Colloque – La matière de la mémoire. Choix, mise en œuvre et symbolique des matériaux dans l’art funéraire médiéval en Europe (XIIe-XVe siècles)

Colloque : « La matière de la mémoire. Choix, mise en oeuvre et symbolique des matériaux dans l’art funéraire médiéval en Europe (XIIe-XVe siècles) » (Bordeaux/Pessac/Saint-Émilion, 4-5 juin 2026)

Colloque organisé dans le cadre du programme EFFIGY, Images de soi : monuments funéraires à effigies du Moyen Âge (ANR-24-CE27-4227).

Jeudi 4 juin
Odéon de l’Archéopôle, Université Bordeaux-Montaigne (8 esplanade des Antilles, Pessac)

9h : Accueil des participants

9h15 : Introduction

9h30-10h45 : Les ateliers de tombiers
Modération Christian Gensbeitel (Université Bordeaux Montaigne, Archéosciences Bordeaux)

Jean-Marie Guillouët (Université Bourgogne Europe, ARTEHIS) : Le commerce de la mémoire : l’exportation des dalles et lames funéraires tournaisiennes et flamandes vers les royaumes espagnols et le Portugal

Thierry Grégor (CESCM), Amal Azzi (Université de Poitiers, CESCM), Haude Morvan (Université Bordeaux Montaigne, Ausonius) : La production de plates tombes à effigie en calcaire autour de 1300 : les apports de l’expérimentation

Pause

11h15-13h : Le choix de la pierre
Modération Markus Schlicht (CNRS, Ausonius)

Savvas Mavromatidis (University of Cyprus, CeMAR) : From Ancient columns to Medieval tombstones : production and display in Lusignan Cyprus

Sonia Morales Cano (Universidad de Castilla-La Mancha) : El alabastro y la fábrica de la memoria : materialidad, agencia y elocuencia funeraria en la Castilla bajomedieval

Giulia Rossi Vairo (Universidade Nova de Lisboa, IEM) : Graniti, calcari, marmi : centri di produzione dell’arte funeraria nel Portogallo basso medievale

13h-14h : Pause déjeuner (Buffet prévu pour les participants seulement)

14h-15h30 : Au-delà de la pierre
Modération : Isabelle Cartron (Université Bordeaux Montaigne, Ausonius)

Bénédicte Fillion-Braguet (CESCM) : Les gisants de bois (France et Angleterre, XIIIe-XVe siècle) : l’impossible enquête

José Alberto Moráis Morán (Universidad de León) : Luce beatur, Luce aeternam : el refulgir de los metales en la escultura funeraria hispana

Déplacement en tramway vers le musée d’Aquitaine

Musée d’Aquitaine, Bordeaux
16h30-18h : L’art funéraire médiéval au Musée d’Aquitaine

Modération Haude Morvan

Christian Block (Musée d’Aquitaine), Aurélie Mounier (CNRS, Archéosciences Bordeaux), Vincent Baillet (Archéosciences Bordeaux) : La polychromie du gisant du « chevalier au lion couronné »

Marco Conti (Ausonius), Maëlle Métais (Université Bordeaux Montaigne, Ausonius) : La lame en alliage cuivreux d’un couple de marchands anglais

Vendredi 5 juin
Odéon de l’Archéopôle
(8 esplanade des Antilles, Pessac)

9h-10h15 : Les tombes : des objets polymatériels
Modération : Cécile Voyer (Université de Poitiers, CESCM)

Camille Ambrosino (Université de Picardie Jules Verne) : Des éclats de verre dans la mémoire de pierre : circulations techniques et effets performatifs des inserts de verre plat dans la sculpture funéraire en Italie, en France et en Espagne (XIIIe–XVe siècle)

Amal Azzi : Un monument contrasté : étude des vestiges d’éléments incrustés dans les dalles gravées (France, XIIIe-XVIe siècles)

Pause

10h30-12h : Restituer la polychromie des tombes
Modération Ambre Vilain (Nantes Université, CReAAH-LARA)

Anna Brevetti (Université Côte d’Azur, CEPAM – Università degli Studi di Napoli Federico II) : Les couleurs des tombeaux nobiliaires napolitaines du XIVe siècle : traces, matériaux et transformations

Cloé Aubrun (Université Bordeaux Montaigne), Maëlle Métais, Pascal Mora (Archéovision), Haude Morvan, Aurélie Mounier, Sarah Petitcolas (Archéosciences Bordeaux) : La polychromie des gisants en Gironde (XIIIe-XIVe siècles)

12h15-12h45 : Xavier Dectot (Ministère de la Culture) : Conclusions

Déjeuner buffet à l’Archéopôle et départ en car vers Saint-Émilion (pour les participants seulement)

Saint-Émilion
15h-18h : L’art funéraire à Saint-Émilion

15h : Haude Morvan : Introduction historique

15h15 : Maëlle Métais et Dominique Béneult (chercheur indépendant) : La collégiale et son cloître

16h15 : Haude Morvan : Visite itinérante de la ville

17h : Pierre Régaldo-Saint Blancard (archéologue, Ausonius) : L’église monolithe et les galeries funéraires

18h-21h (réservé aux participants) : Visite du Couvent des Jacobins, dégustation de vins avec buffet dînatoire.

Source : Blog de l’ApAhAu

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Colloque – La matière de la mémoire. Choix, mise en œuvre et symbolique des matériaux dans l’art funéraire médiéval en Europe (XIIe-XVe siècles)

Offre d’emploi – Departmental Lecturer in Medieval French (University of Oxford)

University of Oxford – St Peter’s College
Closes: 25th May 2026

Contract type: Fixed Term (1 year) from 01 September 2026.

