Colloque – La mort des saintes et des saints (X‌e‌-XVI‌e siècles)

Amphithéâtre Chasles
17, rue de la Sorbonne – 75005 Paris

Organisation : Geneviève Roumier (École nationale des chartes – UCLouvain) & Flavie Simiz (Sorbonne Université)

Inscription / lien pour visioconférence : flavie.simiz@sorbonne-universite.fr

9h30 : accueil des participants

9h45 : introduction Geneviève Roumier (École nationale des chartes – UCLouvain), Flavie Simiz (Sorbonne Université)

Première session – Mourir en odeur de sainteté
Modération : Marielle Lamy (Sorbonne Université)

10h15 : Constantin Frölich (Sorbonne Université) – « Construire la bonne mort d’une sainte reine saxonne du Xe siècle : les deux vitae de Mathilde de Ringelheim ».

10h45 : Michel Belliart (Université de Lille) – « Mortuum dicimus ? Absit, sed viventem. (Byrhtferth de Ramsey, Vie de saint Oswald, livre V , chapitre 19). La mort des saints confesseurs dans l’hagiographie anglaise des XI -XII siècles ».

Pause et collation

11h30 : Hélène Derieux (Sorbonne Université – IReMus- CNRS) – « Chanter le transitus dans l’hagiographie : répertoires, iconographie et opérativité du chant dans la mise en scène de la mort sainte (XIII -XV siècles) ».

12h : Pause déjeuner

Deuxième session – Sainteté et mort radicale
Modération : Olivier Marin (Université Sorbonne Paris Nord)

14h00 : Louis de Vasselot (Sorbonne Université) – « Mort et sainteté des maîtres du Temple : une association inachevée ».

14h30 : Loïc Pierrot (Université de Reims – Université Gustave Eiffel) – « Lettré, apostat et martyr : la construction de la sainteté d’Antonio Neyrot da Rivoli par les humanistes italiens au XVe siècle ».

Pause et collation

15h15 : Manon Gac (Université de Tours) – « Mourir en saint, mourir en hérétique : la mort au prisme de la controverse religieuse du XVIe siècle ».

15h45 : table-ronde

Pause et collation

16h15 : Sylvain Piron (EHESS) – conclusions

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Atelier – La mémoire des crises dans les sociétés méditerranéennes Antiquité – début de l’époque moderne

Ce réseau envisage la question de la mémoire des crises (famines, chertés, épidémies, mortalités) dans les sociétés du bassin de la Méditerranée sur le temps long, de l’Antiquité au Moyen Âge, étudiée à plusieurs niveaux à partir d’une approche syndémique : 1º l’enregistrement des crises dans les sources écrites (sources littéraires et narratives, documents de la pratique urbains et ruraux). L’usage rhétorique des chiffres, le caractère stéréotypé du vocabulaire, la mobilisation de « récits matriciels » qui donnent leur forme au discours suscitent des difficultés d’interprétation. 2º La notion de mémoire convoque la manière dont les sociétés gardent ou perdent le souvenir des solutions adoptées en contexte de crise, et sont capables de mobiliser d’anciennes réponses, par le recours aux archives, et se créent une « expertise ». 3º La présence concrète de témoignages de la crise (cimetières et sépultures) qui ancrent la surmortalité dans l’espace vécu, parfois de manière durable, ou qui sont refoulés ou progressivement oubliés.

Le réseau vise à placer l’École au cœur d’une dynamique inter-institutionnelle très vivante, qui intègre des équipes déjà financées (Ministère espagnol de la recherche-projet EPIDEMED, FAPESP au Brésil, FNRS-FRS en Belgique, réseaux de recherche EPIFAME), et qui travaillent déjà sur les crises dans une perspective interdisciplinaire et sur le temps long. Majoritairement tournées vers la Méditerranée (avec en particulier comme objet l’Italie, l’Espagne et la France du Midi, en priorité), elles intègrent aussi des chercheurs de l’Europe du Nord, où la tradition d’étude de la crise est très vivante, ce qui nourrit un regard comparatif et méthodologiquement riche. Ces équipes adoptent chacune des agendas de recherche plus larges ; le réseau vise ici à les articuler autour de l’objet spécifique mais ambitieux, de la mémoire de la crise, envisagée sous ses aspects matériels, politiques et culturels.

