Exposition – Histoires d’Hyères : Ce que raconte l’archéologie en 2025

L’année 2025 a été marquée par des découvertes archéologiques majeures à Hyères. Les opérations de fouilles préventives et programmées ont mis au jour de nouveaux îlots l’habitation et une nécropole romaine à Olbia, ainsi que de nouveaux édifices et des sépultures médiévales au château d’Hyères, renouvelant les connaissances sur l’occupation et l’histoire de ces sites. Cette exposition vous invite à plonger au cœur de ces découvertes récentes et explorer le travail des archéologues.

Exposition-dossier réalisée en collaboration avec le Service Départemental d’Archéologie du Var (SDAV), l’Inrap et le Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée (LA3M).

Informations pratiques :

Site archéologique d’Olbia
Route de l’Almanarre, 83400 Hyères

Du 12 juin au 31 octobre 2026

Source : INRAP

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Publication – « A Cultural History of Death in the Middle Ages », éd. Ashby Kinch

The medieval cultures of Europe (800-1450) produced novel cultural forms related to the human experience of death and dying that merit deep consideration. This volume contributes fresh interpretations and a new synthesis of perspectives on this dynamic cultural horizon informed by breakthrough work in a range of fields, including archaeology, art history, history, literature, and theology. The authors of individual chapters bring to their topics not just expertise in their given fields, but also a sense of major shifts in the way we study death, reflecting on the changing norms, attitudes, and values that drove people’s experience of this crucial last phase of life.

Pushing back against the tired cliches about death in pre-modern culture, the essays detail those features of death culture that persist through time and across cultures-like the preference for burial in churches and churchyards across Europe-while also marking the emergence of novel and distinctive practices and beliefs-like the evolution of Purgatory, with associated impacts on prayers for the dead. While attending to sharp differences between the medieval world and our own, the authors also note uncanny continuities with the present. The cumulative effect is to leave the reader with a profound sense of the cultural contribution of the medieval period to the moral obligation to take ownership of our own deaths, regardless of our belief system, and to honor our relationship to the dead, on whom our cultures are founded.

A Cultural History of Death is part of The Cultural Histories Series. Titles are available as hardcover sets for libraries needing just one subject or preferring a tangible reference for their shelves or as part of a fully-searchable digital library. The digital product is available to institutions by annual subscription or on perpetual access via http://www.bloomsburyculturalhistory.com. Individual volumes are available in print or digitally via http://www.bloomsburycollections.com.

Introduction
1. Dead and Dying Bodies, Danielle Westerhoff, (Durham University, UK)
2. The Sensory Aesthetics of Death, Elina Gertsman and Sam Truman, (Western Reserve University, USA)
3. Emotions, Mortality and Vitality, Jill Bradley, (Independent scholar)
4. Death’s Ritual-Symbolic Performance, Amy Appleford, (Boston University, USA)
5. Sites, Power and Politics of Death, Victoria Whitworth, (Independent scholar, UK)
6. Gender, Age and Identity, Belle Tuten, (Juniata College, USA)
7. Explaining Death: Belief, Law and Ethics, Bruce Gordon, (Yale University and Divinity School, USA)
8. The Undead and Eternal, Carl Watkins, (Cambridge University, UK)
Bibliography
Notes
Index

Informations pratiques :

A Cultural History of Death in the Middle Ages, éd. Ashby Kinch, Londres, Bloomsbury, 2026 ; 1 vol., 216 p. (The Cultural Histories Series). ISBN : 978-1-47253-751-5. Prix : GBP 75,00.

Source : Bloomsbury

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Séminaire – Grandes et Petites mythologie (2026)

Possibilité de suivre la conférence via ZOOM. Le lien sera publié le mardi précédant la séance sur notre site*
Horaire : 17h-19h
Lieu : BU Robert de Sorbon, Campus Croix-Rouge

Jeudi 1 OCTOBRE 2026
Frank Collard (Université de Nanterre) : La Pucelle venimeuse et ses avatars à l’époque médiévale, du Secret des Secrets aux traités des poisons.

Jeudi 5 NOVEMBRE 2026
Béatrice Delaurenti, (EHESS), Le mauvais œil au Moyen Âge, entre traditions savantes et pratiques communes.