Hours: Full time

About the role 

This fixed-term post is to provide replacement teaching for Professor Daron Burrows during his Leverhulme Research Fellowship.

The post will involve advanced teaching and independent academic research in French.

The successful candidate will contribute to the teaching of medieval French within the Sub-Faculty of French by offering 24 hours of lectures or seminars on medieval topics, 6 hours of classes involving translation from medieval French, and 3 hours of revision lectures over the course of the year. They will also be responsible for providing 6 ‘weighted’ hours a week of undergraduate tuition in French language and literature at St Peter’s College.

The duties and skills required are described in further detail in the job description, click the ‘Apply’ button above. 

Application process 

The closing date for applications is 12.00 noon on Monday, 25 May.  

Only applications received before this time can be considered.

Interviews are likely to be held during w/c 15 June.

Source : Jobs.ac.uk

Publié dans Offre d'emploi | Commentaires fermés sur Offre d’emploi – Departmental Lecturer in Medieval French (University of Oxford)

Billet – Faire de l’historiographie avec les méthodes numériques : perspectives de recherche au départ de l’histoire médiévale

Accès : ici

L’historiographie, c’est-à-dire l’histoire de l’histoire, est traditionnellement dominée par une logique exemplaire dans laquelle les figures des « grands maîtres » servent de mètre étalon à l’ensemble de la discipline. Pourtant, la révolution numérique offre aujourd’hui des outils qui permettent de transcender cette logique indiciaire et de doubler l’approche « ego-historique » classique d’une analyse globale de la production historiographique, c’est-à-dire tenant compte des centaines de milliers d’ouvrages et d’articles historiques publiés depuis le début du XIXe siècle, qu’ils aient été écrits par des auteurs « majeurs » ou « mineurs ». Préfigurant un article programmatique en cours de rédaction dédié à l’historiographie de la période médiévale, cette brève note souhaite présenter quelques-unes des perspectives ouvertes par les approches computationnelles de l’historiographie.

Le corpus exploité se compose de deux ensembles accessibles en licence creative commons, et donc librement téléchargeables. D’une part, nous mobilisons l’intégralité des références étiquetées comme « francophones » dans la base de données bibliographique des Regesta Imperii Opac (désormais RI Opac). Cela représente un total de 418 285 références, qui se composent principalement des noms d’auteurs, des titres de leurs contributions ou livres et, dans le cas d’articles scientifiques, des intitulés des revues et des volumes collectifs dans lesquels ces travaux ont été publiés. Les médiévistes le savent, le texte en lui-même des articles ou des volumes n’est pas accessible via RI Opac. Pour y avoir accès, il est nécessaire de se tourner vers d’autres plateformes. Dans le cadre de notre projet, nous avons ainsi téléchargé, à l’aide de techniques automatisées de récupération de données en ligne (web scraping), 13 869 articles complets parus dans cinq revues francophones aux profils différents (généralistes, érudites, etc.) et disponibles sur le portail Persée (les Annales, la Bibliothèque de l’École des Chartes, les Cahiers de Civilisation médiévale, la Revue belge de Philologie et d’Histoire, et Scriptorium). Pour cette note de blog, tous les exemples présentés se fonderont cependant sur l’exploitation du premier corpus.

Suite sur SocMed

Publié dans News | Commentaires fermés sur Billet – Faire de l’historiographie avec les méthodes numériques : perspectives de recherche au départ de l’histoire médiévale

Colloque – Les ateliers de Biblissima+ : expérimenter les outils, co-construire la fédération de recherche

La première journée des ateliers Biblissima+ propose une familiarisation avec les environnements et outils développés par les communautés Biblissima+. Quatre grandes questions structureront la seconde journée, qui vise à penser collectivement le fonctionnement de la fédération de recherche Biblissima et à poser les grands principes de son règlement intérieur.

Sur la base des propositions envoyées par les clusters, cette première journée propose des ateliers de familiarisation avec les environnements et outils développés par les communautés Biblissima+. Quinze personnes maximum par atelier. Il y aura 4 sessions sur la journée, chaque session proposant 4 ateliers en parallèle. Chacun.e pourra donc suivre 4 ateliers au maximum.

20 mai 2026, expérimenter les outils

  • 9h30 Accueil-café et mot d’introduction
  • 10h-11h : Atelier portail // Atelier du cluster 2 // Atelier du cluster 4 // Atelier du cluster 5b 
  • 11h-11h30 : Pause café
  • 11h30-12h30 : Atelier portail // Atelier du cluster 2 // Atelier du cluster 4 // Atelier du cluster 5b
  • 12h30 – 14h : Buffet
  • 14h-15h : Atelier du cluster 5a // Atelier du cluster 6 // Atelier du cluster 7(1) // Atelier du cluster 3
  • 15h-15h30 : Pause café
  • 15h30-16h30 : Atelier du cluster 5a // Atelier du cluster 6 // Atelier du cluster 7(2) // Atelier du cluster 3
  • 16h30-17h30 : Restitutions

Détail des ateliers

Matinée du 20 mai

Portail Biblissima

(Recherche Sud, salle 3.023)

  • Régis Robineau, Julie Duruflé et la team Biblissima+

Une refonte de l’interface du portail est en cours avec Logilab. L’Atelier Portail permettra de faire tester cette nouvelle formule du portail et de faire remonter remarques et desiderata.

