les ruptures mais aussi la circulation des modèles de masculinité entre l’Antiquité tardive et la fin du Moyen Âge.

            L’historiographie a mis en avant l’importance donnée au corps dans les pratiques et les discours produits par la société médiévale sur la masculinité[3]. De nombreuses attentes pèsent ainsi sur les corps[4] : celui de l’homme laïc doit de préférence être beau, musclé, robuste, véloce et de haute stature. Les organes sexuels masculins, qui démontrent sa capacité à engendrer des héritiers, tout comme sa pilosité, dans certains contextes sociaux, distinguent également le corps de l’homme laïc viril[5]. De ces critères physiques découlent un ensemble de représentations qui conditionnent les rôles et comportements socialement genrés attribués aux hommes.

Pourtant, les corps masculins sont vulnérables face aux accidents. Les séquelles causées par la guerre, la maladie ou le handicap peuvent altérer les capacités physiques d’un individu, tandis que la vieillesse naturelle peut les diminuer. Certaines vexations corporelles peuvent être infligées de manière volontaire à la suite d’une décision judiciaire, comme dans le cas de peines imposant des mutilations corporelles[6], résulter d’un acte criminel ou être la conséquence de conflits violents. Enfin, d’autres amputations volontaires peuvent être le résultat d’un acte médical[7], ou, plus rarement, d’une mutilation que l’individu s’inflige à lui-même, à l’instar de la célèbre autocastration d’Origène[8]. Toutes ces réflexions ont été amplement renouvelées ces dernières années par les disability studies, qui proposent de nouveaux schémas d’interprétation des corps médiévaux[9].

Ces atteintes portées aux corps masculins produisent des recompositions entre des modèles de masculinités dominants, tels qu’ils ont été conceptualisés par Raewyn Connell[10], et d’autres formes de masculinités. Dans certains cas, le corps diminué ou mutilé peut contribuer à remettre en question la masculinité, voire, volontairement, à la dégrader publiquement[11]. Face à cette vulnérabilité du corps masculin, certains historiens ont noté une forme d’anxiété née de la peur de certains hommes de voir leurs masculinités ainsi fragilisées[12]. Pour autant, les conséquences de ces dégradations physiques ne doivent pas toujours être pensées comme négatives. Elles peuvent aussi être vues par les acteurs comme un évènement souhaitable : les castrations volontaires de certains ecclésiastiques, tout en restant interdites par l’Église, sont ainsi un moyen de se libérer des affres du corps. Dans d’autres circonstances, le fait de posséder un corps qui n’est pas complètement masculin n’est pas un critère déterminant et l’on note même parfois une relative indifférence à l’égard des corps anatomiquement incomplets, comme celui des hermaphrodites de la fin du Moyen Âge[13].

Afin de percevoir l’articulation entre les corps et les masculinités, on convoquera dans la mesure du possible un vaste corpus de sources, textuelles, archéologiques ou iconographiques, permettant ainsi de croiser les points de vue. L’arc chronologique envisagé va de l’Antiquité tardive, à partir du moment où le christianisme est majoritaire et change la conception des corps, jusqu’à la fin du Moyen Âge, qui est une période de renforcement de la polarité des genres et de plus forte condamnation des déviances et des différences[14]. Les communications pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des trois axes suivants, qui ne sont pas restrictifs.

Axe 1 – Genre et soin du corps

Le corps blessé ou défaillant doit faire l’objet de soins spécifiques. Qu’il s’agisse d’une blessure ou d’une mutilation, voire d’une maladie ou de la vieillesse, la défaillance du corps masculin suppose une adaptation de la personne et de son entourage. Diverses sources évoquent, souvent en passant, les changements nécessaires pour contourner l’impotence d’un homme : les rois âgés et obèses, comme Guillaume le Conquérant, ne peuvent plus monter à cheval ; les hommes blessés sont conduits sur le tombeau des saints par leurs proches. Les légendes peuvent s’en faire l’écho : dans la littérature arthurienne, le Roi pêcheur ou Roi blessé, Méhaigné, est blessé aux jambes et ne peut se déplacer seul. Sa blessure est aussi morale, spirituelle, et plonge son royaume entier dans la désolation, d’autant qu’elle l’empêche d’avoir un héritier. À l’inverse, certaines atteintes peuvent être minimisées ou cachées pour ne pas remettre en cause la virilité de l’homme blessé ou mutilé. Toutes ces dispositions constituent autant d’arrangements genrés qu’il serait intéressant de mettre en évidence, en les articulant à une histoire des corps et du genre.