Jeudi 3 DECEMBRE 2026
Jonathan Fruoco (Université de Nanterre-CREA), Autour de Robin des Bois : itinéraire d’un mythe médiéval.

Jeudi 4 FEVRIER 2027
Laurent Vissière (Université d’Angers), Les « mâcheurs » de linceuls.

Jeudi 4 MARS 2027
Camille-Apollonia Narducci (Université d’Aix-Marseille et Autόnoma de Madrid), Autour de Mordred.

Jeudi 1er AVRIL 2027
Jean-Louis Haquette (URCA-CRIMEL), Apocalypsis cum figuris : quand les images prennent le pouvoir.

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Publication – Bertrand Haquette, « Un beau droict en la ville. Bailliage et lignage en Artois à la fin du Moyen Âge : l’aire des La Viesville »

Le 7 août 1479, une bataille opposa les troupes bourguignonnes à celles de Louis XI au lieu-dit La Viesville. Là, près de Thérouanne, s’élevait la forteresse d’un lignage dont l’influence grandissante s’abattit sur le bailliage d’Aire, coincé entre Saint-Omer et la Flandre. Cette suprématie reposait sur quatre piliers : assise foncière renforcée par le mariage, services de guerre au roi et au prince, rôle administratif à l’échelon local, responsabilités au sein de l’hôtel. La mobilisation de l’entourage (cadets, bâtards, vassaux, serviteurs et affins) permit au lignage d’établir un réseau d’influence parfois criminel dans lequel racket, détournements, violence et corruption étaient monnaies courantes. Monopolisant tous les postes, imposant l’omerta aux habitants et sa volonté à l’échevinage, le clan emmené par Pierre IV et le bailli Coppin de La Viesville placèrent le territoire sous leur coupe. Même les défunts, enveloppés d’un drap aux armes des La Viesville pour quitter la ville, échappaient difficilement à leur emprise. Dans l’entourage des ducs Valois de Bourgogne, les La Viesville tiennent une place à part. L’un d’eux, véritable paladin, fut chambellan de Louis d’Orléans et de Jean sans Peur avant de périr glorieusement sur le champ de bataille en portant la cotte d’armes de Philippe le Bon. Un autre commanda la garde de Charles le Téméraire après avoir tranché la main d’un ambassadeur, tandis que l’héritière épousa le Grand Bâtard Antoine, propulsant le lignage dans la famille princière. Cette époque tourmentée, sur fond de pestes et de Guerre de Cent Ans fut l’ère des La Viesville.

Bertrand Haquette est chercheur associé à l’UMR 8529 IRHiS. Docteur en Histoire de l’Université de Lille, il a soutenu en 2013 sous la direction de Bertrand Schnerb une thèse intitulée : L’Aire des La Viesville. Bailliage et lignage en Artois à la fin du Moyen Âge.

I. LA TERRE ET SES HOMMES
1. Pays d’Aire, pays d’eau
2. Une « jolye petite ville appelée Ayre »
3. Noblesse et « gens notables » du Pays d’Aire
4. Les fruits de la glèbe

II. LE TEMPS DE MUTATIONS
5. Le cavalier blanc, refroidissement climatique ?
6. Le Cavalier blême, le temps des mortuoires
7. Le Cavalier écarlate, un univers de guerre
8. Le miracle d’une ville salamandre

III – LE CADRE INSTITUTIONNEL
9. L’omniprésence du bailli
10. Les collaborateurs du bailli
11. plusieurs beaulx drois en la ville, la commune d’Aire

IV – L’ÈRE DES LA VIESVILLE
12. L’ascension d’un lignage
13. Pierre, le « maréchal »
14. Coppin de La Viesville
15. L’organisation
16. Le sang neuf
17. La génération dorée

Conclusion générale

Index

Informations pratiques :

Bertrand Haquette, Un beau droict en la ville. Bailliage et lignage en Artois à la fin du Moyen Âge : l’aire des La Viesville, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 632 p. (Burgundica, 38). ISBN : 978-2-503-62376-4. Prix : € 119,00.