Programme : ici

Dans le cadre du Réseau Thématique sur la mémoire des crises dans les sociétés méditerranéennes Antiquité – début de l’époque moderne

École française de Rome (piazza Navona,62) et en ligne, 8-10 juin 2026

L’atelier se déroulera en format hybride : en présentiel et sera transmis en streaming. Les personnes intéressées à participer en ligne sont priées d’adresser un mail à: davide.cristoferi@ulb.be

Source : École française de Rome

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Conférence – Isabelle d’Artagnan, « Contre l’onnour et cuer de la Cité ». Les logiques spatiales de la société à honneur au prisme des rituels publics d’exclusion de Metz au XVe siècle

Séminaire de recherche organisé par l’IHA (K. Wallenwein) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle).

Isabelle d’Artagnan (Sorbonne Université), « Contre l’onnour et cuer de la Cité ». Les logiques spatiales de la société à honneur au prisme des rituels publics d’exclusion de Metz au XVe siècle

Présidence : Romain Telliez (Sorbonne Univ.)

Inscription
Le séminaire se déroulera sous un format hybride. Pour participer à l’événement, en ligne ou sur place, veuillez vous inscrire auprès de Kirsten Wallenwein au plus tard la veille du séminaire.
Pour une participation en ligne, merci de vous inscrire ici : Zoom

L’IHA et l’École pratique des hautes études organisent en commun un séminaire d’histoire médiévale où des doctorantes et doctorants en thèse bien avancée, mais aussi de jeunes postdocs viennent présenter leurs recherches en voie d’achèvement ou un dossier de leur thèse. La prestation, toujours en langue française, dure environ 50 minutes. Le séminaire a lieu tous les deux mois, un mercredi matin de 10h à 12h.

17 juin 2026, 10h00-12h00
Institut historique allemand

Source : Institut historique allemand

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Colloque – Pratiques et langages de la prééminence sociale : les stratégies personnelles et collectives des notaires dans l’Europe méridionale (XIIIe-XVe siècle)

Cette journée d’études vise à relire à nouveaux frais les processus et stratégies d’affirmation d’une prééminence sociale à la fin du Moyen Âge, à la fois à titre personnel ou familial et à travers la promotion collective d’un groupe, en relation dynamique avec les stratégies concurrentes d’autres acteurs ou d’autres groupes. Elle prend comme point d’observation le groupe des notaires, à la fois parce que son appartenance aux élites ne va pas de soi – voire tend à être contestée, notamment par l’affirmation d’une supériorité sociale et culturelle des juristes – et parce que ses stratégies sont bien plus lisibles que d’autres. La prosopographie se prête particulièrement bien à reconstituer les trajectoires au sein de ce groupe à la fois nombreux et bien documenté. En outre, par sa position d’acteur central de l’écrit et d’intermédiaire privilégié avec le pouvoir juridictionnel, le notaire est au centre de stratégies de négociation, de production et de circulation du statut et de la réputation, qu’il a pu appliquer pour son propre bénéfice, aussi bien au cœur des sociétés urbaines et au contact des centres du pouvoir que dans les périphéries rurales ou montagnardes où son rôle de médiation avec le pouvoir peut lui permettre de revendiquer un rôle et un statut privilégiés. Enfin, au-delà des stratégies personnelles, ce groupe produit collectivement des revendications de dignité sociale et culturelle dont les expressions – prédicats d’honneur, stratégies collectives via des collèges ou confréries, implantation dans l’espace public – attendent encore d’être historicisées en tant que telles.