Cluster 2

(Recherche Sud, salle 4.023)

  • Sur proposition d’Anne Michelin, retour d’expérience sur la numérisation multispectrale MSI Rainbow (multiband et narrowband) : Gilles Kagan  (15 minutes) et Exploration de la base de données ManuSpectrum : Maxime Humeau (30-45 min)

Contenu de l’atelier:

  • Rappel des fondamentaux et recommandations pour garantir la préservation et l’exploitation des données en proposant un cadre de référence. III F une solution efficace et dynamique pour la visualisation des palimpsestes et des écritures effacées : choix multiple d’images dans une seule vue (canvas).
  • Démonstration du prototype de la base de données d’analyses physico-chimiques sur les matériaux des manuscrits (ManuSpectrum): concepts et état d’avancement

Cluster 4

(Recherche Sud, salle 4.122)

  • Sur proposition de Laurent Hablot, présentation de 2 outils : l’outil de description épigraphique des légendes de sceaux (réalisé par Delia Preteux et Cyril Masset) et du module héraldique.

Depuis la rentrée 2026, la base SIGILLA embarque un « module épigraphique » réalisé grâce au soutien de Biblissima+ et destiné à renseigner avec précision la légende inscrite sur le sceau. Cet outil propose un compositeur qui permet à nos contributeurs de retenir, parmi une sélection de caractères définis, les éléments de la légende qu’ils renseignent. Ces caractères (polices semi-imitatives rassemblées en grandes catégories d’écritures) ont été élaborés par une typographe diplômée de l’ANRT, Delia Préteux, en étroite collaboration avec l’équipe d’épigraphie du CESCM de Poitiers, Marc Smith, professeur de paléographie à l’ENC et les projets pilotes d’épigraphie des monnaies à la BnF. Cet outil a pour vocation d’être partagé avec les autres projets de recherches nécessitant la collecte d’écritures sérielles (monnaies, jetons, méreaux, enseignes etc.)

Depuis la rentrée 2026, la base SIGILLA a refondu son « module héraldique ». Cet outil permet de décrire et de dessiner de façon structurée les armoiries et emblèmes figurés sur les sceaux et tout autre support d’images emblématiques. Dans la cadre du projet ANR/DFG HERALDIK, cet outil sera progressivement ajusté aux développements des solutions numériques développées par le programme du Pr. Torsten Hiltmann (Univ. Berlin), Digital heraldry research environment. Ce module a pour vocation d’être mutualisé avec d’autres ressources numériques traitant de données de ce type (base ARMMA – Armorial monumental du Moyen Âge) et projets partenaires (référentiel PERSONNES BIBALE de l’IRHT, collecte des plafonds peints du RCPPM etc.).

Cluster 5b

(Recherche Sud, salle 5.023)

  • Proposition de Morgane Pica Découpage et structure des textes : proposition d’un thésaurus pour la recherche et l’ingénierie

Le Laboratoire de textes du cluster 5b travaille actuellement à un thésaurus des parties de textes utilisant OpenTheso comme plateforme d’échange interdisciplinaire. Sur le modèle du thésaurus des typologies textuelles repris du consortium CAHIER, il permettra la définition collaborative des types de segments textuels (« chapitre », « note », « invocatio« , « abstract », « strophe »…) et leur association à des structurations-types. Ce thésaurus a la vocation d’être à la fois un tremplin pour les discussions autour de ces termes, et un intermédiaire entre la recherche et l’ingénierie. À travers ce thésaurus, il sera ainsi possible d’accéder à un vocabulaire contrôlé et à sa mise en œuvre dans l’édition numérique, via une interface utilisateur pour la lecture/écriture scientifiques, mais aussi via une API web pour l’ingénierie.

Cet atelier invite ainsi les participant·es à un partage scientifique de leurs connaissances des sources textuelles. Il ne s’agit pas de manipulations techniques sur des corpus, mais bien de discussions scientifiques autour des structures textuelles, de leur granularité, des définitions et de la citabilité des segments. Notre but sera ainsi de mettre à l’épreuve cette plateforme tout en l’enrichissant avec les participant·es. Une démonstration de génération automatisée de documents à partir du thésaurus est également prévue.

Après-midi du 20 mai

Cluster 5a 

(Recherche Sud, salle 3.023)

  • Proposition de Michèle Brunet Editer et publier un corpus épigraphique dans un environnement numérique

L’atelier propose de s’initier à la conception d’un corpus d’inscriptions (en français) conformément au standard XML/TEI/EpiDoc en s’appuyant sur une chaîne de traitement qui associe des outils et ressources élaborés par les membres du Cluster 5A : une plateforme d’édition intégrant un modèle XML (GenEpiTemplate), un thésaurus épigraphique, GenEpiTheso conçu avec OpenTheso, et un système de publication en ligne (GenEpiDemo conçu avec tei Publisher). 

Cluster 6

(Recherche Sud, salle 4.023)

  • Proposition de David Fiala et de Kevin Roger, Livres de musique, livres avec musique. DécouvrirDeNotEM,outil de reconnaissance et d’analyse automatiques du contenu musical de livres anciens

Cet atelier propose aux participants de découvrir et tester la version beta de l’outil DeNotem (Detecting Notation in Early Music), développé par le Cluster 6 de Biblissima+. Après installation du logiciel sur leurs ordinateurs personnels, les participants seront invités à l’utiliser pour procéder à l’analyse de corpus d’images de livres comportant des notations musicales, apportés par les participants eux-mêmes ou fournis par les organisateurs de l’atelier. On évoquera également l’annotation de corpus d’entraînements supplémentaires à des fins d’affinement du modèle de reconnaissance.

