Colloque – Les reconfigurations des productions et des marchés en Méditerranée (1350-1500)

Université de Saragosse, 1e-3 juin 2026
Carnet hypothèse du programme : https://ecomed.hypotheses.org
Résumé à mi-parcours : https://anr.fr/Projet-ANR-23-CE27-0026

Le WP3 (« Productions et marchés : intensifications et diversifications des ressources ») occupe une place nodale dans le programme Ecomed. Nourri en amont par les acquis du WP1 sur la typologie documentaire et par les premiers résultats du WP2 sur les contraintes socio-environnementales et démographiques, il s’agit désormais d’aller au cœur du projet : étudier la dynamique économique de la Méditerranée tardomédiévale à travers les transformations de la production, des échanges et de la consommation. Comment les hommes et les femmes des sociétés méditerranéennes (ré)agissent-ils économiquement face aux chocs de la fin du Moyen Âge ? Tandis que le WP2 a permis d’identifier les perturbations – instabilité climatique, peste, fluctuations du peuplement, recompositions de l’habitat –, le WP3 vise à montrer combien ces perturbations débouchent non sur une simple contraction, mais sur des arbitrages, des réorientations et des innovations touchant à la fois les systèmes agraires, les productions artisanales, les circuits marchands, les savoirs techniques et les pratiques de consommation. Il s’agit donc de replacer au centre de l’analyse les pratiques économiques concrètes des hommes et des femmes de la Méditerranée tardo-médiévale.

Cette centralité explique aussi le poids historiographique particulier attendu du WP3. Après des années fructueuses d’études sur l’agriculture, l’artisanat, le commerce ou la consommation, l’objectif est de proposer une lecture commune de la reconstruction économique méditerranéenne entre 1350 et 1500. La première thèse forte qui semble se dégager de l’ensemble des chapitres est que la période ne peut plus être pensée selon le seul paradigme du déclin, de la dépression post-peste ou de l’adaptation malthusienne. La deuxième thèse commune est celle d’une reconfiguration plutôt que d’un retour à l’équilibre antérieur. Les crises sont réelles, parfois profondes, mais elles n’interdisent ni des rebonds ni des intensifications. Après le reflux souvent violent de la seconde moitié du XIVe siècle, on ne reconstruit ni sur les mêmes bases ni partout de la même manière. Dans l’Occident latin comme dans d’autres régions méditerranéennes, des terres changent d’usage, les herbages gagnent sur les emblavures céréalières, l’élevage – transhumant ou en stabulation – progresse, tandis que l’organisation du peuplement, la gestion des communs et l’articulation entre agriculture et élevage se reconfigurent durablement. L’entretien, l’abandon ou la réorientation d’infrastructures essentielles – systèmes d’irrigation, moulins, bâtiments d’exploitation, équipements de transformation – participent eux aussi de cette recomposition matérielle des économies rurales. Dans le même temps, l’accès aux matières premières, leur transformation, l’organisation du travail, depuis l’essor du salariat jusqu’aux nouvelles formes de dépendance contractuelle ou de concentration entrepreneuriale, ainsi que la montée en gamme de certains artisanats modifient les filières productives. Les cultures se spécialisent, les productions se diversifient, les objets circulent davantage. Les besoins des grandes concentrations humaines en céréales intensifient les flux et en multiplient les orientations ; le commerce méditerranéen du grain en fournit l’exemple le plus net, mais des cultures de niche – plantes tinctoriales, huile, vin, sucre – et des biens artisanaux de plus en plus variés prennent eux aussi une place croissante dans les échanges. Cette intensification repose également sur de nouveaux instruments de calcul, d’information et de sécurisation des affaires – comptabilités, correspondances, crédit –, qui donnent aux circulations marchandes une densité inédite. Après la peste, les survivants connaissent parfois une amélioration sensible de leur condition matérielle, mais selon des degrés très inégaux : les consommations se diversifient à mesure qu’elles passent davantage par le marché, depuis l’accès quotidien aux subsistances jusqu’à la diffusion plus large de biens d’habillement, d’équipement ou d’ornement. Tarifs, manuels de marchands, registres notariés, inventaires après décès ou fouilles archéologiques donnent à voir cette densification des circulations, depuis les produits de première nécessité jusqu’aux objets de consommation plus raffinés. Les échanges internes au monde méditerranéen reposent en outre sur des réexportations de denrées venues de plus loin encore, tandis que l’évolution des routes et des circuits dépend tout autant des contraintes environnementales que des facteurs politiques et géopolitiques. En somme, la Méditerranée tardomédiévale ne connaît pas une reprise uniforme, mais des trajectoires contrastées de croissance, de stagnation ou de dépression, portées par des degrés d’intégration inégaux aux marchés.

Dans cette perspective, le workshop de Saragosse a une fonction décisive. Il doit permettre d’accorder les violons entre des chapitres dont la richesse est incontestable, mais dont les zones de contact sont nombreuses. Les risques de chevauchement sont bien identifiés : entre production artisanale, commercialisation et économie de la connaissance autour des questions d’innovation, d’entrepreneurs et de rationalisation ; entre commercialisation, réseaux et techniques marchandes autour des compagnies, des flux et des instruments de circulation ; entre production rurale, intégration des marchés et consommation autour des céréales, des produits de base, des famines et des disponibilités alimentaires. Ces questions transversales devront être explicitées et discutées collectivement. L’ambition du projet est de sortir de la juxtaposition de monographies régionales ou sectorielles pour produire une vision méditerranéenne synthétique et cohérente, sans renoncer aux nuances, aux asynchronies et aux singularités documentaires qui font la force scientifique du projet.