Programme :

10h – Accueil

10h20 – Introduction – Matthieu ALLINGRI (Aix-Marseille Université, UMR 7303 TELEMMe)

Session 1  – Affirmer sa prééminence autour des centres urbains et de pouvoir
présidée par Jean-Louis GAULIN (Université Lyon 2, UMR 5648 CIHAM)

10h50 – De scribaticus à dominus : la dignité d’un métier (Florence et alentours, XIIe-XIIIe siècles) – Philippe LEFEUVRE (Université de Tours, CeTHIS)

11h20 – La richesse des notaires : activité professionnelle et crédit à Bergame, XIIIe-XIVe s. – Paolo BUFFO (Università di Bergamo)

11h50 – Notaires et capitouls à Toulouse à la fin du Moyen Âge – Véronique LAMAZOU-DUPLAN (Université de Pau, ITEM EA 3002)

12h20 – Discussion
12h45 – Pause déjeuner

Session 2 – Affirmer sa prééminence dans les sociétés de montagne
présidée par Laure VERDON (Aix-Marseille Université, UMR 7303 TELEMMe)

14h – Du village à la cour du prince. L’ascension d’Humbert Pilat, secrétaire d’Humbert II – Anne LEMONDE (Université Grenoble-Alpes, LUHCIE)

14h30 – Una familia de notarios en una sociedad rural de montaña : los notarios públicos de San Andrés de Espinareda (Corona de Castilla, siglo XV) – Miguel CALLEJA PUERTA et Héctor DEL VALLE HORTET (Universidad de Oviedo)

15h – Pause café

15h15 – Les notaires alpins et la recherche de la prééminence sociale, entre imitation nobiliaire et stratégies lignagères. Réflexions autour du testament de François Richard (Alby, 1426) – Florentin BRIFFAZ (ERC DEMALPS, Università di Torino)

15h45 – Autour de deux livres de raison : portraits croisés de deux notaires auvergnats à la fin du XVe siècle – Joséphine MOULIER-CALBRIS (Université Lyon 3, UMR 5648 CIHAM)

16h15 – Discussions

16h40 – Conclusions – Jean-Louis GAULIN (Université Lyon 2, UMR 5648 CIHAM)

Organisée par Matthieu Allingri et Florentin Briffaz
Jeudi 25 juin 2026, 10h-17h
Aix-en-Provence, MMSH, salle Germaine Tillion

Lien de connexion à distance disponible sur demande.

Contact : matthieu.allingri@univ-amu.fr

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Appel à contribution – Au-delà de la scène judiciaire : pour une approche spatiale de l’audience (Moyen Âge – Époque contemporaine)

Un premier atelier tenu au mois de mai 2026 a permis de confirmer la portée d’une réflexion collective sur la dimension spatiale des audiences, en considérant l’espace dans une dimension physique et matérielle, aussi bien que comme production d’une dynamique sociale. Il a également permis de finaliser cinq axes de réflexion qui structureront la rencontre du mois de décembre 2026.

Axes de réflexion

  1. Le caractère fixe, temporaire et plastique des lieux d’audience

La question de l’installation, de la délocalisation (prévue ou imprévue), ou de la transformation et adaptation d’un lieu existant pourra être explorée, en tant notamment qu’elle éclaire les modalités concrètes, matérielles, de l’aménagement d’un lieu de justice (et non pas seulement son architecture ou son décor).  Les moyens spécifiques mis en œuvre, le coût de la construction ou des aménagements peuvent également être mis en considérés, par exemple en faisant appel à la documentation comptable. L’itinérance des cours, qu’elle soit régulière ou exceptionnelle, pourra bien sûr constituer un terrain d’étude propice, autant que l’utilisation plastique de certains lieux (marché, place, aula, etc).

  • Ouverture, fermeture et hermétisme des lieux d’audience

Une seconde perspective concernera le degré d’hermétisme de ces espaces, en considérant par exemple le rôle des portes (et des huissiers), la fréquence, les règles et modalités de leur ouverture et fermeture. Cette thématique ouvre dès lors sur la question de la publicité des audiences, et sur les conditions concrètes de la mise en œuvre des procès à huis clos. Où commence et où s’arrête l’espace judiciaire dans ces circonstances ? Cet axe interroge aussi le voisinage des salles ou plus largement des lieux d’audiences, avec d’autres espaces ayant ou non d’autres fonctions. Le déplacement de la participation populaire à certains grands procès depuis le tribunal vers l’espace public, déjà bien étudié, pourrait être reconsidéré sous un angle proprement spatial : dans quelle mesure les récits (et dessins) de presse rendent-ils compte de l’espace de l’audience ? Le cloisonnement éventuel des espaces ou leur fragmentation (notamment à l’heure de la visioconférence) constitue également une piste.