Cluster 7

(Recherche Sud, salle 4.122)

Propositions de Laurence Mellerin

  • (1) Le premier atelier, animé par Lucence Ing (INRIA) et Carolina Macedo (ENC), portera sur l’alignement de textes multilingues.
  • (2) Le second, animé par Théotime de la Selle (HiSoMA) et peut-être Svetlana Yatsyk (IRHT), portera sur la détection des réemplois textuels.

21 mai 2026 : co-construire la fédération de recherche 

(Humathèque, open-space Françoise Héritier)

Cette journée vise à penser collectivement le fonctionnement de la fédération de recherche Biblissima et à poser les grands principes de son règlement intérieur. Quatre grandes questions structureront la journée. Chaque question sera traitée séparément en petits groupes, coordonnés par des membres du comité de direction ou du conseil scientifique. Un temps de mise en commun suivra chaque session de questions. 

Une table avec boissons et viennoiseries sera accessible en permanence.

  • 9h : Accueil café, installation des groupes
  • 9h30-9h45 : Du projet Biblissima à la fédération de recherche Biblissima+
  • 9h45-10h45 : Comment valoriser les projets des laboratoires dans la FR Biblissima ?
  • 10h45-11h15 : Mise en commun des propositions
  • 11h15-12h15 : Comment les décisions se prennent-elles au sein de la FR Biblissima ?
  • 12h15-12h45 : Mise en commun des propositions
  • 12h45-14h : Buffet
  • 14h-15h : Quelle évolution pour les clusters de Biblissima+ ? 
  • 15h-15h30 : Mise en commun des propositions
  • 15h30-16h30 : Quelle logique d’intégration des données dans le portail ? Quel périmètre scientifique ? 
  • 16h30-17h : Mise en commun des propositions
  • 17h-17h30 : Conclusion

Source : Calenda

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Colloque – Les ateliers de Biblissima+ : expérimenter les outils, co-construire la fédération de recherche

Appel à contribution – Passages romans : portes, portails, porches et portiques (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle)

34e colloque d’Issoire sur l’art roman et la période romane
09-11 octobre 2026
organisé par l’association « Terres Romanes d’Auvergne », avec le soutien de la ville d’Issoire et de l’Alliance Universitaire d’Auvergne

Date limite d’envoi des propositions de communication : 30 juin 2026

Après plus de trente années d’exploration de divers aspects de l’art roman européen, le 33e colloque d’Issoire (octobre 2025) avait proposé un recentrage sur la province même d’Auvergne. Dans la ligne des réunions de 2023 et 2024 (consacrées respectivement aux thèmes des artistes et artisans, puis de la mobilité et des voyages), le 34e colloque de 2026 reviendra à une proposition thématique :

Passages à l’époque romane : portes, portails porches et portiques

Le thème retenu concerne au premier chef les realia : étude des édifices existants, des représentations anciennes, des sources archivistiques concernant des édifices disparus et des résultats des investigations archéologiques récentes.

Les édifices religieux sont convoqués mais aussi les palais, châteaux, enceintes urbaines, ainsi que les « maisons romanes ».

Est sollicité un réexamen critique des considérations concernant les dispositifs architecturaux : mode d’inclusion du portail dans l’ensemble de la façade ou du dispositif défensif ; ouverture, à l’époque considérée, des grands portails solennels à tympans sur « l’extérieur » ou sur une cour, un cloître ; succès des types de la tour-porche et du massif occidental à deux tours ; édification d’avant-porches, de « Galilée », de barbacanes (de défense ou d’attaque : cf. Roman de Renard et Roman de Garin), de ponts d’accès (Dinan sur la tapisserie de Bayeux)…. Portes et portails furent l’objet de soins décoratifs particuliers (sculptures, pentures…) qui méritent des études renouvelées, ainsi que leurs représentations symboliques dans l’iconographie (Portes du Paradis, de l’Enfer du Paradis, de villes ou de fortifications.

L’attention doit également se porter sur les citations et évocations textuelles (diplomatiques, littéraires) et les représentations artistiques, souvent à portée idéologique, des portes et portails (chapiteaux, fresques, enluminures, sceaux, monnaies…). L’intérêt se portera aussi sur les usages rituels (liturgiques et autres) de la porte.

L’extension à la notion plus vaste de « passage » invite à prendre en compte la dialectique de l’intérieur versus l’extérieur, le thème du passage de l’un à l’autre et de son contrôle (militaire, fiscal, religie , notamment en milieu urbain. Sont également dignes d’intérêt les exemples de réutilisation, voire de changements d’usage, à l’époque romane, de monuments antiques équivalents (« Porte Noire » de Besançon, « Porta Nigra » de Trèves…).

L’historiographie de la thématique et de ses différentes manifestations pourra prendre place au sein de chacune des contributions mais aussi être l’objet de la réflexion dans une ou des contributions dédiées.

Sont sollicités, dans ces perspectives, historiens de l’art, archéologues, historiens, spécialistes de littérature médiévale, linguistes, juristes, théologiens, mais aussi conservateurs et restaurateurs…

Au-delà de l’Europe médiévale latine, les territoires concernés s’étendent aussi aux mondes byzantin, russe et ukrainien, et aux terres d’Islam.

Comme il est de coutume depuis plus de trente ans, les communications feront l’objet d’une publication dans un numéro dédié de la Revue d’Auvergne, organe de l’Alliance Universitaires d’Auvergne / Société des amis de l’Université Clermont Auvergne.