Source : Brepols

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Publication – Lucie Laumonier, « Charity and Community in Montpellier, 13th–16th Centuries. The Multiplication of Loaves »

This book tells the story of the ‘Charity’ of Montpellier, a city-wide distribution of alms held once a year from the 13th to the 16th century. Such Charities were very common in the towns and cities of Southern France in the Middle Ages but have never been the focus of an in-depth study.

Through the investigation of the emergence, history, and disappearance of the Montpellier Charity, the book argues that these city-wide annual distributions of alms, while merely symbolic, served a defining purpose: unifying the community around the shared value of charity and celebrating the community’s civic identity.

The Charity constitutes a prism through which the religious, political, and social forces operating in Montpellier can be observed and through which we can gain a lively glimpse of the city’s everyday life and activities. But this book goes beyond local history to argue that all medieval Charities cemented and united the social fabric in a manner that was unparalleled by other local charitable endeavours.

The book therefore demonstrates that the Charity of Montpellier’s significance and longevity connect to the almsgiving’s ability to, year after year, reinforce the community’s cohesion, all while showcasing social unity and naturalising the city’s internal hierarchies. The Charity, through its mise en scène, transcended and gave meaning to the great social divides that characterised late medieval societies.

Charity and Community in Montpellier, 13th–16th Centuries addresses graduates, postgraduates, and scholars interested in medieval history, charity, urban history, poverty relief, and the pivot towards the Renaissance.

Lucie Laumonier is an affiliated assistant professor at Concordia University, Montreal, Canada. Her research focuses on the social history of late medieval Languedoc, with an eye towards religious practices and family history. Her first monograph was Solitudes et solidarités en ville, Montpellier 13e–15e siècles (2015).

Table des matières :

Introduction  

1. Dawn: Montpellier and the Early Charity  

2. The Charity: A Performance of Community  

3. A Grassroot Celebration: Guilds and the Charity  

4. Collective Governance and Mutual Accountability  

5. The Multiplication of the Loaves  

6. Dusk of the Charity (c. 1520-1550)  

Appendices  

Informations pratiques :

Lucie Laumonier, Charity and Community in Montpellier, 13th–16th Centuries. The Multiplication of Loaves, Londres, Routledge, 2026 ; 1 vol., 196 p. ISBN : 978-9-46372-073-1. Prix : € 130,00.

Source : Routledge

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Appel à contribution – L’histoire comme argument (XIVe-XVIIIe siècle)

Ce colloque propose d’examiner le rapport que les hommes et les femmes de l’époque moderne ont entretenus avec les objets et les lieux chrétiens manifestement hérités du passé (tardo-antiques ou médiévaux) en les considérant non comme des survivances passives, mais comme des éléments pleinement actifs des cultures religieuses. Il vise en particulier à interroger la formation d’une véritable conscience historique des dispositifs du rituel chrétien (architecture, cheminement, mobilier, peinture, sculpture, orfèvrerie, textile…etc.) au cours d’une époque moderne prise au sens large (du XIVe au XVIIIe siècle).

Quels sont les comportements et les récits que les objets et les dispositifs architecturaux hérités du passé impliquent en société ? Comment articuler l’épaisseur historique des objets et des lieux avec l’idéal de réforme et de retour aux premiers temps chrétiens ? Comment concilier l’ancrage de ces objets dans un événement fondateur (un don, la dédicace d’une église, le sacre d’un roi…) avec leur réactivation répétée dans le temps long de la liturgie ? Enfin, comment penser le devenir des objets, des images ou des aménagements architecturaux reconnus pour leur valeur historique, mais devenus inadéquats voire obsolètes, notamment dans le contexte des Réformes religieuses ?

Ce colloque proposera d’aborder ces questions selon trois axes principaux, qui rendent compte à la fois des modalités de transmission des objets d’une période à l’autre et de l’évolution du regard porté sur les objets et les lieux hérités du passé au cours de la « longue époque moderne ».

Axes de recherche

Axe 1 : Stratifications mémorielles

Bien avant la naissance d’un savoir critique et d’une épistémologie sur les objets anciens, ceux-ci peuvent être investis d’une profondeur historique qui nourrit récits, croyances et pratiques. Autour d’eux se tissent des réseaux de significations (fondées ou non) dans une logique d’accumulation voire de superposition avec d’autres objets.