  • Les circulations et l’enchaînement des audiences

Un troisième axe envisage les circulations dans et autour des lieux d’audience : en amont, pendant ou après l’audience elle-même. Quel chemin mène à l’audience, et quel est le degré d’accessibilité de l’espace du jugement ? Quels sont les espaces de circulation, mais aussi d’attente en dehors de la salle ou du lieu de l’audience ? Comment circule-t-on dans l’espace même qui est dévolu à l’audience ? Les différents acteurs, qu’il s’agisse des professionnels de justice, des justiciables, ou du public connaissent-ils des itinéraires ou modes de circulation spécifiques en fonction de leur rôle à l’audience ? Le rôle des auxiliaires de justice et en particulier des huissiers pourra être examiné.

  • Relations entre les acteurs : échanges, regards, paroles

Un quatrième axe touche aux relations entre les différents acteurs, dans une perspective spatiale, pour interroger comment ces relations articulent et délimitent de manière plus ou moins plastique l’espace judiciaire. Comment se répartissent les acteurs dans l’espace : dans quelles conditions se voient-ils, s’entendent-ils, se croisent-ils, s’envisagent ou se perçoivent-ils mutuellement dans l’espace de l’audience ? Quel espace est dévolu au public et est produit par lui ? Cet axe ouvre notamment sur la question de la langue et de la traduction, et sur les conditions de sonorisation et d’écoute.

  • Le corps et les émotions dans l’audience

Un dernier axe concerne spécifiquement la question du corps en audience, en englobant à la fois les perceptions sensorielles (thermiques, auditives…), qui peuvent d’ailleurs mettre à l’épreuve le caractère hermétique de l’audience ; la perception ou l’expression des émotions ; mais aussi la présence même du corps, qu’il soit matériellement isolé dans un box, représenté par un autre par le biais d’une procuration, ou bien qu’il soit distant, par les procédés de visioconférence. Les questions liées aux postures (assis, debout, appuyé sur un pupitre), qu’elles soient fixes ou changeant au cours de l’audience pour certains acteurs, pourra également être abordée.

Modalités de soumission et organisation du colloque

Le colloque se tiendra les 2 et 3 décembre 2026 sur le Campus Condorcet Paris-Aubervilliers. Les propositions de communication (500 mots environ) devront être rédigées en français ou en anglais. Elles devront préciser la documentation sur laquelle la contribution s’appuiera, mais aussi les axes du projet dans lesquels elle s’inscrit. Une attention particulière sera prêtée au vocabulaire : le dépassement de la métaphore théâtrale pour décrire le procès implique en effet de revenir aux termes précis utilisés dans les sources et qui permettent d’évoquer, directement ou parfois très indirectement, la spatialité de l’audience.

L’accueil des participantes et participants sera pris en charge, en tout ou partie, en fonction des ultimes contraintes budgétaires et des trajets nécessaires en fonction des propositions retenues.

Les propositions seront envoyées avant le 27 juin 2026 à l’adresse suivante :      elisabeth.schmit@univ-paris1.fr

Les autrices et auteurs des propositions retenues seront prévenu.es au début du mois de juillet.

Organisation :

Élisabeth Schmit, Université Paris I Panthéon-Sorbonne, LaMOP
Timothée Brunet-Lefèvre, CESPRA (UMR 8036 CNRS–EHESS)
Adrien Pitor, Centre Roland Mousnier

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Appel à contribution – Les Rencontres de musicologie médiévale (2027)

Les Rencontres de musicologie médiévale sont proposées annuellement par le Groupe des médiévistes de la Société française de musicologie. Elles répondent au désir d’insuffler une dynamique disciplinaire, scientifique et humaine à la communauté des médiévistes français et francophones. Ces Rencontres, dont la première édition s’est tenue à Paris en juin 2021, sont un lieu d’échanges entre musicologues médiévistes, chercheurs des disciplines connexes, ainsi que divers acteurs de la musique et de la musicologie médiévales. Elles sont l’occasion de communiquer autour de travaux achevés, de recherches en cours ou de projets scientifiques, artistiques et pédagogiques. S’y ajoute un volet de réflexion disciplinaire sur la recherche, l’enseignement et la diffusion de la musique médiévale, mené sous forme de courtes communications, de tables rondes, de posters et d’ateliers.