Lundi 1er juin

10h30-11h :
Carlos LALIENA et Cédric QUERTIER
Mots d’accueil et bilan d’étape du programme ECOMED

11h-13h :
Laurent FELLER, Élise VOGUET
Les productions agricoles en Méditerranée

13h-15h : Repas

15h – 17h :
Didier BOISSEUIL, Mohamed OUERFELLI
Les productions artisanales et industrielles

17h – 17h15 : Pause

16h15-18h15 :
Sergio TOGNETTI, Giuseppe SECCHE
Les réseaux commerciaux

Mardi 2 juin

11h-13h :
Carlos LALIENA, Maria VIU FANDOS
L’économie de la connaissance dans le système mercantile

13h-15h : Repas

15h – 17h :
Juan VICENTE GARCIA MARCILLA et Judicaël PETROWISTE
Les dynamiques de la consommation : pratiques et produits

17h-17h15 : Pause

17h15-18h : Session de travail

Mercredi 3 juin

9h-11h30 :
Dominique VALERIAN, Lola LOPEZ RODRIGUEZ
L’intégration du marché méditerranéen (Méditerranée occidentale, Afrique du Nord, Orient, Byzance)


11h45-13h : Session de travail et perspectives

13h-15h : Repas

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Podcast – Marc Bloch, penser l’histoire au Moyen Âge : une série de dix podcasts sur l’œuvre scientifique de Marc Bloch

Marc Bloch fut avant tout un historien, un professeur et un chercheur, qui fit du Moyen Âge le principal terrain de ses enquêtes. Ses œuvres, livres et articles, témoignent à la fois de son immense curiosité et de puissantes convictions : l’histoire ne peut être que totale, entremêlant le social, le politique, le religieux, l’économique, la technique, le culturel… Elle ne peut être que sociale, se donnant pour objet de comprendre le fonctionnement des sociétés du passé dans leur globalité à partir des questions et des savoirs de notre temps, et éclairant en retour ce dernier. Elle est recherche de la vérité à travers la critique des témoignages, qui guide l’historien et éduque le citoyen. Elle invite à la lucidité et à l’émancipation.

Les membres du LaMOP ont réalisé dix capsules vidéos de 4 à 5 minutes traitant chacune d’un aspect de l’œuvre scientifique foisonnante de Marc Bloch.

Laurent Feller : De l’esclavage au servage. L’esclavage et le servage, conçus comme des statuts distincts mais en évolution, constituent un thème central dans la pensée de Marc Bloch qui en traite dans plusieurs de ses livres et de nombreux articles. Il y montre la complexité et les renouvellements des situations de contrainte par lesquelles du travail gratuit ou des redevances pouvaient être extorqués aux paysans.

Thomas Lienhard : Marc Bloch haut médiéviste. Parmi ses multiples centres d’intérêt, Marc Bloch s’est penché sur les premiers siècles du Moyen Âge, en particulier sur le phénomène des grandes migrations qui avaient accompagné la fin de l’empire romain d’Occident. En ce domaine, il a mis à profit sa connaissance de l’historiographie allemande, tout en tenant compte des résonances mémorielles de ce processus au XXe siècle, alors que les questions d’identité ethnique ou de violence militaire influençaient parfois les points de vue des historiens.

Marie Dejoux : Rois et serfsUn chapitre d’histoire capétienne nous conduit au tout début de la carrière de Marc Bloch puisque l’ouvrage, publié en 1921, est son mémoire de doctorat. Au centre de ce livre figure déjà l’étude de la société rurale médiévale, ainsi qu’une thèse forte : les rois capétiens n’ont pas affranchi leurs serfs par charité chrétienne, mais par intérêt financier.

Olivier Matteoni : Les rois thaumaturges. Les rois thaumaturges, qui paraît en 1924, étudie le toucher royal que les souverains de France et d’Angleterre exerçaient et auquel était attaché le pouvoir miraculeux de guérir les écrouelles. L’ouvrage, qui montre combien ce rite participait à la sacralisation du pouvoir royal, vaut par sa méthode qui donne à Marc Bloch le statut de « père de l’anthropologie historique ».

Bastien Paulin Verdier : La Vie d’outre-tombe du roi Salomon. Dans La Vie d’outre-tombe du roi Salomon, un article profondément original paru en 1925, Marc Bloch entreprend de décoder deux légendes médiévales entourant le roi Salomon. Réputé sage, ce roi d’Israël aurait pourtant été damné par Dieu. Prenant ces légendes au sérieux, l’historien mobilise la littérature, les sources théologiques et l’histoire de l’art pour comprendre le sens et les nuances des perceptions médiévales de ce roi de l’Ancien Testament.

Didier Panfili : Les caractères originaux de l’histoire rurale française. Dans Les caractères originaux de l’histoire rurale française, publiés en 1931, Marc Bloch analyse les paysages des campagnes et innove fortement en utilisant la méthode régressive, une documentation non limitée aux seuls textes (plans anciens, archéologie, toponymie, etc.) et le comparatisme.

Florian Mazel : La société féodale. La Société féodale, dernier livre paru du vivant de Marc Bloch, en deux volumes, en 1939-1940, apparaît comme l’œuvre de toute une vie. Ouvrage de synthèse sur l’Europe latine aux siècles centraux du Moyen Âge, il expérimente le dialogue entre histoire et sociologie que Bloch appelait de ses vœux, en analysant une structure sociale dans toute sa complexité, sans négliger ses dynamiques chronologiques ni ses tensions internes.

Joseph Morsel et Nicolas Perreaux : L’étrange défaite, un regard de médiévistes. L’étrange défaite, écrit en 1940, en partie mis en forme en 1942 et publié après l’assassinat de Marc Bloch, analyse les raisons de la défaite française face aux armées allemandes. Bien qu’il se penche sur un événement contemporain, ce texte conduit au cœur de la méthode historique que Marc Bloch a développée en tant que médiéviste, combinant l’étude des structures matérielles et intellectuelles, l’observation empirique et l’analyse structurelle, l’histoire et les sciences sociales.

Fanny Madeline : Marc Bloch et l’histoire de l’Angleterre. Marc Bloch s’est très tôt intéressé à l’histoire médiévale anglaise et dans des domaines aussi divers que l’hagiographie, la royauté ou l’histoire économique. Il effectue plusieurs séjours à Cambridge, Oxford et à la London School of Economic et tisse des liens avec les collègues anglais, en particulier Eileen Power et Michael Postan. Alors que Marc Bloch a toujours été étroitement associé à l’Allemagne, c’est pourtant vers l’histoire anglaise que son intérêt et ses travaux d’histoire comparée l’ont le plus souvent mené.

Eliana Magnani : Marc Bloch et le comparatisme au-delà de l’Europe. Marc Bloch a intégré l’étude des sociétés extra-européennes à sa réflexion sur le Moyen Âge, révélant des parallèles entre les cultures et les époques. Ses échanges avec Marcel Mauss et l’écho de l’Essai sur le don dans son analyse d’un récit médiéval de « compétition de gaspillage » montrent comment le comparatisme a stimulé la circulation des idées entre disciplines.