Dans bien des cas, leur mémoire se construit moins par un discours savant que de manière organique à travers leur présence continue dans l’environnement ecclésial et par les usages et les pratiques qui s’y rattachent.

Entre enjeux mémoriels, légitimation ou construction symbolique fondée sur l’ancienneté, cet axe interroge les logiques et les modalités multiples qui président à la conservation des objets sur le long terme, ou encore à la création d’une « proto-histoire » de ceux-ci.

Axe 2 : Genèse d’un savoir historique critique

Au cours de l’époque moderne, les structures architecturales et les objets du passé sont parfois inspectés au prisme d’un regard rétrospectif critique. Certains clercs versés dans la science archivistique et paléographique développent des approches critiques fondées sur l’archive : ils rassemblent et éditent des textes liturgiques anciens afin de dresser une histoire des rituels de l’Église. À travers des voyages ou des enquêtes, d’autres esquissent une « ethno-anthropologie du rituel » (Xavier Bisaro). Enfin, des érudits antiquaires se fondent sur l’archéologie ou sur l’étude matérielle des artefacts du passé pour en discuter l’ancienneté.

Cet axe visera donc à révéler les discours mais aussi à les lier avec leurs instruments de production et de diffusion. Édition de textes liturgiques, investigations de terrain, premiers gestes archéologiques ou encore usage du dessin et de la gravure sont autant de pratiques qui contribuent à historiciser les dispositifs rituels et à produire un discours savant sur le passé chrétien.

Axe 3 : Réinterprétation, réactualisation et réinvestissement

Loin d’être figés, les objets et les dispositifs architecturaux hérités du passé sont, à l’époque moderne, de facto intégrés à de nouveaux aménagements et inscrits dans des réseaux renouvelés d’objets et d’images au sein de l’espace ecclésial.Cette intégration s’opère souvent au prix de transformations, qu’elles soient matérielles (remaniements, déplacements, restaurations) ou sémantiques (réinterprétations, changements de statut ou de fonction). Certains dispositifs et objets tombent en désuétude, tandis que d’autres font l’objet d’une réactivation ou d’une redéfinition fonctionnelle et symbolique. Ces dynamiques apparaissent dans le contexte des Réformes religieuses, qui, en redéfinissant les usages liturgiques et les sensibilités dévotionnelles, modifient – ou non – la place et le sens des objets hérités du passé.

Cet axe entend ainsi interroger les modalités concrètes de conservation, de restauration et d’adaptation de ces éléments anciens, en prêtant attention aux choix, aux arbitrages et aux discours qui accompagnent ces interventions. Il s’agira notamment de comprendre comment ces objets sont requalifiés, recontextualisés ou, au contraire, marginalisés dans des environnements en mutation. On pourra également interroger comment la persistance de certains objets et dispositifs architecturaux a pu stimuler l’anachronie voire une certaine forme d’historicisme dans la création artistique de l’époque moderne.

Les réflexions pourront s’articuler autour des questions suivantes :

  • Pourquoi et comment a-t-on conservé les objets du passé ? Cette conservation relève-t-elle d’une stratégie de sélection ou tient-elle davantage d’une certaine contingence ? Cherche-t-on à justifier la conservation de tels éléments, et si oui, par quels moyens ?
  • Comment les objets et les dispositifs architecturaux anciens sont-ils intégrés dans les écosystèmes des églises ? Leurs usages évoluent-ils ?
  • Comment qualifie-t-on l’ancienneté d’un objet ? Quand et comment cherche-t-on à dater les objets anciens ? Que désigne l’« antiquité » d’un objet sous la plume des érudits modernes ? S’agit-il des premiers temps paléochrétiens, points de mire de toute réforme liturgique, ou, plus simplement, une ancienneté pluriséculaire ?
  • Comment se forme cette conscience historique critique ? Quelles en sont les méthodes et les sources ? Quels en sont les instruments (création de discours, reproduction en images, conscience des styles, conservation privilégiée) ?
  • Y-a-t-il une conscience historique des styles artistiques ? Comment se manifeste-t-elle ?
  • Comment est perçue l’épaisseur historique des objets et des dispositifs architecturaux ? L’ancienneté est-elle une plus-value ou au contraire une marque de vétusté qu’il s’agit de renouveler ? Comment penser l’obsolescence de certains dispositifs liturgiques hérités du passé ? Existe-t-il une forme de conscience patrimoniale à l’égard de ces objets ?