Appel à communication

L’appel s’adresse à la communauté musicologique française et internationale, chercheurs comme étudiants de master et de doctorat, aux chercheurs des disciplines connexes, ainsi qu’aux autres acteurs de la musique médiévale, tels les interprètes, luthiers, programmateurs ou médiateurs culturels. Les communications devront se faire en français.

Cette année, l’appel comprend quatre volets :

– Un appel à communication libre, ouvert à tous les sujets de recherche liés à la musique médiévale.

– Un appel destiné aux étudiants de master et de doctorat afin qu’ils présentent leur travail de recherche en cinq minutes lors d’une session dédiée. Il est également possible, pour les étudiants de doctorat, de proposer une communication plus longue.

– Un appel à présentation d’ouvrages parus récemment ou de projets de recherche.

– Un appel à présentation sous forme de poster, tout particulièrement pour les projets.

Les propositions de communication ne devront pas excéder 300 mots. Outre les informations habituelles, on y trouvera le statut du communicant, son affiliation éventuelle, le format et la durée souhaités (dans la limite de 30 min). Les Rencontres se voulant avant tout un lieu d’échanges sans format prédéterminé, les communicants ne doivent pas hésiter à proposer des formules originales. En outre, il est possible de soumettre une communication faisant intervenir plusieurs personnes, ainsi qu’une session de plusieurs communications.

Les propositions devront être envoyées à l’adresse rmm@sciencesconf.org avant le 30 juin 2026.

La Société française de musicologie pourrait accorder une bourse à destination des étudiants de Master non financés par leur université.

Les Rencontres de musicologie médiévale étant placées sous l’égide de la Société française de musicologie, il est d’usage que les communicants soient adhérents au moment des Rencontres.

Calendrier

30 juin 2026 : clôture de l’appel à communication (à l’exception des propositions pour la session « Étudiants »)

30 septembre 2026 : clôture de l’appel pour les étudiants de Master ou Doctorat souhaitant faire une courte présentation de leurs recherches lors de la session « Étudiants ».

6-8 janvier 2027 : septième édition des Rencontres de musicologie médiévale

Lieu

Université Bourgogne Europe – Maison des sciences de l’homme (MSH)

6, esplanade Erasme – Dijon  

Organisateurs

Océane Boudeau (Université Bourgogne Europe, ARTEHIS ; Universidade Nova de Lisboa)
Anne-Zoé Rillon-Marne (UCO, Angers ; IReMus)
Gaël Saint-Cricq (Université Lumière Lyon 2, IHRIM)

Comité scientifique

Océane Boudeau (Université Bourgogne Europe, ARTEHIS ; Universidade Nova de Lisboa)
Gisèle Clément (Université Paul-Valéry Montpellier 3 ; CEMM)
Florence Mouchet (Université Toulouse – Jean Jaurès ; LLA-CREATIS)
Isabelle Ragnard (Sorbonne Université, IReMus)
Anne-Zoé Rillon-Marne (UCO, Angers ; IReMus)
Kévin Roger (Université de Lorraine, CRULH)
Gaël Saint-Cricq (Université Lumière Lyon 2, IHRIM)

Nous contacter

rmm@sciencesconf.org

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Journée d’étude – Musicologie et hagiographie

La journée d’étude du jeudi 4 juin 2026 (10h-17h) au campus Condorcet invite à une approche interdisciplinaire des interactions entre autorités (promoteurs, commanditaires des cultes) et les figures saintes.