Source : LAMOP

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Appel à contribution – New approaches to the graphic work of Lucas Cranach the Elder and his Sons

Technische Hochschule Köln, Oct 16–17, 2026

Since 2023, an interdisciplinary research team, funded by the DFG and the Ernst von Siemens Art Foundation, has been systematically investigating and cataloguing drawings and prints from the Cranach workshop. The results will be published soon online in the Cranach Digital Archive.

The symposium aims to examine and reflect on the drawings and prints from the Cranach workshop within a broader context, encompassing both art history and artists’ techniques. In the process the drawings will not only be assessed as an integral part of the Cranach workshop practice but will also be considered within a wider context. Significant to the field of printmaking, a new catalogue will, for the first time, systematically document the various editions and states. This approach will offer an opportunity to conduct a nuanced examination of the conditions of production, functional relationships, and modes of reception of graphic works in the early modern period.

Possible topics and questions include:
– drawings in the context of image-making processes
– the function of drawing within the creative process – from the initial sketches and studies to representative sheets and models, as well as underdrawings for paintings
– drawings and prints as autonomous works of art, as demonstrations of artistic virtuosity and as media for the affirmation of artistic authorship
– an exploration of the prevailing conditions and context when the printing matrix was produced
– the provenance of printing blocks and plates from their creation to later reuses
– methods, procedures, and interpretation of the results of technical examinations within interdisciplinary discourse
– the functions, conventions and experiments in drawing and printmaking techniques and materials
– drawings and prints as a space for dialogue about artistic, political, or religious themes, and within the context of early modern collecting culture

The event is intended to be discussion-based, affording participants the possibility to consider completed research papers as well as methodological approaches, open questions, and future perspectives. We welcome both more detailed presentations (approx. 25 minutes) and shorter keynote talks (approx. 10 minutes) that contribute specific theses, case studies, or project-related considerations to the discussion.
Proposals for presentations or short talks, accompanied by an abstract in German or English (up to 2,000 characters), should be submitted by 30 May 2026 to: da************@******ln.de
A publication of the contributions is planned.
Organisation:
Daniel Görres, M.A.
Prof. Dr. Gunnar Heydenreich
Prof. Dr. Susanne Wegmann

Venue:
Technische Hochschule Köln (Cologne University of Applied Sciences), Ubierring 40, 50678 Köln

Project partners in the research project: TH Köln, Kunstpalast Düsseldorf, Kupferstichkabinett der Staatlichen Museen zu Berlin, Deutsches Dokumentationszentrum für Kunstgeschichte – Bildarchiv Foto Marburg, Kupferstich-Kabinett der Staatlichen Kunstsammlungen Dresden and other collections.

Source : Blog de l’AphAhAu

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Publication – « Penser les croisades tardives : diversités, modalités, postérités. Mélanges en l’honneur de Norman Housley », éd. Stefan K. Stantchev, Benjamin Weber

Depuis les années 1980, les travaux pionniers de Norman Housley ont profondément renouvelé la compréhension et l’analyse des croisades dites « tardives » au point d’en faire un champ historiographique à part entière. Cet ouvrage collectif rend hommage à cette contribution majeure en réunissant 22 études d’historiens venus du monde entier, dont les recherches s’inspirent tant de l’œuvre que de la personnalité de Housley.

À travers une riche diversité d’approches, le volume explore la diffusion et la diversification du phénomène de croisade, depuis les derniers soubresauts de la présence franque en Terre sainte jusqu’aux campagnes menées en Europe, notamment contre les Hussites, sans oublier les conflits contre les Ottomans. Il met en lumière les multiples modalités de la mobilisation en Occident : recrutement, financement, diplomatie, mise en scène symbolique…

L’ouvrage s’attache également à retracer les prolongements et les résonances des croisades bien après la fin des expéditions militaires, dans les domaines de l’art, de la littérature et de l’historiographie. En rendant hommage à la figure fondatrice de Norman Housley, ce livre propose ainsi un panorama vivant, riche et nuancé de l’historiographie des croisades tardives au XXIe siècle.

Ouvrage publié avec le soutien de l’UMR 5136 FRAMESPA (université Toulouse – Jean Jaurès / CNRS) et de la School of Humanities, Arts, and Cultural Studies du New College de l’Arizona State University

Stefan K. Stantchev est Associate Professor of History à la School of Humanities, Arts, and Cultural Studies du New College de l’Arizona State University.

Benjamin Weber est chercheur associé au laboratoire FRAMESPA (UMR 5136) à l’université Toulouse – Jean Jaurès.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Penser les croisades tardives : diversités, modalités, postérités. Mélanges en l’honneur de Norman Housley, éd. Stefan K. Stantchev, Benjamin Weber, Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2026 ; 1 vol., 304 p. ISBN : 978-2-8107-1365-3. Prix : € 25,00.

Source : Presses universitaires du Midi

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Publication – Robert A. Maxwell, « The Memory of Past Acts. Picturing Presence, Loss, and History in Illuminated Cartularies, c. 1050–1220 »

For much of the Middle Ages, agreements over properties, rights, and obligations were recorded on individual sheets of parchment. Cathedrals, monasteries, and royal chanceries accumulated hundreds of such records, or charters. Increasingly by the eleventh century these institutions took to recopying them into manuscripts, or cartularies. Copied collections of legal agreements would not seem to invite decoration or embellishment; yet around three dozen illuminated cartularies survive from the period from around 1050 to 1220. This book offers the first sustained analysis of some thirty surviving such works from across western Europe and their highly inventive imagery.

The brilliantly colored illuminations depict miracles, royal power, and, most strikingly, images suggestive of the culture of documents and of scribal mises en abîme. Scenes that set charters and various performances associated with written agreements serve to highlight memorial attitudes toward past legal acts and testify to an expansion of the visual culture of documentary practice.

The special character of cartularies as copied collections also encourages reconsideration of art history’s usual iconographic pursuits. The Memory of Past Acts privileges the process of manuscript production as central to the imagery. It argues that discourses surrounding scribal and textual traditions (copying, transcribing, displacing originals, reinventing authority, writing history) not only inform the subjects depicted, but also, and more fundamentally, motivate the very inclusion of illumination, making such imagery nothing less than a meditation on past scribal acts.

Robert A. Maxwell is Sherman Fairchild Associate Professor of Fine Arts at the Institute of Fine Arts, New York University. The author of The Art of Medieval Urbanism: Parthenay in Romanesque Aquitaine (2007) and editor of Representing History, 900–1300: Art, Music, History (2010), he is also co-editor, with Kirk Ambrose, of Current Directions in Eleventh- and Twelfth-Century Sculpture Studies (2010) and, with Manuel Antonio Castiñeiras González, of a special issue of Ad Limina entitled Imagining the Road to Santiago: Itineraries, Narratives, Myths (2025). He has written widely on medieval manuscript illumination, sculpture, and architecture, as well as on the historiography of medieval art.