Modalités de soumission :

Les communications pourront être données en français ou en anglais. Les propositions de communications comportant un titre, un résumé et une notice bio-bibliographique succincte, devront être réunis dans un seul fichier PDF et envoyés le plus tard le 10 octobre 2026 aux adresses suivantes : emmanuel.joly@uclouvain.be et julie.glodt@uclouvain.be

Organisation et prise en charge :

Ces journées d’étude auront lieu à l’UCLouvain (Louvain-la-Neuve), du 18 au 19 mars 2027.

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Publication – « Marquer son église : les princes en leurs collégiales (IXe-début XVIe siècle), Actes des journées d’étude Aubervilliers, 3 et 4 juin 2021 », éd. Thomas Lacomme, Ewen Thual

Les princes d’Occident ont cherché, entre le IXe siècle et le début du XVIe siècle, à inscrire leur renommée dans un cadre pérenne, associé à leur emprise territoriale, et se sont appuyés pour ce faire sur l’Église et, en particulier sur des collégiales. Ils ont ainsi déployé des stratégies d’appropriation, voire de réappropriation dans le cas d’héritage ou de conquête d’un nouveau territoire. Se dessine alors une logique de privatisation de l’espace sacré, phénomène d’autant plus étonnant au moment où s’imposent les canons de la réforme grégorienne, qui cherche à séparer affaires profanes et sacrées. Ce volume réunit onze textes d’historiens, historiens de l’art et archéologues, qui appréhendent de manière transdisciplinaire les formes, manifestations et significations de l’appropriation princière des collégiales séculières, d’un point de vue monumental et documentaire. Ils s’intéressent à la présence réelle des princes en leurs collégiales, eux qui étaient les principaux voisins de ces églises ou qui les fréquentaient régulièrement. Ils interrogent les effets de la proximité princière sur la communauté canoniale. Sont analysés les marques et symboles des princes qui figurent dans les collégiales, qu’il s’agisse de signes sur les vitraux, de marques héraldiques sur les murs, de représentations symboliques des princes sur les textiles des desservants ou sur la matrice des sceaux des chapitres canoniaux. Ces études interrogent enfin le rôle des collégiales dans l’affirmation du pouvoir des princes, à travers les cérémonies qu’elles accueillaient et les dévotions aristocratiques dont elles furent le support. L’appropriation de ces institutions religieuses participe ainsi au rayonnement du maître des lieux sur sa principauté et devient l’un des fondements de sa légitimité.

Introduction, par Thomas Lacomme et Ewen Thual

Laurent Ripart
Abbatiat princier et genèse des collégiales princières : l’exemple de l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune aux temps post-carolingiens. 

Paul Chaffenet
La collégiale Saint-Quentin : un lieu privilégié d’expression des liens personnels entre comtes de Vermandois et chanoines séculiers ? (xe-début du xiiie siècle)

Olivier Deforge et Thomas Lacomme
Présence et circulations des comtes de Champagne dans la chapelle de leur palais provinois et dans la collégiale Saint-Quiriace de Provins (xiie-xiiie siècles)

Vincent Tabbagh
En Bourgogne, le duc, la duchesse et trois collégiales (xiie-xve siècles)

Laurent Hablot et Paul-François Broucke
Lecture comparée de la mise en signe de collégiales bretonnes à la fin du Moyen Âge

Antoine Robin
Marquer son église : manifestions et fonctions de l’héraldique princière dans les collégiales des ducs de Bourbon

Julie Glodt
Les textiles liturgiques de la Sainte-Chapelle de Dijon : mémoire ducale ou « démarcation » royale ? (1419-1547)

Arnaud Baudin, Caroline Simonet et Jean-Luc Chassel
Les sceaux des collégiales princières (xiie-xve siècle)

Véronique Gazeau
Culte marial et pouvoir politique en Normandie : le duc Guillaume et la collégiale de Cherbourg

Lucie Jardot 
Stratégies territoriales et communication politique : les couples princiers bourguignons en leurs collégiales (xive-xve siècle)

Olivier Mattéoni
Géographie sacrale et politique à la fin du Moyen Âge : les ducs et duchesses de Bourbon en leurs collégiales

Conclusions, par Anne Massoni

Marquer son église : les princes en leurs collégiales (IXe-début XVIe siècle), éd. Thomas Lacomme, Ewen Thual, Saint-Étienne, CERCOR, 2026 ; 1 vol., 230 p. (Communautés, congrégations et ordres religieux). ISBN : 978-2-959-87331-7. Prix : € 25,00.