Entre le XIe et le XVe siècle – et déjà en amont – évêques, abbés, reines, abbesses, mécènes et matrones ont façonné la mémoire de saints antérieurs, souvent des figures féminines de l’Antiquité tardive, afin de combler les lacunes chronologiques et de légitimer les structures de pouvoir contemporaines. Apparaissent alors des formalisations liturgiques de cultes doubles, parfois mixtes. Les dirigeants ecclésiastiques et laïques du Moyen Âge ont stratégiquement façonné les temporalités en ravivant et en promouvant les cultes de saints antérieurs en vue de renforcer l’autorité institutionnelle.

Les musicologues ont approfondi les historiae, ces compositions d’offices liturgiques, qui entrent en complément textes hagiographiques (passions, vitae, miracles…). Ces corpus très spécifiques, pourvus de notations musicales, sont rarement exploités par les hagiographes et les historiens d’art. Ils répondent pourtant à des stratégies de promotion des cultes qui se manifestent dans l’ensemble des arts liturgiques (reliques, architecture, iconographie, arts décoratifs), ainsi que leurs interactions avec des questions du genre au sein des communautés religieuses et de la société civile.

10h-10h45

  • Alicia Scarcez (ULB Bruxelles), L’office de sainte Waudru : enjeux, réminiscences des figures de sainte Aldegonde de Maubeuge et saint Aubert de Cambrai

11h15-12h15

  • Jean-François Goudesenne (IRHT), Modèles hagiographiques, liturgiques et musicaux de sainteté féminine: Foy d’Agen-Conques et Aldegonde de Maubeuge (Xe-XIe siècle)
  • Eva Marie Heimers (EHESS,Universität Heidelberg), Intertextual Connections and the Cult of Saint Aldegund
  • Amaya Pérez Almenara (Universidad Madrid), Five Skulls, One Diptych, and Two Cistercian Houses: Promoting St Ursula in Castile
  • Kristin Hoefener (CESEM Lisbonne), Les cultes de Martial et Valérie à Limoges
  • Mariana Ramos de Lima (Universidade Nova Lisboa; University of Cambridge), Episcopal Agency and the Making of Devotion in Late Medieval Lugo

12h15-13h

  • Table ronde : mettre en œuvre les approches interdisciplinaires entre hagiologues, musicologues, historiens, liturgistes (avec la participation d’Edina Bozoky, CESCM, Poitiers)

13h-14h15 – Pause déjeuner

14h15-14h35

  • Sylvain Dieudonné (CNSM, Paris), Sainte Geneviève et saint Germain d’Auxerre : une historia commémorant les incursions des Huns ?

14h40-15h

  • Anna Zakova (Charles Univ., Prag), Vénération ou identification : le culte de Marie-Madeleine chez les Bénédictines au château de Prague (fin XIIIe-déb.XIVe s.)

15h05-14h40

  • Maurey Yossi (Univ. Jérusalem), Construire la sainteté féminine par la liturgie : Marie Madeleine entre mémoire, territoire et autorité

15h45-16h45

  • Table ronde : quelques thèmes : développer l’histoire de la musique des saintes femmes; orienter l’analyse musicale en fonction des contextes historiques et littéraires; préparer un ouvrage de synthèse sur les historiae, enjeux, perspectives.

Conditions d’accès : Inscription

Date des séances : 04/06/2026 – 10:00

Lieu : Campus Condorcet

Source : IRHT

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Publication – « Building and Conflict in Southern Europe (1000–1300) », éd. Sandro Carocci, Federico Del Tredici

The four-volume sub-series ‘Petrifying Wealth’ explores the sudden ubiquity of masonry construction between 1050 and 1300 in Southern Europe and its profound effect on the European landscape. New questions about wealth, society, and medieval building are explored, which highlight the link between construction in durable materials and the shaping of individual, collective, and territorial identities: the birth of a new, long-lasting panorama, epitomising the way we see the space and territory of Europe today.