Preface
Conventions and Abbreviations
List of Figures

Introduction

1 Documentary Residue

2 Sealing into History

3 Memorializing the Charter

4 Thematizing the Medium: Charter to Codex

5 Dream Work, From Archive to History

Conclusion

Appendix: List of Illuminated Cartularies to c. 1220
Notes
Bibliography
Index of Manuscripts Cited
General Index

Informations pratiques :

Robert A. Maxwell, The Memory of Past Acts. Picturing Presence, Loss, and History in Illuminated Cartularies, c. 1050–1220, Toronto, Pontifical Institute of Medieval Studies, 2026 ; 1 vol., XXII–366 p. (Studies and Texts, 241). ISBN : 978-0-88844-241-3. Prix : USD 150,00.

Source : PIMS

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Appel à contribution – Nature and Science in Premodern Literature

This panel is open to papers that focus on the relationship between the natural sciences and ancient, medieval, and early modern literature (before roughly 1700 CE) from all parts of the globe. This panel explores the ways in which pre- and early modern literature works with and against contemporary scientific theories, methods, and discourses. Papers may engage any element of the natural sciences, from philosophy, theology, and theory, to inventions and practical technologies. Scientific fields may include astronomy and cosmology, biology and medicine, mathematics, physics and chemistry, and many more

All abstracts should be submitted via the PAMLA website: https://pamla.ballastacademic.com/Home/S/19923

Deadline: May 25, 2026

This year’s Pacific Ancient and Modern Language Association (PAMLA) will be held November 12-15 in Seattle, WA. More conference information can be found here: https://www.pamla.org/pamla2026/

Please feel free to send any questions to summer.lizer@cgu.edu.

Source : The Medieval Academy Blog

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Appel à contribution – Dire le monde en images à la Renaissance

Les XVe et XVIe siècles sont communément considérés – au moins depuis le travail fondateur de Jacob Burckhardt[1] – comme l’âge de la « découverte » européenne du « Nouveau Monde » ou de l’« Autre Monde », selon une vision parfois réductrice qui ces dernières décennies a connu d’importantes relectures critiques[2]. Un âge qui voit la mise au point d’une nouvelle « image du monde »[3] et, dans un même mouvement, l’avènement de la première « mondialisation »[4] et du « chamboulement du monde » qui s’ensuit[5].

S’élabore un nouveau « système » du monde, l’héliocentrisme copernicien, qui s’imposera au tournant du XVIIe siècle comme une alternative « objective » au géocentrisme traditionnel marqué par une lecture biblique du monde et de l’univers[6]. C’est aussi le temps des hypothèses sur les « mondes multiples » ou « mondes infinis » de Giordano Bruno[7], qui ouvrent la voie à des représentations alternatives de l’univers, de ses lois et de ce que Galilée nommera la « costituzione del mondo », la « constitution du monde »[8]. Par ailleurs, au sein même de la cosmographie, on assiste à l’émergence puis à l’autonomisation de la géographie qui se voue désormais exclusivement à la description de l’ici-bas, laissant le cosmos aux astronomes. La géographie devient véritablement un savoir sur le monde à distance du Ciel et de la théologie.

Les XVe et XVIe siècles ne sont-ils pas aussi ce moment où le liber mundi – le « livre du monde » ou « livre de la nature », métaphore désignant l’ensemble observable de la création divine – semble désormais en passe d’être progressivement entièrement décrit et interprété[9] ? Le moment, encore, où l’humanité demeure regardée comme un microcosme – un « petit monde » selon Pic de la Mirandole[10], un « aultre monde » selon Rabelais[11], à l’image de l’univers – et souvent décrit comme le « centre du monde », tandis que l’œuvre d’art se voit pensée comme un « nouveau monde » par Federico Zuccaro et le monde lui-même comme un « grand tableau » chez Francisco de Holanda[12].

En tout état de cause, la Renaissance apparaît comme ce moment de l’histoire où s’élabore une réflexion à nouveaux frais sur ce que l’on nomme communément le « monde ».

Mais on ne saurait en mesurer historiquement les tenants et les aboutissants sans une définition de ce qu’est le monde, de ce que nous entendons derrière ce mot qui, à la Renaissance, a une longue histoire mais dont les acceptions se renouvellent[13].

Car le monde désigne en effet une réalité aux contours multiples : à la fois physique, cosmologique, symbolique, existentiel, politique et social. Il est à la fois un donné et un construit. Il peut renvoyer à la fois au monde que l’on habite (œkoumène) et que l’on transforme, que l’on cherche à comprendre, que l’on se représente et que l’on représente. Mais le monde est aussi celui de l’univers entier, le cosmos ou l’univers comme totalité ordonnée.

Il désigne tantôt ce qui entoure et encadre l’être humain — un environnement, un horizon, une scène — tantôt une forme d’existence : un monde est alors ce qui rend possible une certaine manière d’être, de penser, d’agir, de vivre, d’entrer en relation avec autrui.

C’est aussi l’espace social auquel on appartient, avec ses normes, ses langages, ses images, formant un univers singulier, une société à part, une réalité parallèle ou alternative.

Plus largement, le monde peut encore être un âge, une époque, un ordre ou un désordre, un tout ou une partie de… Il peut être vu comme un ouvrage, une structure, un récit, une expérience, ou encore une projection mentale — un imaginaire collectif ou individuel.

Le monde est ce que l’on habite — et donc ce que l’on cherche à comprendre, à représenter, voire à transformer.

Aussi, plutôt que de considérer le monde comme un donné ou une évidence, nous souhaitons ici, au contraire, l’interroger dans ses fondements, ses sens, pour mieux en comprendre la nature.

À cette fin, outre l’enquête historique et la riche historiographie sur le monde à la Renaissance, on ne saurait se priver de réflexions critiques et d’outils théoriques de notre monde contemporain — qu’il s’agisse de la notion heideggérienne de Weltlichkeit (« mondanéité du monde »)[14], des apports de Michel Foucault (notamment Les Mots et les choses, 1966)[15], de Maurice Merleau-Ponty (notamment La Prose du monde, 1969)[16], des manières de faire des mondes[17] selon Nelson Goodman, de la force et des limites des mots pour imaginer et « Dire le monde » (Francis Wolff)[18], ou encore, dans une démarche anthropologique, des processus de « mondiation » ou « composition des mondes » proposés par Philippe Descola[19].