Modalités de soumission

Le 34e colloque international d’art roman et sur la période romane se tiendra à Issoire (Puy-de-Dôme) les 9, et 10 octobre 2024 (dimanche 11 consacré à l’excursion)

Date limite d’envoi des propositions de communication : mardi 30 juin 2026

Vos propositions de communication sont à retourner par courriel, conjointement,

à Jean-Luc Fray : j-luc.fray@uca.fr

et à Nathalie Monio : terresromanesauvergne@gmail.com.

Merci de bien vouloir y préciser : vos nom et prénom ; profession et/ou structures de rattachement ; adresses postale et de courriel ; titre de la communication et résumé d’une quinzaine de lignes au maximum en français ou en allemand, italien, espagnol, néerlandais ou anglais.

Réunion du comité scientifique du colloque et élaboration du programme : début juillet 2026. Vous recevrez dans les jours qui suivront un courriel vous avisant de la décision dudit comité.

Les frais de déplacement des communicants seront pris en charge par « Terre Romane d’Auvergne » qui organisera également leur hébergement.

Comité scientifique et d’organisation

Dominique Allios, Maître de conférences HDR en Histoire de l’Art et Archéologie médiévales à l’Université de Rennes 2, LAHM, CreAAH (UMR 6566)

Alphonse Bellonte, président de Terres romanes d’Auvergne

Pascale Chevalier, Professeure d’Histoire de l’Art et d’Archéologie du Moyen Âge à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (CHEC – UPR 1001)

Jean-Paul Fanget, Docteur en Histoire, Président de l’Alliance universitaire d’Auvergne. Directeur de la Revue d’Auvergne

Jean-Luc Fray, Professeur émérite d’Histoire du Moyen Âge à l’Université Clermont Auvergne – Centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (CHEC – UPR 1001), vice président de l’Alliance universitaire d’Auvergne, directeur-adjoint de la Revue d’Auvergne

Sébastien Fray, Maître de conférences en Histoire du Moyen Âge à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, LEM-CERCOR (UMR 8584)

Nathalie Monio, DEA d’Archéologie. Adjointe au maire de Chauriat (Puy-de-Dôme), en charge du patrimoine et des affaires culturelles. Secrétaire de Terres romanes d’Auvergne

Annie Regond, Maîtresse de conférences honoraire en Histoire de l’art moderne. Présidente de l’association Archiclassique

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Passages romans : portes, portails, porches et portiques (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle)

Offre d’emploi – Lecturer in Latin and Manuscript Studies (University of Kent)

Closes: 31st May 2026

Are you an engaging educator with the expertise to inspire students in Latin and Palaeography? If so, this 12 month fixed term role, offered on an Education, Scholarship & Professional Practice contract, could be ideal.

The School of Humanities seeks an enthusiastic and engaging scholar with experience of teaching Classical and Medieval Latin at all levels, and sufficient expertise to teach Medieval and Early Modern Palaeography at postgraduate level, for the academic year 2026–27. 

As Lecturer in Latin and Palaeography you can expect to be involved in:

  • Convening and delivering postgraduate modules in Latin and Palaeography
  • Providing high-quality teaching through seminars and lectures, alongside timely feedback and academic support
  • Supervising undergraduate and postgraduate dissertations in relevant subject areas
  • Contributing to the activities of the Centre for Medieval and Early Modern Studies and wider academic community

What will you bring to the role?

  • A PhD in a relevant discipline, or equivalent experience
  • Strong expertise in post-classical Latin and medieval and/or early modern palaeography
  • Experience of delivering high-quality teaching, particularly at postgraduate level
  • Excellent communication skills and a collaborative, student-focused approach

What we can offer in return:

As a member of our team, you can expect a friendly, open and collaborative working environment and support in your development and wellbeing. You’ll enjoy a range of great staff benefits including:

  • 43 days’ leave per year (personal leave, bank holidays and additional days allocated for the Christmas period, pro rata for part-time staff)
  • Excellent pension scheme with generous employer contributions
  • Corporate employee-funded healthcare plan, in partnership with Benenden Health

For more information about what you can look forward to if you join us, visit our dedicated webpage: Working at Kent

We are ambitious for our people, our communities and the region we serve – join us in making the world a better place. Visit our website for more on who we are: http://www.kent.ac.uk/about/

Please see the links below to view the full job description and to apply for this post. For further information regarding the application process, please contact peopleserviceshr@kent.ac.uk quoting reference number SOH-015-26.

It is anticipated that the interview for this role, including a teaching presentation, will be held on 25 June 2026, and the role will commence on 21 September 2026. Informal enquiries about the post can be sent to S.Ivanic@kent.ac.uk and R.D.Gallagher@kent.ac.uk.


We particularly welcome applications from female and black, Asian and minority ethnic candidates as they are under-represented at this level in this area

Further details:

*Occasionally we may need to close a vacancy before the published deadline due to a high number of applications being received, therefore we strongly advise you to submit your application as soon as possible. (All vacancies will be open for at least one week.)

PLEASE NOTE: We prioritise applications from current University of Kent redeployees. We will let you know if this post is to be filled by a redeployee as, in this instance, your application will unfortunately not be taken forward.

We know applicants may use AI tools to help prepare job applications. For guidance on how to use AI responsibly and effectively, see: Using AI in your job application

Applications must be made via the University’s online application system; CVs or details sent directly to the department or via email cannot be considered.

The University of Kent values diversity and equality at all levels.

Source : Jobs.ac.uk

Publié dans Offre d'emploi | Commentaires fermés sur Offre d’emploi – Lecturer in Latin and Manuscript Studies (University of Kent)

Appel à contribution – Täuschende Tiere? Von Sein und Schein in der mittelalterlichen Tierdarstellung

Interdisziplinäre Sektion im Rahmen des Symposions „Konstruktionen des Falschen. Fälschung und Fake im Mittelalter“ des Mediävistikverbands e.V., Universität Münster, 22.–25. Februar 2027.