In the central Middle Ages, when the roots of power and social identities were defined with new force and, first and foremost, at the local level, conflict became one of the most important factors that drove the building of durable constructions. Buildings and conflicts were linked more closely than before. This third volume in the ‘Petrifying Wealth’ series explores the material and symbolic importance that buildings played in the context of clashes of various kinds: between bishops and city communities; between people marked by different religious affiliations; between lords; between lords and subjects; between different visions of the ecclesiastical hierarchy; between sovereigns, city communities, and the nobility; and between families and members of the same kinship.

Preface
SANDRO CAROCCI and FEDERICO DEL TREDICI

Part I. Churches and Conflicts

Rhetoric of Destruction and Landscapes of Conflict: Reflections on Building in León-Castile (Eleventh and Twelfth Centuries)
ANA RODRIGUEZ

Fortifications et conflits ‘grégoriens’ en France méridionale (XIe–XIIIe siècles): Enjeux monumentaux ou territoriaux ?
FLORIAN MAZEL

Il conflitto fra vescovo e comune a Genova: Costruzioni, demolizioni, spostamenti dei palazzi del potere
AURORA CAGNANA

Walled Choir Screens as a Side Effect of Church Reform (Eleventh–Thirteenth Centuries)
FABIO SCIREA

Patterns of Conquest: The Fate of the Friday Mosque in Medieval Narratives on the Conquest of al-Andalus (Eleventh–Thirteenth Centuries)
MARISA BUENO SÁNCHEZ

Part II. Authorities against Buildings

Building and Destroying Castles: Imperial Action in Italy in the Twelfth Century
LUIGI PROVERO

The Practice of Deliberate Destruction in Medieval Italy: Materiality, Skills, and Participation in the Archaeological and Textual Sources
GIULIA BELLATO

‘Cum prius de lignamine castrum fecissent, modo fecerunt de muro’: The Destruction of Rural Fortresses and its Political Significance in Northern Italy During the Age of Communes (Twelfth–Thirteenth Centuries)
MADDALENA MOGLIA

Part III. The Rural World

Conflictos rurales y edificios: la Meseta del Duero (siglos XI-XIII)
IÑAKI MARTÍN VISO

La coseigneurie pétrifiée dans le sud du royaume de France (XIIe–XIIIe siècle)
HELENE DEBAX

Qui levat castellum levat rovellum: Castles as Foci of Local Conflict in Central-Northern Italy (c. 1050–c. 1200)
ALESSIO FIORE

La destrucción de edificios en torno a conflictos en el territorio leonés durante la primera mitad del siglo XII
GEMA MANCEBO GONZÁLEZ

Nobles y espacios del condado de Barcelona en el siglo XI: Revisitando a Mir Geribert
ROSA LLUCH BRAMON

Castles and the Affirmation of Aristocratic Power in Twelfth Century Catalonia: TheCase of the Cabrera Lineage
ALEJANDRO MARTÍNEZ GIRALT

The Houses of Knights: Milites, Buildings and Conflicts in Rural Areas (Eleventh to Thirteenth Centuries)
FEDERICO DEL TREDICI

Part IV. The Cities

Nobility, Conflicts, and Buildings in Italian Cities (c. 1050–1300)
SANDRO CAROCCI

La regolamentazione del conflitto attraverso la normativa statutaria sugli edifici
FEDERICO LATTANZIO

Comunità, edifici e conflitti nelle città tra Provenza e Linguadoca
SIMONE BALOSSINO

Conclusions
SANDRO CAROCCI and FEDERICO DEL TREDICI

informations pratiques :

Building and Conflict in Southern Europe (1000–1300), éd. Sandro Carocci, Federico Del Tredici, Turnhout, Brpeols, 2026 ; 1 vol., 448 p. (The Medieval Countryside, 27). ISBN : 978-2-503-60544-9. Prix : € 125,00.

Source : Brepols

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Conférence – Angélique Ferrand, « Du Zodiaque et des Hommes »

La dimension à la fois spatiale et temporelle du Zodiaque, inhérente à sa tradition scientifique située à la croisée de l’astronomie et de l’astrologie, sous-tend l’agencement de ses images, leur emplacement et le discours idéologique véhiculé. 