Thématiques du colloque

À une époque où se redéfinissent les contours du connu, les images — qu’elles relèvent des savoirs ou qu’elles soient mentales, poétiques ou artistiques — deviennent des médiations privilégiées, des opérateurs complexes de savoir et d’énonciation du monde.

Ce colloque propose d’interroger la manière dont le monde se construit et se dit en images, en étudiant comment celles-ci décrivent, organisent et transforment l’expérience humaine — et possiblement non-humaine. L’approche se veut résolument interdisciplinaire, en croisant les regards de l’histoire de l’art, de l’histoire des savoirs, de la philosophie, de l’anthropologie visuelle, ainsi que de l’histoire des techniques et des croyances.

Plutôt que de structurer cet appel autour de catégories préétablies d’objets ou de dispositifs visuels — qu’il s’agisse de livres illustrés ou de manuscrits enluminés, de cartes géographiques ou marines, de fresques et peintures murales, de sculptures ou de reliefs, de globes célestes ou terrestres, de décors éphémères ou festifs, d’objets scientifiques tels que horloges, astrolabes ou automates, mais aussi de planches anatomiques ou botaniques, de gravures, d’estampes, de dessins d’architecture, de tapisseries narratives, d’objets liturgiques, de monnaies ou médailles iconographiques, voire de dispositifs de spectacle ou d’artefacts issus des cabinets de curiosités —, nous proposons de réfléchir à la manière dont les images participent activement à la construction culturelle d’un monde.

Ce questionnement s’appuie sur une série de tensions formelles, symboliques et théoriques, conçues comme des cadres heuristiques souples, qui ouvrent un espace d’analyse où les images ne sont pas simplement des témoins passifs du réel, mais des actrices majeures de sa fabrique, de sa mise en ordre, de sa remise en cause.

  1. Le monde comme univers : ordre et échelle

Grand / petit ; macrocosme / microcosme ; sud / nord ; est / ouest ; infini / fini ; espace / temps ; habitable / hostile ; ordre / chaos ; nature / culture ; céleste / terrestre ; fini / éternel ;

  1. Les lieux du monde : espaces, territoires et relations spatiales

Proche / lointain ; centre / périphérie ; local / mondial ; urbain / rural ; orienté / désorienté ; frontière / continuité ; mobilité / fixité ; public / privé ; construit / naturel ;

  1. Le monde et ses temporalités : histoires, récits et rythmes

Origine / fin ; passé / présent ; cyclique / linéaire ; mémoire / oubli ; permanence / rupture ; historique / mythique ; simultanéité / succession ; antique / moderne ; archaïque / nouveau ; providence / hasard.

  1. Mondes visibles, mondes invisibles : perceptions, apparitions, visions

Visible / invisible ; surface / profondeur ; réel / imaginaire ; objectivité / subjectivité ; lumière / ténèbres ; voilé / dévoilé ; présence / absence ; transparence / opacité.

  1. Le corps du monde : les êtres et le vivant

Humains / non-humains ; vivant / inanimé ; incarné / désincarné ; animal / humain ; naturel / artificiel ; sain / malade ; organique / mécanique ; chair / esprit ; corps / âme ;

  1. Savoirs, langages et représentations du monde

Langage / langages ; science / croyance ; scientifique / populaire ; objectivité / subjectivité ; norme / écart ; observation / spéculation ; rationalité / émotion ; visible / dicible ; monde / immonde.

Ces tensions peuvent se décliner aussi bien dans des objets attendus que dans des formes négligées par l’historiographie, offrant un terrain fécond pour explorer les multiples manières dont le monde fut dit en images à la Renaissance.

Ce colloque international est destiné à la publication, après examen des manuscrits par le comité scientifique.

Modalités de soumission :

Les propositions de communication devront être rédigées en français, en italien ou en anglais, et comporter les éléments suivants :

  • un titre ;
  • un résumé du projet de communication en quelques lignes ;
  • une bibliographie indicative comprenant au maximum six productions ;
  • un curriculum vitae académique ou une notice bio-bibliographique succincte ;

L’ensemble de ces documents devra être réuni dans un seul fichier PDF et envoyé au plus tard le 30 mai 2026 aux adresses suivantes :

Prise en charge :

L’hébergement et les repas sont assurés par les institutions organisatrices. En revanche, le financement du transport demeure à la charge des participants.

Comité d’organisation :

Étienne Bourdon (Université Grenoble Alpes, LARHRA)
Guillaume Cassegrain (Université Grenoble Alpes, LARHRA)
Florian Métral (CNRS, Centre André-Chastel, CPJ Arvigraph)
Anaëlle Rossi (Université Grenoble Alpes)
Angèle Tence (CNRS, Centre André-Chastel)
Alessandro Gallicchio (Académie de France à Rome – Villa Médicis)

Source : Blog de l’ApAhAu

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Publication – Alex Traves, « Family and Society in Early Medieval England, c.600 – 1050 »

The family and its evolution have traditionally occupied a central place in some of the most influential grand narratives of early medieval English and European history. This book undertakes the first extensive study of the family and its place within wider society in early medieval England (c. 600–1050), with the aim of challenging some of these long-established narratives.

Through interrogating a broad range of evidence not typically brought together in studies of the family, including law codes, penitentials, poetry, and wills, the book explores how people perceived, practised, and felt about their family relationships, as well as what the family’s wider role within society was, especially regarding identity and political culture. Most significantly, the book argues that, contrary to received wisdom, the role and importance of the family did not decline with the rise of lordship and with growing royal authority and political centralisation. In pushing back against this narrative about English society’s development, the book argues that kingship and the family existed in a more interdependent and co-operative relationship than has previously been recognised. The book also argues for the centrality of the immediate family in particular throughout this period, and considers how a person’s experience of their family relationships could be shaped by issues such as gender and socio-economic status.

The book will appeal to scholars and students of early medieval England and Europe more widely, especially those with an interest in social and cultural history.

Alex Traves is a British Academy Postdoctoral Fellow at the University of Leicester, having previously worked at the University of York and the University of Sheffield. His research interests focus on the social and cultural history of early medieval Europe, and he has previously published on topics relating to kinship, genealogy, women, and penance.