Wir suchen Beiträge aus allen mediävistischen Teildisziplinen, die aus der Perspektive der Human-Animal Studies neue Zugänge zu textlichen und bildlichen Darstellungen, Semantisierungen und Funktionalisierungen von Tieren und tierlichen Materialien im Mittelalter eröffnen.

Tiere sind im mittelalterlichen Weltbild allgegenwärtig: als Schöpfungszeuge und Auslegungshilfe der Heilsgeschichte, als ökonomische Ressource (Arbeitskraft, Nahrung, Materialien) und als emotionale oder symbolische Bezugspunkte am Hof und im Kloster. Neben Affektbindungen (etwa Isoldes Hündchen Petitcreiu oder der Löwe als Gefährte des Iwein) begegnen markante Feindbilder und „unlautere“ Tiere – dies nicht nur in Drachenepisoden, sondern auch in narrativen und didaktischen Kontexten. So schildert Beda in der ‘Vita Cuthberti’ zwei Raben, die Stroh stehlen und nach Zurechtweisung « bußfertig » zurückkehren; in der europäischen Tierdichtung (‘Ysengrimus’, ‘Roman de Renart’; mndl./mnd. ‘Reinke Fuchs’) ist der Fuchs Inbegriff der List, Heuchelei und Prozessintrige. Bestiarien und der ‘Physiologus’ codieren « falsches » Tierverhalten als moralische Allegorie (Krokodilstränen, die ventriloquierende Hyäne u.a.). Zugleich verschränken sich Glauben, Warenverkehr und Empirie: Narwalzähne zirkulieren bis in die Neuzeit als « Einhornhörner »; Fossilien wie Haifischzähne (« Natternzungen ») oder Belemniten (« Donnerkeile ») gelten als Antidote; vermeintliche « Krötensteine » werden Tieren zugeschrieben; Walrosselfenbein wird als Elefantenelfenbein gehandelt; « Greifenklauen » entpuppen sich als Steinbockhörner.

Die Sektion adressiert insbesondere folgende Themenfelder:

1. Tierische Falschheit
– Welche Tiere gelten aufgrund zugeschriebener Eigenschaften/Verhaltensweisen als falsch, betrügerisch oder hinterhältig?
– Wie artikuliert sich diese Falschheit gegenüber Menschen, Umwelt und anderen Tieren (etwa in Narration, Ikonographie, Recht, Predigt)?
– Welche Deutungshorizonte (z.B. Allegorese, Morallehre, Askese, Fürstenspiegel) werden damit aktiviert?

2. Tierische Fälschungen
– Welche Tiere sind als Fiktionen/Fehlbestimmungen konstruiert (z. B. Einhorn, Basilisk, Mantikor) und wie werden sie stabilisiert oder kritisiert (etwa bei Isidor, Thomas von Cantimpré, Bartholomaeus Anglicus, Albertus Magnus)?
– Wie interagieren Glaube, Autorität (auctoritas) und Beobachtungspraxis/Empirie in diesen Diskursen?
– Welche diachronen Verschiebungen zeigen sich zwischen Enzyklopädie, Bestiarien, Reiseberichten und naturphilosophischen Texten?

3. Tierischer ‘Etikettenschwindel’ (Materialität und Märkte)
– Welche tierischen Produkte und Derivate dienen der Aufwertung von Macht, Einfluss und Prestige (z.B. Elfenbein, Purpur/Kermes, Ainkhürn, Ambra)?
– Wie werden solche Materialien gewonnen, zirkuliert, umetikettiert (‚re‑brand‘) und rechtlich/moralisch gerahmt?
– Welche Diskurse (u.a. Theologie, Naturlehre, Medizin, Ökonomie) legitimieren oder problematisieren diese Praktiken?

Willkommen sind besonders Beiträge mit diskursanalytischem oder ökokritischem Zugriff sowie Studien, die Text, Bild und Objektfunde verbinden (z.B. Handschriftenikonographie, Artefakte, Handelsdokumente). Reisekosten können leider nicht übernommen werden.

Bitte senden Sie ein Abstract von ca. 300 Wörtern sowie eine Kurzvita (100–150 Wörter) bis zum 8. Mai 2026 an Florian.schmid@uni-greifswald.de sowie Miriam.strieder@uibk.ac.at.

Einsendungen von Nachwuchswissenschaftler:innen sind ausdrücklich erwünscht!

Source : H-Soz-Kult

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Täuschende Tiere? Von Sein und Schein in der mittelalterlichen Tierdarstellung

Colloque – Paroles indirectes : penser la médiation dans les fictions narratives médiévales (XIe-XVe s.)