Axe 2 – Corps affligés et légitimité à exercer le pouvoir

Comme le rappelle Isidore de Séville, la force physique (vis) est présentée comme une caractéristique masculine[15]. Elle justifie pour lui la domination des hommes et apparaît plus largement comme un facteur de légitimité pour exercer le pouvoir. Par conséquent, on s’interrogera sur la manière dont les atteintes corporelles ou le handicap, en portant préjudice à la masculinité, pouvaient contribuer à fragiliser l’autorité politique des princes[16]. C’est ce qu’illustre le cas de Charles de Provence, épileptique et dont l’administration du royaume échoit à ses proches. Les mutilations corporelles apparaissent d’ailleurs comme des peines infamantes permettant de punir et d’exclure des rivaux politiques : en témoigne certaines peines de castration[17], la pratique de la tonsure chez les Mérovingiens ou la peine de décalvation imposée par les Wisigoths aux usurpateurs[18]. Les attaques sur les marqueurs de la masculinité se révèlent ainsi être de véritables armes dans le cas de conflits politiques[19]. Mais les défaillances corporelles ne sont pas toujours un obstacle à l’exercice du pouvoir : la longue maladie dont souffre toute sa vie le roi du Wessex Alfred ne semble pas l’empêcher de gouverner. Sous la plume du moine Asser, la maladie du roi devient un atout qui démontre sa force morale et son triomphe sur la chair[20]. De ce fait, on verra comment les discours sur les corps sont autant le reflet des pratiques sociales et politiques que des outils discursifs destinés à légitimer ou remettre en question l’autorité des grands. 

Axe 3 – Corps masculins et statuts sociaux

Le sujet invite également à s’interroger sur les différentes masculinités et les attentes qu’elles font peser sur les corps. Ces modèles distincts de masculinité correspondent souvent, à la période médiévale, aux différents groupes sociaux. On peut d’abord se poser la question pour les laïcs, en distinguant les élites des hommes issus des classes inférieures. De fait, la masculinité laïque à l’époque médiévale a été principalement étudiée à travers le prisme des hommes de l’élite, chez qui la masculinité s’exprime par les exploits guerriers et plus généralement par l’exercice de la violence. Mais qu’en est-il des inermes qui ne portent pas les armes, dont le corps peut être abîmé par le travail et qui se distinguent supposément des guerriers par des traits physiques caractéristiques ? Les sources questionnent-elles la masculinité de ces hommes exclus des sphères du pouvoir ? Par ailleurs, face à des laïcs dont la masculinité passe notamment par l’expression de leurs capacités sexuelles reproductives, les membres du clergé se doivent se conserver une forme de pureté corporelle. Cette distinction a entraîné une crispation autour de la masculinité au moment de la réforme grégorienne. Les xie-xiie siècles, qui ont été identifiés comme un moment fort de restructuration du système de genre[21], furent l’occasion pour l’Église, en particulier son pendant monastique, de pousser un nouveau modèle de masculinité cléricale reposant non plus sur les prouesses sexuelles mais sur la résistance à la tentation. Le corps défaillant devient ainsi celui qui ne peut se maîtriser et il s’agit de le mettre à l’épreuve, tel Robert d’Arbrissel, accusé de dormir au milieu de femmes[22]. Il ne faut cependant pas surinterpréter cette opposition, certains clercs ne renonçant pas à l’activité sexuelle, ce qui montre aussi la force de la « masculinité hégémonique » incarnée par les hommes laïcs[23].

Modalités de contribution

Les propositions de communication d’une page maximum devront comporter un titre provisoire et être accompagnées d’une courte biographie. Elles devront être envoyées par mail, avant le 1er juillet 2026, à l’ensemble des membres du comité d’organisation par les trois adresses suivantes : jaudebrand@dhi-paris.fr ; margot.laprade@univ-paris1.fr ; valentine.ferreira@sorbonne-universite.fr

Les communications, d’une durée de 25 minutes pourront être présentées en français, en anglais ou en allemand. Une publication est envisagée.