Introduction  Part I: Defining the Family  1. Structures and Boundaries of the Family  2. Creating Family: Birth, Marriage, and Spirituality  Part II: Managing the Family  3. Marriage, Children and Gender  4. Family and Inheritance  Part III: Family and Society  5. Functions of the Family: Identity, Emotion, and Obligation.  6. Family, Law, and Political Culture.  Conclusion

Informations pratiques :

Alex Traves, Family and Society in Early Medieval England, c.600 – 1050, Londres, Routledge, 2026 ; 1 vol., 184 p. (Studies in Early Medieval Britain and Ireland). ISBN : 978-1-03254-065-8. Prix : GBP 175,00.

Source : Routledge

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Colloque – Cités in extremis. Les textes classiques fragmentaires transmis par les auctores de la fin de l’Antiquité

L’université de Strasbourg organise un colloque international d’études grecques et latines du lundi 1er mercredi 3 juin 2026 à la Maison Interuniversitaire des Sciences sociales et des Humanités d’Alsace (MISHA).

Programme :

Lundi 1er juin 2026

14h-14h25 – Accueil par Frédéric CHAPOT et Claudio FELISI (université de Strasbourg)

  • 14h30-15h15 – Filippomaria PONTANI (université de Venise) – « Le pasteur à la voix impérissable » : sur quelques citations de l’Hésiode fragmentaire chez les auteurs de l’antiquité tardive
    La fortune d’Hésiode, poète “théologien”, dans l’Antiquité tardive reste un champ de recherche encore ouvert. La transmission des poèmes dits “mineurs” a perduré jusqu’à la fin de l’époque impériale, mais de façon de plus en plus limitée. On examinera quelques exemples de deux types de tradition indirecte. Pour la tradition doxographique, on reviendra sur Clément d’Alexandrie, l’auteur chrétien qui cite le plus de fragments hésiodiques. Les fr. 303, 308 et 362 (M.-W.), dont la place et l’authenticité ont été longuement discutées, ainsi que les fr. 1, 5-6 (Origène) et 51 (Athénagore) posent la question centrale de l’accès des auteurs chrétiens à Hésiode : lecture directe ou connaissance médiatisée par des “recueils orientés” ? Pour la tradition érudite, on étudiera le fr. 266a (Tryphon), récemment réédité avec une nouvelle évaluation du texte et de sa place dans le Mariage de Keyx, poème hésiodique auquel on a aussi rattaché le kenning du très douteux fr. 337.
  • 15h20-16h05 – Anika NICOLOSI (université de Parme) – Archiloco di Paro negli autori pagani di III-IV secolo: conservazione, trasmissione e (re)interpretazione del testo
    Archiloco di Paro è autore spesso presente nelle citazioni di Ateneo di Naucrati († post 223); la consonanza dei temi giambici con gli argomenti trattati fanno del Pario un autore prediletto del Naucratita. Tuttavia, un riesame critico della presenza del giambografo negli scritti degli autori tra III e IV secolo d.C. mostra come Archiloco fosse autore ancora ben noto e spesso citato. Il presente contributo, dunque, vuole essere un quadro d’insieme sulla presenza della memoria di Archiloco di Paro negli autori di questo periodo con particolare riferimento a Eliano (†235), Filostrato (†247), Giuliano (†363) e Libanio (†394).

16h05-16h40 – Pause

  • 16h45-17h30 – Camillo NERI (université de Bologne) – Saffo, l’eros, i Latini, i Cristiani
    Il contributo affronta un’immagine biografica – costruita sulla scena comica attica del V sec. a.C., perfezionatasi nella poesia latina, soprattutto ovidiana, e recepita con affettata indignazione dai Cristiani – che allontana la comprensione dei testi, trasforma la fortuna in sfortuna, e talora produce… mostri.

Mardi 2 juin 2026 

  • 9h30-10h15 – Virginia MASTELLARI (université de Pavie) – Ridendo castigat mores? I commediografi greci nell’opera di Clemente Alessandrino
    L’intervento esamina le attestazioni degli autori della Commedia Nuova in Clemente Alessandrino e la loro funzione nel progetto culturale della sua opera. Tali citazioni non sono ornamentali o puramente erudite, ma integrate in un discorso morale e pedagogico, come strumenti utili a denunciare vizi e disordini dei costumi, dunque a educare il cristiano. La relazione mostrerà come Clemente operi una selezione mirata dei passi comici, privilegiando sentenze, immagini e temi compatibili con la morale cristiana, e li declini ai propri scopi; si proporrà inoltre una valutazione del testo, delle varianti e delle modalità di trasmissione. Ne emerge che la commedia greca, pur appartenendo alla cultura pagana, viene assorbita da Clemente in una linea di continuità tra paideia ellenica e paideia cristiana.
  • 10h20-11h05 – Francesco LUPI (université de Venise) – Sulla sopravvivenza di Ione di Chio drammaturgo in Ateneo: qualche appunto
    Diversamente che per i tre tragici maggiori, Il numero di frammenti drammatici di Ione di Chio preservati dalla tradizione antologico-gnomologica è ridottissimo. Per contro, gli escerti ioniani veicolati dai Deipnosofisti rappresentano una frazione (relativamente) cospicua e fanno di Ateneo la fonte più generosa di questo corpus. Dopo aver presentato i principali vettori dei lacerti drammatici del poeta, si fornirà qualche rilievo su distribuzione e funzioni del corpusculum tramandato dal Naucratita, e sul ruolo giocato da quest’ultimo (o dalle sue fonti) nella trasmissione di tali frammenti e nella loro valutazione da parte della critica. Infine, si analizzerà più puntualmente una selezione di frammenti, proponendo qualche contributo di ordine testuale ed esegetico.