Mercredi 20 mai 2026, 10h-18h
Maison de la Recherche de La Sorbonne Nouvelle
Salle Athéna, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris

10h : Accueil des participants

10h15 : Ouverture de la journée d’étude

Matinée
Présidence de séance : Dominique Demartini

10h30 – 12h30 : Florence TANNIOU (Université Paris Nanterre) – La seconde mort de Palamède : l’ambivalence d’un récit médiatisé. Réflexion sur la médiation et l’adhésion du récit dans le Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure et ses réécritures (XIIe-XVe siècles)

Sophie MARNETTE (University of Oxford) – Discours Indirect Libre et médiation dans les fictions narratives médiévales (XIIe-XIIIe siècles)

Vanessa OBRY (Université de Haute-Alsace) – Le roman passeur de poésie : insertions lyriques et médiations dans le roman en vers (XIIIe-XIVe siècles)

Déjeuner : buffet

Après-midi
Présidence de séance : Mireille Séguy

14h – 15h30 : Aurélie BARRE (Université Jean Moulin – Lyon 3) – Images anagogiques de la littérature courtoise : voir et rejoindre l’autre

Adélaïde PILLOUX/ Amandine PIOT (Université Lumière Lyon 2/ Université Sorbonne Nouvelle) – Le temps du détour. Vers une lecture médiate du Laüstic et de Yonec de Marie de France

Pause

16h – 17h30 : Geoffrey DERAIN (École normale supérieure) – « Transformissions » du Chevalier au lion dans les romans arthuriens en vers (XIIIe-XIVe siècles)

Nathalie KOBLE (École normale supérieure) – L’équation Galehaut, du Lancelot aux Decameron, ou l’invention de l’entre-deux

18h : Clôture de la journée d’étude

Journée d’étude internationale organisée par l’Université Sorbonne Nouvelle (CERAM-EA 173) et l’Université Lumière Lyon 2 (UFR LESLA / CIHAM UMR 5648)

Organisation : Marie-Pascale Halary, Adélaïde Pilloux, Amandine Piot et Mireille Séguy

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Colloque – Paroles indirectes : penser la médiation dans les fictions narratives médiévales (XIe-XVe s.)

Journée d’étude – État de la recherche sur l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge en Fédération Wallonie-Bruxelles

Dix-septième journée d’études du groupe de contact FRS-FNRS Translatio. Antiquité tardive – haut Moyen Âge (IVe-Xe siècle)
Bruxelles, Musées Royaux d’Art et d’Histoire
Mardi 19 mai 2026

Participation gratuite, mais inscription obligatoire par mail : nicolas.schroeder@ulb.be
Lunch (sandwiches) sur inscription par mail (10€ à payer le jour même)

Programme :

10h00 – Accueil par Sophie BALACE et Florence CLOSE (MRAH/ULiège)

10h15 – À propos de tombes mérovingiennes découvertes à Linciaux (Ciney) – Olivier VRIELYNCK, Caroline LAFOREST, Philippe MIGNOT (SPW/RBINS/SPW)
10h35 – L’abbaye de Stavelot, des origines à l’an mille. Synthèse des recherches archéologiques – Brigitte NEURAY (SPW)
11h05 – Pause café

11h35 – Les premières églises « paroissiales » du diocèse de Liège avant l’an 1000 – Julie DURY
11h55 – Richaire de Tongres-Liège (921-945) : un évêque lotharingien au crépuscule du pouvoir carolingien – Bastien VANOVERSCHELDE (ULiège)
12h30 – Lunch

14h00 – Les capacités médicales et oraculaires de sainte Thècle en Cilicie Trachée : interface entre traditions polythéiste et chrétienne ? – Nuna TERRI (ULB)
14h20 – Les manuscrits enluminés de l’époque mérovingienne : historiographie, méthodes et redécouverte d’un art singulier – Max HELLO (Paris I)
14h50 – Pause café

15h20 – Les ivoires de Genoels Elderen et les plaques émaillées mosanes retrouvées lors des fouilles de Petermonostora – Sophie BALACE (MRAH)
15h40 – Étude de la bijouterie mérovingienne : apports du projet Mero-Jewel et des collections des Musées royaux d’Art et d’Histoire – Britt CLAES, Femke LIPPOK, Line Van WERSCH (MRAH/MRAH/ULiège)

16h10 – Visite libre jusqu’à 16h45

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Journée d’étude – État de la recherche sur l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge en Fédération Wallonie-Bruxelles

Appel à contribution – Lacuna. Conservation, Law, and the Ethics of the Incomplete

Rome, Bibliotheca Hertziana
2-5 December 2026

In conservation practice, a lacuna is a site of rupture – a gap in the painted surface where figure and ground have been severed, where the material continuity of a work has been broken. Conservators have long understood this rupture as a form of violence, a visual disruption that prevents the viewer from apprehending the work as a coherent whole. Yet the practice they have developed in response is not simply one of repair. Following the foundational principles of Cesare Brandi (1906–1988), the ethical treatment of a lacuna does not seek to erase the gap but to hold it in a condition of productive tension: stabilizing the work, visually bridging the disruption through techniques of abstracted in-painting, while simultaneously insisting that the lacuna remain legible – that its presence continue to testify to the history of damage, loss, and time.

This practice demands a particular kind of attention from the viewer. To encounter a conserved lacuna is to be asked to hold a double-visibility: to recognize both the compositional ambitions of the original work and the ongoing life of the object–marked by accident, neglect, structural violence, or iconoclasm. The lacuna does not disappear; it is ameliorated. What remains is neither the fiction of an intact original nor the spectacle of ruin, but something more demanding: a work that carries the evidence of its own history within it.

To the art historian, the lacuna operates as a prompt rather than a deficit – an invitation to do cognitive and historical work. It forces an acknowledgment of the condition of the evidence on which the discipline relies, serving at once as testimony of institutional histories of care and neglect. It also compels historiographical reflection, as it carries direct consequences for canon formation. Lacunose works pose a limit to their display within the museum and legibility within art historical discourse. The lacuna works as a site of interpretation as much as a mechanism of exclusion: it prevents works from entering or remaining within the circuits of preservation, study, and value that constitute the canon.