Comité d’organisation

Justine Audebrand (Institut historique allemand)

Valentine Ferreira (Centre Roland Mousnier – Sorbonne Université)

Margot Laprade (LaMOP – Université de Caen-Normandie)

Comité scientifique

Cristina Andenna (Universität des Saarlandes)

Oliver Auge (Christian-Albrechts-Universität zu Kiel)

Damien Boquet (Aix Marseille Université)

Nahema Hanafi (Université d’Angers)

Laurence Moulinier-Brogi (Université Paris Nanterre)

Clovis Maillet (Dr. EHESS)

Christof Rolker (Otto-Friedrich Universität Bamberg)


[1] Grégoire de Tours, Decem libri historiarum, X, 15, trad. Robert Latouche, Histoire des Francs, Paris, 2005, p. 287-288.

[2] Georges Jablonski-Sideris, Les anges du palais. Eunuques, trisexuation et pouvoir à Byzance (IVe-VIIe siècle), Turnhout, 2025 ; Matthew S. Kuefler, The Manly Eunuch. Gender Ambiguity and Christian Ideology in Late Antiquity,Chicago, 2001.

[3] Jacqueline Murray, « ‘The Law of Sin that is in my Members’: The Problem of Male Embodiment », in Samantha Riches et Sarah Salih (dir.), Gender and Holiness: Men, Women and Saints in Late Medieval Europe, Londres, New-York, 2005, p. 9-22.

[4] Didier Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge : histoire du genre, xiie-xve siècle, 2e éd., Paris, 2023.

[5] Sur ces caractéristiques physiques : Claude Thomasset, « Le médiéval. La force et le sang », in Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello (dir.), Histoire de la virilité. 1. De l’Antiquité aux Lumières : l’invention de la virilité, Paris, 2011, p. 141-180 ; Matthew Bennett, « Military Masculinity in England and Northern France, c. 1050-1225 » in Dawn M. Hadley (dir.), Masculinity in Medieval Europe, Londres, 1999, p. 71-88.

[6] Jay Paul Gates et Nicole Marafioti, Capital and Corporal Punishment in Anglo-Saxon England, Woodbridge, 2014.

[7] Laurence Moulinier, « La castration dans l’Occident médiéval », in Lydie Bodiou, Véronique Mehl et Myriam Soria (dir.), Corps outragés, corps ravagés de l’Antiquité au Moyen Âge, Poitiers, Turnhout, 2009, p. 189‑216.

[8] Sur la castration : Larissa Tracy (dir.), Castration and Culture in the Middle Ages, Woodbridge, 2013 ; Susan Tuchel, Kastration im Mittelalter, Düsseldorf, 1998.

[9] Ninon Dubourg, Disabled Clerics in the Late Middle Ages. Un/suitable for divine service?, Amsterdam, 2023 ; Cordula Nolte, Bianca Frohne, Uta Halle, Sonja Kerth (dir.), Dis/ability History der Vormoderne. Ein Handbuch. Premodern Dis/ability History. A Companion, Affalterbach, 2017.

[10] Raewyn Connell, Gender and Power: Society, the Person and Sexual Politics, Cambridge, Polity Press and Blackwell, 1987.

[11] Stefan Meysman, « Degrading the Male Body: Manhood and Conflict in the High-medieval Low Countries », Gender & History, 28-2, 2016, p. 367‑386. Hugo Fresnel, « La castration : une arme politique dans le monde anglo-normand » in Nahema Hanafi (dir.), Castrations. Testicules et masculinité, Paris, 2025, p. 193-212.

[12] Jacqueline Murray, « Sexual Mutilation and Castration Anxiety: A Medieval Perspective » in Matthew S. Kuefler (dir.), The Boswell Thesis. Essays on Christianity, Social Tolerance, and Homosexuality, Chicago, University of Chicago Press, 2006, p. 254-272.

[13] Christof Rolker, « Der Hermaphrodit und seine Frau. Körper, Sexualität und Geschlecht im Spätmittelalter », Historische Zeitschrift, 297-3, 2013, p. 593-620.

[14] Didier Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge. Histoire du genre, XIIe-XVe siècle, Paris, 2023, p. 319-320.