11h05-11h3 – Pause 

  • 11h30-12h15 – Lucía RODRÍGUEZ-NORIEGA GUILLÉN (université de Oviedo) – Le traité Sur les poissons de Dorion (IIe s. av. J.-C.) chez Athénée
    Le but de la conférence est d’analyser les problèmes que pose la reconstitution du traité Περὶ ἰχθύων de Dorion, dans la mesure où notre connaissance de son contenu est inévitablement conditionnée par les intérêts d’Athénée lorsqu’il le cite, puisque les quelque trente-cinq fragments de l’œuvre n’ont été transmis que par les Deipnosophistes.
  • 14h30-15h15 – Claudio FELISI (université de Strasbourg) – Les collections de textes grecs classiques à Rome au IIIe siècle : un chapitre à reconsidérer de l’histoire des textes fragmentaires conservés ?
    Trois auteurs grecs actifs à Rome au IIIe siècle comptent parmi les principaux transmetteurs de textes grecs fragmentaires autrement perdus : le rhéteur Élien (ca. 200-230), le néoplatonicien Porphyre (ca. 260-300) et son élève Jamblique (ca. 275-310). Si l’on admet généralement qu’Élien compile surtout des citations de seconde main, Porphyre et Jamblique sont à l’origine de trois “sauvetages in extremis” remarquables : le Traité de l’Anonyme de Jamblique (vers -400), le Protreptique d’Aristote (vers -350) et le Peri eusebeias de Théophraste (vers -300), traités dont ils citent de nombreux et longs passages de première main. Cet ensemble sera mis en perspective avec les éclairages fournis par Galien (De indolentia, redécouvert en 2005) sur les collections de livres grecs à Rome avant et après l’incendie de 192. On pourra ainsi formuler plusieurs hypothèses sur l’histoire de la conservation et de la lecture des textes philosophiques grecs d’époque classique dans la Rome tardo-impériale.
  • 15h20-16h05 – Angeliki BOIKOU (Sorbonne Université) – “Cités in extremis” dans les Saturnales : Callimaque, Pacuvius et l’étymologie de camillus
    L’analyse étymologique du nom de l’héroïne Camilla (Sat. 3,8,5-7) éclaire le modus operandi de Macrobe dans les Saturnales. Mettant en valeur le savoir pontifical de Virgile, Macrobe rapproche le nomen du terme sacré camillus, ‘serviteur des dieux’, puis en soutient l’origine étrusque et cite les autorités de Callimaque (frg. 723 Pf.), de Pacuvius (frg. 144c TrRF) et du glossographe Statius Tullianus. Ce passage s’inscrit dans une longue tradition linguistique et antiquaire, amorcée dès Varron et trouvant des parallèles plus ou moins étroits dans de nombreuses sources grecques et latines, de nature exégétique, lexicographique et antiquaire. On examinera la réception des extraits poétiques de Callimaque et de Pacuvius chez Macrobe, les sources gréco-latines parallèles et les autres attestations des deux poètes fragmentaires dans les Saturnales, en montrant l’importance du contexte de transmission des extraits littéraires et des doctrines savantes pour l’étude des textes fragmentaires.

16h05-16h40 – Pause 

  • 16h45-17h30 – Concetta LONGOBARDI (université de Naples – Federico II) – Igino nei Saturnali di Macrobio
    Sotto il nome di Gaio Giulio Igino, liberto di Augusto e prefetto della Biblioteca Palatina secondo la testimonianza di Svetonio (gramm. 20), sono giunte per tradizione manoscritta le Fabulae nonché gli Astronomica. Alcuni testi imperiali e tardoantichi, però, riportano sotto il suo nome una varietà di opere molto più ampia: De origine et situ urbium Italicarum; De familiis Troianis; De proprietatibus deorum; De dis penatis; De apibus; De agri cultura. L’intervento cercherà di definire con maggiore chiarezza il profilo di Igino, sia biografico che intellettuale, attraverso l’analisi puntuale delle sue citazioni nei Saturnali di Macrobio.

Mercredi 3 juin 2026 

  • 9h30-10h15 – Pietro PODOLAK (université de Venise) – Frammenti di classici greci e latini in Arnobio
    Tra i frammenti di opere greche e latine conservati in Arnobio, ci concentreremo su quelli che attingeva di seconda mano ad altri testi e la cui selezione e distribuzione nell’Adversus nationes si spiegano con la loro disponibilità nella fonte diretta. La presenza di alcune fonti primarie sembra legata al milieu dei retori africani (cf. la passione per il lessico e la letteratura arcaica di Frontone e Apuleio) e a quello degli autori cristiani africani (cf. le Antiquitates di Varrone, presenti in Tertulliano e Agostino), mentre l’utilizzo di fonti greche (Clemente Alessandrino e fonti neoplatoniche) sembra un tratto peculiare di Arnobio. Laddove una verifica è possibile su una fonte intermedia conservata (Ennio e Evemero via Cicerone e/o Clemente Alessandrino), il trattamento dei segmenti di testo citati mostra l’insidiosa abitudine di Arnobio a contaminare o arricchire i frammenti con fonti diverse, e ciò dovrebbe suggerire all’editore la massima prudenza nel “ritagliare” frammenti dal retore africano.
  • 10h20-11h05 – Frédéric CHAPOT (université de Strasbourg) – Lactance et le traitement de la citation : enquête sur la pratique des citations composites
    Si certaines des nombreuses citations d’auteurs classiques chez Lactance ont une fonction essentiellement ornementale, beaucoup d’autres ont une visée nettement argumentative (consolider la foi chrétienne par le témoignage des auteurs classiques ou, au contraire, moquer les cultes traditionnels, contester les propos des philosophes ou dénoncer les représentations païennes). Dans ce contexte, nous nous proposons de rechercher si Lactance pratique la “citation composite”, qui inclut deux ou plusieurs passages fusionnés et présentés comme s’il ne s’agissait que d’un seul. Cette enquête devrait permettre de contribuer à cerner les modes de lecture de Lactance et le statut accordé aux textes des auteurs classiques par rapport au traitement de la Bible par les auteurs chrétiens.

11h05-11h30 – Pause 

  • 11h30-12h15 – Jérémy DELMULLE (CNRS-IRHT) – Pacatus lecteur de première main des œuvres perdues des historiens républicains ?
    Alors que la bibliographie tend à voir dans les panégyriques tardifs des œuvres de circonstance où les rappels des événements historiques passeraient par le recours à des recueils d’anecdotes morales ou exemplaires (cf. Valère-Maxime), une lecture fouillée du panégyrique de Théodose prononcé par le Gaulois Pacatus en 389 montre qu’il est possible de détecter des emprunts sans doute directs à des textes historiques perdus depuis, comme les Historiae de Salluste et la dixième décade de Tite-Live.
  • 12h15-12h30 – Conclusion par Claudio FELISI et Jérémy DELMULLE

Informations pratiques :

Maison Interuniversitaire des Sciences sociales et des Humanités d’Alsace | MISHA
5 allée du Général Rouvillois
67000 Strasbourg cedex

Du 1 Juin 2026 au 3 Juin 2026

Pour lien visio-conférence, contacter :  jeremy.delmulle@irht.cnrs.fr

Source : IRHT

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Colloque – Border Crossings and Interaction: Latin and the Vernacular in Late Medieval Theology and Piety (1300–1500)