Source : i6doc

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Offre d’emploi – Teaching Fellow (Medieval Literature)

Durham University – Languages, Literature and Culture
Closes: 1st July 2026

The Role and Department

The Department’s undergraduate curriculum is notable for its historical and cultural breadth, combining compulsory modules in Theory, Shakespeare and an independent Dissertation, with a range of period-based modules taught by lectures and tutorials, and research-led special topic semininars. There are thriving MA programmes in English Literary Studies and in Creative Writing, and a lively community of PhD students.

Applications are invited for a Teaching Fellow in Medieval Literature. This is a 1.0 FTE position for 12 months only.

The successful applicant will:

  • Potentially contribute to the Department’s provision of Old English
  • Deliver lectures as required in these areas
  • Supervise Level 3 undergraduate dissertations
  • Potentially supervise MA theses
  • Contribute to lively and stimulating small group teaching, in person
  • Undertake assessment and examination of UG and MA student work, in and beyond Medieval literature
  • Act as an Academic Advisor to a group of UG students
  • Participate in the meetings of the Department as appropriate
  • Pursue opportunities for personal development

The post-holder will report to the Head of Department. Career development opportunities will be offered.

Teaching Fellowships offer the opportunity of valuable experience to those early in their academic careers and the University is keen to maximise the benefit to as many people as possible. The post of Teaching Fellow will involve a significant teaching load, which may extend into the summer period, and there may be related scholarship and the opportunity for administrative duties which relate to education and pedagogy.

The post is for a fixed term only, and it is not anticipated that the post will be extended beyond this fixed term.

Successful applicants will, ideally be in post by 1st September 2026.

The University provides a working and teaching environment that is inclusive and welcoming and where everyone is treated fairly with dignity and respect. Candidates will be expected to demonstrate these key principles as part of the assessment process.

Source : Jobs.ac.uk

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Web – Monasticon belge en ligne

À la fin du XIXe siècle, Dom Ursmer Berlière de l’abbaye de Maredsous lance le Monasticon belge dans l’intention de compléter et d’actualiser la série plus ancienne  la Gallia christiana (1625-1865).

Le premier des 23 volumes est publié en 1890, le dernier en 1993. Le Monasticon couvre, par province belge, l’histoire de toutes les grandes institutions, tant masculines que féminines, appartenant aux bénédictins, cisterciens, prémontrés et chanoines réguliers augustins.

La Commission royale d’Histoire met à disposition l’ensemble de la série en version numérique. Cette initiative est réalisée en collaboration avec le Centre national de recherches d’histoire religieuse qui supervise la publication du Monasticon depuis 1955.

La Commission royale d’Histoire respecte les droits intellectuels des tiers. Par conséquent, elle s’est efforcée de retracer les ayants-droits des matériaux publiés sur son site. Quiconque estimerait que des ouvrages ont été rendus publics sans autorisation, est prié de prendre contact.

Province de Namur et de Hainaut : Partie 1/2Partie 2/2

Province de Liège : Partie 1&2/3Partie 3/3

Province de Flandre Occidentale : Partie 1/4Partie 2/4Partie 3/4Partie 4/4

Province de Brabant : Partie 1/6Partie 2/6Partie 3/6Partie 4/6Partie 5/6Partie 6/6

Province de Luxembourg : Partie 1/1

Province de Limbourg : Partie 1/1

Province de Flandre Orientale : Partie 1/5Partie 2/5Partie 3/5Partie 4/5Partie 5/5

Province d’Anvers : Partie 1/2Partie 2/2

Source : Commission royale d’Histoire

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Appel à contribution – Monastères et genre au haut Moyen Âge : espaces, fréquentation, vénération, inhumation. Approches croisée des textes, de l’iconographie et de l’archéologie

Dans le cadre du projet ANR “DenMon” (2026-2029), un appel à communication est lancé sur le thème Monastères et genre au haut Moyen Âge : espaces, fréquentation, vénération, inhumation. Approches croisée des textes, de l’iconographie et de l’archéologie.