[15] Isidore de Séville, Étymologies, éd. W. M. Lindsay, Isidori Hispalensis episcopi Etymologiarum Sive Originum libri XX, Oxford, 1911, II, p. 23.

[16] Sur le lien entre masculinité et pouvoir politique : Christopher D. Fletcher, Sean Brady, Rachel Moss E. et Lucy Riall (dir.), The Palgrave Handbook of Masculinity and Political Culture in Europe, Londres, 2018 ; sur le handicap et la capacité à régner : Olivier Auge, « Physische Idoneität? Zum Problem körperlicher Versehrtheit bei der Eignung als Herrscher im Mittelalter », in Cristina Andenna et Gert Melville, Idoneität – Genealogie – Legitimation. Begründung und Akzeptanz von dynastischer Herrschaft im Mittelalter, Cologne / Weimar / Vienne, 2015, p. 39-58.

[17] Klaus van Eickels, « Gendered Violence: Castration and Blinding as Punishment for Treason in Normandy and Anglo-Norman England », Gender & History 16, 2004, p. 588-602.

[18] Bruno Dumézil, « La peine de décalvation chez les Wisigoths », in Bertrand Lançon et Marie-Hélène Delavaud-Roux (dir.), Anthropologie, mythologies et histoire de la chevelure et de la pilosité : le sens du poil, Paris, 2011, p.  35‑147.

[19] Christopher D. Fletcher, Richard II: Manhood, Youth, and Politics, 1377-99, Oxford, 2008.

[20] Asser, Ælfredi regis res gestae, éd. et trad. Alban Gautier, Histoire du roi Alfred, Paris, 2013. chap. 74, p. 106-111 ; Janet L. Nelson, « Monks, Secular Men and Masculinity, c.900 », in Dawn M. Hadley (dir.), Masculinity in Medieval Europe, Londres, 1999, p. 121-142.

[21] Jo Ann McNamara, « The ‘Herrenfrage’: the Restructuring of the Gender System, 1050-1150 », in Clara A. Lees (dir..), Medieval Masculinities: Regarding Men in the Middle Ages, Minneapolis, 1994, p. 3-29.

[22] Jacques Dalarun, « Robert d’Arbrissel et les femmes », Annales. Économies, sociétés, civilisations, vol. 39, n°6, 1984, p. 1140-1160. 

[23] Jennifer D. Thibodeaux (dir.), Negotiating Clerical Identities: Priests, Monks and Masculinity in the Middle Ages, Basingstoke, 2010 ; Michelle Armstrong Partida, « Mariage clérical et masculinité sacerdotale dans la Catalogne du XIVe siècle », in M. Fournié, D. Le Blévec, J. Théry-Astruc (dir.), L’Église et la chair (xiie-xve siècle) (Cahiers de Fanjeaux, 52), Toulouse, 2017, p. 423-465.

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Colloque – Entre le royaume et l’empire. La croisade de 1226 et le siège d’Avignon

Il y a 800 ans, en juin 1226, le roi de France Louis VIII, accompagné du légat Romain Bonaventure et à la tête d’une armée de croisade, mettait le siège devant Avignon située pourtant en terre d’Empire. La reddition de la ville à la fin de l’été précipita la conclusion de la croisade contre les Albigeois et marqua le début d’une présence capétienne durable dans le Midi. Ce colloque entend réévaluer la portée de l’événement, longtemps minoré dans l’historiographie française et pourtant très présent dans les récits contemporains, bien au-delà d’Avignon et de sa région.

Mercredi 3 juin

14h00 – 14h15 : Accueil des participants

14h15-15h00 : Jacques Chiffoleau (EHESS), Introduction. Avignon, 1226 : un siège oublié ? un siège incompris ?

Les échos du siège

15h00-15h30 : Marjolaine Raguin (Université Toulouse 2 Jean Jaurès), Le siège d’Avignon dans la Chanson de la Croisade albigeoise.

15h30-16h00 : Pierre Courroux (Université de Pau), Le siège vu par la chronique de Philippe Mousket.

16h00-16h45 : Discussions et pause

16h45-17h15 : Isabelle Guyot-Bachy (Université de Lorraine, EPHE), « Le roy Loys qui mourut a Monpencier » : Avignon et le récit du règne de Louis VIII dans les chroniques de la France septentrionale (XIIIe-XVe s.).