Lors de cette conférence, nous proposons de nous intéresser à la resémantisation chrétienne du zodiaque dans les décors monumentaux ecclésiaux entre les xie et xiiie siècles. Il s’agira d’une part, d’observer comment le zodiaque contribue à l’évocation de la Porta coeli et à la médiation entre ciel et terre en relation avec de grands thèmes iconographiques. D’autre part, certaines occurrences des signes du zodiaque dans des décors des XIIe et XIIIe siècles, en particulier de la Vierge et de la Balance, ont fait l’objet d’une resémantisation plus prononcée comme nous le montrerons. Conférence – Angélique Ferrand,  » Du Zodiaque et des Hommes »

Angélique Ferrand est docteure en histoire de l’art médiéval. Elle est actuellement chargée de cours en histoire de l’art médiéval à l’université de Lille et chercheuse associée au CESCM de Poitiers. Elle a publié plusieurs articles sur les questions du zodiaque, du temps et de l’espace dans l’art du Moyen Âge.

Informations pratiques :

École nationale des chartes PSL
65, rue de Richelieu, Paris 2e (salle Delisle)

Jeudi 18 juin 2026, 18h-19h30

Source : École nationale des chartes

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Publication – « La ricchezza della Chiesa. Amministrazione, fiscalità e diritto nell’Italia basso medievale », éd. Simone Picchianti, Sergio Tognetti

Il volume indaga la ricchezza della Chiesa nell’Italia basso medievale, mostrando come cattedrali, monasteri, conventi, ospedali e confraternite siano stati protagonisti non solo nell’ambito della spiritualità e dell’assistenza, ma anche in quello dell’economia.

Attraverso ricerche dedicate a patrimoni, fiscalità, archivi e pratiche amministrative, il libro ricostruisce strategie, conflitti e innovazioni che influenzarono città e territori fra XIII e XV secolo, valorizzando soprattutto gli straordinari depositi di documentazione inedita. A emergere è un mondo sorprendentemente dinamico, in cui la gestione dei beni sacri dialogava con mercati, poteri politici e società urbana, rivelando il ruolo originale e decisivo della Chiesa nella storia economica e sociale italiana.

Sergio Tognetti, Premessa
Erika Amati, Proprietà ecclesiastica e spazi di commercio. Prime riflessioni sulle chiese cattedrali lombarde (secoli XIII-XIV)
Paolo Evangelisti, I diritti fiscali della Chiesa e delle chiese. Il quadro di legittimità proposto dai Minori (secoli XIII-XV)
Lorenzo Tanzini, La gestione della ricchezza e del patrimonio negli statuti sinodali dei vescovadi italiani del tardo medioevo
Bianca Fadda, Mariangela Rapetti, I documenti giudicali nei Libri Diversorum dell’Archivio Diocesano di Cagliari. Tradizione e conservazione
Nicola Gadaleta, Fiscalità e contabilità delle istituzioni ecclesiastiche nella Terra di Bari fra Tre e Quattrocento
Isabella Aurora, Gemma Teresa Colesanti, Fonti contabili e amministrazione del patrimonio a Napoli tra XIV e XV secolo. La canonica di San Pietro ad Aram e l’ospedale di Sant’Angelo a Nilo
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Jacopo Paganelli, Conti di preti, conti fra preti. Alcune note su un quaderno contabile del clero della Val di Strove (diocesi di Volterra, fine del XIV secolo)
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Sergio Tognetti, Le monache, i ragionieri e le banche nella Firenze del tardo medioevo
Francesco Borghero, Una “azienda” monastica. I libri mastri dell’abbazia di Santa Maria di Vallombrosa nell’età dell’Osservanza (1465-1495)
Emanuele Curzel, Economia sacra nelle valli e sulle montagne trentine alla fine del medioevo
Fabrizio Pagnoni, Conclusioni Indice dei nomi Indice dei luoghi

La ricchezza della Chiesa. Amministrazione, fiscalità e diritto nell’Italia basso medievale, éd. Simone Picchianti, Sergio Tognetti, Rome, Viella, 2026 ; 1 vol., 372 p. (I libri di Viella, 586). ISBN : 979-1-25701-186-4. Prix : € 36,00.

Source : Viella

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