Parmi les questionnements du projet ANR « DenMon » (2026-2029), relatifs aux monastères fondés au haut Moyen Âge, à leur organisation spatiale et à leur ouverture sur l’extérieur, figure le genre. Celui-ci peut se définir comme une catégorie d’analyse qui renvoie à l’étude de la construction sociale et culturelle des identités masculines et féminines et des relations entre femmes et hommes, propres à chaque société. Nous avons choisi de le placer au coeur de nos réflexions lors du colloque organisé à Valenciennes les 11-12 mars 2027.

Le Projet ANR « DenMon » – Dentileni Monastica. Archéologie des espaces monastiques royaux en Gaule du Nord (VIIe-XIe siècles)

Le projet se concentre sur l’étude des monastères – masculins et féminins – fondés, au haut Moyen Âge, par le pouvoir royal, dans le nord de la Gaule (approximativement le duché de Dentelin du VIIe siècle), dans un contexte d’approfondissement de la christianisation des populations rurales et de la création de nouvelles formes de contrôle politique et religieux. Il vise à analyser l’organisation spatiale de ces monastères royaux, chacun pour partie voué à la clôture et la spiritualité, pour partie ouvert sur l’extérieur à des fins sociales, économiques et culturelles, ce qui en fait des lieux de vie et de production, à l’intérieur et autour de l’espace monastique. Il s’agit de comprendre les choix et modèles de ces fondations privilégiées, de s’interroger sur leur diffusion dans d’autres espaces européens et de questionner le rôle des bourgs monastiques autour de ces établissements dans le renouveau urbain dans le nord de la Gaule dès la fin époque carolingienne. Le projet entend (ré)étudier 14 sites identifiés, en croisant les données des textes, de l’iconographie, des fouilles archéologiques et des techniques non invasives (LIDAR, relevés électromagnétiques, ground penetrating radar – GPR). Ces 14 sites sont : Saint-Vaast d’Arras, Sithiu (Saint-Bertin et Saint-Omer), Saint-Jean-du-Mont de Thérouanne, Saint-Amand, Cysoing, Saint-Aubert et Saint-Géry de Cambrai, Corbie, Péronne et Saint-Riquier, Saint-Médard de Soissons, Saint-Valery, Saint-Jean et Saint-Vincent de Laon. Evaluer leur spécificité implique néanmoins de les comparer à des monastères issus d’autres espaces. L’équipe, coordonnée par Adrien Bayard, est pluridisciplinaire et regroupe notamment des altomédiévistes, issus de quatre des universités régionales (Arras, Lille, Amiens et Valenciennes). Elle est composée de deux archéologues (Adrien Bayard et Mathieu Béghin), d’une historienne de l’art spécialisée dans l’étude de l’architecture (Sara Nardi Combescure), de trois historiens des textes étudiant respectivement les collections de manuscrits (François Bougard), les saints et sanctuaires (Charles Mériaux) et les interactions entre genre et âge (Emmanuelle Santinelli-Foltz), ainsi qu’un épigraphiste (Daniele Ferraiuolo).

Monastères et genre : des questionnements multiples
Le colloque entend étudier les monastères au prisme du genre selon plusieurs axes, amenés à se croiser :

1) Organisation spatiale des monastères et genre
Il s’agit d’évaluer si les monastères présentent une organisation spatiale différente selon qu’ils sont masculins, féminins ou doubles. Cela implique de s’intéresser à la clôture, aux espaces de dévotion et de vie commune, aux lieux de production scripturaire et aux zones funéraires, mais aussi aux lieux de conservation des reliques accessibles ou non aux pèlerins et pèlerines, ainsi qu’aux secteurs d’activités établis à la périphérie du monastère (artisanat, atelier monétaire, douane, etc.) et donc d’installation de populations. Il importe aussi d’analyser les évolutions de cette organisation et de questionner les conséquences sur ce plan, notamment lorsque qu’une communauté féminine se trouve remplacée par une communauté masculine ou inversement.