17h15-17h45 : Martín Alvira Cabrer (Universidad Complutense de Madrid), Le siège d’Avignon vu depuis la péninsule Ibérique.

17h45-18h15 : Discussions

Jeudi 4 juin

9h00-9h30 : Béatrice Beys (Montpellier, Université Paul Valéry) et Paul Payan (Avignon Université), Le siège d’Avignon en images (XIVe-XVIe s.).

Enjeux politiques et ecclésiologiques globaux

9h30-10h00 : Xavier Hélary (Sorbonne-Université, EPHE), Louis VIII et le Midi : un tournant de la politique capétienne.

10h00-10h45: Discussions et pause

10h45-11h15 : Simone Balossino (Università di Verona), Le siège d’Avignon : enjeux politiques et géopolitiques entre France et Empire.

11h15-11h45 : Pascal Montaubin (Université Amiens-Picardie), La légation du cardinal Romano en 1225-1227.

11h45-12h15 : Discussions

L’expédition : préparation et rapports de force

14h00-14h45 : Nicole Bériou (Université Lumière Lyon 2) et Christoph Maier (Université de Zurich), Une prédication de croisade historique : les sermons de Philippe le Chancelier et Eudes de Châteauroux en 1226.

14h45-15h15 : Daniel Power (Swansea University), Les assiégeants d’Avignon : les participants à la croisade de 1226 et leur recrutement.

15h15-16h00 : Discussions et pause

16h00-16h30 : Arnaud Baudin (Archives départementales de l’Aube), Thibaud IV de Champagne et le siège d’Avignon.

16h30-17h00 : Laurent Macé (Université Toulouse 2 Jean Jaurès), « Inondant les pieds de Votre Majesté de nos larmes et de nos prières ». Les soumissions au roi des seigneurs occitans au moment du siège de 1226.

17h00-17h30 : Discussions

Vendredi 5 juin

Avignon pendant et après le siège : impacts matériels et mémoires locales

9h00-9h30 : Damien Carraz (Université Toulouse 2 Jean Jaurès), L’impact social et économique du siège de 1226 à moyen terme : une recomposition des dominations à l’aune du marché foncier (années 1210-1260) ?

9h30-10h00 : François Guyonnet (Isle-sur-la-Sorgue, Direction du patrimoine), Paysage urbanistique et monumental d’Avignon au moment du siège.

10h00-10h30 : Paul Payan (Avignon Université), Louis VIII et la confrérie des Pénitents gris d’Avignon : la construction d’un récit fondateur.

10h30-11h15 : Discussions et pause

11h15-11h45 : Guido Castelnuovo (Avignon Université), Conclusion.

Informations pratiques :

Avignon Université, Campus Hannah Arendt, salle 2E04

3 – 5 juin 2026

Organisation : Laboratoires CIHAM-UMR 5648, FRAMESPA-UMR 5136 et Université de Vérone, avec le soutien de la Société des Amis du Palais des papes et des Monuments d’Avignon, et de l’Académie de Vaucluse.

Comité scientifique : Simone Balossino (Université de Vérone), Damien Carraz (Université Toulouse 2 Jean Jaurès, FRAMESPA), Jacques Chiffoleau (EHESS), Laurent Macé (Université Toulouse 2 Jean Jaurès, FRAMESPA), Paul Payan (Avignon Université, CIHAM).

Contact : colloqueavignon1226@gmail.com

Ce projet a obtenu le soutien de l’Institut Culture, Patrimoine, Sociétés Numériques, à travers une dotation financière d’Avignon Université.

Image : Jean Fouquet, Grandes chroniques de France, v. 1455. Paris, BnF, fr. 6465, fol. 251v.

Source : CIHAM

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Conférence – « Pétrarque, portrait de famille », présentation du volume par Étienne Anheim


Le 8 mai prochain, sociAMM (ULB) aura le plaisir d’accueillir l’historien Etienne Anheim, directeur d’études EHESS, pour la présentation de son nouveau livre : « Pétrarque, portrait de famille » (Les Éditions de Minuit).

8 mai 2026, 12h
Local NA.4.302, Bâtiment NA, Campus du Solbosch, ULB
Entrée libre – Inscriptions : Alexis.Wilkin@ulb.be

Source : Université libre de Bruxelles

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