Recent scholarship has deepened our understanding of how lacunae are produced. Damage is not always the simple consequence of time. As Ann Laura Stoler argues in Duress, the material deterioration of objects can be the legible residue of structures of power—of decisions, explicit or implicit, about whose cultural production is worth caring for and preserving. The condition of works by non-Western, colonized, or otherwise marginalized artists within Western institutional collections is frequently not accidental but structural: the result of acquisition practices, storage hierarchies, and scholarly inattention that reflect deeper ideological valuations. At the same time, a constant desire to repair, stabilize, and conserve for posterity emerges from histories of accumulation wherein works of art are treated as commodities—but outside the Western museum model, alternative practices of care exist that do not require an infinite process of stabilization against decay. The lacuna, in this light, is not merely an aesthetic problem but an archive – a material index of the conditions that shaped the life of the object within institutional care. Stoler’s further insight – that the desire to repair carries its own ideological charge – complicates any straightforward narrative of conservation as restitution. To restore without reckoning is to risk a second erasure, covering over the evidence of neglect, or alternative cultural approaches to material decay, in the very act of addressing it. This risk is precisely what the conservation ethics of the lacuna is designed to resist.

In legal discourse, the concept of non liquet – literally ‘it is not clear’ – designates a situation in which a court cannot render judgment because no applicable law exists. The term names a lacuna in the juridical order: not merely an ambiguity to be resolved by interpretation, but a genuine absence, a space where law has not yet formed. As Sora Han demonstrates in Mu, 49 Marks of Abolition, unlike a legal gap that existing rules might fill by analogy or extension, a non liquet marks the outer edge of the legal system itself – the point at which the court must acknowledge that it cannot decide, not because the facts are unclear, but because the normative ground has not yet been established.

If the conservation lacuna is oriented toward the past – testifying to a history of disruption – the legal lacuna is oriented toward the future. It designates a space where law should exist but does not yet, a judgment that is deferred pending the development of adequate concepts and frameworks. In these contexts, as in conservation, lacunae can reveal underlying asymmetries in power, responsibility, and recognition. Legal thinking offers art history and conservation studies a framework for understanding lacunae as structurally produced and politically consequential – not as accidents of time but as indices of systems of valuation and neglect that remain operative and that resist resolution through acts of individual or institutional goodwill alone. The legal lacuna reminds us that making the gap visible is not the same as filling it, and that the absence of law is itself a condition with its own politics and its own beneficiaries.

The Conference

In this conference, we take a materially grounded sense of the lacuna – as a bounded absence produced within specific historical and institutional conditions – as our point of departure. We focus on lacunae as historically produced gaps that are (1) materially or structurally identifiable, (2) epistemically consequential, and (3) ethically and politically charged. This conference brings different definitions of lacuna – conservatorial, juridical, ethical, and epistemological – into conversation.

Conservation practice offers a model of how to inhabit incompleteness ethically: how to acknowledge a gap without either prematurely closing it or aestheticizing it into melancholy. The conserved lacuna is neither repaired nor celebrated; it is held, made visible, and integrated into an ongoing relationship between the work and its viewers. Brandi’s insistence on double-visibility – and Derek Walcott’s warning that civilization begins to fail when it falls in love with its ruins – together define an ethical posture toward damage that refuses both false wholeness and the seduction of the fragment.

By placing conservation theory into dialogue with legal theory and other fields, the conference seeks to move beyond metaphorical uses of “absence” and “loss,” and toward a more precise account of how lacunae function as sites of decision, deferral, exclusion, and possibility. Neither a fragment nor a ruin, and not an archival absence, the lacuna is its own specific epistemological category. What new analytical tools emerge when we treat gaps not as deficits to be overcome, but as conditions that structure knowledge, value, and responsibility? We return to this question at a moment when the pace of technological change is outrunning both legal frameworks and conservation methodologies. This conference proposes that thinking across these fields, through the shared figure of the lacuna, may open new tools for responding to conditions that neither field is yet equipped to address working alone.

Submissions

We welcome proposals from scholars working across art history, conservation theory, legal studies, postcolonial and decolonial studies, digital humanities, media studies, and cognate fields. Papers need not address all of the themes outlined above; we are equally interested in focused engagements with one dimension of the lacuna and in comparative or synthetic approaches.

Possible areas of inquiry include, but are not limited to:

  • The ethics of in-painting and partial restoration; the politics of making damage visible
  • Conservation practice and postcolonial critique; the structural production of lacunae in non-Western collections
  • The relationship between lacunae and canon formation: how degrees of material survival condition the ability of works to enter art-historical discourse
  • Theories of repair and their limits
  • The temporality of the lacuna: ruin, testimony, and the deferral of judgment
  • Case studies in the conservation and legal protection of works from marginalized collections
  • New concepts and practices of lacuna treatment arising from disasters, whether natural or human-caused
  • Non liquet and the juridical management of incomplete legal orders
  • Legal lacunae in cultural heritage, including canonical bias, the uneven visibility of world art, implications of artificial intelligence and intellectual property regimes

The conference is convened by Caroline Fowler and Francesca Borgo. Following “Wastework” (2023), “Loot & Repair” (2024) and “Rework” (2025), this is the fourth annual initiative organized by the BHMPI Lise Meitner Group Decay, Loss, and Conservation in Art History, furthering the Research Group’s ongoing inquiry into the consequences that different forms of loss, disappearance, and degradation bear for the discipline. 

To submit a proposal, please upload the following as PDF documents by May 11, 2026 on our platform: https://recruitment.biblhertz.it 

Please submit:

  • title and a 300-word abstract of the proposed paper
  • brief CV (max 2 pages, including current position and affiliation)

Source : Medieval Art Research

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Lacuna. Conservation, Law, and the Ethics of the Incomplete