2) Le genre des commanditaires des fondations et réaménagements des monastères
Le colloque sera aussi l’occasion de questionner de quelle manière le genre du commanditaire peut avoir une influence sur les monastères, sur le choix d’y installer des communautés masculines ou féminines, sur leur organisation que ce soit lors de la fondation ou à l’occasion de réaménagements.

3) Le genre des reliques
Le genre peut aussi être mobilisé pour analyser la vénération des saints et des saintes dans les monastères : saints et saintes font-ils l’objet de la même attention ? du même type de culte ? leurs reliques sont-elles du même ordre ? accessibles aux fidèles de la même manière ? dans le même type de lieux ou d’occasions ?

4) Le genre de la fréquentation des monastères
La réflexion conduit aussi à s’interroger sur le genre des populations qui fréquentent occasionnellement le monastère ou y séjournent plus ou moins durablement. Les monastères sont, en effet, des lieux ouverts. Ils accueillent des élites, laïques ou religieuses, qui y font étape à l’occasion d’un déplacement, y séjournent quelques temps pour des raisons diverses, voire s’y établissent à un moment de leur vie sans pour autant prêter des voeux. Les femmes et les hommes le font-ils autant ? dans les mêmes occasions ? pour les mêmes raisons ? en fréquentant les mêmes espaces monastiques ? Les mêmes questions peuvent être posées pour les femmes et hommes des autres catégories sociales amenées à fréquenter le monastère pour y être nourris, soignés, accueillis sur la route d’un pèlerinage, ou encore pour vénérer les reliques du monastère.

5) Le genre des sépultures
Enfin, dans la mesure où les monastères accueillent les sépultures de femmes et d’hommes extérieurs à la communauté, issus des élites laïques et religieuses, il convient de s’interroger sur l’influence du genre dans les choix opérés, que ce soit le fait des intéressés ou de leurs proches, et de ce qui les motive. Il importe ensuite de s’intéresser à la traduction spatiale de cette pratique : femmes et hommes sont-ils inhumés ensemble ou séparément ? à l’intérieur de la clôture ou en dehors ? dans une église ou à l’extérieur ? en privilégiant des localisations particulières ? Les sépultures en elles-mêmes peuvent enfin être aussi analysées au prisme du genre de manière à évaluer si l’on a cherché à affirmer ou non l’identité sexuée du défunt ou de la défunte, que cela soit par le biais des matériaux utilisées, des inscriptions qui y figurent, des rites funéraires pratiqués, etc.

Approches pluridisciplinaires dans un cadre chronologique et géographique large
Ces questionnements multiples invitent à mobiliser une documentation variée : textes, données archéologiques et iconographie. Les propositions pourront s’appuyer sur l’un des types documentaires ou en croiser plusieurs.

Le cadre géo-chronologique privilégie celui du projet ANR : la Gaule du Nord (VIIe-XIe siècles), avec une attention particulière aux 14 sites monastiques identifiés. Les propositions sur des monastères du haut Moyen Âge implantés dans d’autres espaces sont néanmoins attendus et seront examinés avec intérêt pour les comparaisons qui pourront être permises par ce biais.

Une publication est prévue à la fin du projet (2029), synthétisant les principaux résultats obtenus. Cela n’exclut pas des restitutions intermédiaires, notamment sous la forme d’un carnet Hypothèse ou d’expositions virtuelles.

Prise en charge, calendrier et modalité de soumission des propositions
Le transport, l’hébergement et les repas seront financés par l’ANR.

Les propositions sont à envoyer avant le 15 juillet 2026
Réponse : 30 septembre 2026

Le formulaire ci-dessous est à adresser à :
Emmanuelle.Santinelli@uphf.fr, adrien.bayard@univ-artois.fr, f.bougard@irht.cnrs.fr, charles.meriaux@univ-lille.fr

NOM, Prénom :
Statut / fonction :
laboratoire de rattachement :
email :
téléphone :
titre de la communication :
approche principale privilégiée :
résumé (1page maximum) :

Comité scientifique et d’organisation :
Adrien Bayard (CREHS, Artois)
François Bougard (IRHT)
Charles Mériaux (HARTIS, Lille)
Emmanuelle Santinelli (LARSH, UPHF)

Source : Nordoc – Archéo

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