Border Crossings and Interaction: Latin and the Vernacular in Late Medieval Theology and Piety (1300–1500). Annual Conference of the International Society for the Study of Medieval Theology, June 18-20, 2026, University of Muenster (Westphalia, Germany)

In den vergangenen Jahrzehnten hat die Erforschung des Verhältnisses zwischen Latein und den Volkssprachen im späten Mittelalter immer mehr an Bedeutung gewonnen, etwa im Hinblick auf das Verhältnis von lateinischer und deutscher Sprache in unterschiedlichen Textgattungen zwischen 1100 und 1500. Auch volkssprachliche Erbauungsliteratur und Predigten sowie Bibelübersetzungen wurden in den sprach- und literaturwissenschaftlichen Teildisziplinen der Mediävistik erforscht und ediert. Vor diesem Hintergrund möchte die IGTM-Tagung 2026 sich in spezifisch theologischer Perspektive des Verhältnisses von Latein und Volkssprachen im Spätmittelalter (1300–1500) annehmen. Der Fokus liegt dabei auf wissenschaftlichen und populär(wissenschaftlich)en theologischen Texten des 14. und 15. Jahrhunderts in der Interaktion von Latein und Volkssprache: Als Teil des gelehrten Diskurses sind theologische Schriften in der Regel in lateinischer Sprache verfasst und entstehen im universitären wie monastischen Kontext. Mit der wachsenden Bedeutung der nicht-lateinkundigen Laien und ihrer Forderung nach Teilhabe werden ab dem 14. Jahrhundert theologische Traktate in Volkssprache übersetzt, und für Laien werden volkssprachliche theologisch-katechetische und erbauliche Texte verfasst. Die Tagung möchte solche lateinischen und volkssprachlichen Texte näher betrachten, wenn möglich, unter Berücksichtigung des Verhältnisses von Ursprungstext und Übersetzung/Übertragung, die darin greifbare Theologie/Philosophie und Frömmigkeitsaspekte erhellen und nach angemessenen Kategorisierungen suchen.

Weitere Informationen: https://medievaltheology.org/index1.php?id=4.

Anmeldung bis 1. Juni 2026 über den Registrierungs-Link: https://forms.office.com/Pages/ResponsePage.aspx?id=w_JsJ17RRUKhBa7_7lSgC9VL3ME-U4RFpk6QJXTKJ19UM05ESVFXTFA1UVJRQjlSVlBTOTgzRFhUNyQlQCN0PWcu.

Programme :

Donnerstag 18. Juni – Thursday, June 18, 2026

15.00 Begrüßung / Welcome Address

15.30 Volker Leppin: Das Sakrament verstehen. Eucharistie in volkssprachlichen Texten des späten Mittelalters

16.00 Eva Schaten: Volkssprachliche Irrtümer in lateinischen Irrtumslisten

17.00 Görge Hasselhoff: „Die meister sprechent“ – Lateinischer Bibeltext und Pariser Theologie in Meister Eckharts Predigten

17.30 Luciano Micali: Latin as an Instrument of Theological Control in the Thought of Jean Gerson

18.00 Dorota Rojszczak-Robińska: From Scholastic Treatise to Vernacular Narrative: Medieval Latin Theology in Old Polish Apocrypha

19.00 Empfang – Conference Reception

Freitag, 19. Juni – Friday, June 19, 2026

9.00 Earl Jeffrey Richards: Jean Gerson and Christine de Pizan on the Immaculate Conception: The Mariological Challenges for a Vernacular Female Author

9.30 Constant Mews: A Dominican critique of the Immaculate Conception from the time of Gerson and Christine de Pizan and its patristic sources

10.30 Fabian Andre: Die Unbefleckte Empfängnis in lateinischer und deutscher Literatur um 1500

10.30 Markus Bürscher: Deutschsprachige Professurkunden des Benediktinerstifts Seitenstetten – zu Funktion und Bedeutung der Volkssprache im monastischen Kontext

11.00 Philipp Stenzig: Lateinische und niederdeutsche Fassungen des ‘Officium parvum de beata Maria virgine’

11.00 Richard Norton: Why did Nicholas Love (died c. 1424) Choose to Write in the Vernacular? The Role of Imagination, Memory and Prayer in the Transmission of his The Mirror of the Blessed Life of Jesus Christ

11.30 Mitgliederversammlung – General Assembly of the IGTM

15.30 Charles Caspers: Praying in two languages: A Consideration of the Prayer Behavior of Clergy, Religious, and Laity in the Late Medieval Low Countries

16.00 Barbara Müller: Von der theologischen Autorin zur Heiligen. Texte von und über Birgitta von Schweden in den spätmittelalterlichen Andachtsbüchern aus dem Hamburger Beginenkonvent bei St. Jacobi

17.00 Jan Klok: Das religiöse Leben in ‚niederländischen‘ Sammelhandschriften

17.30 Ingo Klitzsch: Religiös-pädagogische Verdichtung und Erbauung zwischen Volkssprache und Latein in der Devotio Moderna: Das Exercitium devotum von Johannes Kessel

18.00 Conference Dinner

Samstag, 20. Juni – Saturday, June 20, 2026

9.30 Ulrike Treusch: Fließende Übergänge zwischen Latein und Volksprache? Thomas Peuntners (1390-1439) Beichtbüchlein

10.00 Detlev Kraack: Der Kodex des Franziskaners Lütke Namens (1497-1574): Übersetzung (Gerson, Thomas von Kempen, Heinrich Seuse) und Neuschöpfung geistlicher Lektüre

10.45 Maria Theresa Weidinger: Metamorphe Gottesbotschaften? Lateinische und volkssprachliche Himmelsbriefe

10.45 Alexander Heindel / Michael Lebzelter: Latin and Vernacular in narrative contexts. Germanistic and theological in-sights on transfers of language in religious short stories

11.15 Christian Strunk: Der Ruf des Adlers. Johanneische Stimmwelten in der Apokalypse Heinrichs von Hesler

11.15 Svenja Sophie Krause: Sibilla hait gesprochen. Weibliche Prophetie in einem Lied des Spätmittelalters

11.45 Abschluss-Diskussion – Final Discussion

12.30 Ende der Konferenz – End of the conference

Kontakt

Ingo Klitzsch: ingo.klitzsch@uni-muenster.de
Ulrike Treusch: treusch@fthgiessen.de

Source : H-Soz-Kult

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